Le marché français de la gestion collective a enregistré au premier trimestre des souscriptions nettes de 14,534 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’EuroPerformance. Cette collecte a été tirée par les fonds de trésorerie, qui ont vu rentrer en net 18,974 milliards d’euros, grâce à un retour des investisseurs sur les actifs de court terme, et dans une moindre mesure par les fonds obligataires (+2,148 milliards).Toutes les autres catégories de fonds ont accusé un solde négatif, et plus particulièrement les fonds actions qui ont vu sortir un total de 3,16 milliards d’euros. Dans le détail, les fonds actions Amérique et des fonds actions Asie affichent une décollecte trimestrielle de respectivement 39 millions d’euros et 25 millions d’euros. Parallèlement, les investisseurs ont continué de se tenir à l’écart des fonds des catégories actions France, euro et Europe : ces catégories enregistrent une décollecte de 3,4 milliards d’euros. Sur le trimestre, seuls les fonds de catégorie actions internationales et actions marchés émergents affichent une collecte (+676 millions d’euros).Parmi les différentes catégories de fonds actions sectorielles (322 millions d’euros de rachats sur le trimestre), seule la catégorie des fonds actions finance enregistre des flux d’investissement significatifs (+125 millions d’euros).Les fonds diversifiés, les OPCVM garantis ou à formule et les fonds alternatifs affichent quant à eux des décollectes de respectivement 1,715 milliard, 1,297 milliard et 416 millions d’euros.Au total, si l’on ajoute un effet de marché positif de 26,141 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, les encours du secteur français de la gestion collective ont progressé de 6 % par rapport au trimestre précédent à 770,65 milliards d’euros.
Lazard Frères Gestion lance Objectif Oblig Emergentes 2018, un FCP daté (échéance 2018) investi sur les obligations d’entreprises de pays émergents. Le fonds vise un taux de rendement brut actuariel proche de 7 % (non garanti). Le gérant du fonds, Lionel Clément, alloue une part prépondérante du portefeuille à l’Amérique Latine, complétée par des investissements en Asie et en Europe Centrale. «L’intérêt de cette classe d’actifs réside dans le fait que l’ensemble des pays émergents bénéficie d’un environnement macroéconomique particulièrement favorable, notamment un taux de croissance plus élevé que dans la zone euro et une balance commerciale excédentaire», indique la société de gestion. «En dépit de ce contexte porteur, elle présente une importante prime de risque. A notation équivalente, le rendement d’une entreprise d’un pays émergent est supérieur à celui d’une société européenne», ajoute-t-elle.La période de souscription s’étend du 16 avril au 29 juin 2012 inclus. CaractéristiquesCodes ISIN : Part C FR0011223098, Part D FR0011228568Date d’agrément du fonds : 30 mars 2012 Durée de placement recommandée : 6 ans et demiFrais de gestion : 1,25 % TTC de l’actif net, hors OPCVM Droits d’entrée non acquis au FCP : 2% TTC Max Droits de sortie : néant
La société de gestion alternative Skybridge Capital, dont les actifs gérés et conseillés s'élèvent à environ 6,2 milliards de dollars (à fin février 2012), vient de recruter cinq personnes dans ses équipes de distribution aux Etats-Unis et en Europe, rapporte Hedgeweek.Outre quatre personnes aux Etats-Unis, Skybridge Capital a recruté Henrik P Molin en qualité de directeur du marketing pour les activités européennes de la société.Henrik P Molin, qui sera basé à Zurich, a notamment travaillé pour Systeia Capital Management.
Le groupe français AG2R La Mondiale serait sur le point de se lancer sur le marché britannique par le biais de son pôle de gestion de fortune international La Mondiale Europartner (LMEP), une société cotée au Luxembourg, selon InvestmentEurope.Les actifs sous gestion de LMEP, détenue par La Mondiale (65%) et Aegon (35%), s'élèvent à plus de 4 milliards d’euros.
Les classes d’actifs risqués ont été confrontées aux incertitudes sur la croissance mondiale et la zone euro au cours de la semaine au 11 avril. Les fonds d’obligations high yield ont ainsi terminé dans le rouge pour la première fois depuis près de cinq mois, selon les données communiquées par EPFR Global.Les fonds d’actions ont enregistré une décollecte nette de 9,26 milliards de dollars alors que les fonds obligataires ont drainé un montant de seulement 2 milliards de dollars.Les fonds monétaires ont terminé la semaine sur une décollecte nette de 1,7 milliard de dollars, les rachats aux Etats-Unis effaçant très largement les souscriptions enregistrées en Europe.
Henning Stegmayer, directeur du marketing et de la communication d’Universal-Investment, a été nommé de surcroît membre de la direction générale de la filiale de distribution Universal-Vertriebs-Services GmbH (UVS), aux côtés de Christian Rauner, qui dirige le pôle private label funds & services. Ce rapprochement du marketing et de la distribution est destiné à promouvoir les ventes de fonds «produits blancs» auprès de nouveaux partenaires et dans d’autres pays que les germanophones.A fin mars, Universal-Investment gérait 406 fonds offerts au public avec un encours total de 14,4 milliards d’euros, soit 80 fonds et plus de 2 milliards d’euros de plus que deux ans auparavant.
Certes, les fonds immobiliers offerts au public SEB Immoinvest (6,35 milliards d’euros) et le CS Euroreal (6 milliards) de Credit Suisse risquent fortement de devoir être liquidés à partir du mois prochain au bout de deux ans de gel des remboursements, mais ce n’est pas un problème de qualité de la gestion, aussi surprenant que cela puisse paraître, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De fait, il semble bien que l'élément déterminant soit que le gestionnaire dispose d’un réseau captif pour distribuer ses produits. C’est le cas pour REEF (Deutsche Bank) avec le Grundbesitz Europa, de Deka (caisses d'épargne) avec le Deka ImmoEuropa ou d’Union Investment (banques populaires) avec le UniImmo: Europa qui n’ont aucun problème pour faire absorber les parts remboursées par d’autres clients dans les agences.Le journal rappelle qu’actuellement les fonds immobiliers offerts au public qui fonctionnent normalement représentent un encours de 61,5 milliards d’euros, que les fonds gelés pèsent 13,9 milliards et que les fonds en liquidation ont 9,7 milliards. Les fonds immobiliers offerts au public ont affiché des collectes nettes chaque année depuis 2008, et ils ont encore drainé 1 milliard d’euros sur les deux premiers mois de cette année.
Les hedge funds ont commencé à déserter le très chic quartier de Mayfair à Londres pour des zones plus modestes de la capitale britannique, rapporte le Financial Times. Compte tenu des marchés difficiles, du durcissement de la réglementation et de l’alourdissement de la fiscalité, de moins en moins de gérants de hedge funds peuvent se permettre de louer des bureaux à Mayfair et St James. La moitié de tous les gérants basés à Londres sont désormais installés dans ces deux quartiers, contre 70 % il y a deux ans, selon les données de Cushman and Wakefield.
La société de gestion Polar Capital a indiqué le 16 avril que ses actifs sous gestion avaient dépassé la barre des 5 milliards de dollars au 31 mars 2012 pour atteindre 5,083 milliards de dollars contre 4,24 milliards de dollars à fin décembre 2011 et 3,88 milliards de dollars à fin mars 2011. Les actifs des fonds long only s’élevaient fin mars à 4,36 milliards de dollars, ceux des hedge funds à 718 milliards de dollars.Polar Capital précise dans un avis boursier que sur les douze derniers mois à fin mars, la collecte nette s’est élevée 1,11 milliard de dollars pour les fonds long only, les hedge funds subissant une décollecte de 67 millions de dollars sur la même période. Les effets marchés et devises représentent un montant positif de 164 millions de dollars, dont 150 millons pour les fonds long only.
Avec Bank of Communication International Trust, Ping An Russell va lancer en Chine un fonds de gérants (Manager of Managers) qui sera destiné aux investisseurs institutionnels, aux détenteurs d’une licence QFII et aux particuliers, rapporte Z-Ben Advisors. L'équipe va rechercher des gérants de fonds en Chine continentale, aussi bien des spécialistes des mutual funds que des private funds, des produits de courtage et des QFII.
Le suisse MIG Bank, qui offre des services de trading en ligne à l’intention de clients privés et institutionnels, ouvre un bureau de représentation à Hong Kong. Cette mesure constitue une première étape dans le plan de croissance de la banque en Asie, a indiqué l’établissement dans un communiqué publié le 16 avril. MIG Bank est spécialisée dans les opérations de change en ligne (Forex), les contrats de couverture des fluctuations (CFD) et la négociation de métaux précieux pour divers clients privés et institutionnels dans 120 pays.
Barclays Capital Fund Solutions, le pôle gestion d’actifs du groupe britannique Barclays, doit lancer cette semaine ses activités de services aux investisseurs en Asie, rapporte Asian Investor.Cette nouvelle offre, déjà bien développée en Europe et aux Etats-Unis, permet aux investisseurs institutionnels d’externaliser des opérations telles que l’exécution et la gestion du risque, notamment pour les classes d’actifs non traditionnelles que sont les matières premières, les marchés émergents ou encore les dérivés.Barclays vise plus particulièrement les fonds de pension, les fonds souverains et les banques privées.
A l’occasion d’une conférence organisée par Aberdeen AM, Jean-Marc Lefeuvre de la direction financement et investissement d’EDF a rappelé que la duration moyenne des portefeuilles du groupe s'élève à 30 ans, et 15 ans pour les engagements sociaux. Avec un tel horizon de passif, EDF recherche avant tout la diversification dans le cadre d’une allocation stratégique à long terme. Aujourd’hui, cette dernière est composée de 30-35% d’actions monde, de 30-35% de taux (souverains et entreprises), le solde étant représenté par les investissements en infrastructures. Jean-Marc Lefeuvre a distingué trois pistes de réflexion en cours sur les perspectives de diversification: Sur la poche actions, travailler sur des indices all country afin d'être plus centré sur les marchés émergents au détriment des pays développés Renforcer la part des investissements dans les actifs immobiliers Allouer plus d’actifs aux entreprises non cotées Derrière cette recherche de diversification se cache aussi la problématique de derisking des portefeuilles qui sont encore très exposés aux dettes publiques, et qui rapportent de moins en moins de rendement.
La Sacem dispose en moyenne de 900 millions d’euros de trésorerie. Celle-ci est investie essentiellement dans des placements obligataires, et fait l’objet d’une gestion en direct. Jean-Luc Vialla, directeur délégué en charge de la gestion de la Sacem, dans Option Finance numéro 1168: Les montants en attente de répartition sont dans un premier temps placés dans des produits à très court terme. Puis, nous les investissons très largement dans des titres obligataires. En effet, nous avons la possibilité de placer à long terme même si notre cycle d’exploitation est quasiment inférieur à un an. Ainsi, notre trésorerie est investie à 80% dans des placements de long terme. Notre horizon de placements ne dépasse cependant pas dix ans. Compte tenu notamment de nos contraintes liées au risque, nous privilégions les obligations d’Etat, en particulier de la France. Nous possédons quelques obligations privées mais uniquement des émetteurs bénéficiant d’une notation minimum A comme les grands acteurs publics type EDF. Cependant, à l’heure actuelle, il est extrêmement difficile de trouver des obligations primaires d'émetteurs à des taux intéressants, car les spreads se sont resserrés. Face à la baisse des taux ces dernières années, nous avons eu recours, de plus en plus, à des produits structurés. Ces derniers peuvent avoir pour sous-jacent des produits de taux ou encore des actions européennes ou américaines. Les produits structurés nous offrent la possibilité de nous intéresser au marché actions, tout en prenant moins de risques. Nos règles internes ne nous permettent pas en effet d’acquérir des actions en direct car cette classe d’actifs peut être source de perte en capital. Les 20% restant de notre trésorerie représentent davantage la gestion courante de notre exploitation. Au sein de cette poche, nous avons recours à des Sicav et à des produits de placements ou éventuellement à des certificats de dépôts négociables (CDN), des produits assez classiques pour une trésorerie courte. Toute la difficulté de notre gestion réside dans la prise en compte de l’inflation compte tenu de l’importance de nos placements obligataires. Nous possédons des titres de l’Etat français à 10 ans, qui ont 7 à 8 ans de maturité et qui datent d’une époque où les taux étaient de 5%. Mais actuellement les conditions ne sont pas aussi attractives et si nous nous en tenions à une politique traditionnelle, consistant à souscrire uniquement à des OAT, nos niveaux de rendements seraient très bas. Cela nous incite à privilégier les émissions obligations du secteur privé. Pour autant, notre anticipation d’une hausse de l’inflation ne nous a pas conduits à intégrer au sein de notre portefeuille des obligations de l’Etat français indexées sur l’inflation (OATi). L’augmentation de l’inflation aboutira à une augmentation très rapide des taux d’intérêt à court terme. Donc, pour un acteur comme nous, doté d’une trésorerie très importante, il est beaucoup plus efficace de parier sur cette hausse plutôt que sur des obligations indexées sur l’inflation où les taux immédiats sont extrêmement faibles.
J.P. Morgan Commodity ETF Services LLC a déposé auprès de la SEC une demande d’agrément pour la cotation d’un fonds coté nanti sur du cuivre physique entreposé auprès de Henry Bath Group, une autre filiale de J.P. Morgan. Ce nouveau produit devrait être coté d’ici à juin sur NYSE Euronext et n’a encore ni acronyme ni de taux de frais sur encours. La déclaration précise que le fonds ne sera pas géré de manière active. Il est prévu dans un premier temps de commercialiser 6,18 millions d’actions.
Lors de l’assemblée générale du 30 mars, le renouvellement du mandat d’Emilio Botín à la présidence du Santander a été récusé par 24,27 % des présents, tous institutionnels. Cela signifie qu’un peu plus de 42 % des investisseurs institutionnels, qui détiennent 57 % du capital, ont voté contre la reconduction du président qui est président depuis 26 ans, rapporte Cotizalia. Comme les comptes de la banque ont été approuvés à une majorité supérieure à 95 %, on peut en déduire que les institutionnels veulent des changements à la tête du groupe.
La banque Zweiplus veut se recentrer à l’avenir sur ses activités de base, à savoir les activités dédiées aux prestataires de services financiers, aux gérants de fortune et aux assurances. Autrement dit, la société entend se positionner comme le partenaire bancaire «B2B» privilégié capable de proposer des solutions adaptées à ses clients d’affaires. En conséquence, le pôle de la clientèle retail sera géré, avec effet immédiat, par la plateforme online Cash, a indiqué le 16 avril la société contrôlée par la banque Sarasin (57,5%) et Falcon Private Bank (42,5%).Selon Zweiplus, on observe sur le marché le besoin d’une plate-forme indépendante de produits et de développement pour des prestataires financiers qualifiés, des gérants de fortune et des assurances. La banque entend répondre à cette évolution en séparant clairement les comptes de ses deux grands pôles d’activité que sont les clients d’affaires et les clients de détail.Pour la clientèle retail, la plate-forme online Cash a créé avec Zweiplus, la société Cash Zweiplus AG, détenue à 50% par Ringier et 50% par Zweiplus. Ringier apporte la marque «Cash» et la plateforme du même nom déjà utilisée par 170.000 utilisateurs.A fin 2011, les actifs sous gestion de la banque Zweiplus s'élevaient à 4,8 milliards de francs suisses.
Swiss Wealth Management vient de lancer son premier fonds de hedge funds au format Ucits afin d'éviter les réplications directes de fonds offshore, rapporte Citywire.Le fonds CB-Accent Alternative Alpha Evolution est piloté par Gabriele Gentile. EIM interviendra en tant que conseiller sur ce fonds au cours des douze prochains mois.Le fonds, qui couvre quelque 25 fonds alternatifs coordonnés, s’intéresse en priorité aux fonds conçus dès le départ pour entrer dans le moule Ucits.Le fonds de fonds a une exposition de 30% au long/short equity, de 25% aux stratégies d’arbitrage et de 25% également aux stratégies directionnelles, une part de 10% étant réservée aux stratégies crédit. Le reliquat de 10% correspond à la poche cash.
Anthony Bolton va prolonger d’un an son mandat minimum en tant que gérant de portefeuille du fonds Fidelity China Special Situations jusqu’en avril 2014, selon un communiqué diffusé à l’attention du London Stock Exchange où le produit est cotéLe gérant vedette avait prévu initialement de rester jusqu’en avril 2013. Le fonds Fidelity China Special Situations, qui a levé 460 millions de livres lors de son lancement en 2010, a jusqu’à présent déçu par ses performances. En décembre 2011, il avait chuté de 38 % depuis sa création.
Le courtier a vu son bénéfice fondre de 20% au premier trimestre à 195 millions de dollars. Les revenus ont reculé de 1% à 1,19 milliard de dollars. Les commissions de gestion ont baissé pour leur part de 4% à 484 millions de dollars, tandis que les dépenses liées aux rémunérations ont augmenté de 6% à 465 millions de dollars.
L’encours total géré dans les Perco (Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif) s’établit au 31 décembre 2011 à 5 milliards d’euros, en hausse de près de 25 % par rapport au 31 décembre 2010, indique l’AFG, l’association française de la gestion financière. Fin 2011, ils bénéficient à près de 1 million de salariés actifs dans près de 150.000 entreprises. Au cours de l’année 2011, le nombre d’entreprises équipées a augmenté de 20 %.
L’agence de notation n’a «pas de raison particulière» d’agir ou de communiquer sur la note souveraine de la France le 12 mai, a déclaré lundi une porte-parole. Moody’s a ainsi réagi à des propos de François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, qui avait dit s’attendre à une décision de l’agence de notation à cette date. Le placement sous perspective négative d’une note de crédit par Moody’s n’entraîne pas nécessairement de décision sous 90 jours, contrairement à l’annonce d’un examen de la note en vue de sa dégradation.
Démarrage timide hier pour le contrat à terme sur la dette française sur Eurex, avec un volume d'échange limité, selon des professionnels. En fin d’après-midi, l’Euro-OAT-Futures échéance juin perdait 0,6% à 125,26. Sur le marché au comptant, l’OAT de référence à 10 ans subissait à la fois le retour des craintes entourant les dettes souveraines en zone euro et l’approche du premier tour de l'élection présidentielle.
Veolia demande selon le site internet une modification du pacte d’actionnaires au sein de la SNCM afin de lui permettre de céder sa participation de 66% à l’Etat. Ce dernier s’oppose à cette initiative et demande une vision à long terme sur l’avenir de la SNCM. De quoi menacer à nouveau l’avenir de la société de transport maritime.
Le London Metal Exchange s’apprête à faire preuve de réalisme économique. Après 135 années d’existence, le marché à terme sur les métaux londonien songe à offrir aux opérateurs la possibilité de compenser leurs contrats en yuan. En parallèle, le LME pourrait abandonner la livre. Le contrat de référence resterait libellé en dollars. Ce projet, qui n’en serait qu’à un stade préliminaire, mettrait en lumière le nouvel ordre mondial sur les marchés, la Chine représentant désormais plus de 40% de la demande mondiale pour la plupart des métaux et une part en forte croissance de l’activité du LME. «Je n’ai pas négocié de contrat en livres depuis cinq ans» reconnaît un courtier.