La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a présenté ce 18 avril sa stratégie d’investissement face au défi climatique. Cette stratégie couvrant l’ensemble du portefeuille propose des cibles et des moyens concrets qui permettent à la Caisse de contribuer, comme investisseur, à la transition vers une économie mondiale sobre en carbone de manière constructive et d’en saisir les occasions d’investissement rentables. «Dans la foulée de l’Accord de Paris et de l’évolution accélérée des choix des consommateurs et des technologies, nous observons déjà une transformation rapide des marchés. Cette nouvelle réalité nous a amenés à revoir le profil rendement-risque de plusieurs secteurs d’activités et entreprises. Elle créera également de nouvelles occasions d’investissement intéressantes pour nos déposants», a déclaré Michael Sabia, président et chef de la direction, cité dans un communiqué."Notre stratégie s’appuie sur un engagement fondamental : à partir de maintenant, le facteur climatique sera pris en compte dans chacune de nos décisions d’investissement, et ce, pour l’ensemble de notre portefeuille. En bâtissant cette stratégie, nous avons effectué des analyses en profondeur des marchés et des meilleures pratiques parmi les investisseurs institutionnels. Nous avons aussi été guidés par notre conviction de toujours, selon laquelle nous devons penser et agir en bâtisseurs dans tout ce que nous faisons. C’est pourquoi nous nous sommes fixés à la fois comme cible à court terme d’augmenter nos investissements de plus de 8 milliards de dollars dans les actifs sobres en carbone, et à moyen terme de réduire notre empreinte carbone de 25 % par dollar investi. Ce sont des objectifs ambitieux, réalisables, mesurables et sur lesquels nous rendrons des comptes à chaque année lors de la publication de notre rapport annuel», a-t-il ajouté.Dans le détail, cette stratégie prévoit notamment la prise en compte du facteur climatique dans chacune des décisions d’investissement de la CaisseLe déploiement de la stratégie adoptée représente un défi important pour la Caisse qui devrait voir, au cours des huit prochaines années, la valeur de ses actifs s’accroître significativement. À titre d’illustration, si l’actif de la Caisse devait augmenter de 60 % d’ici 2025, les changements climatiques feraient partie du processus décisionnel pour plus de 170 milliards de dollars de nouveaux actifs. «Dorénavant, nous aborderons les changements climatiques de la même façon que pour le risque : il s’agira d’un élément fondamental intégré à notre processus décisionnel».La stratégie prévoit également une augmentation des investissements sobres en carbone de 8 milliards de dollars sur 3 ans. La Caisse est déjà un des plus grands investisseurs en énergie renouvelable au monde, et s’engage à en faire encore plus. L’intensification des efforts mondiaux dans la lutte aux changements climatiques entraînera de nombreuses occasions d’investissement rentables pour les déposants au cours des prochaines années. À court terme, soit d’ici 2020, la Caisse va donc augmenter de 50 % nos investissements sobres en carbone, ce qui se traduit par des investissements additionnels de l’ordre de 8 milliards de dollars. «Notre stratégie nous donnera l’occasion par le fait même de contribuer par nos investissements au développement de plusieurs secteurs à faible empreinte carbone».Egalement au programme, une réduction de notre empreinte carbone de 25 % par dollar investi d’ici 2025. À moyen terme, soit entre 2017 et 2025, la Caisse s’engage à réduire de 25 % l’intensité carbone de son portefeuille global. Elle devient ainsi le premier investisseur institutionnel en Amérique du Nord à se donner une cible carbone couvrant l’ensemble de ses catégories d’actif. «Nos objectifs contribueront aux cibles de l’Accord de Paris convenues lors de la COP21. C’est donc dire que la prise en compte de cette cible sera intégrée au processus d’investissement de la Caisse». Dans le contexte de cette stratégie, la Caisse annoncera donc la révision de nos investissements pour en évaluer le profil rendement-risque et ainsi réduire d’ici 2025 la présence des actifs ayant une plus forte intensité carbone dans son portefeuille, par exemple, les activités liées à l’exploitation du charbon.La Caisse présentera des informations et des données sur les émissions de GES de son portefeuille dans le cadre de la publication de son rapport annuel, débutant avec le rapport 2017. Ces données permettront de suivre notre progression vers nos cibles d’investissement face au défi climatique. Les méthodes de calcul employées pour mesurer l’empreinte carbone du portefeuille seront conformes aux meilleures pratiques internationales et validées par les vérificateurs de la Caisse dans le cadre de leur vérification annuelle des informations financières.
Credit Suisse indique que les caisses de pension ayant confié leurs valeurs patrimoniales à ses bons soins ont entamé l’année 2018 sur un faux pas, rapporte L’Agefi suisse. L’indice de référence du groupe suisse a cédé 1,36% ou 2,34 points sur le premier trimestre, pour s’établir à 170,14 points. L’établissement tient toutefois à rappeler que cette correction, attribuée essentiellement au mois de février, survient dans la foulée d’une année 2017 faste (+8,05%). A l’exception des placements immobiliers et hypothécaires neutres, toutes les catégories d’actifs ont pesé sur la performance trimestrielle. Le bonnet d’âne revient aux actions suisses (-0,65%) et étrangères (-0,47%). Les obligations en francs (-0,15%) et en devises étrangères (-0,05%) n’ont constitué que des refuges tout relatifs.
Une soixantaine d’investisseurs comptabilisant plus de 1000 milliards de dollars d’actifs sous gestion appelle les entreprises du monde entier à réduire drastiquement l’impact de leur activité sur la planète, pour ainsi lutter contre le changement climatique.Ces 60 investisseurs ont envoyé une lettre aux dirigeants de 15 sociétés, déclarant vouloir investir dans des entreprises «écologiquement et financièrement durables» qui contribuent à une économie à faible émission de carbone. Parmi les entreprises interpellées, figurent notamment Whirlpool, Netflix et The Walt Disney Company, et autres sociétés à fortes émissions de carbone des secteurs de la production d'électricité et du ciment.L’initiative - soutenue notamment par l’ERAFP, la fondation Ethos, ou encore le fonds de pension de l’agence environnementale britannique (Environment Agency Pension Fund) - a été coordonnée par ShareAction, une organisation caritative promouvant l’investissement responsable. «En tant que gardiens de l'épargne, les fonds de pension ont un rôle important à jouer dans la transition vers une économie bas carbone, a déclaré Vincent Kaufmann, directeur de la fondation Ethos, qui représente les 24 fonds de pension suisses dans le groupe d’investisseurs ShareAction. L’une des façons d’y parvenir est de pousser les entreprises, qui sont les plus grands consommateurs d'énergie au monde, à trouver des alternatives plus ‘propres’. La collaboration entre les fonds de pension et les autres actionnaires peut être très efficace et puissante dans la conduite du changement, si les investisseurs incitent les entreprises à réaliser les objectifs prévus par l’Accord de Paris."Les entreprises font en effet face à des pressions croissantes pour publier et gérer les risques et opportunités liés au climat à la suite de l’Accord de Paris et du travail du groupe de travail du Gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney sur les informations financières liées au climat.En plus de coordonner cette initiative, ShareAction demande également aux investisseurs de soutenir la résolution des actionnaires de Shell, demandant à la société d'établir des objectifs climatiques alignés sur les Accords de Paris.
BLI – Banque de Luxembourg Investments (BLI), la société de gestion de fonds de Banque du Luxembourg, a annoncé, ce 18 avoir, avoir signé les Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies (UN PRI). Cette initiative repose sur six principes d’investissement responsable, dont la prise en compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG). Dans ce cadre, « BLI considérera encore davantage les critères extra-financiers dans le cadre de son approche de gestion », indique la société. « L’ajout de critères ESG à notre recherche est l’évolution logique de notre philosophie d’investissement, qui nous aide à appréhender plus globalement les sociétés de notre univers », a commenté Thierry Feltgen, responsable du projet ESG au sein de BLI, cité dans un communiqué.
Dans le droit fil de 2015 et 2016, le bilan 2017 de la société de gestion Novaxia, spécialisée dans le capital développement immobilier, est marqué par des résultats historiques. La collecte a ainsi fait un bond de 59% sur un an au niveau record de près de 100 millions d’euros alors qu’elle avait déjà progressé de 68% l’année précédente. L’Ebitda de l’entreprise dépasse 11 millions d’euros, soit plus du double de l’année précédente (5,1 millions d’euros). Le résultat net combiné de Novaxia atteint 6,5 millions d’euros à fin décembre 2017.Novaxia a lancé en 2017 trois fonds retail : Novaxia Immo Club 4, Novaxia Immo Evolution 2 et Novaxia Immo Opportunité 6. Par ailleurs, Novaxia a lancé un véhicule dédié à la clientèle institutionnelle conçu en partenariat avec Socfim et plusieurs banques du groupe BPCE avec une envelopper cible de 50 millions d’euros. Cette levée de fonds a rapidement été déployée à travers huit acquisitions immobilières, pour un montant de 174 millions d’euros contre 64 millions d’euros en 2016. Parallèlement, 6 cessions ont été dénouées auprès d’investisseurs institutionnels et notamment auprès de Swiss Life, SNI (groupe CDC), BNP REIM, OGIF et Batigère pour un montant de près de 80 millions d’euros.
Après HSBC, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup, c’est la banque américaine J.P. Morgan, qui envisage de déplacer une partie de ses équipes de Londres à Paris, rapporte le quotidien Les Echos. Près de 200 personnes, principalement dans les métiers de marché, seraient concernées par ce transfert qui n’est pas encore acté, mais fait l’objet d’intenses discussions entre les pouvoirs publics français et le management de la banque. Le sujet a été abordé lors d’une rencontre mercredi entre le numéro deux de la banque, Daniel Pinto, et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, à l’occasion des rencontres Paris Europlace à New York. La banque américaine a commencé à chercher des locaux pour accueillir ces nouveaux transfuges, possiblement dès l’année prochaine, dans l’hypothèse où Londres n’obtiendrait pas de période de transition pour quitter l’Union européenne.
J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) a annoncé, le 17 avril, la nomination d’Alistair Lowe en qualité de « managing director » et gérant de portefeuille senior au sein de sa division en charge des stratégies beta quantitative (« Quantitative Beta Strategies » ou QBS). Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé surpervisera l’équipe de gérant de portefeuilles « alternative beta » et actions quantitatives de QBS basée à New York. Il sera rattaché à Yazann Romahi, directeur des investissements de la division QBS.Avant de rejoindre J.P. Morgan AM, Alistair Lowe était consultant indépendant, conseillant à ce titre les gestionnaires d’actifs en matière d’allocation d’actifs et de construction de portefeuille. Auparavant, il a été conseiller senior auprès du comité d’investissement au sein d’AlphaSimplex, une société de gestion spécialisée en gestion alternative quantitative liquide. Il a effectué l’essentiel de sa carrière chez State Street Global Advisors, notamment au poste de directeur des investissements en charge des actions mondiales.
Acofi Gestion annonce son adhésion à la plateforme Medef Accélérateur d’Investissement (MAI), une association du monde entrepreneurial et financier créée par le Medef et ayant notamment pour membres les principales institutions financières (AFG, FBF, FFA, le réseau des fédérations professionnelles et des territoires du Medef). La plateforme lancée en octobre 2017 permet de mettre en relation les PME et les ETI avec des organismes financiers partenaires, susceptibles d’apporter des financements de longue durée adaptés à leurs besoins de croissance comme les fonds propres ou les prêts obligataires. A ce jour, une sélection de 22 fonds susceptibles de répondre aux besoins de croissance est référencée. Au total, plus d’un milliard d’euros est mobilisé sur toute la France, tous secteurs d’activité confondus, explique le communiqué. Acofi Gestion gère aujourd’hui 16 fonds pour plus de 2,6 milliards d’euros de capitaux confiés et a fait depuis plusieurs années du financement spécialisé des entreprises l’un de ces domaines d’expertise à travers différentes initiatives telles que Predirec Innovation 2020, fonds dédié au pré-financement du Crédit d’Impôt Recherche (CIR), ou Predirec Leasing Stratégique, fonds spécialisé dans le leasing d’équipements industriels stratégiques pour les entreprises.
La société d’investissement américaine Starwood Capital Group a annoncé, ce 18 avril, avoir levé 7,55 milliards de dollars à l’occasion de la clôture de son 11ème fonds immobilier opportuniste, Starwood Global Opportunity Fund XI. Il s’agit du plus important fonds de l’histoire de l’entreprise, indique Starwood Capital dans un communiqué. Désormais, les actifs sous gestion de la société s’élèvent à plus de 55 milliards de dollars.
Mirabaud & Cie (Europe) en Espagne a recruté Marta Raga au sein de son équipe de gestion patrimoniale en qualité de responsable de l’obligataire, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressée arrive en provenance de BNP Paribas Gestion de Inversions où elle a occupé le poste de directrice de l’obligataire. Auparavant, elle a travaillé au département marketing et relations avec les banques de Citibank Espagne.
A l’issue du premier trimestre 2018, les actifs sous gestion de Northern Trust se sont inscrits à 1.165 milliards de dollars, stables par rapport à fin décembre 2017 mais en progression de 16% par rapport à fin mars 2017, a annoncé le groupe financier américain ce 17 avril. La société ne communique aucun détail sur l’état de sa collecte. Dans le détail, le pôle « Wealth Management » affiche des encours sous gestion de 287,4 milliards de dollars à fin mars 2018, en baisse de 1% par rapport à fin 2017 et en hausse de 10% sur un an. Pour sa part, le pôle « Corporate & Institutional Services » détient 878,3 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin mars 2018, en hausse de 1% par rapport à fin 2017 et en progression de 19% sur an.En parallèle, les actifs sous conservation de Northern Trust ressortent à 8.111 milliards de dollars au 31 mars 2018, stable par rapport à fin 2017 mais en croissance de 14% sur an. Au total, les actifs sous conservation et sous administration s’élèvent à 10.785 milliards de dollars, en hausse de 1% par rapport à fin 2017 et en progression de 21% sur un an.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, le groupe Northern Trust a dégagé 1,48 milliard de dollars de revenus au premier trimestre, en hausse de 3% par rapport au quatrième trimestre 2017 et en progression de 15% par rapport au premier trimestre 2017. Son bénéfice net trimestriel ressort à 381,6 millions de dollars, en hausse de 7% par rapport au quatrième trimestre 2017 et en croissance de 38% sur un an.
Le gestionnaire d’actifs américain Loomis Sayles, affilié de Natixis Investment Managers, a annoncé, le 17 avril, la nomination de Kathleen Bochman au poste nouvellement créé de directrice de l’ESG (environnement, social et gouvernance). Dans le cadre de ses fonctions, elle sera chargée de sensibiliser l’ensemble des équipes d’investissements de la société aux principes ESG et d’identifier avec ces mêmes équipes la meilleure manière pour intégrer davantage les critères ESG dans leurs processus d’investissement. L’intéressée sera directement rattachée à David Waldman, directeur des investissements adjoint. Elle dirigera également le comité ESG de Loomis Sayles dont la vocation est de fournir un accompagnement stratégique aux équipes d’investissements et des formations internes sur l’ESG.Kathleen Bochman, qui compte 29 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs, a rejoint Loomis Sayle en 2006 comme analyste actions mondiales en charge du secteur financier, avant de devenir co-gérante de portefeuille. Elle a débuté sa carrière comme consultante chez Andersen Consulting avant de rejoindre State Street Research & Management où elle a officié en tant qu’analyste crédit puis responsable de la recherche crédit « investment grade ». Elle a ensuite intégré Wellington Management Company en qualité d’analyste crédit.
Amundi lance un nouveau fonds de crédit alternatif de leveraged loans destiné aux investisseurs institutionnels. Compartiment d’une SICAV de droit luxembourgeois, ce fonds baptisé «Amundi Leveraged Loans Europe 2018" investit principalement dans l’univers des prêts seniors assortis de suretés et émis dans le cadre du financement de LBO (leveraged buy-out) ou des opérations de croissance externe d’envergure. L’encours visé pour ce fonds commercialisé en France, Italie, Espagne, Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, Danemark, Norvège, Suède et Finlande est de 300 millions d’euros.Dans son communiqué, Amundi explique qu’"ayant dépassé - en montants émis - le marché européen des obligations à haut rendement (High Yield Bonds) en 2016 et 2017, les leveraged loans représentent un marché caractérisé par une taille et un volume importants et particulièrement intéressant dans le contexte actuel de remontée potentielle des taux d’intérêts. En effet ce type de prêts bancaires à taux variables génère pour l’investisseur des intérêts indexés sur l’Euribor (ou le Libor) et bénéficie également la plupart du temps d’un Euribor floor (plancher) à zéro». « Nous investissons à la fois sur les marchés primaire et secondaire pour profiter d’opportunités de marché, mais diversifions également les secteurs et les géographies présents dans le portefeuille. L’objectif de cette gestion active et diversifiée est de générer un rendement régulier et ce avec une faible volatilité », explique Thierry de Vergnes, responsable des fonds de dettes d’acquisition chez Amundi.Les émetteurs sélectionnés sont pour la plupart des entreprises européennes faisant l’objet de LBO par de grands acteurs du capital-investissement. Dans les conditions actuelles de marché, la gestion active du portefeuille de leveraged loans sélectionnés vise à générer un rendement de l’ordre de 4 % au-delà de l’Euribor jusqu’à l’échéance du fonds (6 à 8 ans) et offre une liquidité mensuelle.Globalement les équipes de la dette privée et des leveraged loans d’Amundi gèrent respectivement 5 milliards d’euros et 3 milliards d’euros sur cette classe d’actifs en s’appuyant sur la plateforme Fixed Income du groupe. Cette dernière est composée de 150 professionnels des obligations et des prêts, présents dans les grands centres d’investissement d’Amundi en Europe (Londres, Paris et Milan) et aux Etats-Unis (Boston).
Le géant américain de la gestion d’actifs BlackRock a annoncé, ce 17 avril, l’acquisition de Tennenbaum Capital Partners, une société de gestion spécialisée dans le crédit privé. La transaction, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés, devrait être finalisée au troisième trimestre 2018, sous réserve d’obtenir le feu des autorités réglementaires. « Cette acquisition renforce la position de BlackRock en tant que gestionnaire d’actifs de crédit à l’échelle mondiale et lui permet de fournir aux clients une large gamme diversifiée de produits et solutions d’investissements alternatifs », indique BlackRock dans un communiqué. De fait, Tennenbaum Capital Partners vient renforcer la plateforme « Global Credit » de BlackRock « à un moment où les clients se tournent de plus en plus vers le crédit privé comme une alternative en termes de rendement par rapport aux allocations obligataires traditionnelles », souligne le gestionnaire d’actifs américain.Les cinq associés de Tennenbaum Capital Partners – à savoir Lee Landrum, Michael Leitner, Howard Levkowitz, Philip Tseng et Rajneesh Vig – resteront en place à l’issue de l’opération, a fait savoir BlackRock. A l’issue de l’opération, Tennenbaum Capital Partners deviendra une filiale à 100% de BlackRock.Fondée en 1999 et basée à Los Angeles, Tennenbaum Capital Partners gère environ 9 milliards de dollars de capitaux pour le compte de ses clients. La société compte un peu plus de 80 collaborateurs qui rejoindront BlackRock à l’issue de la transaction.
Les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs de Morgan Stanley ont dégagé d’excellents résultats au premier trimestre. En gestion de fortune, le résultant avant impôts s’est inscrit à 1,2 milliard de dollars contre 973 millions de dollars au premier trimestre 2017. Les revenus nets ont totalisé 4,4 milliards de dollars contre 4,1 milliards de dollars un an plus tôt. Les actifs de la clientèle se sont inscrits à 2.400 milliards de dollars au terme du premier trimestre, dont 1.100 milliards de dollars générateurs de commissions. La collecte nette de flux générateurs de commissions s’est élevée à 18,2 milliards de dollars au premier trimestre.En gestion d’actifs, le résultat avant impôts ressort à 148 millions de dollars contre 103 millions de dollars un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 718 millions de dollars contre 609 millions de dollars au premier trimestre 2017. Les actifs sous gestion ont progressé à 469 milliards de dollars au terme du premier trimestre 2018 contre 421 milliards de dollars un an plus tôt.Le groupe a dégagé au premier trimestre un bénéfice net de 2,7 milliards de dollars, ou 1 ,45 dollar par action, contre 1,9 milliard de dollars ou 1 dollar par action pour des revenus nets de 11,1 milliards de dollars contre 9,7 milliards de dollars un an plus tôt.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Amundi is launching a new alternative credit fund of leveraged loans aimed at institutional investors. A fund, a sub-fund of a Luxembourg-registered SICAV entitled Amundi Leveraged Loans Europe 2018, invests primarily in a universe of senior loans with collateral, issued to finance leveraged buyouts or large-scale external growth operations. The assets in the fund, released in France, Italy, Spain, Germany, Austria, the United Kingdom, the Netherlands, Luxembourg, Belgium, Denmark, Norway, Sweden and Finland, total EUR300m. The issuers selected are mainly European companies which are undergoing LBO operations with major venture capital players. In current market conditions, the active management of the leveeraged loans portfolio aims to generate returns of about 4% higher than Euribor until maturity of the fund (six to eight years), and offers monthly liquidity. Globally, private debt and leveraged loan teams at Amundi manage EUR5bn and EUR3bn, respectively, in this asset class, with the support of the Fixed Income platform of the group. The platform is composed of 150 bond and debt professionals, present at the major investment centres of Amundi in Europe (London, Paris and Milan), and in the United States (Boston).
A small market niche is growing. Assets in environmentally themed funds have more than doubled between 2013 and 2017, and last year they grew by 49%, or slightly over EUR10bn, to a total of EUR32.2bn, according to the second edition of a European fund study by Novethic, released on 18 April. Inflows to green funds last year totalled EUR7.2bn, in addition to which come positive market effects of EUR3bn. This growth is largely a response to strong supporting signals from the European Commission, which has recently published its action plan for a greener and cleaner economy.The vast majority of green funds are equity funds, which represent 88% of assets and 82% of inflows. However, the dynamism of products dedicated to green bonds, first seen in 2015, remains strong. Their size has doubled between 2016 and 2017. They now account for more than EUR2bn, and are attracting more investors, as they represent 17% of inflows. The growth in the number of funds is less spectacular. The market has 176 green funds, 12 more than in 2016, which is the result of a dynamic of creation and also a movement on the part of asset management firms to restructure product ranges. There were 16 fund launches last year, for a total of EUR1.3bn in assets, half of which were green bond funds.France and Switzerland largely dominate the green fund market, whose growth remains uneven from one country to another. The leadership of the French can be seen in France’s market share of 32%, largely due to engagements by investors in line with the implementation of article 173 of the energy transition law, as well as engagements in line with strong political forces such as the ecological and energy transition for the climate (TEEC) label and the One Planet Summit in December 2017.Switzerland, for its part, with a market share of 30%, developed an environmental product range early on. Funds managed in France and Switzerland represent two thirds of assets, or more than EUR20bn, and more than half of funds (90). The United Kingdom, with a market share of 13%, has made green finance an axis of its post-Brexit attractions. Germany, Sweden and the Netherlands each represent a more modest 6% to 7% of the market. Even in these three countries, institutional investors appear increasingly involved in green investment approaches. A European dynamic in this area is not far off.The study also finds that funds with broadly environmental positioning are becoming more attractive. They have seen inflows of EUR3.27bn in 2017, followed by funds dedicated to water, which have seen inflows of over EUR1.8bn. Assets in these two categories total EUR10.6bn and EUR11.3bn, respectively. Assets in these two categories total EUR10.6bn and EUR11.3bn, respectively. The most notable movement of the past year concerns “low carbon” funds, half of which are tied to specific indices. Although assets total under EUR3bn (EUR2.72bn), they nearly doubled in size in 2017, and have seen the strongest inflows (+57%, for inflows of EUR867m). Returns of 17.6% last year are also the best in the green fund category.“It is important to have statistics to measure to weight of green finance. We can see the imperative to scale up these investments to meet growing demand, not only from institutional investors, but also from savings investors seeking to contribute to financing the transition in the European Union to a lower-carbon economy,” says Anne-Catherine Husson-Traore, CEO of Novethic. With this in mind, European standardisation remains a top priority, all the more so as the examples show that labelled funds are seeing a sustained dynamic. The technical group at the Commission which is to be created by the end of May, and the classifications that are to be presented in early 2019 are both major steps in this direction. This will be an essential step for this so-called little niche.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The index provider Solactive on 17 April announced the launch of the Solactive Autonomous & Electric Vehicles Index, a new index tracking the performance of companies involved in the production of electric and hybrid vehicles, and the development of self-driving technology. The index is based on the Algorithmic Theme Identification System (ARTIS), a proprietary algorithm-based screening tool developed by Solactive. ARTIS makes use of systems such as natural language processing to select companies that have best exposure to specific themes, Solactive says, without offering more detail. The index, denominated in US dollars, is composed of 75 companies, including electric vehicle and autonomous driving manufacturers, components producers, suppliers of raw materials and technology providers. Eligible companies must have a market capitalisation of at least USD500m. The composition of the index is adjusted every six months. The Solactive Autonomous & Electric Vehicles index is licensed to Global X and is used as the basis for the Global X Autonomous & Electric Vehicle ETF, listed on the Nasdaq stock exchange. In January, Solactive launched the Electric Vehicles and Future Mobility index in the United States. It is a smart beta index which will be used as underlying for an ETF to be listed on NYSE, entitled KraneShares Electric Vehicles and future Mobility ETF.
Intermediate Capital Group (ICG) announced the launch of a new European Infrastructure Investment team dedicated to investing in core and core-plus* infrastructure.The new strategy will be led by Guillaume d’Engremont who will become Managing Director and Head of European Infrastructure as of May. Also joining ICG are Jérôme Sousselier and Ludovic Laforge, who will report to Mr d’Engremont. The team was previously working together at EDF Invest.Mr d’Engremont has an eight year track record in infrastructure investment, following thirteen years in M&A, mainly at Rothschild. Most recently Mr d’Engremont was Head of EDF Invest, EDF’s investment arm in infrastructure, real estate and private equity, which he founded in 2013 and where he built and managed an investment portfolio of €5.4bn – 80% of which invested in transport and energy infrastructure assets across Europe including in France, UK, Italy, Spain, the Netherlands and Germany. He has held board positions in a number of infrastructure companies, including Nice Airport, Thyssengas, Porterbrook, TIGF/Terega, Geosel, Madrilena Red de Gas or Q-Park. He graduated from HEC.Mr Sousselier joins as Managing Director. Previously he was Head of Infrastructure at EDF Invest, where he was responsible for sourcing investments and identifying consortium partners, as well as driving the deal process. Mr Sousselier has an eight year track record in infrastructure investment, with an industrial focus/background, at EDF Invest and GE Alstom as well as M&A experience gained at Goldman Sachs. He has held board positions in a number of infrastructure companies such as Thyssengas, TIGF/Terega or Madrilena Red de Gas. He graduated from Sciences Po Paris and holds an MBA from Berkeley.Mr Laforge joins as Associate Director. Mr Laforge was part of EDF Invest infrastructure investment team responsible for sourcing and executing transactions across Europe, and managing portfolio companies. He previous worked in M&A at EDF and Rothschild. He has held board positions in a number of infrastructure companies such as Géosel or Nice Airport. He graduated from Sciences Po Paris.Commenting on the establishment of the new strategy, Benoît Durteste, Chief Investment Officer and Chief Executive Officer at ICG, said:“The investment opportunity in infrastructure is particularly compelling given the immense and growing demand for additional investment in European infrastructure assets. The ability to match long-lived, stable, high quality assets and a running yield is very appealing to investors with long-term liabilities. This makes it an exciting time to be launching a dedicated infrastructure strategy.“Guillaume d’Engremont and the team bring significant experience in both investing and managing high quality infrastructure assets. He and his team have real credibility in this asset class and will bring a new dimension to ICG. ”Guillaume d’Engremont said, “I am greatly looking forward to joining ICG and establishing a new European infrastructure equity investment strategy. We will be building on the existing strong track record of both the team and ICG’s own 29 years of offering investors strategies that generate income and consistently high returns while protecting investment downside”.
BLI – Banque de Luxembourg Investments (BLI), the fund management firm for Banque de Luxembourg, on 18 April announced that it has signed the United Nations Principles for Responsible Investment (UN PRI). The initiative is based on six responsible investment principles, including the consideration of environmental, social and governance (ESG) issues. With this in mind, “BLI will consider more extra-financial criteria as a part of its management approach,” the company says. “The addition of ESG criteria to our research is the logical development of our development philosophy,” the firm says. “The addition of ESG criteria to our research is the logical evolution of our investment philosophy, and will assist us to apprehend companies in our universe more globally,” says Thierry Feltgen, head of the ESG project at BLI, in a statement.
Les Womenomics font partie intégrante des Abenomics. Pour faire face à la chute programmée de la population active d’un tiers d’ici 2060, le gouvernement japonais a multiplié depuis 2013 les subventions aux entreprises favorables au travail des femmes. Ce sont effectivement les Japonaises qui vont faire la croissance des vingt prochaines années. Les débuts sont encourageants, mais la route est longue pour triompher des archaïsmes. Ainsi, dans les conseils d’administration, les administratrices occupent… 3,5 % des postes.
Érosion. Les achats de titres publics et d’obligations d’entreprise par la Banque de France dans le cadre du quantitative easing de l’Eurosystème – Banque centrale européenne (BCE) et banques centrales nationales –, a désormais un effet visible sur la typologie des détenteurs de titres. Pour les investisseurs non-résidents, la détention de titres français diminue régulièrement. « Le taux de détention non-résidente des titres émis » par les résidents français – c’est-à-dire la dette publique, la dette des entreprises, la dette bancaire et les actions cotées – est de 49 % à la fin décembre 2017. Il était de 51 % en 2016 et de 53 % en 2015. En un an, la détention de titres de dette publique à long terme s’est repliée de 3 points à 53 % : « Cette évolution est largement la contrepartie d’achats de titres par la Banque de France. » Les non-résidents détiennent par ailleurs 56 % des titres de dette des entreprises (contre 58 % un an auparavant) et 53 % des titres émis par le secteur bancaire, le seul à avoir collecté l’an dernier des achats nets non-résidents de 26 milliards d’euros. La préférence pour les marchés obligataires est nette : la France demeure le premier marché de la zone euro avec le tiers du total des émissions et représente même la moitié du marché corporate. Les actions cotées sont moins ciblées par les investisseurs étrangers qui ont dans leurs mains 37 % du stock (flux nets négatifs de – 12 milliards d’euros l’an dernier). L’encours total des titres est de 5.792 milliards d’euros dont 3.703 milliards de titres de dette, 602 milliards de titres corporates, 1.882 milliards de dette publique et 1.075 milliards de dette bancaire. Les actions totalisent 2.089 milliards.
Le recours aux sanctions contre un pays, sur une base bilatérale ou internationale, est entré dans le quotidien des investisseurs depuis des décennies. Leur efficacité d’abord médiocre est allée croissante au fil des années, surtout quand il s’agissait d’initiatives américaines. Washington n’a jamais fait mystère de sa volonté de faire de la domination mondiale de sa finance un vecteur privilégié de sa superpuissance. La suprématie du dollar dans les transactions commerciales, de l’ordre de 50 %, et plus encore dans les réserves de changes mondiales, supérieure à 60 %, demeure à ce jour incontestée. Elle interdit aux acteurs financiers internationaux, Etats, banques ou entreprises, d’espérer survivre durablement sans un accès assuré aux capitaux et financements en dollar. Qui enfreint les embargos, même indirectement, prend un risque mortel. La supranationalité du droit américain, forte de l’universalité de sa monnaie, ne laisse guère de chances aux fautifs d’échapper à la sanction. BNP Paribas ne le sait que trop.
Augures. C’est avec une régularité de métronome que la Banque d’Angleterre (BoE) (photo) va poursuivre la hausse de son taux de base. « La BoE va relever le bank rate de 25 points de base tous les six mois au cours de 2018 et de 2019 », assure l’équipe de recherche de Nomura. La première augmentation a eu lieu en novembre 2017, de 0,25 % à 0,50 %. Pour Nomura, les prochaines hausses sont programmées en mai et novembre de chaque année, sachant que la prochaine réunion du comité de politique monétaire aura lieu le 10 mai prochain. Par la suite, prévoit Nomura, la BoE entamera le processus de sortie du QE (programme d’achats de titres de 435 milliards de livres sterling) quand le taux de base atteindra 1,50 %, « dans environ deux ans ». Le processus se fera sur le mode passif, avec le non-réinvestissement des tombées de Gilts à échéance. Le mode actif, la vente du portefeuille sur le marché secondaire, viendra plus tard. Toujours selon Nomura, le resserrement monétaire par la réduction de la taille du bilan réduira la nécessité d’augmenter le taux de base à partir de 2020.