Grande victoire pour les Brexiters. Le groupe allemand Thomas Cook va enfin permettre aux touristes britanniques de réserver à l’avance dans ses hôtels leur transat au bord de la piscine. Plus besoin de se lever dès l’aube pour déposer sa serviette sur la chaise longue tant convoitée, un petit jeu auquel les natifs de Cologne ou de Brühl battent régulièrement ceux de Southampton et de York. « C’est bon d’être devant les Allemands pour une fois ! Encore un bonus Brexit ! », s’est bruyamment réjoui Nigel Farage dans les colonnes du Sun, qui consacre un très sérieux article à la guerre des transats. Si l’ancien chef du parti Ukip avait travaillé son dossier, il se serait aperçu que Thomas Cook offre déjà cette option à ses compatriotes depuis 2009. Damned !
C’est la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie de l’Union européenne en 2016, le double de 2004. L’objectif est de parvenir 20 % d’ici à 2020 et 27 % en 2030. Onze pays ont déjà atteint la cible pour 2020. Le Benelux en est loin avec la Belgique à 8,7 % (un objectif 2020 de 13 %), les Pays-Bas à 6 % (pour un objectif de 14 %) et le Luxembourg à 5,4 % (11 %).
Le rapport sur la finance durable de la Commission européenne publié ce matin et que l’Agefi s’est procuré, met huit propositions et des recommandations sur la table pour transformer le cadre réglementaire de la finance en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. La Commission devrait présenter ses premières propositions en mars 2018. Le groupe d’experts indépendants, auteurs du rapport, souhaite la mise en place d’une classification des actifs verts à travers huit niveaux, allant d’actifs répondant à des objectifs environnementaux larges (comme la prévention de la pollution ou l’amélioration de la productivité agricole) à ceux qui permettent explicitement «d’atténuer» ou de «combattre» le changement climatique. Un «label vert» paneuropéen serait mis en place. Dans la même idée, un label « EU Green Bond » pour les obligations vertes serait créé pour les produits dont « les bénéfices sont exclusivement utilisés pour financer ou refinancer (…) des projets verts », ces derniers étant définis par la classification précédente. Parmi les autres recommandations, on retrouve notamment la création d’une structure (Sustainable Infrastructure Europe) chargée d’aider les autorités publiques à monter des projets verts, un renforcement des obligations des investisseurs, et l’application des recommandations sur la communication des entreprises faites par la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD).
Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets), la filiale de gestion d'actifs immobilières et d'actifs réels d'Axa IM, a annoncé hier la nomination de Florence Dard au poste de responsable mondiale du développement de l'activité (« Global Head of Business Development »).
Edrip, l'une des sociétés de gestion du groupe qui investit dans les petites entreprises et les biotechs, veut prendre son indépendance. Le groupe d'Ariane de Rothschild va accélérer ses investissements spécialisés, notamment dans la tech.
Au terme de l’appel à manifestation d’intérêt lancé en octobre dernier, la Ville de Paris a retenu Demeter, société de gestion spécialiste de la transition écologique, et va soumettre au prochain Conseil de Paris la convention de gestion et le règlement du nouveau fonds. Avec une cible d’investissement d’un minimum de 150 millions d’euros, et une première levée de fonds prévue d’ici l’été 2018, l’objectif du Paris Fonds Vert, défini en détail dans le règlement du fonds, vise à réorienter les flux financiers vers une économie bas carbone et inclusive. D’une durée de vie de dix ans, Paris Fonds Vert a vocation à rassembler des financements majoritairement privés et à les investir dans des PME à fort potentiel de croissance qui développeront, pour Paris et ses habitants, des solutions innovantes dans les domaines de la transition écologique. Les sociétés financées devront être en mesure de démontrer leur contribution aux objectifs du Plan climat de Paris, et exercer leur activité dans l’un des secteurs cibles suivants : bâtiments et logements durables, mobilités et logistiques urbaines durables, énergies vertes, amélioration de la qualité de l’air, gestion innovante des déchets, technologies de l’information et de la communication au service de la préservation du climat. Elles devront également être engagées dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale (RSE) de qualité. La mesure de l’impact territorial du Paris Fonds Vert sera réalisée en partenariat avec l’agence Carbone 4. «La création de ce fonds est une initiative concrète qui participe de l’ambition de faire de Paris la capitale de la finance verte et qui confirme l’engagement de la Ville de Paris en la matière comme en a témoigné le succès de l’émission en novembre dernier d’un nouveau green bond», indique la ville dans un communiqué. Cette initiative a reçu le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, partenaire de la Ville de Paris dans la phase de préfiguration du fonds, ainsi que de l’ADEME et de PARIS EUROPLACE dans le cadre de son initiative Finance for tomorrow, visant à faire de Paris la place de référence en matière de finance verte.
Franklin Resources a enregistré des sorties nettes de 2,3 milliards de dollars au premier trimestre à fin décembre de son exercice 2017/2018, il est vrai moins importantes que celles observées au trimestre précédent à fin septembre (5,9 milliards de dollars). Compte tenu toutefois d’un impact marchés positif de 2,9 milliards de dollars, les actifs sous gestion affichent une hausse de 0,6 milliard de dollars sur le trimestre à 753,8 milliards de dollars, pratiquement inchangés par rapport au trimestre précédent mais en hausse de 5% sur un an.Du côté des résultats financiers, le premier trimestre à fin décembre se solde par une perte nette de 583,3 millions de dollars après un bénéfice net de 425,2 millions de dollars pour le trimestre précédent. Ce résultat est dû pour l’essentiel à l’impact négatif de la réforme fiscale qui a donné lieu à une charge de 1,1 milliard de dollars.
OFI Asset Management (OFI AM) maintient le cap. Au cours de l’année 2017, la société de gestion a en effet enregistré une collecte nette de 1,447 milliard d’euros, a dévoilé hier Jean-Pierre Grimaud, son directeur général, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Un chiffre en léger repli par rapport aux 2,4 milliards d’euros de souscriptions nettes réalisées en 2016. « La collecte nette de 2016 avait été portée par une très forte collecte sur le monétaire qui ne s’est pas reproduite en 2017 », a ainsi expliqué Christophe Frespuech, directeur du développement d’OFI AM. En 2017, la collecte sur le monétaire a même été négative et comprise entre -600 et -800 millions d’euros.Malgré ce recul, 2017 offre des signes de satisfaction pour la direction. Ainsi, « un tiers de la collecte nette a été réalisée sur le non-coté, s’est félicité Jean-Pierre Grimaud. Les deux autres tiers se sont investis sur des fonds obligataires court terme, les convertibles et les métaux précieux. » Mieux, ces flux entrants ont permis de gonfler significativement les actifs sous gestion du groupe OFI AM. « Nous avons franchi pour la première fois de notre histoire la barre des 70 milliards d’euros d’encours sous gestion », a noté Jean-Pierre Grimaud. Désormais, environ 10% de ces encours proviennent d’actifs non cotés (infrastructure, dette non cotée, private equity, immobilier). Par ailleurs, « les encours détenus par la clientèle individuelle ont atteint 1,9 milliard d’euros à fin 2017, a souligné Jean-Pierre Grimaud. Cette activité devient aujourd’hui significative. »Le développement auprès de la clientèle individuelle constitue d’ailleurs l’un des axes forts de la société de gestion pour l’année 2018. « OFI AM s’adresse très majoritairement à une clientèle institutionnelle mais nous avons toujours la volonté de diversifier notre clientèle auprès des particuliers, d’autant qu’il y a moins de croissance à attendre sur le marché des institutionnels, a estimé Jean-Pierre Grimaud. Nous travaillons déjà avec les réseaux de nos actionnaires mais ce n’est pas suffisant. Il faut donc travailler avec des réseaux tiers. » Dans ce cadre, en 2017, OFI AM a pris une participation dans le groupe de Crystal – Expert & Finance qui figure parmi le top 3 des réseaux de CGP sur le marché français avec Cyrus Conseil et UFF. « Cette opération nous permet d’avoir un rayonnement très significatif auprès des particuliers. » En particulier, la société de gestion a donné naissance à la filiale OFI Patrimonial au dernier trimestre 2017. Une nouvelle structure qui se positionne comme le conseiller en investissements financiers (CIF) intégré du groupe OFI pour mettre à disposition des réseaux partenaires une offre dédiée. « Il s’agit d’une plateforme digitale patrimoniale à disposition des réseaux de distribution de nos partenaires et actionnaires, a précisé Jean-Pierre Grimaud. Cette plateforme est en cours de finalisation et elle sera d’abord déployée dans le réseau Matmut au deuxième trimestre 2018. » Baptisée Ernest en interne, cette plateforme digitale a été développée en partenariat avec deux fintech, Upsideo et Fundvisory. « Aujourd’hui, 5 personnes travaillent à temps plein sur OFI Patrimonial, a souligné le dirigeant. Les investissements sont significatifs. » L’enjeu est loin d’être neutre. « Sur les particuliers, si toutes les conditions sont réunies, nous devrions être capables d’atteindre 2,5 milliards d’euros d’encours sous gestion en 2018 », a avancé Jean-Pierre Grimaud.En parallèle, OFI AM entend explorer de nouveaux territoires et accélérer son développement à l’international « avec une approche pragmatique et de partenariat », a indiqué Jean-Pierre Grimaud. A l’été 2017, la société de gestion s’est ainsi associée à la banque allemande BKB Bank pour se développer en Allemagne et en Autriche. Dans ce cadre, 11 fonds ont été référencés en Allemagne et en Autriche. De même, OFI AM a noué un partenariat avec Bluemint Capital au Portugal, 5 fonds étant actuellement référencés sur le marché portugais. « En 2018, nous voulons avoir une démarche similaire sur d’autres marchés européens, comme l’Espagne, a avancé Jean-Pierre Grimaud. Sur l’ensemble des marchés à l’international, nous visons 1 milliard d’euros d’encours dans un horizon de 4 ans, dont 600 millions d’euros en Allemagne. »L’année 2017 a été également l’occasion, pour OFI AM, d’accélérer ses efforts en matière de rationalisation et d’optimisation de sa gamme de fonds. « Nous avons très fortement simplifié notre offre pour la rendre plus lisible et plus concrète », a indiqué Jean-Pierre Grimaud. Ainsi, la société de gestion a fermé entre 65 et 70 fonds pour concentrer sa gamme de fonds ouverts sur une trentaine de véhicules. En parallèle, « nous travaillons à la transformation d’un certain nombre de nos fonds en sicav de droit français pour pouvoir proposer une offre qui convient le mieux aux investisseurs institutionnels. » De fait, 4 fonds ont été transformés en sicav en vue de la commercialisation à l’international : OFI RS Euro Equity Smart Beta, OFI RS Euro Equity, OFI Flexible Global Multi Asset et, enfin, OFI RS Euro Credit Short Term. « Nous souhaitons avoir 7 sicav qui soient les plus représentatives possibles de notre proposition de valeurs, a ajouté Jean-Pierre Grimaud. Ces sicav ont vocation à être cotées sur la plateforme Euronext Fund Services. Deux d’entre-elles sont déjà cotées. »Si les projets de croissance organique se multiplient, OFI AM n’exclut pas pour autant des opérations de croissance externe. Le groupe entend bien, en effet, «être un pôle de rapprochement pour d’autres sociétés de gestion, seulement si cela a du sens», a indiqué Jean-Pierre Grimaud. Le dirigeant, qui vise toujours 100 milliards d’euros d’encours à horizon, a admis que que «la croissance organique seule ne nous permettra d’atteindre cet objectif». Si aucune discussion n’est actuellement en cours, OFI AM entend privilégier des cibles lui permettant de compléter sa gamme de clientèle via l’accès, notamment, à de nouveaux réseaux de distribution.Enfin, Jean-Pierre Grimaud a dévoilé l’élargissement du comité exécutif de la société de gestion à la fin de l’année 2017. Ainsi, Eric Turjeman, directeur des gestions actions et convertibles, et Eric Bertrand, directeur des gestions taux et diversifiés, ont intégré cette instance. De même, Christophe Frespuech, directeur du développement, a rejoint le comité d’exécutif d’OFI AM.
Au cours d’une année 2017 porteuse, le groupe Siparex a enregistré un volume de levées de fonds record à 330 millions d’euros, ce qui a entraîné une accélération de la progression des actifs qui atteignent 1,8 milliard d’euros, a annoncé Bertrand Rambaud, président de la société de capital investissement, au cours d’une réunion avec la presse. Un niveau d’actifs satisfaisant, mais pas suffisant. Pour Bertrand Rambaud, « il faut être plus ambitieux que cela ; il est nécessaire de faire évoluer nos actifs ». D’ici à 2020, la société a déjà comme objectif d’arriver à 2 milliards d’euros de fonds sous gestion. Cette croissance pourra éventuellement passer par de la croissance externe, Siparex restant « à l’affût de tout ce qui se passe », selon Bertrand Rambaud. Parallèlement, la société a connu une accélération de son activité l’an dernier avec 206 millions d’euros d’investissements et 213 millions d’euros de cessions, et ce, à travers l’ensemble de ses lignes métiers (ETI, midcap, small caps, innovation et mezzanine).En ce début 2018, Siparex a nommé un chief digital officer, Nicolas Requillart, afin de prendre le sujet digital à bras le corps. La mission principale de cet « expert digital », selon son profil LinkedIn, sera de sensibiliser les dirigeants de PME-ETI sur le digital et de les accompagner dans la définition et la mise en œuvre de leur feuille de route dans ce domaine. Il aura aussi pour rôle d’accompagner le groupe Siparex dans sa transformation digitale. Au rang des projets pour 2018, Bertrand Rambaud compte également poursuivre l’internationalisation de la société, dont l’activité reste largement franco-française. Elle a notamment un projet au Canada de bâtir un fonds de co-investissement d’une centaine de millions d’euros. Enfin, Siparex compte enrichir son offre, notamment auprès des particuliers. Elle travaille au lancement d’une offre en mars avec Apicil, lequel veut dynamiser ses unités de compte.
Stéphane Pouchoulin, le directeur général de FundQuest Advisor, filiale de BNP Paribas, a quitté la société, a appris Citywire Selector. Il serait parti mi-décembre et Stéphane Rouillon lui aurait succédé. Ce dernier était dernièrement directeur des investissements de la joint venture Banco Estado Fondos Mutuos au Chili.
La plateforme indépendante de données et d’analyse des ETF TrackInsight a annoncé un accord de partenariat avec le robo-adviser allemand Vaamo Finanz AG. Selon les termes de l’accord, TrackInsight fournira à Vaamo des notations, des données et des analyses sur plus de 4.000 ETF cotés dans le monde, afin de soutenir les efforts du robot-conseiller pour mettre en oeuvre un processus de sélection des ETF et améliorer la performance de ses portefeuilles tout en remplissant ses responsabilités fiduciaires telles qu’elles figurent dans la directive MIF II.
Le fonds de pension de l’Etat de New York a doublé ses investissements à 4 milliards de dollars dans un indice d’émissions à bas carbone, rapporte le Wall Street Journal. L’indice, conçu par Goldman Sachs Asset Management, est moins exposé à des sociétés comme Exxon Mobil et Chevron et a un biais plus prononcé sur des valeurs comme Apple et Microsoft. Cela reste une petite partie des actifs du fonds de pension qui s'élèvent à plus de 200 milliards de dollars. Le fonds a par ailleurs investi 7 milliards de dollars dans des stratégies d’investissement durable via des actions, de l’immobilier et du private equity.
La société de gestion italienne annonce avoir bouclé la troisième tranche de son rachat d’actifs pour un montant total d’environ 50 millions d’euros, en ligne avec ce qui a été annoncé au marché. Un total de 2.987.200 actions ont été acquises à un prix moyen de 16,74 euros par titre. Ainsi, la société détient 15.050.237 actions, soit 10,5 % du capital.Depuis le début du programme de rachat d’actions annoncé le 7 février 2017, Azimut a racheté des actions pour une contre-valeur d’environ 100 millions d’euros.
Banco Popolare di Fondi et Etica Sgr, société de gestion du groupe Banca Etica, ont signé un accord de partenariat commercial. La collaboration prévoit que l’établissement bancaire distribue par le biais de ses filiales les produits d’Etica Sgr, qui se présente comme la seule société de gestion italienne à gérer exclusivement des fonds socialement responsables. La gamme responsable d’Etica Sgr porte le nom de « Valori Responsabili ». L’analyse des entreprises et institutions associe critères financiers et extra-financiers (environnementaux, sociaux et bonne gouvernance). Les Etats et entreprises impliqués dans des activités controversées sont exclus des portefeuilles. Et les portefeuilles cherchent à privilégier les titres les plus vertueux au regard des critères ESG. Enfin, les souscripteurs des fonds peuvent choisir de reverser 0,1 % du capital souscrit en faveur d’un fonds de garantie pour des projets de microfinance en Italie et qui soutient des initiatives de crowdfunding à haut impact social et environnemental en Italie.
L’intelligence artificielle est une réalité dans le monde de la banque et du conseil, ou tout au moins chez BNP Paribas. «Nous avons un programme clients très ambitieux lié à l’intelligence artificielle (IA), a annoncé hier Olivier Maugarny, responsable Offre et Ventes & Marketing Transversal Mission chez BNP Paribas Wealth Management, à l’occasion d’une table ronde organisée lors du Paris Fintech Forum. Par exemple, comme nous sommes un groupe très international, développé dans de nombreux pays où on doit apporter de nombreux contenus différents, l’intelligence artificielle nous permet de faire une traduction de grande qualité en langues locales dans tous les pays. Nous l’utilisons également dans le cadre des chatbot parce que nous avons voulu être en mesure de répondre à nos clients 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. L’exception sera pour la clientèle haut de gamme de la gestion privée», a-t-il expliqué, ces derniers privilégiant toujours un contact direct avec un humain, ses questions patrimoniales étant plus complexes. «Dans ce cas, l’intelligence artificielle doit simplement servir à faciliter le quotidien du conseiller. On va l’utiliser plutôt dans tout ce qui est compliance ou juridique pour libérer du temps au conseiller», explique Olivier Maugarny. La société travaille notamment avec la start-up DreamQuarck dans ce cadre.Le dirigeant a toutefois indiqué que BNP Paribas Wealth Management allait un cran plus loin en utilisant le «deep learning». La banque travaille avec une fintech de l’intelligence artificielle sur une centaine de clients volontaires, qui ont accepté que toutes les données de transactions soient utilisées et analysées. «Cela doit permettre une plus grande efficacité de notre front office», assure Olivier Maugarny. Il a indiqué que l’intelligence artificielle était aussi utilisée dans les aspects liés à la sécurité des transactions comme, par exemple, la reconnaissance vocale des clients.
La guerre de succession n’aura pas lieu chez Och-Ziff. Après avoir renoncé à confier les rênes de son hedge fund à Jimmy Levin, l’un de ses traders star (NewsManagers du 27 décembre 2017), Dan Och n’aura pas tergiversé très longtemps. Och-Ziff Capital Management a annoncé ce 30 janvier la nomination de Robert Shafir au poste de directeur général de la société à compter du 5 février. Robert Shafir rejoindra le comité directeur de la société à la même date tandis que Dan Och, en tant que principal actionnaire de la société, continuera d’exercer la fonction de président du conseil d’administration jusqu’au 31 mars 2019. Robert Shafir, qui a été précédemment directeur général de Credit Suisse Americas et co-responsable du Private Banking & Wealth Management, sera en charge de la gestion opérationnelle au jour le jour de la société. Il sera également responsable de la mise en place et de l’exécution de la stratégie de la société, de ses objectifs financiers et de son engagement auprès de la clientèle.Dans un premier temps pressenti pour prendre la succession de Dan Och, Jimmy Levin, co-responsable des investissements, ne semble pas affecté par le choix de son patron et se réjouit même dans un communiqué de continuer à travailler pour une «firme formidable» et d’accueillir «Rob».
A l’occasion de la publication de ses résultats, le gestionnaire d’actifs américain T. Rowe a annoncé que ses actifs sous gestion ont atteint 991,1 milliards de dollars au 31 décembre 2017, en hausse de 4,6% par rapport à fin septembre 2017 et en croissance de 22,2% par rapport à fin 2016. Sur l’ensemble de l’année écoulée, la société de gestion a enregistré une collecte nette de 14 milliards de dollars, dont 3,7 milliards de dollars au cours du seul quatrième trimestre.A l’issue de l’année 2017, T. Rowe Price a dégagé un bénéfice net de 1,5 milliard de dollars, en croissance de 23,3% par rapport à 2016. Ses revenus se sont inscrits à 4,8 milliards de dollars, en hausse de 13,5% sur un an. Au cours du seul quatrième trimestre, son bénéfice net s’établit à 347,1 millions de dollars, en repli de 8,6% par rapport au quatrième trimestre 2016. Ses revenus ressortent à 1,3 milliard de dollars, en hausse de 17,9% sur un an.
Le fonds Berkshire Hathaway va s’associer au géant du commerce en ligne Amazon et à JPMorgan pour créer une coentreprise destinée à fournir aux salariés des trois groupes américains une couverture santé à un prix raisonnable. L’initiative, qui touchera plus d’un million de salariés, se veut à but «non lucratif». L’activité d’assurance fait partie des revenus les plus importants du fonds de Warren Buffett. La nouvelle entité devrait fournir, au démarrage, des solutions technologiques qui permettraient aux employés de choisir des services de santé. «Les coûts colossaux des soins de santé agissent comme un ténia affamé sur l'économie américaine. Notre groupe ne vient pas avec des réponses à ce problème. Mais nous ne l’acceptons pas non plus comme une fatalité. Au contraire, nous partageons la conviction que mettre nos ressources collectives derrière les meilleurs talents du pays peut, avec le temps, freiner la hausse des coûts de santé tout en améliorant la satisfaction et les résultats des patients », a déclaré Warren Buffett, PDG de Berkshire Hathaway, dans un communiqué. «Notre objectif est de créer des solutions qui bénéficient à nos employés aux Etats-Unis, à leurs familles, et potentiellement à tous les Américains», ajoute Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan.
La société de gestion finlandaise Evli Fund Management Company Ltd a chargé Tomas Hildebrandt, spécialiste de la gestion institutionnelle, de s’occuper des investisseurs français. Il sera présent à Paris 4 jours sur 5. Evli est présent en France depuis 3 ans à travers un partenariat avec La Compagnie Financière Jacques Cœur, une société de TPM, qui promeut ses fonds auprès des investisseurs institutionnels. Six fonds sont enregistrés en France. Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et exerce sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.Evli Fund Management Company Ltd, adossée à Evli Bank PLC, est la 4ème plus importante société de gestion de fonds de Finlande avec 6,6% de parts de marché. La société de gestion s’est développée à l’international et s’est tout naturellement tournée vers les pays nordiques limitrophes, en particulier la Suède.L’ambition d’Evli est désormais de proposer à une clientèle plus large, et plus seulement scandinave, son expertise et ses fonds sur des stratégies long only actions et obligations corporate.Ainsi, la société finlandaise a noué des partenariats avec des distributeurs locaux en France, mais aussi au Benelux, en Espagne, au Portugal, en Italie et en Amérique du Sud. Les actifs sous gestion gérés par Evli en dehors de la Finlande s’élèvent à 1,7 milliards d’euros sur 11,2 milliards d’euros.
La boutique de gestion Turgot Asset Management (Turgot AM) a nommé Benoit Delaire en tant qu’analyste et assistant gérant de portefeuille, a appris InvestmentEurope. L’intéressé a rejoint la société de gestion dans le courant du mois de janvier. Précédemment, Benoit Delaire était gérant de portefeuille junior chez Montpensier Finance.En parallèle, Turgot AM a promu Matthias Drouot au poste de co-gérant de portefeuille pour les fonds Rainbow Fund et Turgot Smidcaps France, aux côtés de Christophe Deschamps. Matthias Drouot a rejoint Turgot AM en juin 2014.
Sept personnes, dont trois gérants de portefeuilles, vont quitter l’activité gestion d’actifs de Goldman Sachs suite à la fusion de ses équipes gestion fondamentale en actions value et growth, rapporte Citywire USA. John Arege, Tim Leahy et Lawrence Tankel quitteront la société dans le cadre de la fusion.
Van Lanschot Kempen a annoncé que Leni Boeren fera partie du comité de direction à partir du 5 février 2018. Elle sera responsable de la gestion d’actifs, l’une des activités principales de Van Lanschot Kempen ; elle présidera également la direction de Kempen & Co. Leni Boeren succède à Paul Gerla, qui s’est récemment retiré pour des raisons de santé. Cette nomination a été approuvée par les régulateurs. Leni Boeren (née en 1963) a débuté sa carrière chez Paribas puis a occupé diverses fonctions chez Rabobank. Entre 1992 et 1997, elle a été responsable marketing et gestion de produits chez Robeco. Elle a ensuite rejoint la direction d’Amsterdam Exchanges, où elle a été nommée au comité de direction de la place boursière Euronext en 2000, suite à la fusion de plusieurs bourses européennes. Elle est revenue ensuite dans le groupe Robeco, où elle a été membre puis présidente du directoire entre 2005 et fin 2016. Elle a également été présidente du directoire et présidente-directrice générale de Robeco Institutional Asset Management entre 2014 et fin 2016 et membre et présidente du directoire de DUFAS (Dutch Fund & Asset Management Association) de 2009 à fin 2016. Par ailleurs, Leni Boeren est membre du conseil d’administration d’Air France-KLM et de Tata Steel aux Pays-Bas.
La société de gestion Vatel Capital, spécialisée dans l’investissement en fonds propres au capital des PME cotées, a réalisé l’an dernier une collecte de 71 millions d’euros contre 50,3 millions d’euros en 2016. Les actifs sous gestion ont ainsi progressé de 26% sur l’année pour s'établir à plus de 350 millions d’euros.La société a notamment procédé au remboursement de ses deux premiers FCPI Santé, FCPI Santé 1 et FCPI Vatel Santé 2, qui ont enregistré des performances positives hors avantages fiscaux. En intégrant la réduction d’impôt sur le revenu équivalente à 25% du montant investi et l’exonération d’impôt sur les plus-values (hors prélèvements sociaux), les taux de rendement annuels sont ressortis à 3,5 % pour le FCPI France Santé 1 et à 5,3 % pour Vatel Santé 2. Vatel Capital a également lancé son premier fonds outre-mer. Il est appelé « Mascarin Capital n°1 ».
A l’issue de l’exercice 2017, les actifs sous gestion d’Affiliated Managers Group (AMG) se sont inscrits à 836,3 milliards de dollars au 31 décembre 2017, en hausse de 4% par rapport à fin septembre 2017 et en progression de 21,4% par rapport à fin 2016, a annoncé la société de gestion américaine lors de la publication de ses résultats. Au cours de l’année écoulée, AMG a enregistré une collecte nette de 4,7 milliards de dollars, dont 1 milliard de dollars au cours du dernier trimestre 2017. La collecte nette annuelle a été principalement tirée par la clientèle « retail » (9,8 milliards de dollars de souscriptions nettes) et les clients très fortunés («high net worth») qui ont généré 2,9 milliards de dollars de flux nets entrants. A l’inverse, AMG a subi 8 milliards de dollars de décollecte nette auprès de la clientèle institutionnelle.Au cours de l’année 2017, AMG a dégagé un bénéfice net de 689,5 millions de dollars contre 472,8 millions de dollars en 2016, soit un bond de 45,8% sur un an. Ses revenus annuels s’établissent à 2,3 milliards de dollars en 2017 contre 2,19 milliards de dollars en 2016, soit une croissance de 5% sur un an.Sur le seul quatrième trimestre 2017, son bénéfice net s’élève à 315,4 millions de dollars contre 150,2 millions de dollars au quatrième trimestre 2016. Ses revenus trimestriels ressortent à 604,1 millions de dollars contre 550,3 millions de dollars un an plus tôt.
Le gestionnaire britannique Schroders a annoncé, le 29 janvier, la nomination effective au 1er février de Sir Damon Buffini en qualité d’administrateur non-exécutif au sein de son conseil d’administration. L’intéressé sera également membre du comité des nominations. Sir Damon Buffini compte plus de 25 ans d’expérience dans le capital-investissement, ayant intégré Schroder Ventures en 1988. Par la suite, il a été « managing partner » chez Permira de 1997 à 2007, avant de devenir président (« chairman ») de la société. Après son départ de Permira en 2010, il a conservé un rôle de conseiller senior jusqu’en 2015.
Bernhard Hodler va chercher à imprimer son autorité sur Julius Baer mercredi en annonçant aux investisseurs qu’il prévoit de rester en charge de la banque privée suisse au cours des années à venir, rapporte le Financial Times. Lorsque l’intéressé a été promu en novembre pour remplacer Boris Collardi, qui a rejoint Pictet, la banque avait donné l’impression que sa nomination était temporaire. Toutefois, le conseil d’administration de la banque a, depuis, donné son soutien au dirigeant pour qu’il continue en tant que directeur général pour un futur proche, selon une source proche du dossier. Bernhard Hodler a l’intention de réaliser davantage d’acquisitions ciblées pour se développer sur de nouveaux marchés et des opérations plus importantes pour se renforcer sur les marchés existants, tout en accentuant la spécialisation de « pure player » dans la gestion de fortune.