Green Arrow Capital, société de gestion italienne spécialisée dans les actifs alternatifs, va acquérir 100 % du capital de sa concurrente locale Quadrivio Italia au terme d’un « concours de beauté » auquel aura participé une vingtaine de candidats.Actuellement, 70 % du capital de Quadrivio Capital SGR est aux mains de Quadrivio Group, tandis que les 30 % qui restent sont détenus par l’investisseur institutionnel Futura Invest (fondation Cariplo et fondation Enasarco). Créée en 2000, Quadrivio gère douze fonds pour un encours total de 1,4 milliard d’euros. Elle opère dans les secteurs du private equity, du capital risque, des énergies propres, de l’impact investing, de la dette privée et des fonds de fonds. Green Arrow Capital a quant à elle été fondée en 2012 par un groupe d’entrepreneurs industriels et financiers italiens composé d’Eugenio de Blasio, Daniele Camponeschi, Stefano Russo et Francesco Giovannini, auquel s’est ajouté Luisa Todini l’année dernière.
Ubi Pramerica Sgr, société de gestion italienne née du partenariat entre Ubi Banca et Pramerica Financial, lance deux nouveaux fonds : UBI Sicav Euro High Yield et UBI Sicav Obiettivo Equilibrio, rapporte Bluerating. UBI Sicav Euro High Yield est un compartiment de type obligataire concentré principalement sur le marché des obligations à haut rendement libellées en euros. UBI Sicav Obiettivo Equilibrio est un fonds diversifié qui peut investir sur toutes les classes d’actifs sans restriction.
Vases communicants. L’excédent courant allemand résume à lui seul l’état de santé présumé de l’économie outre-Rhin et la force de son industrie manufacturière, exportatrice de biens en masse. Quelque 261 milliards d’euros en 2016 (8,3 % du PIB) quand il était déficitaire au début du siècle (-1,7 % du PIB). Il y a déjà plusieurs années qu’il dépasse le seuil de la « procédure des déséquilibres macroéconomiques » de la Commission européenne (trois années au-delà de -4 % pour les positions déficitaires et +6 % pour les excédents) sans autre reproche de la part des partenaires européens. Pourtant, les déficits de ces derniers sont grosso modo le réceptacle de l’excédent allemand. Le ministère de l’Economie français vient de publier une note d’analyse sur cet excédent (Trésor-Eco n°209, novembre 2017) qui aboutit à trois explications. Un tiers de ce gigantesque surplus est dû à la modération salariale, politique mise en place au cours des années 2000. « La progression plus faible des salaires allemands par rapport à ceux de la zone euro a amélioré la compétitivité de l’Allemagne au sein de l’union monétaire », peut-on lire. Un autre tiers s’explique par le vieillissement de la population ; la préférence des générations vieillissantes va plus à l’épargne qu’à la consommation. Le troisième tiers concerne plusieurs facteurs, « dont, en premier lieu, une politique budgétaire plus restrictive que celle de ses partenaires ». Bref, l’excédent courant allemand est le fruit « d’un désalignement des prix entre l’Allemagne et le reste de la zone euro ».
… de dollars. C’est l’encours de la dette des ménages américains à fin septembre 2017. Les deux tiers sont de la dette immobilière. Retards et défauts affectent 4,9 % du stock. Les défaillances du côté crédits automobiles (financés par des non-banques) inquiètent particulièrement la Fed de New York.
En matière de politique low carbon, les assureurs hésitent à aller au charbon. Le dernier rapport de l’ONG Les Amis de La Terre, intitulé « Le charbon prend de l’assurance », met au jour les investissements réalisés dans le secteur du charbon et en particulier ceux des compagnies d’assurances. Les chiffres sont sans appel : huit groupes d’assurances français ont investi collégialement 926 millions de dollars au travers d’actions et d’obligations des 120 entreprises les plus exposées à la construction de nouvelles centrales à charbon. La palme du mauvais élève revient au groupe Axa. Avec 848 millions de dollars injectés dans ces sociétés depuis 2015, le groupe assurantiel capte à lui seul 91 % des placements des assureurs. Après Axa se placent dignement Groupama (42 millions), Covéa (11 millions) et AG2R La Mondiale (18 millions).
Jambon de Parme et Parmesan : pas de doute, il s’agit bien d’actifs réels et alternatifs. Amundi propose aux investisseurs un fonds de dette privée adossé à des stocks du secteur agroalimentaire italien. Et l’on comprend que sa communication s’emballe pour ces « produits iconiques » dont l’affinage sera financé par ce fonds maison : agroalimentaire et Italie sont les deux mamelles du Crédit Agricole.
Volatiles. Rotation des districts votants, démission, changements de postes, le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale va changer du tout au tout l’an prochain. A partir de février, la plupart des sièges du Conseil seront tenus par des personnalités désignées par l’administration Trump. Le remodelage de la banque centrale a commencé avec la démission du vice-président Stanley Fischer. Elle s’est poursuivie avec la désignation de Jerome Powell (photo, g.) en remplacement de Janet Yellen à la présidence, la nomination de Randal Quarles (photo, d.) en charge de la supervision et l’annonce du départ mi-2018 de William Dudley, président de la Fed de New York, membre permanent du Conseil. Plusieurs postes sont à pourvoir sans oublier celui de Janet Yellen qui a annoncé le 20 novembre qu’elle quittait son poste de gouverneur en février prochain. Pour les districts, aux côtés de la Fed de New York (représentant permanent), se tiendront les représentants des suivants : Cleveland, Richmond, Atlanta et San Francisco. De 3 colombes et 2 modérés en 2017, les votants des districts au conseil vont passer à 1 colombe, 2 modérés et 2 faucons, explique une note de recherche d’Oxford Economics.
L’asset manager a reçu le prix de l’innovation de L’Agefi AM Tech Day pour son système d’information centralisé permettant d’optimiser ses prises de décision.
Il y a deux manières de savourer le palmarès de nos 18e Grands Prix de la Gestion. La plus naturelle porte au pessimisme. En moyenne, les gestionnaires d’actifs ont échoué cette année encore à battre leur indice de référence, en dépit d’une légère amélioration par rapport à l’exercice précédent. Sur les 3.366 fonds éligibles aux prix, à peine deux sur cinq sont parvenus à honorer les promesses de leur étiquette. Trop de producteurs déguisent aujourd’hui des cuvées médiocres sous des appellations trompeuses et ronflantes. La gestion véritablement active reste une denrée rare dans ce monde de faible croissance et de faible inflation, où les efforts conjugués des banques centrales ont nivelé les échelles de valeurs et les primes de risque.
La directrice générale de Schroders en France a reçu mercredi soir le prix AM Leader 2017 de L’Agefi. Décerné à l’issue d’un vote de la rédaction et des dirigeants du monde de l’asset management en France, ce prix salue un parcours déjà exceptionnel dans la gestion d’actifs, mais aussi une personnalité susceptible dans les années à venir de marquer l’ensemble du secteur par ses nouvelles réalisations.
Le gouvernement suisse a repoussé l’introduction du ratio de liquidité bancaire à un an NSFR, prévue à l’origine au 1er janvier, au moins jusqu'à la fin de l’année prochaine. «Considérant les retards dans l’introduction du NSFR dans l’Union européenne et aux Etats-Unis, le Conseil fédéral a décidé de ne pas l’inclure dans l’Ordonnance sur les liquidités pour l’instant et étudiera à nouveau la question à la fin de 2018», explique le gouvernement dans un communiqué. Le NSFR a été déterminé par le Comité de Bâle en 2014. Dans la loi helvétique, l’Ordonnance sur les liquidités «formule des exigences qualitatives et quantitatives en termes de liquidités des banques», explique la Finma, le superviseur bancaire local, sur son site internet.