La société de gestion suisse Capital Dynamics a noué un partenariat avec la banque d’investissement latino-américaine BTG Pactual pour la distribution de fonds aux investisseurs institutionnels en Amérique latine.En vertu de cet accord, la division Third Party Distribution de BTG Pactual va promouvoir l’offre en actifs non cotés de Capital Dynamics dans toute la région.Capital Dynamics gère et conseille 15 milliards de dollars d’actifs, notamment dans le private equity, le crédit non coté et les infrastructures d’énergie propre. Avec ce partenariat, la société prend pieds en Amérique latine.
La société de gestion norvégienne Storebrand a obtenu le feu vert de l’autorité belge des marchés FSMA pour la distribution de ses fonds en Belgique au début de l’année, rapporte Investment Europe. Les fonds concernés incluent : Storebrand Global Esg Plus, Storebrand Global Esg, Storebrand Global Multifactor, Storebrand Global Solutions, Storebrand Global Value. La gamme Delphi sera aussi commercialisée en Belgique.
Goldman Sachs Fund Solutions, une activité de Goldman Sachs Securities Division, a conclu un partenariat avec Amundi pour la gestion de ses plateformes de fonds luxembourgeois, a annoncé ce 7 février la société de gestion française. Cet accord, qui porte sur les stratégies quantitatives de Goldman Sachs et son offre de fonds Ucits alternatifs, est noué « alors que la firme vise à accélérer le développement de ces activités, notamment auprès des investisseurs institutionnels et des institutions financières de taille intermédiaire », selon un communiqué. « Ce partenariat démontre l’engagement de Goldman Sachs International sur le marché de la gestion collective en Europe et au-delà », indique Stefan Bollinger, co-directeur des ventes Monde de structurés « Strats and Structuring » chez Goldman Sachs Securities Division, cité dans un communiqué.Grâce à sa nouvelle ligne métier Amundi Services, Amundi assurera la gestion administrative, le contrôle et la supervision des véhicules d’investissement de droit luxembourgeois assis sur les stratégies systématiques de Goldman Sachs. Le groupe français fournira également un service de gestion ainsi que l’analyse et le suivi des gérants externes présents sur sa plateforme Ucits de fonds alternatifs. A fin septembre 2017, Amundi gère plus de 300 compartiments de droit luxembourgeois (Ucits et AIF) représentant quelques 144 milliards d’euros d’actifs sous gestion, précise la société de gestion. « Ce partenariat illustre l’ambition d’Amundi de développer et offrir des infrastructures de services de pointe à destination des investisseurs institutionnels, asset managers et distributeurs de fonds, précise Guillaume Lesage, directeur de la division Opérations, Services et Technologie d’Amundi. Depuis 2016, Amundi Services a déjà attiré plus de vingt gestionnaires d’actifs et investisseurs finaux comme clients. ». Le français remplacera le prestataire actuel FundRock, l’ex-RBS Luxembourg contrôlé désormais par le fonds français BlackFin, précisait ce matin L’Agefi s’appuyant sur une autre source.La plateforme opérationnelle d’Amundi permet l’exécution des ordres, la gestion des données, l’ensemble des traitements et reporting, la vérification du respect des règles d’investissement et le calcul d’indicateurs de risque sur les portefeuilles. Cette plateforme est interconnectée avec plus de 40 dépositaires au niveau international et gère 6.000 portefeuilles de tout type.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco vient de lancer les fonds Invesco Sustainable Allocation et Invesco Global High Yield Short Term Bond, deux nouveaux véhicules Ucits domiciliés au Luxembourg, rapporte InvestmentEurope. Le fonds Invesco Sustainable Allocation est co-géré par Manuela von Ditfurth et Martin Kolrep, tous deux gérants de portefeuille senior au sein de l’équipe Invesco Quantitative Strategies (IQS). Ce produit investit principalement dans des actions et des dettes à l’échelle mondiale tout en intégrant des critères de sélection ESG (environnement, social et gouvernance).Pour sa part, le fonds Invesco Global High Yield Short Term Bond est co-géré par Joe Portera et Jennifer Hartviksen, gérants de portefeuille obligataire. Il investit dans des titres high yield à l’échelle mondiale mais en se concentrant sur des durations courtes, comprises en moyenne entre 1 et 3 ans.
Valeur Capital, une boutique basée à Londres, a lancé une plate-forme Ucits pour élargir sa gamme de fonds, rapporte Citywire. Anteo Luxembourg a été lancé avec 250 millions d’euros sous gestion et trois compartiments actifs, dont Anteo Equity Volatility, Anteo Fixed Income Relative Value and Opportunities et Anteo Nightingale.
Nortia, spécialisée en assurance vie et distributeur auprès des CGPI, Nortia Invest, concepteur de solutions compte-titres et plateforme bancaire, et la société de gestion Haas Gestion sont désormais réunies au sein d’un groupe, baptisé DLPK, a annoncé l'établissement le 7 février. Pour soutenir «ses fortes ambitions de croissance», DLPK fait entrer le fonds d’investissement BlackFin Capital Partners au capital, à hauteur de 34%. La société a profité du départ à la retraite du co-fondateur et président de Nortia, Pascal Vétu pour vendre cette participation et renforcer son actionnariat.Blackfin, société de capital-investissement spécialisée dans le secteur des services financiers, est connue pour avoir investi dans Primonial ou Cyrus Conseil notamment. Dans le communiqué, elle affirme avoir pour objectif d’accompagner DLPK dans sa croissance organique (lancement de nouveaux produits et services, extension de la distribution,…) ainsi que dans l’identification et l’exécution d’opérations de croissance externe. Vincent Dubois, directeur général de Nortia, et ses associés conservent la majorité capitalistique, comme la gouvernance du nouveau groupe. « Nous avons de fortes ambitions de développement et de diversification dans les années à venir. L’entrée au capital d’un investisseur comme BlackFin nous permet de consolider de manière pérenne les différentes entités du Groupe, de dégager des synergies opérationnelles et de saisir des opportunités de croissance externe », déclare Vincent Dubois, désormais président de DLPK. Selon L’Agefi de ce matin, Nortia était cité jusqu'à présent parmi les candidats au rachat de Sélection 1818, la plate-forme de fonds pour les CGPI mise en vente à l’automne par Natixis Wealth Management (ex-Banque Privée 1818). Les trois entités de DLPK ont réalisé une collecte totale de 650 millions d’euros en 2017, portant l’encours à 4,5 milliards d’euros à fin décembre 2017.
Les actifs sous gestion de Lyxor ressortent à 112 milliards d’euros à fin décembre 2017, en progression de 5,7% comparé à fin décembre 2016, ce qui constitue un nouveau plus haut pour le métier, a annoncé ce matin le groupe Société Générale à l’occasion de la publication de ses résultats. La croissance provient d’une conquête commerciale toujours aussi soutenue sur les ETF. La part de marché de Lyxor s’établit à 10,1% sur les ETF en Europe (source ETFGI). Sur 2017, le produit net bancaire s’établit à 190 millions d’euros (+18% par rapport à 2016). Au quatrième trimestre 2017, le produit net bancaire s’élève à 50 millions d’euros, en progression de 13,6% par rapport au quatrième trimestre 2016, porté par un très bon dynamisme commercial sur l’ensemble des métiers.Les actifs sous gestion de la Banque Privée atteignent 118 milliards d’euros à fin décembre 2017 en hausse de 1,8% sur un an. Sur le seul marché français, les actifs sous gestion ont progressé de 5,5% à 62,2 milliards d’eurosLe produit net bancaire de l’année 2017 est en recul de 4,8% par rapport à 2016, à 777 millions d’euros. Les revenus sont et en recul de 9,6% par rapport au quatrième trimestre 2016, à 188 millions d’euros, avec un niveau de marge de 98bps ce trimestre. La bonne activité commerciale, notamment sur les produits structurés, compense partiellement les effets négatifs de l’environnement de taux bas et des commissions de courtage en retrait ce trimestre.Sur 2017, le produit net bancaire de la ligne-métier Gestion d’Actifs et Banque Privée s’établit à 988 millions d’euros, en recul de 1,3% par rapport à 2016, dans un environnement de taux bas qui a particulièrement affecté les activités de Banque Privée. Le produit net bancaire s’établit à 245 millions d’euros au quatrième trimestre, en recul de 3,9% par rapport au quatrième trimestre 2016. Les actifs en conservation du Métier Titres atteignent 3 904 milliards d’euros à fin 2017, en retrait de 1,3% sur un an. Sur la même période, les actifs administrés sont en hausse de 8,1% à 651 milliards d’euros. Sur l’année 2017, les revenus sont en progression de 5% par rapport à 2016 à 693 millions d’euros, reflet d’une hausse des commissions et de la bonne tenue des revenus financiers. Sur le quatrième trimestre 2017, les revenus du Métier Titres sont en hausse de 4,7% par rapport au quatrième trimestre 2016. Le métier enregistre à nouveau ce trimestre une hausse de ses commissions, en lien avec une bonne conquête commerciale, notamment sur l’activité de distribution de fonds, et bénéficie d’un environnement de taux moins défavorable. Au niveau du Groupe Société Générale, le résultat net part du Groupe comptable s’inscrit à 2,8 milliards d’euros, en recul de 27,6% par rapport à l’année précédente. Sur le seul quatrième trimestre 2017, le résultat net part du Groupe comptable est de 69 millions d’euros contre 390 millions d’euros au quatrième trimestre 2016. Le produit net bancaire a reculé l’an dernier de 5,3% à 23,95 milliards d’euros. Le groupe Société Générale dégage un résultat net part du groupe comptable de 2 806 millions d’euros sur 2017 contre 3 874 millions d’euros sur 2016. Sur le quatrième trimestre 2017, le résultat net part du groupe comptable est de 69 millions d’euros contre 390 millions d’euros au quatrième trimestre 2016.
BlackRock cherche à lever plus de 10 milliards de dollars qu’il utiliserait pour acquérir et détenir des participations dans des entreprises, répliquant l’approche de Warren Buffett avec Berkshire Hathaway, rapporte le Wall Street Journal. Ce serait la première fois que la société de gestion ferait des investissements directs comme cela, selon des sources proches du dossier. Le nouveau véhicule de BlackRock, connu au sein de la société sous le nom de BlackRock Long-Term Private Capital, veut lever des capitaux auprès de fonds souverains, fonds de pension et autres gros investisseurs. La société de gestion apportera aussi de l’argent. Le nouveau véhicule prévoit de faire des investissements entre 500 millions de dollars et 2 milliards dans des entreprises soumises à des « tendances de long terme » comme les divergences démographiques dans le monde, l’émergence d’une classe moyenne dans les pays émergents et les nouvelles habitudes de consommation des millenials, selon un document lu par le WSJ. BlackRock Long-Term Private Capital devrait acquérir des participations minoritaires dans des entreprises. Le fonds sera supervisé par Mark Wiseman, considéré comme l’un des successeurs de Larry Fink. BlackRock a aussi recruté André Bourbonnais, le directeur général du Public Sector Pension Investment Board du Canada, pour piloter l’activité.
Les actifs sous gestion de Vega Investment Managers, la filiale de multigestion de Natixis Asset Management, ont progressé l’an dernier de quelque 800 millions d’euros pour s'établir à 7,6 milliards d’euros à fin 2017, a indiqué Marc Riez, directeur général de la société de gestion, à l’occasion d’une présentation de ses perspectives 2018. La collecte nette a contribué pour environ 300 millions d’euros à cette évolution. La gestion collective représente environ 53% des encours, la gestion sous mandat 47%.Selon Marc Riez, «avec la correction des derniers jours, les marchés ont intégré les éléments d’inflation ignorés jusqu’ici. Mais cette correction n’est pas le prélude à un grand soir boursier», a estimé le responsable qui ajoute toutefois qu’un second coup de semonce pourrait intervenir un peu plus tard dans l’année, qui marquera la fin du «mythe de la croissance pérenne». En tout cas aux Etats-Unis car l’Europe est désormais en situation de rattraper le retard accumulé face aux Etats-Unis depuis la crise de 2008, soit une dizaine de points de PIB, a souligné Jean-Jacques Friedman, directeur des investissement et de la gestion sous mandat de Vega IM. Les dépenses des entreprises en biens d'équipement devraient faire l’essentiel du chemin pour trois raisons : des taux élevés d’utilisation des capacités industrielles, des conditions financières encore très favorables en zone euro et une hausse de la demande observée depuis plusieurs trimestres et qui s’est accélérée l’an dernier. Dans le contexte turbulent des derniers jours, Vega IM se félicite d’avoir, en décembre dernier et pour la première fois depuis neuf ans, décidé de modifier son allocation modèle qui n’est plus surexposée sur les actions, mais est revenue à la neutralité. L’objectif étant de se ménager des marges de manoeuvre pour profiter des opportunités générées, en début d’année, par les pics de volatilité. Le 6 février 2018, à la faveur du pic de volatilité suscité par la correction des marchés américains liée à la crainte de hausse des taux longs, «nous sommes repassés à 53%», a indiqué Jean-Jacques Friedman. Parallèlement, fidèle à son style de gestion actif, Vega IM a adapté son stock picking au nouvel environnement plus incertain et soumis à un régime de taux plus élevés. La société de gestion a ainsi réduit son exposition aux petites et moyennes capitalisations, qui sont les premières à poser des problèmes de liquidité en cas de secousses. Vega IM met le cap sur les valeurs capables de conserver des avantages compétitifs puissants et sur celles, industrielles, susceptibles de profiter de la hausse des dépenses d’investissement anticipées en Europe. Enfin, pragmatique, Vega IM introduit en portefeuille des valeurs plus «value», comme les pétrolières et les industries extractives en général (matières premières, métaux précieux), et last but not least, les financières.
Edmond de Rothschild Investment Partners (Edrip) a annoncé, ce 7 février, la finalisation de la levée de sa 5ème génération de ses fonds BioDiscovery, dédié aux biotechnologies et technologies médicales, à hauteur de 345 millions d’euros (soit 420 millions de dollars). BioDiscovery 5 dépasse ainsi sa cible initiale de 250 millions d’euros et devient ainsi « le fonds de capital-risque dédié aux sciences de la vie et technologies médicales le plus important d’Europe », indique Edrip dans un communiqué. Plus de 60% des investisseurs présents dans le fonds BioDiscovery 4 ont réinvesti dans le nouveau produit, précise la société. Ils ont été rejoints par de nouveaux souscripteurs qui sont, pour la plupart, des fonds de fonds, des compagnies d’assurances, des mutuelles ou des institutions de prévoyance. « Ce nouveau fonds va permettre à l’équipe de gestion de poursuivre la politique d’investissement focalisée sur la construction d’un portefeuille équilibré de sociétés innovantes développant des produits thérapeutiques et des technologies médicales, à tous les stades de développement, en Europe et aux Etats-Unis », souligne Edrip. A ce jour, le fonds BioDiscovery 5 a déjà réalisé 3 investissements dans Erythec Pharma, Complexa Inc. et, enfin, LogicBio Therapeutics. Depuis le lancement de la gamme BioDiscovery il y a 17 ans, l’équipe de gestion a levé près de 800 millions d’euros et a investi dans 57 sociétés du secteur des sciences de la vie.
Les encours du groupe Eres, spécialisé dans l'épargne salariale et retraite, s'élevaient à 2,1 milliards d’euros à fin décembre 2017, en hausse de 25% sur un an et toujours 100% en multi-gestion, indique un communiqué publié hier. Sur ce montant, l'épargne salariale représente 1,65 milliard d’euros, l'épargne retraite quelque 450 millions d’euros. La collecte brute en épargne salariale et retraite s’est élevée à près de 500 millions d’euros en 2017, en hausse de 20% par rapport à l’année précédente. Près de 30 nouveaux plans d'épargne salariale et retraite par jour ont été mis en place par Eres durant l’année écoulée, souligne un communiqué.Eres poursuit par ailleurs sa transformation digitale avec notamment le déploiement de la carte interactive Eres permettant de trouver facilement un expert de l'épargne salariale et/ou de la retraite dans toute la France. Eres poursuit également la digitalisation de la relation avec ses partenaires et ses clients avec la souscription dématérialisée avec signature électronique, opérationnelle pour le PERP Eres 163X. D’ici à la fin de l’année, les plans d'épargne salariale pourront aussi être souscrits en ligne avec un partenaire et les conventions seront dématérialisées et signées électroniquement avec les partenaires. Les modules de formation présentiels sont désormais précédés de séances interactives en e-learning afin de former les CGPI, les courtiers et les experts-comptables et leurs collaborateurs aux mécanismes d'épargne salariale et retraite. Un nouvel extranet, plus ergonomique et plus complet, sera proposé aux partenaires CGPI, courtiers et experts-comptables.
GCM Grosvenor a clôturé la levée de capitaux de son fonds Secondary Opportunities II avec 700 millions de dollars d’engagements, dépassant ainsi son objectif, a annoncé la société. Le premier closing avait eu lieu en mai 2017. Les investisseurs incluent des fonds de pension, institutions financières, systèmes de santé et fonds de dotation aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. GSF II va acquérir des participations dans des fonds d’actifs non cotés sur le marché secondaire, en se focalisant sur les transactions de moins de 50 millions de dollars en moyenne. Il ciblera des fonds investis sur les rachats small et mid market, des situations spéciales, des stratégies de croissance, des infrastructures et de l’immobilier.GCM Grosvenor gère environ 50 milliards de dollars dans des placements alternatifs (hedge funds, private equity, infrastructures, immobiliers et solutions multi-classes d’actifs).
Charles-Henri Nême, gérant d’Exane Ceres, et Eric Lauri, gérant des fonds collectifs, sont nommés co-directeurs de la gestion d’Exane Asset Management, annonce la société de gestion. « L’objectif de ces nominations est à la fois d’organiser un soutien permanent et de continuer à faire progresser l’équipe de gestion sans évidemment remettre en cause la responsabilité de chaque gérant sur son fonds », indique un communiqué.Charles-Henri Nême travaille chez Exane AM depuis 2007 et Eric Lauri, depuis 2012. Exane gérait au 29 décembre 2017 un encours de 5 milliards d’euros (6,9 milliards en incluant les fonds de fonds) et comptait 48 employés.
Les hedge funds quantitatifs suiveurs de tendances ont fait partie des plus grosses victimes des turbulences actuelles sur les marchés, effaçant une bonne partie de leurs gains depuis le début de l’année, rapporte le Financial Times. Les fonds de Winton ont perdu entre 3 et 4 % entre lundi et mardi, soit leur pire performance sur le court terme en cinq ans. Toutefois, les fonds utilisent peu de levier et étaient encore positifs sur l’année. Un indice de Société Générale montre que les fonds suiveurs de tendance ont perdu 5 % entre jeudi dernier et mardi. Les fonds quantitatifs de Man Group ont perdu entre 2,2 % et 4,7 % lundi, tandis qu’un fonds trend-following de Lynx Asset Management a abandonné plus de 11 % ce mois-ci.
C’est ce que l’on appelle une performance impressionnante. Le fonds de pension danois ATP a publié ce matin un rendement qu’il qualifie lui-même d’"exceptionnellement solide» de 29,7 milliards de couronnes danoises dans son portefeuille d’investissement, avant charges et impôts pour l’année 2017, ce qui correspond à 29,5 % par rapport au potentiel de bonus. Au total, ATP a réalisé un profit net de 24,7 milliards de couronnes danoises pour l’année, avant la mise à jour de l’espérance de vie et l’augmentation des retraites. Le fonds de pension indique qu’un milliard de couronnes danoises ont été transférés aux garanties suite à l’augmentation de l’espérance de vie. A cela s’ajoute une augmentation des pensions de 6,4 milliards de couronnes danoises, ce qui équivaut à une augmentation de 1% des primes pour tous les membres. Le bénéfice de l’exercice s'élève ainsi à 17,3 milliards de couronnes danoises. Le fonds gère un total de 769 milliards de couronnes de danoises. «Nous avons réalisé un rendement exceptionnellement solide en 2017 et généré le meilleur retour sur investissement depuis de nombreuses années. Cette bonne performance est due aux contributions positives de presque toutes les classes d’actifs, ce qui a permis d’augmenter les retraites pour tous les membres, tout en augmentant notre potentiel de bonus de 17,3 milliards de DKK. Ce fut donc une excellente année pour nos membres », a déclaré dans un communiqué le PDG de l’ATP, Christian Hyldahl.Les résultats sont principalement attribuables aux performances des actions avec la hausse des cours sur les marchés boursiers mondiaux et la hausse modérée des taux d’intérêt en Europe. De plus, le private equity a généré à lui seul un rendement de 5,3 milliards de couronnes danoises, les actions internationales cotées ont contribué à hauteur de 4,9 milliards de couronnes danoises, tandis que les actions danoises cotées ont affiché un rendement de 4,2 milliards de couronnes danoises. Cependant, la croissance a été globale dans l’ensemble du portefeuille: pour les instruments financiers liés à l’inflation, le crédit, les obligations, l’immobilier et les infrastructures.
Collecte. Le projet de mise en Bourse de sa gestion d’actifs est une bouée pour Deutsche Bank. L’IPO de DWS reste promise dès que possible. La banque allemande a continué de lever le voile sur sa pépite en lui consacrant fin janvier une présentation de 130 pages. Côté gouvernance notamment : la structure de commandite (KGaA) sera dirigée par un conseil associant 4 représentants de DWS, 3 du groupe et 5 indépendants. Sera également institué un comité de 4 membres (2 DWS, 2 Deutsche Bank) décisionnaire en matière de fusions-acquisitions. Le groupe indique que ce mécanisme sera caduc s’il devait passer sous le cap des 40 % du capital (il devrait en céder 25 % à l’IPO). Déjà, DWS sera immédiatement libre de poursuivre ses propres objectifs commerciaux. Sur ce point, c’est l’embellie : en 2017, la collecte nette a atteint 15,8 milliards d’euros après des sorties de 39 milliards en 2016.
Succès. Le montant de 10 milliards d’euros de collecte pour les plans d’épargne individuels italiens (PIR) lancés début 2017 aurait été dépassé avant la fin décembre, rapporte le site transalpin Bluerating, 7 à 8 fois plus que prévu par le ministère de l’Economie. Ce PEA à l’italienne offre des avantages fiscaux aux investisseurs, particuliers ou institutionnels, moyennant un investissement sur le long terme dans des petites et moyennes entreprises italiennes cotées. Selon les chiffres officiels de l’association des gestionnaires Assogestioni, les PIR avaient collecté 7,5 milliards d’euros sur les neuf premiers mois, mais la collecte se serait accélérée sur la fin de l’année, et pourrait encore s’élever à 10 milliards d’euros en 2018.
Le gestionnaire Blackstone va réaliser son plus gros LBO depuis 2007 : il acquiert, pour environ 17 milliards de dollars, 55 % de la division financial & risk de Thomson Reuters. Cette activité propose des terminaux financiers et des services d’actualités financières, de données chiffrées ou d’analyses aux banques, traders et gérants de fonds d’investissement. Thomson Reuters gardera environ 45 % de cette branche ainsi que sa division d’information, Reuters News, et ses divisions legal and tax et accounting.
Ce n’est pas une surprise. La Suisse, première au classement du secret financier (Secret Financial Index) élaboré par Tax Justice Network. Les Etats-Unis, deuxième devant les îles Caïmans, non plus. Mais l’Allemagne en 7e position, devant de sérieux candidats comme Guernesey, le Liban, Panama ou les îles Vierges, est un sujet d’étonnement. La France se classe 25e sur 112, entre Chypre et l’Irlande. Dans ce type de classement, les mal-classés sont les bons élèves.
Solidaire. Financé par la Caisse des dépôts en partenariat avec 8 institutionnels, le fonds NovESS lancé en juin 2016, annonce un 4e investissement : 500.000 euros dans l’entreprise solidaire Etic Foncièrement Responsable. Cette participation a vocation à soutenir les projets d’investissement de la société dans 4 villes de France : Lyon (Les Halles de la Martinière), Grenoble (La COOP), Lille (La Loco) et Paris XXe quartier Saint-Blaise (Wikivillage). Etic crée, finance et gère des espaces de travail partagés, conçus dans des bâtiments à haute performance environnementale. Mandarine Gestion et le Comptoir de l’Innovation ont été retenus pour gérer NovESS investi pendant de 15 ans. Rendement annuel visé : 2 %.
… de dollars. Le montant de la dette fédérale américaine est plafonné depuis septembre 2017 (19.800 milliards). Autorisé début décembre à aller à 20.500 milliards en utilisant divers expédients, l’Etat américain est arrivé au bout de ses possibilités. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a enjoint au Congrès de relever le plafond de la dette une bonne fois pour toutes avant la fin février. Dans le cas contraire, le Trésor sera à court de liquidités mi-mars début avril.
Actif réel. L’immobilier d’entreprise se porte comme un charme en France. Les investissements ont totalisé 25,5 milliards d’euros en 2017, selon le Crédit Foncier (26,1 milliards, selon Cushman & Wakefield). Les flux devraient rester à ce niveau cette année, prévoit le Crédit Foncier, soit bien au-delà de la moyenne décennale de 18,5 milliards. Ce sont quelque 125 milliards d’euros d’investissement qui se sont placés au cours des cinq dernières années, dont 80 % dans Paris et sa région.
Le courtier en assurance vie accueille le fonds de private equity à l'occasion du départ de son fondateur. Il est cité parmi les candidats au rachat de Sélection 1818.