La société de gestion alternative Blueglen Investment Partners a signé un accord de partenariat sur plusieurs années avec Equita SIM pour la distribution en Italie et en Europe de fonds crédit européen. Equita sera le distributeur exclusif pour l’Italie des fonds de Blueglen, société fondée en 2016 par Guglielmo Sartori di Borgoricco et Chris Goekjian. Le premier fonds concerné par cet accord est un fonds Ucits appelé G10 Blueglen Equita Total Return Credit UCITS Fund ou BETR. Il s’agit d’un fonds investi en tranches junior de CLO, émissions obligataires junior et CDS des principaux émetteurs européens industriels et financiers. Ce fonds est en phase d’agrément auprès des autorités irlandaises et sera distribué dans les prochaines semaines en Italie.
Amiral Gestion a fait ses débuts en Italie, en annonçant jeudi un plan solide de développement dans la Péninsule, sans toutefois se fixer d’objectifs de collecte, rapporte Bluerating. La société de gestion indépendante, qui affiche un encours de 4,2 milliards d’euros, dispose d’une gamme de six fonds de la famille Sextant, qui sont en cours d’enregistrement en Italie.
En juin, Fineco Bank a enregistré une collecte nette de 674 millions d’euros, en hausse de 48 % sur un an. Sur ce total, 312 millions d’euros ont concerné la gestion d’actifs (+5 % en glissement annuel). Depuis le début de l’année, la société italienne a drainé 3,6 milliards d’euros, en augmentation de 24 % sur un an. La collecte sur la gestion collective a représenté 44 % de ce montant.
Aviva Investors a recruté huit professionnels de la gestion de Standard Life Aberdeen (SLA) pour occuper son bureau d’Edimbourg qui ouvre ce mois-ci, rapporte le Financial Times fund management. Cette rafle fait suite à l’arrivée en janvier de David Cummings, l’ancien responsable actions de Standard Life Investments. Les nouvelles recrues seront toutes rattachées à David Cummings, dont le départ de Standard Life a été un revers pour la société. Les recrutements concernent : Mikhail Zverev, responsable des actions monde; Alistair Way, responsable des actions émergentes mondiales ; Henry Flockhart et Adam McInally, gérants actions UK ; Jaime Ramos Martin et Ross Mathison, gérants actions monde, et Jonathan Taub et Will Malcolm, gérants marchés émergents. Tous occupaient des postes similaires chez SLA. Le bureau écossais d’Aviva a de la place pour 60 employés.
La société de gestion britannique River and Mercantile a réduit le montant mis de côté pour faire face à une éventuelle sanction pécuniaire de la Financial Conduct Authority (FCA), suite à une enquête liée à des problèmes de concurrence. En mars, le gestionnaire avait provisionné 1 million de livres. Désormais, cette somme a été réduite à 109.000 livres. « Le groupe a eu des informations de la FCA sur le montant probable de l’amende dans le cas où il devrait y en avoir une. La provision a été ajustée pour refléter ces informations », indique River and Mercantile. En novembre dernier, on apprenait que le régulateur britannique enquêtait sur quatre sociétés de gestion (Artemis Investment Management, Hargreave Hale, Newton Investment Management et River & Mercantile Asset Management), qui étaient suspectées d’avoir enfreint les règles de concurrence. Les sociétés auraient partagé des informations liées à une ou deux introductions en Bourse et un placement peu après la fixation des prix. Par ailleurs, sur les 11 mois au 31 mai, River and Mercantile a enregistré des souscriptions nettes de 2 milliards de livres. Ses encours à fin mai s’élèvent à 33,8 milliards de livres.
Old Mutual Global Investors (OMGI) va être renommé Merian Global Investors suite à son rachat par ses dirigeants, dont Richard Buxton, et TA Associates. Le nom, qui deviendra officiel cet automne à une date encore inconnue, a été inspiré par la scientifique, artiste et aventurière allemande Maria Sibylla Merian. Née à Francfort en 1647, elle a été l’une des premières scientifiques à remettre en question les mythes communément acceptés concernant sa discipline, apprend-on. « Notre nouvelle société indépendante pense qu’il y a de nombreuses synergies entre le travail et le personnage pionniers de Merian et sa vision, ses valeurs et sa culture. En outre, en tant qu’esprit universel, Merian personnifie l’approche multi-facettes qu’OMGI adopte en matière d’investissement. Dépourvues de processus d’investissement centralisé, et de directeur des investissements, les équipes d’investissement sont libres de poursuivre leur propres stratégies éprouvées », explique un communiqué. OMGI, qui gère plus de 25 milliards de livres, a aussi livré vendredi des détails additionnels concernant l’acquisition de la société. Les employés permanents participent désormais à une structure de rémunération qui les aligne à la valeur du capital de la société sur le long terme. Les membres de la direction et des gérants sont eux directement investis dans la boutique. OMGI a confirmé détenir la majorité des droits de vote, contrôlés par les six investisseurs ayant mené le rachat (Richard Buxton, Ian Heslop, Amadeo Alentorn, Mike Servent, Dan Nickols and Richard Watts) et l’équipe dirigeante, le reste étant contrôlé par TA Associates.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock vient de renforcer son équipe en charge des solutions de portefeuilles pour les assureurs avec la nomination d’Alexander Zeisler en qualité de « director », rapporte InvestmentEurope. Après une période de trois mois à Londres, l’intéressé sera basé à Francfort et sera rattaché à Marc Azzopardi, responsable mondial des solutions de portefeuilles pour les assureurs. La nouvelle recrue sera en charge des assureurs dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et il devra plus particulièrement développer l’activité sur le marché allemand. Alexander Zeisler arrive en provenance de Barclays Investment Bank où il a structuré la gestion actifs/passifs pour les assureurs et fonds de pension européens, et plus particulièrement les acteurs allemands.
Près de 22 milliards de dollars de projets d’investissement chinois en Malaisie viennent d’être suspendus par le gouvernement local, rapporte le quotidien Les Echos. Il s’agit d’un nouveau rebondissement dans le scandale de détournement de fonds lié à 1MDB, le fonds étatique malaisien. Kuala Lumpur cible trois grands projets d’infrastructures et suspecte une banque chinoise d’avoir aidé à masquer l’ampleur du délit. L’affaire fait déjà l’objet d’enquêtes dans dix pays. La décision du gouvernement malaisien s’inscrit dans la volonté du Premier ministre, Mahathir bin Mohamad, de combattre la corruption qui s’était développée sous le mandat de son prédécesseur. Najib Razak aurait notamment accordé des avantages démesurés aux entreprises publiques chinoises lors de la signature de contrats d’investissement. Ces contrats portaient sur la construction d’une ligne de chemin de fer de plus de 600 km le long de la côte est du pays et de deux oléoducs. Les organismes gouvernementaux malaisiens ont notifié mercredi aux entreprises publiques chinoises la suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre des trois projets en raison de coûts excessifs. Plus grave, le ministre des Finances malaisien, Lim Guan Eng, soupçonne les fonds destinés aux projets d’oléoducs – plus d’un milliard de dollars pour chacun – d’avoir été détournés pour masquer les dettes du fonds 1MDB. Ces prêts, obtenus auprès de la Banque d’exportation et d’importation de Chine, auraient servi à racheter des terres au fonds étatique pour lui permettre de payer ses dettes.
UBP a fusionné deux stratégies durables gérées par Martin Moeller, co-responsable des actions suisses et monde au sein de la société, a appris Citywire Selector. Le fonds UBAM Global Equity Income fund a été intégré dans le UBAM Global Equity Sustainable Growth. Martin Moeller reste en charge du fonds restant, lequel garde son nom et sa stratégie d’investissement.
Stapi Pension Fund, un fonds de pension islandais, a nommé Brynjar Por Hreinsson en qualité de directeur des investissements, rapporte le site IPE.com. L’intéressé remplace Arne Vagn Olsen, qui a pris sa retraite après avoir occupé ce poste depuis 2012. En parallèle, le fonds de pension a nommé Otto Holm Reynisson au poste de directeur des risques. Il travaillait précédemment au sein du département de gestion des risques d’Islandsbanki. Il remplace Jona Finndis Jonsdottir, qui était responsable des risques depuis 2012 et a été promu au poste de directeur des affaires juridiques.
Les investisseurs souverains retrouvent de l’appétit pour le risque. En l’espace d’un an, les actions ont en effet pris le relais des obligations en tant que principale classe d’actifs dans les portefeuilles des fonds souverains et des banques centrales. Tel est le principal enseignement de la sixième étude « Invesco Global Sovereign Asset Management Study », menée par Invesco auprès de 126 investisseurs souverains individuels et gestionnaires de réserves de banques centrales à travers le monde qui représentent collectivement 17.000 milliards de dollars d’actifs. De fait, l’allocation moyenne en actions des fonds souverains et des banques centrales est passée de 29% en 2017 à 33% en 2018. Cet intérêt accru pour les actions s’explique par plusieurs facteurs, dont principalement la hausse des marchés boursiers. « En moyenne, les marchés actions progressé de 8,7% selon les sondés », note l’étude. Un choix pour les actions qui s’est avéré payant et qui a largement aux performances de leur portefeuille. Ainsi, les investisseurs souverains ont vu leurs performances augmenter à 9,4% en 2017, contre 4,1% en 2016.Dans ce contexte, compte tenu de l’augmentation de l’allocation aux actions ces cinq dernières années, près de la moitié des investisseurs souverains interrogés surpondèrent désormais modestement, voire significativement cette classes d’actifs. Certains d’entre eux font toutefois preuve de plus de prudence. Ainsi, plus d’un tiers (35%) des sondés envisagent de réduire la pondération des actions à moyen terme (à savoir un horizon de 3 ans), non de manière radicale mais via des allègements modérés, selon l’étude.Les investisseurs envisageant de réduire la pondération aux actions avancent deux raisons majeures : d’une part le niveau élevé des valorisations en termes absolus et relatifs et, de l’autre, le risque de correction qui menace les marchés, que ce soit pour des motifs géopolitiques ou liés aux cycles économiques. « Les craintes macroéconomiques, comme la possibilité d’une guerre commerciale, font partie des facteurs qui pèsent sur les marchés, tout comme la situation de la Chine, le niveau des valorisations ou l’évolution de l’inflation », détaille l’étude.Cette étude met également en lumière une évolution notable dans les approches des investisseurs pour accroître la pondération des actions dans leurs portefeuilles. En effet, « la gestion passive et, dans une certaine mesure, la gestion factorielle, occupent une place de plus en plus importante », note Invesco. De fait, au cours des 3 dernières années, 45% des investisseurs souverains ont réduit leur exposition aux stratégies actives au profit de la gestion passive et factorielle. Ainsi, au cours des 3 dernières années, 35% des investisseurs souverains ont augmenté leur exposition aux stratégies passives tandis que 53% d’entre eux ont renforcé leur allocation aux stratégies factorielles. Désormais, « moins de la moitié des portefeuilles actions font l’objet d’une gestion active », poursuit l’étude. Cette tendance est particulièrement marquée avec les investisseurs souverains des pays occidentaux, alors que les homologues du Moyen-Orient sont toujours très friands de la gestion active, avec une moyenne de 65% des portefeuilles gérés selon cette approche.La montée en puissance de la gestion factorielle dans les portefeuilles ne devrait pas se démentir à court terme. De fait, au cours des trois prochaines années, 56% des investisseurs souverains envisagent d’augmenter encore leur exposition à la gestion factorielle. « La gestion factorielle s’impose de plus en plus dans la région Asie-Pacifique (6% des portefeuilles actions y ont recours), mais pour l’instant cette approche reste moins développée que dans les pays occidentaux et du Moyen-Orient où 14% et 10% des portefeuilles actions utilisent des stratégies factorielles, respectivement », observe l’étude. Seul ombre au tableau : plus d’un tiers des investisseurs souverains pensent réduire leurs allocations passives au profit de la gestion factorielle ou de stratégies actives spécifiques, selon cette étude.Si les actions restent au cœur des portefeuilles des investisseurs souverains, ils n’en délaissent pas pour autant les investissements alternatifs. Selon l’étude d’Invesco, l’allocation moyenne aux actifs alternatifs a en effet doublé en cinq ans pour atteindre le niveau record de 20% en 2017. « Ces investisseurs ont perçu de plus en plus les nombreux avantages apportés par ces classes d’actifs au sein de leurs portefeuilles », estiment les auteurs de l’étude. Si l’immobilier et le capital-investissement demeurent les classes d’actifs les plus appréciés – représentant respectivement 7,7% et 6,4% de leurs encours totaux en 2018 –, les infrastructures gagnent en importance, en particulier auprès des plus grands investisseurs souverains. De fait, ils représentent 3,2% de leurs portefeuilles en 2018, contre 2,1% en 2017. « Les marchés non-cotés sont recherchés par de nombreux investisseurs en raison de l’horizon d’investissement à long terme et le caractère illiquide de nombreuses classe d’actifs de ces marchés », résume Alex Millar, Head of EMEA Sovereigns, Middle East and Africa Institutional Sales chez Invesco. Les sondés ont identifié des opportunités intéressantes dans les infrastructures et la dette privée, alors qu’elles se font plus rares dans les capital-investissement en raison d’une concurrence accrue pour l’acquisition des actifs et d’une surenchère des prix. 61% des sondés jugent même le segment du capital-investissement surévalué. » Malgré ces inquiètudes, les investissements alternatifs ont encore de beaux jours devant eux. De fait, la plupart des investisseurs souverains interrogés vont en effet maintenir leur allocation aux marchés non-cotés au cours des prochaines années, conclut l’étude.
Fineco Asset Management, la société de gestion irlandaise du groupe italien Fineco Bank, a nommé Grace Carbery en tant que gérante, a appris InvestmentEurope. Un porte-parole de Fineco a confirmé l’arrivée, précisant qu’elle serait impliquée dans la sélection de fonds. Avant de rejoindre Fineco en juin, Grace Carbery était gérante obligataire chez AllianceBernstein.
Amundi a perdu un cinquième de sa capitalisation ces dernières semaines, les actionnaires de la principale société de gestion en Europe vendant en réponse à une vague de rachats dans son activité italienne, relève le Financial Times. Un an après l’acquisition de Pioneer Investments pour 3,5 milliards d’euros, Amundi est pour le quotidien financier la principale victime des rachats subis par les fonds dédiés aux particuliers suite aux turbulences politiques dans le pays. La décollecte des fonds ouverts italiens a atteint 2,36 milliards d’euros en mai, dont 1,05 milliard pour Amundi, soit 45 % du total, selon les statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des fonds. Le cours d’Amundi est en repli de 20 % depuis début mai. Environ 12 % des encours totaux d’Amundi sont basés en Italie. Au total, la société a subi des rachats de 310 millions d’euros en mai.
Après avoir lancé une succursale en Italie, Gamma Capital Markets, société de gestion de droit maltais autorisée en Italie, prépare la constitution d’un petit réseau de conseillers financiers qui puisse offrir à une clientèle institutionnelle et privée des services de conseil et de gestion de patrimoine, rapporte Bluerating. Vito Ferito, directeur commercial, aura comme mission de monter ce réseau de conseillers financiers. L’idée est de recruter dans les trois ans qui viennent des professionnels disposant d’un portefeuille de 20 millions d’euros distribués sur un nombre limité de clients.
Le gestionnaire d’actifs Wells Fargo Asset Management (WFAM) a annoncé, ce 5 juillet, la cession de sa participation majoritaire au capital de Rock Creek Group (Rock Creek) à sa fondatrice, Afsaneh Beschloss, et son équipe. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être bouclée à la fin du mois d’août 2018. Concrètement, l’équipe dirigeante de Rock Creek a acquis 65% de son capital. Elle détiendra désormais 100% de la société. « La décision a été prise conjointement par les directions de Wells Fargo et de Rock Creek et elle reflète leur opinion partagée selon laquelle la transaction permettra d’accompagner les orientations stratégiques de chaque société », indiquent Wells Fargo et Rock Creek dans un communiqué commun. Tous deux estiment par ailleurs « que les clients de Rock Creek seront mieux servis par une structure dirigée par sa fondatrice et l’équipe dirigeante ».Disposant de bureaux à Washington et New York, Rock Creek est une société de gestion qui utilise une technologie axée sur les données pour réaliser des investissements. Fondée en 2002, elle affiche actuellement 14 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Elle compte parmi les membres de son conseil consultatif Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine. Rock Creek est une filiale de Wells Fargo Funds Management depuis décembre 2012, date à laquelle WFAM a acquis 35% du capital. En avril 2014, WFAM avait porté sa participation à 65% du capital.
Changement de cap pour le fonds Sextant Autour du Monde. Dans une lettre aux porteurs datée du 2 juillet, Amiral Gestion a en effet annoncé sa décision, à compter du 9 juillet 2018, de déléguer la gestion d’une partie des actifs du fonds commun de placement Sextant Autour du Monde à sa filiale de droit singapourien, Amiral Research, dont la dénomination deviendra prochainement Amiral Gestion Singapore. Amiral Research est titulaire de la licence Capital Markets Service Licence (CMLS) délivrée par le régulateur singapourien, la Monetary Authority of Singapore (MAS) en date du 28 mai 2018.Dans le cadre de cette délégation, effectuée en sous-portefeuille, la stratégie sera principalement la sélection de valeurs sur l’Asie, précise Amiral Gestion. « Cette délégation vise à optimiser le dispositif de sélection des ‘valeurs asiatiques’ par l’équipe locale disposant de ressources humaines et techniques appropriées pour assurer une analyse, un suivi plus fin, plus étendu et une plus grande proximité avec le management de ces valeurs », indique la société de gestion. Amiral Gestion (Paris) continuera toutefois à assurer le suivi et la gestion d’actions asiatiques et à générer de nouvelles idées d’investissement. De même, « Amiral Gestion (Paris) restera responsable de la gestion administrative et comptable de l’OPCVM et mettra en œuvre des contrôles adaptés sur sa filiale sur les activités qui lui sont confiées », conclut la société de gestion.
BlackRock a choisi Paris, plutôt que Londres, comme nouvelle base pour fournir des services de gestion alternative en Europe et en Asie, a appris le Financial Times. Cela s’inscrit dans le cadre de l’offensive de charme lancée par Emmanuel Macron pour attirer des sociétés internationales dans le sillage du Brexit. La décision de BlackRock fait suite à des mois de séduction par l’établissement français, notamment une réunion entre Emmanuel Macron et Larry Fink, le directeur général de la société de gestion, à l’Elysée. BlackRock, qui aligne déjà une cinquantaine de personnes à Paris et gère environ 30 milliards d’euros pour des clients français, a demandé à l’Autorité des marchés financiers, il y a deux semaines, une licence pour établir une société de gestion de fonds alternatifs dans le pays (AIFM). La société espère recevoir l’agrément en septembre. Selon le FT, le président français a aussi convaincu Citigroup de s’agrandir en France.
Meeschaert Asset Management (Meeschaert AM) rationalise sa gamme de fonds. Dans deux lettres aux porteurs séparées, datées du 29 juin et du 2 juillet, la société de gestion annonce en effet sa décision de fusionner les fonds MAM AmeriQuant et MAM Terra Nostra au sein du fonds MAM Sustain USA. Cette double opération de fusion a été agréé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 22 juin 2018, précise Meeschaert AM. Pour les deux fonds concernés, cette fusion sera effectuée sur la valeur liquidative du 17 août 2018 calculée le 20 août 2018. « A l’occasion de la fusion, le FCP MAM Sustain USA sera créé et recevra par apport l’ensemble de l’actif et du passif » des deux fonds, indique la société de gestion.MAM Sustain USA, le fonds absorbant, prendra en compte des critères ESG en sélectionnant majoritairement des grandes capitalisations américaines contenus dans le S&P 500, note Meeschaert AM. Pour sa part, le fonds MAM AmeriQuant est majoritairement investi en actions américaines de toutes capitalisations selon un modèle systèmatique et sans dimension ESG. Quant à lui, le fonds MAM Terra Nostra est majoritairement investi en actions internationales du secteur des matières premières sans dimension ESG.Concrètement, MAM Sustain USA investira au moins 75% de son actif en actions américaines et en mettant en œuvre une stratégie ISR. Les actions de petites capitalisations seront écartées. Pour le choix des valeurs composant le portefeuille, la société de gestion s’appuiera entre autre sur la recherche ESG approfondie de Sustainalytics pour sélectionner des entreprises à larges capitalisations, contenues dans l’indice S&P 500 et respectant la dignité humaine et agissant pour un développement économique et humain durable (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance). Le fonds sera en majorité investi dans des compagnies à grande capitalisation américaines de l’indicateur de référence S&P 500 Net Total Return Index. Le fonds MAM AmeriQuant était supervisé par Gregori Volokhine et affichait 30,5 millions d’euros d’actifs sous gestion au 31 mai 2018. Quant à lui, le fonds MAM Terra Nostra était géré par Aurélien Taïeb et Guillaume Chaloin et affichait 1,5 millions d’euros d’actifs à fin mai 2018.
Oddo BHF AM prévoit de lancer deux fonds thématiques à la fin de l’année, a dévoilé le directeur des investissements, Laurent Denize, à Citywire Selector. L’un des fonds sera centré sur l’intelligence artificielle et l’autre sur la « belle vie ». Nicolas Chaput, le CEO d’Oddo BHF AM, a par ailleurs annoncé plusieurs initiatives dans le domaine du non coté, dont un fonds de fonds de capital risque et un fonds secondaire. Un fonds de dette privée, géré à Francfort, sera aussi lancé début 2019.
Le fonds immobilier résidentiel paneuropéen d’Aberdeen Standard Investments, ouvert aux investisseurs français depuis avril 2018, vient de réaliser ses 2 premiers investissements pour une valeur de 125 millions d’euros. A Vienne, le fonds Pan European Residential Property s’est engagé à financer deux phases de développement du « Das Ensemble », qui inclut 244 appartements, une aire de jeux pour enfants, un supermarché, une pharmacie et 113 places de parking. Ce bâtiment doit être achevé début 2020.Le fonds a aussi négocié les termes de l’acquisition d’un complexe résidentiel de 10.529 mètres carrés à Teglholmen à Copenhague bâti en 2014. Cette transaction devrait être bouclée avant la fin du troisième trimestre 2018. L’actif comprend 105 appartements sur sept étages, deux centres commerciaux au rez-de-chaussée et un parking pour 75 voitures. Il bénéficie d’énergie solaire. Le fonds a été lancé en mars avec un investissement initial de 355,5 millions d’euros de la part de neuf investisseurs venant des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Suisse et du Royaume-Uni. Le fonds doit boucler son deuxième tour de table à la fin du troisième trimestre 2018, avec l’objectif d’atteindre des actifs bruts de plus de 1,5 milliard d’euros.
Tanguy Besrest, ancien gérant de Nordea, a rejoint début juillet la société de gestion luxembourgeoise Nevastar Finance, selon le profil LinkedIn de l’intéressé. Il occupe le poste de responsable de la gestion de portefeuille (« Head of Portfolio Management »). Il s’agit d’un retour aux sources pour Tanguy Besrest qui avait débuté sa carrière chez Nevastar Finance en 2008 comme analyste quantitatif avant de devenir gérant de portefeuille en 2014. Mi-2016, il avait ensuite rejoint Nordea en tant que gérant de portefeuille senior, en charge de plusieurs fonds de fonds, jusqu’à son départ en mai 2018, toujours selon son Profil LinkedIn.
L’affilié de Natixis Investment Managers dédié à l’investissement responsable met trois fonds à disposition des conseillers en gestion de patrimoine. Mirova sera également présent pour la première fois au salon Patrimonia cette année en septembre. «Mirova prévoit également d’élargir la gamme proposée 2019 en intégrant des stratégies existantes ainsi que de nouvelles solutions spécialement conçues pour cette clientèle», selon un communiqué de presse. La société de gestion explique ces choix par l’intérêt grandissant porté par les particuliers à l’investissement socialement responsable.
Le fonds d’incubation et d’accélération de Place, Emergence, annonce lundi un investissement de 50 millions d’euros dans le fonds Valeurs Croissance Rendement, géré par Gaspal Gestion. Lancé en mai 2008, Valeurs Croissance Rendement a pour objectif de rechercher une performance basée sur la croissance des revenus distribués par les sociétés sélectionnées pour leur qualité. Il réalise une performance sur les 10 ans écoulés de 75,35% contre 22,97% pour l’EuroStoxx 50, dividendes nets réinvestis.
Le gérant britannique Aberdeen Standard Investments va devenir l’opérateur d’un fonds investi dans des hôtels et de l’immobilier commercial à Cuba. Lancé en 2001 ce fonds, baptisé Ceiba, gère déjà 130 millions de livres sterling d’actifs dans l'île et a annoncé vendredi son intention de lever 100 millions supplémentaire en se cotant sur un compartiment spécial du London Stock Exchange. Dans le cadre de ce listing, le directeur général de Ceiba deviendra gestionnaire de portefeuille au sein d’Aberdeen Standard Investments.
A la suite de son appel d’offres lancé en novembre dernier, la CAVAMAC a sélectionné quatre sociétés de gestion (dont 2 titulaires d’un mandat dit stand-by) pour assurer la mise en place et la gestion de 2 organismes de placement collectif de droit français sous la forme de Fonds d’investissement à Vocation générale dédiés à la CAVAMAC et destinées quasi exclusivement à cette caisse. Parmi les 11 dossiers qu’elle a reçus, la caisse de retraite a retenu ceux de Sycomore AM, Lazard Frères Gestion, Oddo BHF, et AXA IM. Pour consulter l’avis complet, cliquer ici. AB.
Cette semaine, l’Autorité des marchés financiers a apporté sa contribution au débat européen sur les fonds pseudo-actifs, ces produits qui se contentent de répliquer un indice de référence alors même qu’ils facturent des frais relevant de la gestion active. Le régulateur français a proposé une méthode alternative à celle traditionnellement employée de l’« active share ». Sa méthode privilégie l’analyse des rendements des fonds. Utilisant uniquement des données de marché, elle vise à mesurer un degré d’activité relative au sein d’une population de fonds donnée, ainsi que sa persistance dans le temps.Pendant ce temps, les ETF continuent de croître, mais à un rythme plus faible que ces derniers mois. Les ETF/ETP cotés en Europe ont enregistré au mois de mai une collecte nette de 2,89 milliards de dollars, un montant inférieur de plus de 77% par rapport aux 12,7 milliards de dollars de flux nets positifs du mois de mai 2017, selon des statistiques communiquées par ETFGI. Le marché reste promis à un bel avenir. Surtout dans certains domaines. Selon une enquête réalisée par State Street Global Advisors, 83 % des investisseurs institutionnels et des gérants de fortune anticipent une augmentation des flux vers les ETF intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance entre 2018 et 2023. Une autre étude, de Tabula, met quant à elle en avant l’intérêt des investisseurs pour des ETF obligataires.Autre document important publié cette semaine : le rapport sur les cryptomonnaies. Son auteur, Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur de la Banque de France, note que des « orientations rapides et claires sont nécessaires » pour les gestionnaires d’actifs. « Il existe un danger immédiat de voir les cryptomonnaies pénétrer les portefeuilles de placement des organismes de placement collectif. Elles acquéraient par ce biais une liquidité et un statut, ouvrant la voie à de nombreux développements (construction d’indices, de produits dérivés, de fonds dédiés) propres à l’apparition d’un risque systémique ».NewsManagers apprenait par ailleurs cette semaine que La Française allait probablement perdre un mandat de 11 milliards d’euros de Nord Europe Assurances, dans le sillage de la fusion des assureurs du Groupe Crédit Mutuel CM 11 et du Crédit Mutuel Nord Europe.Pour finir, les Rothschild, ont enterré la hache de guerre. Les groupes Rothschild & Co et Edmond de Rothschild ont annoncé, ce 29 juin, avoir trouvé un accord sur l’utilisation de leur marque respective « afin de poursuivre le développement de leurs métiers et de leur clientèle ».
Le gérant britannique Aberdeen Standard Investments va devenir l’opérateur d’un fonds investi dans des hôtels et de l’immobilier commercial à Cuba. Lancé en 2001 ce fonds, baptisé Ceiba, gère déjà 130 millions de livres sterling d’actifs dans l'île et a annoncé vendredi son intention de lever 100 millions supplémentaire en se cotant sur un compartiment spécial du London Stock Exchange. Dans le cadre de ce listing, le directeur général de Ceiba deviendra gestionnaire de portefeuille au sein d’Aberdeen Standard Investments.