Dans l’objectif de diversifier les stratégies de taux sans pour autant résilier les mandats existants, la Fondation de France a décidé de créer une troisième poche dans le mandat obligataire nommé «France B», investie dans une sélection de fonds obligataires dit «non-benchmarkés». Dotée de 20 millions d’euros en février 2014, cette poche s'élève à 30 millions d’euros en fin d’année 2014. Cette stratégie sera à nouveau appliqué en 2015 dans le mandat «France C». Les deux mandats obligataires sont gérés par Axa IM et BNP PAM. Par ailleurs le comité financier a décidé de maintenir, en 2014, l’exclusion des dettes souveraines et bancaires des pays dit «périphériques» (Italie, Espagne, Irlande et Portugal). Le rapport annuel de la Fondation relate que «lors de l’audition des gérants obligataires, le comité financier a réaffirmé son approche prudente visant à préserver le capital, quitte à se priver de certaines opportunités». La Fondation de France indique que cette contrainte d’investissement explique la majeure partie de la sous-performance des fonds en comparaison de leur indice. L’allocation d’actifs globale de la Fondation de France, soit 1,976 milliard d’euro est répartie comme suit : 26% Taux 25% Monétaires 24% Actions 22% Titres non cotés 2% Autres actifs 1% Immobilier
Le projet de loi sur la croissance, l’activité et l'égalité des chances économiques, dite loi Macron, a été définitivement adopté vendredi après-midi par le Parlement. Le texte présenté par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a été considéré comme définitivement adopté à l’issue d’un délai de vingt-quatre heures durant lequel l’opposition, comme elle s’y était engagée, n’a pas déposé de motion de censure. En revanche, le groupe Les Républicains (LR) de l’Assemblée a confirmé vendredi le dépôt le 15 juillet avec le groupe UDI d’un recours devant le Conseil constitutionnel.
La Chine va ajuster de manière plus ciblée sa politique économique, a annoncé vendredi le Premier ministre Li Keqiang, en jugeant que le pays devait accomplir un «grand effort» pour entretenir la croissance de son économie. Il ne s’est pas exprimé sur la situation des Bourses chinoises, qui ont perdu autour de 30% en trois semaines mais il a promis davantage de transparence sur les marchés.
Le gouvernement espagnol prévoit un recul du taux de chômage à 21,1% d’ici la fin de l’année et un passage sous le seuil de 20% en 2016. Le taux de chômage s'établit actuellement à 23,8% en Espagne, soit le deuxième plus important d’Europe derrière la Grèce, et il constitue l’un des principaux freins à la reprise économique dans le pays. Selon les prévisions diffusées vendredi par les autorités de Madrid, l'économie devrait créer 602.000 emplois cette année et le taux de chômage devrait s'établir à 19,7% de la population active en 2016.
A quelques heures d’intervalles, Nouvelle Démocratie, principale formation de l’opposition grecque, et le parti centriste To Potami ont annoncé qu’ils soutiendraient le gouvernement d’Alexis Tsipras dans ses négociations avec les créanciers internationaux pour maintenir le pays dans la zone euro. Nouvelle Démocratie compte 76 députés et To Potami 15 à la Vouli, le parlement monocaméral grec qui en compte 300. La Vouli a reporté à demain un premier vote permettant au gouvernement de négocier une série d’actions préalables à prendre avant de recevoir les premières aides de ses créanciers.
Le gouvernement hollandais a annoncé vendredi qu’il décrétait un moratoire de cinq ans sur l’exploration de réserves de gaz et de pétrole de schiste et qu’il ne renouvellerait pas les licences d’exploration existantes, citant les incertitudes concernant l’impact environnemental de ces pratiques.
Le Janus Global Unconstrained Bond Fund, géré par Bill Gross depuis l’automne dernier, a accusé des retraits nets de 39,1 millions en juin, selon les données de Morningstar. Il s’agit de la deuxième décollecte mensuelle consécutive, après les 11,7 millions perdus en mai. L’actif géré du fonds atteignait 1,45 milliard de dollars à fin juin. Bill Gross s’est distingué récemment en décrétant le «short du siècle» lorsque les taux du Bund était proches de 0%, puis en qualifiant les Bourses chinoises de «schéma de Ponzi» début juin, mais, de son aveu même, n’a «pas bien exécuté» ses ventes de Bund et s’est gardé d’intervenir sur le marché chinois.
Les fonds d’actions chinoises ont enregistré une collecte de 13 milliards de dollars sur la semaine écoulée au 8 juillet, rapportent les analystes de Bank of America Merrill Lynch en s’appuyant sur des données EPFR. Un record d’autant plus étonnant que l’explosion de la bulle boursière en Chine continentale a forcé cette semaine Pékin à prendre des mesures de soutien exceptionnelles, tandis que la plupart des sociétés suspendaient de manière volontaire leur cotation pour éviter de tomber plus bas.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Banque Degroof France has announced the appointment of Jean Peyrelevade as chairman of its board of directors. Damien Bachelot remains chairman of the financial company Degroof, the holding company for the Degroof group in France, and François Wohrer, CEO both of Banque Degroof France and the Compagnie financière Degroof. Wohrer is also enlarging the board of directors for the bank in France, with the appointment of three new members: Véronique Jeannot, Chief Operating Officer (COO) and newly-appointed deputy CEO; Martine Girardet, head of private banking, and Laurence Jodogne, chief risk officer (CRO), who will join the board from 1 October 2015. They join Wohrer (CEO), Cyril Kammoun (Head of Investment Banking), Bertrand Manet (Head of M&A Midcap), Lionel Saint Georges Chaumet (Head of Family Office), and Laurence Gouraud (Head of HR).
In first half 2015, Carmignac posted net inflows of EUR2.8bn, Didier Saint-Georges, managing director and member of the investment committee, announced at a press conference. As a result of this performance, assets under management now total EUR56.9bn as of 30 June 2015, compared with EUR50.4bn as of the end of 2014.Saint-Georges also discussed current events at the asset management firm. At this press conference, he announced the recent arrival of Alexandre Deneuville as a credit analyst. Deneuville joins Carmignac from Eiffel Investments, where he had already been serving as an analyst, according to his LinkedIn profile.In a context of Europe in crisis as a result of the situation in Greece, Carmignac has decided to privilege the currency markets, to protect against risks related to a potential exit of Greece from the euro zone. In the construction of the Carmignac Patrimoine fund, “we have increased our exposure to US dollars and yen in second quarter,” says Rose Ouahba, fixed income manager and head of the international bond team at Carmignac.
Amundi has recruited Thierry Vallière as head of private debt activities, a newly-created position.Since 2010, Vallière had been deputy chief financial officer at Printemps. From 2000 to 2010, he worked at Rothschild, where he was executive dicrector of financing and restructuring advising activities. He began his career in 1998 at the Fiducial company as an analyst in the corporate finance department.The private debt unit is part of the bond management and specialist management departments at Amundi.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } At the conclusion of its fourth fiscal quarter, ending on 30 June 2015, the British asset management firm Ashmore Group, a specialist in emerging markets, posted a decline of 3.6%, or USD2.2bn, to its assets compared with 31 Marrch 2015. As of 30 June, assets under management totalled USD58.9bn, compared with USD61.1bn as of 31 March 2015. In the past quarter, Ashmore has seen net outflows of USD3bn, for which a positive market effect of USD0.8m could not compensate.
Mirabaud Securities LLP, the brokerage and corporate finance arm of international Group Mirabaud strengthens its secondary brokerage business, having appointed Patrick Mayhew to lead the equity sales team, and Will Draper to become head of equity research.Both join from Espirito Santo in London and have been tasked with enhancing Mirabaud’s sales and research capabilities in secondary brokerage. The appointments signal a firm ambition in Mirabaud’s equities capabilities and come on the back of a strong performance over the past few years.With a degree from Cambridge University and five years as an officer in the British Army, Mayhew began his banking career in 1996 with Merrill Lynch, and moved to Execution Noble (which later became Espirito Santo) in 2009, where he was most recently head of pan-European equity sales.Draper joined BP in 1988 after graduating from Durham University, and his career since then spans Accenture, HSBC James Capel and Lehman Brothers, where he was a top-rated telecoms analyst. He joined Execution Noble (which later became Espirito Santo) in 2004, where most recently he was head of European equities research.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } By the end of summer, several funds are expected to be listed on the Milan stock exchange. So far, 37 sub-funds from three asset management firms are listed on the Italian stock market. This includes 14 Italian-registered sub-funds (AcomeA sgr) and 23 Luxembourg-registered funds (11 from Pharus Sicav and 12 from New Milennium Sicav). The balance sheet is thus positive for the ETFplus segment, which has been home to traded funds since December. Silvia Bosoni, head of ETFplus, tells Bluerating that she has received numerous expressions of interest from both Italian and foreign asset management firms, and that some of these have resulted in listing requests. According to Blueragting, among the firms which have applied or expressed interest are Alessia sicav. Diaman sicav, Compass AM, Selectra Capital Management, and Anthilla Capital Partners, as well as Nextam Partners, Arc AM, Zenit agr and 8a+ Investimenti sgr. Banor sim and La Française AM are also watching the market. Lastly, consultingvest is working to create ad hoc funds for listing.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } At the conclusion of first half 2015, assets under management in Spanish common investment funds rose 11.66%, to a total of EUR221.19bn as of 30 June, compared with EUR198bn as of the end of December 2014, according to data published by the research agency VDOS. In the first six months of the year, the sector has posted net inflows of EUR20.13bn, while returns on portfolios generated EUR2.96bn. At the conclusion of first half, the strongest net inflows were at CaixaBank, which has posted EUR5.26bn in net subscriptions, followed by BBVA (EUR2.54bn in net inflows), Banco Sabadell (EUR2.48bn), Bankia (EUR1.69bn) and Ibercaja (EUR1.55bn). Conversely, Bestinver has posted the strongest outflows in the half, with EUR309.79bn in net outflows. The Spanish asset management firm beats Renta 4 (-EUR191.31m), Banesco (-EUR143.25m), Novo Banco (-EUR125.77m) and lastly Inverseguros (-EUR29.43m). Driven by solid net inflows, CaixaBank confirms its place as the top player in the asset management sector in Spain, with EUR38.24bn in assets under management, and 17.29% market share. It places ahead of Santander, which has EUR36.68bn in assets and a market share of 16.59%. Third place goes to BBVA, with EUR32.34bn in assets under management and a market share of 14.63%. As of 30 June 2015, the top ten players in the sector account for 79.10% of the market, or EUR174.96bn in assets.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } In June, the Italian asset management firm Azimut posted net subscriptions of EUR252m, bringing net inflows since the beginning of the year to over EUR3.9bn. According to Pietro Giuliani, chairman and CEO of Azimut, this has been the best year in the history of Azimut. The Italian boutique has benefited from the intergration of Pride, the second-largest financial consulting firm in Australia. Not counting this operation, inflows in June totalled EUR130m. Total assets under administration as of the end of June came to EUR35.2bn, of which EUR30.2bn are assets under management.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Macquarie Investment Management has appointed Peter Douvos to the position of head of consultant relationships for Europe, the Middle East and Africa (EMEA), based in London. Douvos arrives from Invesco Asset Management, where he worked for seven years as head of consultant relationships. Before that, he served at UBS Global Asset Management, Standard Bank and Fedsure Life.
Financial technology (fintech) firms are rapidly changing the wealth management landscape, especially for traditional banks. While the impact of disruptors is currently in distribution, Cerulli predicts they will impact the product manufacturing process in Asia too. Cerulli identifies three types of digital disruptors. First, there are the aggregators, which form the bulk of disruptors at present. These companies provide a bird’s eye view of a wide range of products with greater transparency on pricing and services to investors. Online fund supermarkets are prime example of aggregators. Korea’s online supermarket, Fund Online Korea and India’s MF Utility were launched in April 2014 and March 2015, respectively. They were heavily championed by the country’s regulators and fund associations, underscoring a commitment to increase mutual fund penetration. The second type of digital disruptors are known as disintermediators, which eliminate the need to go through traditional banking channels. Fintech start-ups, such as Nutmeg, Wealthfront, and Eight Securities from Hong Kong, are examples of such disruptors in the wealth management industry. They offer prepackaged customized solutions to investors for a fraction of the usual fees.Lastly, the innovators harness front-end technology platforms to meet evolving client behavior and needs. «While these are not applicable in Asia yet, there are social trading platforms, where investors mirror real trades of successful individual or professional traders,» says Shu Mei Chua, an associate director at Cerulli Associates. Examples of these companies include Covestor, eToro, and Ayondo. The underlying concept is simple: Investors from all over the world are linked to a single network, whereby each investor benefits from the collective wisdom of the crowd. Cerulli predicts that the next wave of disruption will involve the integration of client data as inputs during the product manufacturing process. «The disruptors of the future will take on a very different nature by offering products and services before customers realize their need for them,» Chua adds. Big data analytics or consumer behavior data are offer the possibility of asset managers structuring a product or service based on the collective «unspoken» needs of clients. We are now only in the early stages of the use of big data and analytics across all industries. Many see it as the next big thing. It seems unavoidable for asset managers too, especially on the back of the ubiquity of social media and the internet. «It may help them understand why mutual fund penetration is low in Asia compared to other financial products such as savings and deposits, and stocks, and come up with an action plan to bridge the gap,» says Yoon Ng, Cerulli’s Asia research director.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé, ce 9 juillet, la création de sa nouvelle filiale CDPQ Infra dédiée au financement de projet d’infrastructures. Le lancement de cette entité opérationnelle constitue le point de départ de l’évaluation des deux projets confiés à CDPQ Infra, à savoir le système de transport collectif sur le nouveau pont Champlain et celui reliant le centre-ville de Montréal à l’aéroport international Montréal-Trudeau et à l’Ouest-de-l’Île.Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse, a été nommé président du conseil d’administration de CDPQ Infra. Christian Dubé, premier vice-président Québec, et Macky Tall, vice-président principal Infrastructures, représenteront aussi la Caisse sur ce conseil d’administration, qui comptera cinq membres au total. Deux experts internationaux seront nommés administrateurs externes au cours des prochains mois. En outre, Macky Tall a été nommé président directeur général de CDPQ Infra tandis que Jean-Marc Arbaud agira comme directeur général adjoint et veillera à constituer les équipes nécessaires au fonctionnement de la nouvelle filiale.Conformément à l’accord signé il y a quelques mois entre le gouvernement du Québec et la CDPQ, un comité exécutif est également mis en place pour assurer la coordination entre CDPQ Infra et le gouvernement du Québec pour les phases de planification et de construction (si les projets identifiés sont approuvés au terme du processus d’évaluation). Quand les analyses préliminaires et les définitions de projets seront complétées, CDPQ Infra mènera également des consultations en continu avec les parties prenantes concernées.
JP Morgan Asset Management veut développer son activité retail en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines, rapporte AsianInvestor. Toutefois, plutôt que d’établir une activité, la maison de gestion cherche d’abord à croître via des partenariats.
A la demande de la Commission européenne, la législation belge n’impose plus depuis 2004 un quota minimum d’actions belges dans les fonds d’épargne-pension. Jusque-là, ces fonds devaient obligatoirement investir 30% minimum de leurs actifs en actions belges cotées. Malgré la suppression de cette règle imposant un minimum d’actions belges, les gestionnaires de fonds d’épargne-pension veillent à ce que les actions cotées à la Bourse de Bruxelles conservent une place dans leurs portefeuilles, rapporte L’Echo. Elles restent ainsi présentes notamment dans les fonds d’épargne-pension proposés chez BNP Paribas, Argenta, KBC et Belfius, et même très largement représentées chez Capfi Delen. Avec une part de 29,08%, les actifs financiers belges sont le mieux représentés chez Capfi Delen Pension Fund, devant BNP Paribas Pension Fund (18,8%) et Argenta Pension Fund (16,5%), précise le quotidien belge.
Amundi a recruté Thierry Vallière en tant que responsable des activités de dettes privées, un poste nouvellement créé. Depuis 2010, l’intéressé était directeur financier adjoint du Printemps. Entre 2000 et 2010, il travaillait chez Rothschild où il était directeur exécutif au sein des activités de conseil en financements et restructurations. Il a commencé sa carrière en 1998 dans le cabinet Fiducial en tant qu’analyste dans le département Finance d’entreprises. Le pôle de dettes privées dépend des départements gestions obligataires et gestions spécialisées d’Amundi. Il réunit les forces déjà présentes tant du côté obligataire ou du private equity, précise un porte-parole de la société de gestion.
Solide début d’année pour Carmignac Gestion. Au cours du premier semestre 2015, la société de gestion a en effet enregistré une collecte de 2,8 milliards d’euros, a annoncé Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Grâce à cette performance, ses actifs sous gestion s’élèvent désormais à 56,9 milliards d’euros au 30 juin 2015 contre 50,4 milliards d’euros fin 2014. Didier Saint-Georges a également fait un tour de l’actualité de la société de gestion, évoquant notamment la nomination récente de David Older afin de se renforcer sur les segments de la communication, des technologies de l’information, des médias et d’internet (lire NewsManagers du 2 juillet 2015), ou l’ouverture de son bureau à Zurich en avril (lire NewsManagers du 29 avril 2015). A l’occasion de ce tour d’horizon, Didier Saint-Georges a annoncé l’arrivée récente d’Alexandre Deneuville en qualité d’analyste crédit. Ce dernier a rejoint Carmignac en provenance d’Eiffel Investment où il officiait déjà en tant qu’analyste, selon son profil LinkedIn.Par ailleurs, dans un contexte de crise en Europe en raison de la situation en Grèce, la gestion a décidé de privilégier le marché des changes pour se protéger des risques liés à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. A ce titre, dans le cadre de la construction de portefeuille de Carmignac Patrimoine, «nous avons renforcé notre exposition au dollar et au yen au cours du deuxième trimestre», a indiqué Rose Ouahba, gérante taux et responsable de l’équipe obligations internationales. «L’arme des changes nous permet de nous protéger contre un Grexit». En outre, ces marchés très liquides «nous permettent de nous retourner rapidement dans un contexte de fortes incertitudes», a-t-elle ajouté. La gérante a toutefois écarté tout risque de contagion, estimant que, en cas d’aggravation de la crise grecque, «la Banque centrale européenne (BCE) aura une réponse massive pour éviter une remontée des taux et maintenir ses taux d’intérêt à un niveau bas». Parmi les remparts existants face à un risque de contagion de la crise grecque, la société de gestion a cité les réformes structurelles déjà initiées en Europe pour favoriser la reprise économique ou la mise en place de l’Union Bancaire assurant une meilleure gestion des risques. En parallèle, Carmignac a décidé de maintenir une exposition aux emprunts d’Etats périphériques, même si celle-ci a été réduite d’un quart courant mars-avril. Par ailleurs, la société de gestion prône une approche sélective aux secteurs de crédit offrant de la valeur. Enfin, Carmignac reste favorable aux actions, avec un taux d’exposition de 35% actuellement, et en particulier aux actions américaines. Et pour cause. «Même si la Réserve Fédérale (Fed) relève ses taux d’intérêts, elle restera toujours accommodante», estime Rose Ouahba pour qui la normalisation de la politique monétaire de la Fed sera délibérément prudente et graduelle.
La Banque Degroof France a annoncé la nomination de Jean Peyrelevade à la présidence de son conseil d’administration. Damien Bachelot reste président de la Compagnie financière Degroof, la holding du groupe Degroof en France, et François Wohrer, directeur général à la fois de la Banque Degroof France et de la Compagnie financière Degroof, précise un communiqué. Par ailleurs, François Wohrer élargit la composition du Comité de direction de la banque en France avec la nomination de trois nouveaux membres : Véronique Jeannot, Chief Operating Officer (COO) et nouvellement nommée directeur général délégué ; Martine Girardet, Head of Private Banking et enfin Laurence Jodogne, Chief Risk Officer (CRO) - qui y entrera à compter du 1er octobre 2015. Elles rejoignent François Wohrer (CEO), Cyril Kammoun (Head of Investment Banking), Bertrand Manet (Head of M&A Midcap), Lionel Saint Georges Chaumet (Head of Family Office), et Laurence Gouraud (Head of HR)."Ces nominations marquent la volonté du groupe de renforcer son organisation en s’appuyant sur des profils d’une grande richesse, afin d’accélérer son développement commercial dans l’ensemble de ses métiers», explique la banque qui souhaite ainsi favoriser la coordination de l’entité française avec les autres filiales du groupe. Entré en tant qu’associé gérant au sein de la Banque Degroof France depuis janvier 2014, Jean Peyrelevade, est notamment banquier conseil depuis 2004, et a collaboré avec la banque d’affaires Banca Leonardo de 2006 à 2013. Il est administrateur de plusieurs sociétés françaises ou européennes de premier plan comme Bouygues, BG Bonnard & Gardel Holding SA, Saur. Il est également membre du Conseil de surveillance de KLM.Véronique Jeannot a rejoint Aforge Gestion comme directeur général en 2010. Elle a créée en 2007 Ves Conseil et mène différentes missions en tant que consultante indépendante pour des banques d’investissement et des sociétés de gestion. Trois ans plus tôt, elle était directeur général délégué de Louvre Gestion, filiale d’HSBC Private Bank. Laurence Jodogne est directeur général de Degroof Gestion depuis janvier 2011. Auparavant, à compter de 2008, elle exerçait les fonctions de secrétaire général, membre du comité de direction et dirigeant responsable en charge de l’organisation et du contrôle des risques chez KBL Richelieu Gestion. Martine Girardet a rejoint la Banque Degroof France en 2008, en tant que responsable de la Banque privée. Elle était auparavant chez Altra Banque depuis 2003 après avoir été à la Finter Bank pendant huit ans, directeur de la clientèle privée.