La Chambre des indépendants du patrimoine (CIP), principale association française de conseillers en gestion de patrimoine (CGP), va changer de nom : elle s’appellera désormais Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP). L’assemblée générale, prévue le 23 mars prochain, devra cependant entériner ce changement. Lors de cette assemblée, sera dévoilé le nouveau logo, qui aura été choisi entre trois propositions par vote électronique par les quelque 2 000 adhérents de la Chambre.
Paris et Londres sont deux Places armées pour répondre aux évolutions de l’environnement de la gestion d’actifs, ont conclu les participants du séminaire “Asset Management and FinTech” qui s’est tenu le 22 janvier à l’ambassade de Grande-Bretagne, en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni en France.
L'ancien dirigeant d'UniCredit et de la Société Générale devient associé de la société d'investissement. Tikehau a connu une collecte record en 2014 qui lui a permis de dépasser 5 milliards sous gestion.
BNP Paribas Real Estate a vendu en l’état futur d’achèvement l’immeuble Ecowest situé au 80/82 Quai Michelet à Levallois-Perret, pour un montant de 477 millions d’euros. L’acquéreur est la SCI White River C Levallois, détenue par Abu Dhabi Investment Authority, le fonds souverain d’Abou Dhabi. Les équipes de Promotion de BNP Paribas Real Estate ont lancé la construction de cet ensemble immobilier qui sera livrée courant trimestre 2017. Il développera 58.000 m2 à usage principal de bureaux et accueillera notamment L’Oréal sur 39.000 m2.
Intesa Sanpaolo envisage d’introduire en Bourse sa banque privée afin de l’aider à se développer en acquérant une marque de gestion de fortune internationalement reconnue aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse ou en Asie, a déclaré Carlo Messina, le directeur général de la banque italienne, au Financial Times. S’exprimant au Forum économique mondial de Davos, le dirigeant a déclaré : « Je suis prêt à envisager l’introduction en Bourse de mon activité de banque privée (…) ». Il ajoute : « J’ai besoin d’avoir une marque reconnue afin d’entamer la diversification internationale de mon groupe dans la banque privée et la gestion d’actifs ».
Azimut redouble d’efforts sur le marché turc. La société de gestion italienne a en effet conclu un accord avec Bosphorus Capital Portfoy Yonetimi, un gestionnaire d’actifs turc indépendant, portant sur l’acquisition de 70% du capital de Bosphorus pour environ 7,4 millions d’euros. Cet accord s’accompagne d’un partenariat commercial, les deux sociétés ayant décidé de travailler ensemble afin d’accélérer la croissance de leurs activités en Turquie à moyen et long termes. Bosphorus, société créée en 2011, affiche environ 390 millions d’euros d’actifs sous gestion à fin 2014.Avec cette opération, Azimut renforce significativement sa présence sur le marché turc de la gestion d’actifs. Fin 2014, le gestionnaire d’actifs avait déjà conclu un accord pour s’emparer de 100% du capital de la société AZ Global Portföy Yönetimi, rebaptisée Azimut Portföy Yönetimi. A la finalisation de la transaction avec Bosphorus, les actifs sous gestion consolidés d’Azimut en Turquie atteindront environ 754 millions d’euros, indique la société dans un communiqué. Par ailleurs, «l’intégration commerciale et industrielle des sociétés Azimut Portföy, AZ Notus Portföy et Azimut Bosphorus Capital Portföy va créer le plus grand acteur turc indépendant de la gestion d’actifs avec une gamme de produits diversifiés et un réseau de distribution combinant des conseillers financiers et des distributeurs tiers», souligne Azimut dans un communiqué.
CFA Institute, l’association mondiale des professionnels de l’investissement, a nommé avec effet immédiat Paul Smith en tant que président et directeur général. Il succède à Dwight D. Churchill, CFA, nommé président et directeur général par intérim en juin dernier à la suite de la fin du mandat du précédent titulaire du poste, John Rogers, CFA.Directeur Général des opérations Asie Pacifique et responsable mondial des Partenariats Institutionnels du CFA Institute, Paul Smith est un spécialiste de la gestion d’actifs qui est entré en 1996 chez Bank of Bermuda (BoB) à Hong Kong comme responsable des services titres pour l’Asie. En 2004, à l’occasion du rachat de BoB par HSBC, il a pris la responsabilité de ce secteur au niveau mondial et a assumé parallèlement la direction du département en charge des fonds alternatifs à New York, d’où il a piloté la prestation de services pour 2.000 fonds d’investissements représentant 250 milliards de dollars d’actifs gérés. Avant de rejoindre CFA Institute en octobre 2012, Paul Smith occupait le poste de président et CEO d’Asia Alternative Asset Partners.Le promu est également membre de l’Institute of Chartered Accountants of England and Wales et fait partie du Comité Exécutif de l’Alternative Investment Association de Hong Kong.
Amiral Gestion a connu une année 2014 fructueuse. L’an dernier, la société de gestion indépendante a en effet engrangé plus de 100 millions d’euros de collecte sur les OPC Sextant, soit «l’une des plus fortes collectes de son histoire». Grâce à cette performance, ses encours sous gestion s’établissent désormais à plus de 720 millions d’euros au 31 décembre 2014. Parmi les réussites de l’année écoulée figure le fonds Sextant PME, lancé en janvier 2014 et dédié à l’investissement dans les PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) européennes. «En un an d’existence, le fonds s’est hissé parmi les tous premiers de sa catégorie avec une performance de 13,49% sur 2014», souligne Amiral Gestion dans un communiqué. Par ailleurs, la société de gestion avait également créé Artemid SAS, une filiale commune avec Capzanine dédiée au financement en dette des ETI françaises. La société a ainsi réalisé le premier closing d’un fonds de prêts à l’économie, pour un montant de 100 millions d’euros. L’équipe de gestion d’Artemid est aujourd’hui composée de deux gérants seniors et d’un analyste.En parallèle, Amiral Gestion poursuit ses efforts pour se structurer et étoffer ses équipes. La société a ainsi enregistré les arrivées d’un nouvel analyste fin 2014 et d’un secrétaire général début 2015. «Ces deux recrutements illustrent notre objectif d’accompagner la croissance des encours», a commenté Benjamin Biard, directeur général délégué d’Amiral Gestion.
La Banque Royale du Canada (« RBC ») a annoncé le 22 janvier qu’elle a signé un accord de fusion visant l’acquisition de City National Corporation (« City National »), banque privée et commerciale américaine de premier ordre offrant des services à la clientèle fortunée et à la clientèle des marchés commerciaux. RBC paiera, en moyenne, environ 47,25 dollars US en espèces et 0,7489 action ordinaire de RBC par action ordinaire de City National. Les actionnaires de City National pourront choisir de recevoir la contrepartie à laquelle ils ont droit à la suite de la fusion sous forme d’actions ordinaires de RBC ou d’espèces, sous réserve de certains rajustements et de certaines restrictions. D’après le cours de clôture des actions ordinaires de RBC à la Bourse de New York le 21 janvier 2015, soit 62,16 dollars US, la valeur totale de l’opération est d’environ 5,4 milliards de dollars américains ou 93,80 dollars US par action ordinaire de City National à la date de l’annonce. Le montant total versé en contrepartie sera composé d’environ 2,7 milliards de dollars américains en espèces et d’environ 44 millions d’actions ordinaires de RBC. A la date de l’annonce, cela représente une répartition approximative de 50 % en espèces et 50 % en actions. Le nombre total d’actions ordinaires de RBC qui seront émises et le montant qui sera versé en espèces dans le cadre de l’opération sont fixes. City National, dont le siège social est situé à Los Angeles, offre des services à la clientèle fortunée et à la clientèle des marchés commerciaux dans quelques-unes des régions métropolitaines les plus importantes et attrayantes des États-Unis, dont New York, Los Angeles, la région de la baie de San Francisco et Orange County. Fondée en 1954, City National fournit des services commerciaux affichant une position de chef de file dans l’industrie du divertissement, ainsi qu’une présence de plus en plus importante dans les secteurs des technologies et de la santé, en forte croissance. City National figure aussi depuis 14 ans parmi les 40 plus importants gestionnaires de patrimoine aux États-Unis, selon Barron’s. RBC est solidement implantée aux États-Unis : elle figure au palmarès des dix premières banques d’investissement, est la huitième plus importante société de gestion de patrimoine, et sa division de gestion d’actifs est en pleine croissance. RBC emploie 8.000 personnes dans l’ensemble des États-Unis, dont plus de 3.000 à New York. « Nous croyons que cette alliance, en concordance avec les objectifs stratégiques de RBC, crée une puissante plateforme d’expansion favorisant une croissance ciblée à long terme dans le pays que nous considérons comme notre “deuxième marché intérieur”. City National offre des services à la clientèle fortunée et à la clientèle des marchés commerciaux dans certains marchés en forte croissance ; il s’agit d’une occasion exceptionnelle de compléter et de rehausser nos activités et nos offres de produits actuelles aux États-Unis, déclare Dave McKay, président et chef de la direction, RBC. « Les capacités de banque privée et de gestion de patrimoine de City National nous permettront d’offrir une gamme plus vaste de produits aux 340.000 ménages américains qui ont recours aux services de notre unité Gestion de patrimoine – États-Unis, poursuit M. McKay. La société présente également des spécialités sectorielles qui agissent en complément de notre solide division Marchés des capitaux aux États-Unis. Son équipe de direction affiche de solides antécédents au chapitre du rendement, et nous sommes convaincus que cette opération créera une valeur durable pour les actionnaires de RBC. » Après la clôture de cette opération, RBC regroupera son unité RBC Gestion de patrimoine – États-Unis et City National sous la direction de Russell Goldsmith, président du Conseil et chef de la direction de City National. Cette nouvelle unité sera intégrée à la grande division RBC Gestion de patrimoine. Russell Goldsmith est chef de la direction de City National depuis 1995. Pendant cette période, la société a enregistré une importante croissance, tant en interne qu’au moyen d’acquisitions. L’opération contribuera au bénéfice par action (exception faite de l’amortissement des immobilisations incorporelles) vers la fin de la troisième année et elle contribuera au bénéfice dès la deuxième année. L’opération devrait être bouclée dans le courant du quatrième trimestre 2015, sous réserve de la satisfaction des conditions de clôture habituelles, y compris les approbations réglementaires requises et l’approbation des actionnaires ordinaires de City National.
L’industrie espagnole de la gestion d’actifs a connu une année 2014 historique. Sur l’ensemble de l’année écoulée, les fonds communs de placement espagnols ont en effet enregistré une collecte nette de 35,57 milliards d’euros, en hausse de 54% par rapport à la collecte nette de 2013, selon des chiffres publiés par Inverco, l’association professionnelle espagnole. «2014 constitue la deuxième meilleure année de l’histoire des fonds espagnols en termes de souscriptions nettes, derrière les 40 milliards d’euros de collecte nette enregistrée en 1997», observe Inverco. Sur le seul mois de décembre, la collecte nette s’est établie à 1,93 milliard d’euros. Grâce à ce dynamisme, les encours des fonds communs de placement espagnols atteignent 194,84 milliards d’euros au 31 décembre 2014, soit une progression de 26,7% sur un an. «Les fonds espagnols retrouvent ainsi le niveau d’encours de juillet 2008, en pleine crise financière internationale», souligne Inverco.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe bancaire espagnol Bankinter a annoncé que sa filiale de gestion d’actifs, Bankinter Gestion de Activos, a enregistré une croissance de 37,5 % de ses encours en 2014. Au 31 décembre 2014, ses actifs sous gestion s’établissent en effet à 11 milliards d’euros contre 8 milliards d’euros à fin décembre 2013. Dans le détail, les actifs gérés pour le compte de sa maison mère sont passés de 6 milliards d’euros en 2013 à 7,2 milliards d’euros en 2014, tandis que les actifs gérés pour compte de tiers ont progressé de 2 milliards d’euros en 2013 à 3,8 milliards d’euros en 2014. L’an dernier, le groupe bancaire espagnol a enregistré une hausse de 45,3% de son bénéfice net, à 276 millions d’euros, grâce en grande partie à une diminution des provisions pour créances douteuses, à une accélération des prêts et à un ajustement comptable sur 2013. De fait, la banque a reformulé les comptes de l’année précédente pour prendre en compte des versements effectués au fonds de garantie des dépôts. Sans cet ajustement comptable, son bénéfice net n’aurait augmenté que de 28%.
José Angel Fuentes Berna, jusque-là responsable de la gestion actions espagnoles chez BBVA Asset Management et gérant du fonds BBVA Bolsa, a quitté la société de gestion, rapporte Funds People qui reprend une information dévoilée par Morningstar. L’intéressé devrait rejoindre une autre société de gestion mais le nom n’a pas été dévoilé. José Angel Fuentes Berna était responsable des actions espagnoles depuis 8 ans chez BBVA AM. Avant cela, il a travaillé pour Popular Gestion (devenue aujourd’hui Allianz Popular Asset Management) pendant près trois ans où il était en charge de la gestion de plusieurs fonds actions avant d’être nommé responsable des actions espagnoles.
Dans la concurrence féroce que se livrent les grands fournisseurs d’ETF, Vanguard vient de ravir la deuxième place à State Street Global Advisors (SSgA). Selon des données du site spécialisé ETF.com, les actifs sous gestion de Vanguard s'établissaient le mardi 20 janvier à la clôture du marché à 432,6 milliards de dollars, contre 431,8 milliards de dollars pour SSgA, BlackRock demeurant le numéro un incontesté avec 756,4 milliards de dollars. Viennent ensuite en quatrième position Invesco PowerShares avec un encours de 94,68 milliards de dollars, devant Wisdom Tree (40,33 milliards de dollars), First Trust (33,07 milliards de dollars), Guggenheim (28,37 milliards de dollars), Schwab (27,66 milliards de dollars), ProShares (24,40 milliards de dollars) et Van Eck en dixième position avec un encours de 22,99 milliards de dollars. Le site spécialisé attribue cette modification dans le haut du classement à une décollecte significative ces derniers jours du produit phare de SSgA, le SPDR S&P 500 ETF ou SPY dont les actifs sous gestion s'élèvent à 191 milliards de dollars, ce qui en fait encore et toujours le plus gros ETF de la planète.
Lyxor Asset Management (Lyxor AM) a officialisé jeudi 22 janvier son partenariat avec Capricorn Capital Partners UK Limited et le lancement d’un nouvel OPCVM alternatif, le Lyxor / Capricorn GEM Strategy Fund (lire Newsmanagers du 14 janvier). Le fonds qui a pour objectif de générer de la performance dans toutes conditions de marché, grâce à des expositions longues et courtes aux grandes capitalisations des marchés émergents, avec une concentration sur la liquidité et la volatilité est actuellement autorisé à la commercialisation en Irlande, en France, en Italie, en Suède, en Espagne et au Royaume-Uni. Les parts du Fonds sont disponibles en EUR, USD, JPY, CHF, GBP, SEK, NOK et SGD. Capricorn est le cinquième gérant alternatif sur la plateforme UCITS Lyxor, après Winton Capital Management, Canyon Capital Advisors, Tiedemann Investment Group et Lyxor (agissant comme gérant du Lyxor Epsilon Global Trend Fund). Lyxor envisage de lancer jusqu'à 5 autres UCITS alternatifs dans les prochains mois, indique un communiqué.
Le gérant actions Bruno Demontrond a quitté Ecofi Investissements fin 2014 pour rejoindre les équipes de la Financière de la Cité pour être en charge de la gestion actions internationale, selon le site internet de Financière de la Cité. Selon son profil LinkedIn, Bruno Demontrond a intégré Financière de la Cité en octobre 2014. L’intéressé a débuté sa carrière à la Caisse Centrale des Banques Populaires, puis à Louvre Gestion en tant qu’analyste et chargé d’études. En 1999, il a rejoint Ecofi Investissements comme gérant actions puis gérant de fonds actions internationaux.
Les dirigeants des entreprises dont une partie du capital est détenue par des acteurs du capital investissement français se montrent optimistes en ce début d’année. 80% d’entre eux anticipent un chiffre d’affaires stable ou en progression au cours des 12 prochains mois, (25% s’attendant même à une croissance supérieure à 6%. C’est ce qui ressort du premier baromètre trimestriel de conjoncture de L’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) en partenariat avec le Boston Consulting Group. « Un optimisme largement supérieur à celui mesuré dans les enquêtes disponibles sur les dirigeants de TPE, PME, ETI non accompagnées par le capital-investissement », souligne le baromètre. Selon les projections faites par les dirigeants d’entreprise interrogés, quatre leviers devraient contribuer à l’amélioration de l’activité en 2015 : l’exportation (52% attendent une progression de leur chiffre d’affaires à l’export), les investissements (74% des entreprises sondées pensent augmenter ou au moins maintenir leur niveau d’investissement en 2015), la croissance externe (46% de ces entreprises envisagent de réaliser des opérations de croissance externe) et la R&D. 85% prévoient une stabilité (55%) ou une hausse (30%) des investissements en recherche et développement.Parmi les sociétés accompagnées par le capital investissement, 73% indiquent vouloir maintenir ou augmenter leurs effectifs au cours de l’année, alors que seulement 27% restent pessimistes et pensent que leurs effectifs diminueront. L’Afic souligne que les entreprises suivies ont créé 253.000 emplois nets entre 2010 et 2013, quand le secteur marchand français en perdait 60.000.
Swiss Life REIM (France) a annoncé la finalisation, fin 2014, de la vente d’un actif d’habitation à Neuilly sur Seine pour le compte de l’OPCI grand public Swiss Life Dynapierre. L’actif comprend 28 logements et se développe sur une surface totale de 1669 m². Après cette nouvelle cession qui s’inscrit dans la stratégie de dynamisation du portefeuille visant un repositionnement vers l’immobilier tertiaire, Swiss Life Dynapierre ne compte plus que 2 immeubles de logements à son actif.
Le groupe CNP Assurances et la plateforme de conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) Nortia ont annoncé jeudi 22 janvier la signature d’un accord de distribution portant sur l’offre patrimoniale de CNP Assurances. Dans le cadre de ce partenariat, CNP Patrimoine, la structure dédiée à la clientèle patrimoniale de CNP Assurances, apportera un savoir-faire en ingénierie patrimoniale et financière pour les associer aux capacités de distribution de Nortia et à son expertise historique en conception de solutions financières, notamment en unité de compte.Le groupe CNP Assurances poursuit avec cet accord son développement sur le segment de la gestion privée. Pour Nortia, l’objectif principal est de permettre à son réseau de CGPI partenaires, qui compte environ 450 conseillers, de se différencier sur le segment de la clientèle haut de gamme, précise un communiqué. « Le développement du segment haut de gamme de notre activité épargne est l’une des priorités du Groupe, via CNP Patrimoine, notre entité dédiée à la clientèle patrimoniale. Notre stratégie repose notamment sur une politique de distribution sélective par l’intermédiaire de partenaires reconnus dont Nortia fait partie », a déclaré Frédéric Lavenir, directeur général de CNP Assurances.
Janus Capital a terminé l’année 2014 en fanfare. A l’occasion de la publication de ses résultats, le gestionnaire d’actifs américain a dévoilé une croissance de près de 22% de son bénéfice net au cours du quatrième trimestre 2014. Au 31 décembre 2014, son résultat net ressort en effet à 46,7 millions de dollars contre 38,3 millions de dollars au quatrième trimestre 2013. Dans le même temps, ses revenus ont progressé d’environ 13% pour s’établir à 254,8 millions de dollars au quatrième trimestre 2014 contre 226,2 millions de dollars au quatrième trimestre 2013. Pour l’ensemble de l’exercice 2014, Janus Capital a dégagé un bénéfice net de 154,4 millions de dollars, en hausse de 34,6% sur un an, tandis que ses revenus ressortent à 953,2 millions de dollars, en progression de 9% sur un an. La firme américaine, qui a beaucoup fait parler d’elle avec le recrutement de Bill Gross en provenance de Pimco, a d’autres motifs de satisfaction. De fait, ses encours ont continué d’augmenter de manière significative. Ainsi, à fin décembre 2014, ses actifs sous gestion s’élèvent à 183,1 milliards de dollars contre 173,9 milliards de dollars à fin décembre 2013, soit une hausse de 5,3%. Une croissance exclusivement portée par l’effet marché. Et pour cause: sur l’ensemble de l’exercice 2014, la société de gestion a subi une décollecte nette de 4,9 milliards de dollars sur les produits de long terme, largement inférieure cependant à la décollecte nette de 19,7 milliards de dollars enregistrée en 2013. Surtout, elle a enregistré des souscriptions nettes de 2 milliards de dollars sur ces mêmes produits de long terme au quatrième trimestre, soit son premier trimestre avec des flux nets positifs depuis le deuxième trimestre 2009 !
Allianz Global Investors a recruté Boutros Thiery au poste de chargé de relations avec les investisseurs institutionnels au sein de la direction commerciale à Paris. L’intéressé arrive en provenance de Natixis Global Asset Management où il était chargé d’affaires pour la clientèle institutionnelle en France.Boutros Thiery a débuté sa carrière en 2002 en qualité de responsable marketing chez BI-SAM, un fournisseur de services de mesures de performance et de risques pour la gestion d’actifs. En 2006, il intègre Natixis Investor Servicing en tant que responsable du développement de la plateforme de reporting et de mesure de performance. Deux ans plus tard, en 2008, il rejoint Natixis Asset Management en tant que responsable de l’animation commerciale, pilotant le développement de solutions et de services à destination de la clientèle de Natixis Asset Management, notamment la clientèle institutionnelle.
Lors d’une conférence avec les analystes jeudi pour discuter des résultats de la société, le directeur général de Janus Capital, Dick Weil, a reconnu que Bill Gross avait investi « plus de 700 millions de dollars » dans son fonds Janus Global Unconstrained Bond à fin 2014, rapporte le Wall Street Journal. Cela représente la majorité des 1,2 milliard de dollars ayant afflué dans le fonds ces derniers mois. Cette annonce confirme les informations obtenues par The Wall Street Journal et soulève la question de savoir si Bill Gross aurait dû être plus transparent sur ce sujet. Certains investisseurs ont pu se sentir trompés en pensant que le fonds obtenait un succès important auprès de leurs pairs alors qu’il ne s’agissait que de l’argent de Bill Gross.
Canarsie Capital, un hedge fund dirigé par l’ancien responsable de la gestion des risques de Morgan Stanley, Kenneth deRegt, a perdu la quasi-totalité de ses actifs, soit 60 millions de dollars, rapporte le Wall Street Journal. Il ne lui reste plus que 200.000 dollars. Les raisons de la débâcle du fonds restent floues, note le WSJ. Dans une lettre aux investisseurs, Owen Li, qui travaillait aux côtés de Kenneth deRegt, a exprimé son chagrin et son regret d’avoir effectué une série de transactions ces dernières semaines ayant provoqué la perte des actifs. « J’ai agi avec beaucoup trop de zèle », écrit-il.
JPMorgan Chase a décidé de verser 20 millions de dollars à son patron Jamie Dimon au titre de sa rémunération 2014, année au cours de laquelle la banque a fait face à une série de litiges. Jamie Dimon va recevoir, pour la première fois depuis 2011, un bonus en numéraire de 7,4 millions de dollars, selon un document boursier consulté jeudi par l’AFP. Au total, sa rémunération comprend outre le bonus de 7,4 millions de dollars, un salaire de base de 1,5 million de dollars et des actions et stock-options bloquées dans le temps d’une valeur de 11,1 millions de dollars au cours de clôture du titre mercredi (55,90 dollars).L’an dernier, la rémunération de Jamie Dimon avait fait grincer des dents parce qu’elle avait augmenté de 74% à 20 millions de dollars, alors que la banque avait écopé d’une facture juridique de plus de 20 milliards de dollars pour solder ses errements pendant la crise financière. Mais l'établissement avait justifié sa décision comme un rattrapage après qu’il eut divisé par deux à 11,5 millions de dollars la rémunération de Jamie Dimon un an plus tôt.
Ce n’est pas un vœu pieux. L’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) souhaiterait mieux faire entendre son point de vue auprès des instances bruxelloises. «Il nous faudrait une représentation à Bruxelles car nous ne sommes pas suffisamment représentés. Quelques moyens supplémentaires seraient nécessaires», a lancé Jean Eyraud, président de l’Af2i, le 22 janvier à l’occasion de la Rentrée de l’association professionnelle. Jean Eyraud a aussi relevé que les discussions avec des investisseurs de long terme comme APG avaient permis l’Af2i d’observer de nombreuses convergences de points de vue sur les problématiques en cours. Invité par l’Af2i, Guus Warringa, membre du comité exécutif du fonds de pension néerlandais APG, qui gère quelque 400 milliards d’euros dont 320 milliards pour le compte d’ABP, s’est exprimé dans le même sens. L’union fait la force et les investisseurs de long terme européens ont des préoccupations communes qu’ils doivent porter auprès de la Commission européenne. «Nous devons défendre nos intérêts. La Commission européenne n’a pas forcément conscience des conséquences des règles qu’elle édicte en principe pour nous protéger», a estimé Guus Warringa. «Nous avons laissé l’initiative au sell-side. Il faudrait aussi envisager des mesures pour protéger le buy-side», a insisté Guus Warringa qui appelle de ses vœux la constitution d’une coalition des investisseurs de long terme pour tenter de prévenir les incohérences des réglementations. «Nous devrions travailler ensemble au niveau européen», a-t-il conclu. En attendant, APG a depuis cinq ans un bureau à Bruxelles où deux collaborateurs défendent le point de vue du fonds de pension... L’association professionnelle a par ailleurs présenté un bilan très riche de ses activités de l’année écoulée et de ses projets pour 2015 où les dossiers réglementaires européens tiennent le haut du pavé, de la titrisation aux infrastructures en passant par la fiscalité de l'épargne sans oublier EMIR, MIFID II, AIFMD, les Euro Placement Privée, le financement de l'économie ou encore le fonctionnement des partenariats publics-privés (PPP). A côté de la défense des intérêts des investisseurs de long terme, l’Af2i continue aussi de militer pour le renforcement de la Place de Paris. Dans une note adressée à Bercy fin 2014, l’Af2i suggère de faire de Paris un centre européen de l'épargne retraite en tirant parti de la directive IORP pour mettre en place des fonds de pension transfrontaliers qui seraient gérés en France.Par ailleurs, en 2015, l’Af2i devrait publier quatre nouveaux guides d’ici à la fin du premier semestre : un guide consacré à la délégation de gestion, un guide dédié aux OPCI, un troisième consacré à l’investissement en actions non cotées et, enfin, un dernier qui portera sur la gestion alternative. «Nous avons eu une activité soutenue en 2014, avec une augmentation sensible des contacts et du travail de représentation et nous devrions continuer sur cette tendance en 2015", a reconnu Patrice Billaut, le secrétaire général de l’Af2i. Ce dernier a d’ailleurs souligné que l’association avait connu un exercice 2014 «bien équilibré», avec un nombre d’adhérents stables à 75, et ce malgré les fusions. «Nos membres représentent désormais 2.000 milliards d’euros d’encours, soit 80 % des encours institutionnels», a indiqué Patrice Billaut. Seul bémol : le secrétaire général de l’Af2i s’est déclaré déçu par le petit nombre de réponses obtenues dans le cadre des consultations menées par l’Af2i et il a appelé les membres a été plus présents à l’avenir sur ce type de démarches.
L’Eglise méthodiste unie a introduit de nouveaux principes d’investissement pour son fonds de pension de 21 milliards de dollars qui lui permettront d’éviter les énergies fossiles et les sociétés présentes dans les pays ne respectant pas les droits de l’homme, rapporte le Wall Street Journal. L’église prévoit aussi d’exercer son influence en tant qu’investisseur sur les entreprises dont les activités sont en contradiction avec ses positions sur le changement climatique et les droit de l’homme. David Zellner, directeur des investissements pour le fonds, estime que moins de 1 % des investissements actuels seront concernés par la nouvelle politique.