Le Parlement russe a ratifié vendredi l’annulation de 90% des 10 milliards de dollars de dettes contractées par la Corée du Nord à l'époque soviétique. Les 10% restants seront rééchelonnés sur vingt ans, par versements tous les six mois. Cette décision est susceptible de faciliter la construction d’un gazoduc vers la Corée du Sud, projet développé depuis des années par la compagnie publique russe Gazprom, avec l’objectif de livrer 10 milliards de mètres cubes de gaz par an.
La balance commerciale nippone a été déficitaire en mars pour le 21ème mois consécutif avec un solde négatif de 1.446 milliards de yens (10,2 milliards d’euros), selon les statistiques publiées hier par le ministère des Finances. Les exportations ont augmenté de seulement 1,8% en rythme annuel, contre une hausse de 18,1% des importations. Sur l’ensemble de l’exercice clos le 31 mars, le déficit commercial a atteint un niveau record de 13.750 milliards de yens (97 milliards d’euros).
Les perspectives économiques immédiates du Portugal s’améliorent alors même que son programme d’aide internationale touche à sa fin mais il doit maintenir le rythme des réformes, en particulier sur le marché du travail, pour éviter de voir sa dette gonfler à nouveau, a indiqué hier le FMI. Après une baisse plus rapide que prévu de son déficit budgétaire en 2013 (4,9% du PIB au lieu des 5,5% visés), l’institution juge le pays en bonne voie pour atteindre l’objectif d’un déficit de 4% du PIB cette année et de 2,5% l’an prochain.
Depuis l’an dernier, nous misons sur les dettes subordonnées bancaires, précise Saïd Djaba, Responsable de la multigestion hors actions chez Egamo. Parmi les acteurs bien positionnés sur ce créneau en ce moment figurent Axiom, La Française AM et EdRAM. Ils disposent de process de gestion et de styles différents et peuvent, à ce titre, être agrégés dans un portefeuille ». Du côté des actions aussi, les valeurs bancaires intéressent l'équipe de gestion. « Les valeurs bancaires affichant une décote nous semblent attractives. Rothschild & Cie Gestion ou encore Lazard Frères Gestion présentent dans l’environnement actuel des process de gestion intéressants sur ces actifs », précise Charles Bouffier, Directeur général délégué. Les petites et moyennes capitalisations sont également privilégiées. Egamo a sélectionné des sociétés de gestion avec un historique de performance sur les petites et moyennes capitalisations comme Moneta AM, Oddo AM, Equigest, Flinvest ou encore Sycomore AM.
Plusieurs députés socialistes ont élaboré durant le week-end trois scénarios alternatifs au plan d'économies de 50 milliards d’euros de Manuel Valls avant le vote du programme de stabilité à l’Assemblée nationale, rapporte le quotidien, ajoutant que ces pistes seront présentées aujourd’hui au Premier ministre par le chef de file des députés PS à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, et la nouvelle rapporteure générale du budget, Valérie Rabault. Ces députés veulent éviter le gel du point d’indice de la fonction publique et le gel des prestations sociales. Ils écartent aussi une nouvelle hausse du taux effectif de prélèvements obligatoires entre 2015 et 2017.
A compter du 24 avril 2014, les demandes de souscriptions et de rachats de parts I du fonds CamGestion Valeurs Euro qui sont décimalisées, vont porter sur un montant, représentant un nombre entier de parts ou sur une fraction de part, chacune d’entre elles étant divisées en centième. Avant cette date, les parts « I » ne peuvent pas être souscrites en montant. Les demandes de souscriptions et de rachats portent en conséquence sur un nombre entier de parts ou sur une fraction de part, chaque part étant divisée en centième.
Le groupe Bâloise, 50,8 milliards d’euros d’encours sous gestion, a augmenté ses investissements dans les actions de 46,7%. Le groupe Bâloise a expliqué dans son rapport annuel 2013 privilégier des titres satisfaisants à des critères de qualité très sélectifs et garantissant un dividende durablement élevé. La poche actions représente ainsi 5,1% de son allocation d’actifs au 31 décembre 2013. Le groupe Bâloise a également détaillé, dans son rapport annuel 2013, les performances des différentes classes d’actifs de son portefeuille : Les hedge funds ont généré une bonne performance. Dans une mesure moindre, le private equity termine également l’exercice sur une note positive. Le montant brut des correctifs de valeur nécessités par les immobilisations financières à caractère de fonds propres s'élève à 32,7millions de francs suisses, soit un niveau une nouvelle fois nettement inférieur à celui de l’année précédente. Les immeubles de rapport, dont l'évaluation a été relevée, ont à nouveau généré des revenus stables. Les hypothèques, quant à elles, se distinguent par la stabilité de leur valeur et de leur rendement. Le portefeuille du groupe Bâloise au 31 décembre 2013 :
Le ministre des Finances slovène a indiqué que Pimco a acheté les 1,5 milliard d’euros d’obligations émises par le pays en novembre dernier, juste avant le résultat de ses stress tests bancaires. De maturité 3 ans, les titres offraient un rendement de 4,7%. A l'époque, la Slovénie avait indiqué avoir placé son émission auprès d’un seul investisseur mais n’avait pas révélé son identité.
Le promoteur et gestionnaire américain d’ETF Wisdom Tree Investments a annoncé le 17 avril avoir bouclé l’acquisition du fournisseur d’ETP britannique Boost ETP.Wisdom Tree va renforcer sa présence en Europe et pouvoir développer une plateforme européenne offrant une gamme d’ETF au format Ucits sous la marque Wisdom Tree tout en poursuivant la gestion et le développement des ETP collatéralisés de Boost.Les fondateurs de Boost, Hector McNeil et Nik Bienkowski, seront les co-CEO de la nouvelle entité Wisdom Tree Europe.Les ETF sous gestion de Wisdom Tree s'élèvent actuellement à environ 33,1 milliards de dollars.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a confirmé les notes AAAmmf de 39 fonds monétaires européens. Les actifs de ces fonds représentent un encours cumulé de 271 milliards d’euros à fin mars 2014.Ils sont gérés par Aberdeen AM, Amundi, BNP Paribas AM, CCLA IM, Federated Investors, Goldman Sachs AM, Ignis AM, Insight AM, JPMorgan AM, L&G IM, Lombard Odier IM, Morgan Stanley IM, Natixis AM, Invesco, SSgA et SWIP.
ING IM prépare une version agressive de son fonds multi-classes d’actifs à rendement absolu, croit savoir Citywire Global. Ce fonds, appelé First Class Multi Asset Premium, sera ajouté à la gamme luxembourgeoise de la société de gestion. La gestion du fonds incombera à l’équipe multi-classes d’actifs d’ING IM.
All Funds Bank, la plate-forme de distribution de fonds espagnole, vient de recruter Chris Edge en provenance de JP Morgan pour prendre la direction de son activité au Luxembourg, rapporte Funds Europe. Chris Edge était précédemment «managing director» chez JP Morgan, où il a passé 20 ans occupant différentes fonctions notamment au Royaume-Uni et en Afrique du Sud. Il a récemment quitté la banque américaine pour, dans un premier temps, poursuivre une activité entrepreneuriale. Ce recrutement confirme les ambitions internationales d’All Funds Bank qui est aujourd’hui présente en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni, en Chili, à Dubaï, en Suisse et au Luxembourg. Selon son site internet, la plateforme offre des services provenant de 450 gérants de fonds et distribue plus de 38.000 fonds.
Predica, la filiale d’assurance vie du Crédit Agricole vient d’acquérir la part de 7,4 % du capital de la Société Foncière Lyonnaise (SFL) détenu depuis 2009 par Royal Bank of Scotland, banque créancière de SFL depuis 2009, selon un communiqué de SLF en date du 17 avril. Cette opération permet à Predica de porter sa participer de 5,09 % à 12,34%, devenant ainsi le second actionnaire de SFL derrière le groupe espagnol Colonial, actionnaire de contrôle à 53,1%Quelques jours plus tôt, le fonds DIC Holdings LLC, contrôlé par l’Etat du Qatar, avait acquis hors marché auprès de Crédit Agricole CIB son bloc de 8,55% au capital de SFL.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 16 avril avoir approuvé une nouvelle hausse des contributions de l’Etat de Californie ainsi que des enseignants.L’Etat de Californie devrait ainsi débourser quelque 4,3 milliards de dollars et les enseignants 1,2 milliard de dollars. Ces montants représentent des augmentations de plus de 450 millions de dollars pour l’Etat et de 55 millions de dollars pour les enseignants.CalPERS relève que le taux de couverture des pensions de l’Etat s'élève à 66% à fin juin 2013 alors que celui des enseignants atteint environ 80%.
AG2R La Mondiale accélère son développement sur le terrain de l’épargne et de l’assurance-vie. En 2013, le groupe paritaire de protection sociale a ainsi réalisé un chiffre d’affaires de 4,88 milliards d’euros dans cette activité, soit une croissance de 21,5 % par rapport à 2012.Dans le détail, AG2R La Mondiale a enregistré 2,72 milliards d’euros de cotisations épargne en France (contre 2,59 milliards d’euros en 2012) et 2,15 milliards d’euros au Luxembourg (contre 1,42 milliard d’euros). Son activité d’assurance-vie/épargne au Luxembourg a ainsi progressé de 51,1% sur un an grâce à «une offre unique coordonnée en assurance vie épargne patrimoniale entre la France et le Luxembourg» et une plus grande «mobilité de la clientèle patrimoniale depuis la crise 2011/2012» qui manifeste un intérêt plus grand pour le Luxembourg, note le groupe de protection sociale.En 2013, sa collecte nette en assurance-vie/épargne s’élève à 2,918 milliards d’euros, dont 2,176 milliards d’euros sur des fonds euros (contre 1,360 milliard d’euros en 2012) et 742 millions d’euros sur les unités de comptes (contre 285 millions d’euros en 2012). Désormais, les unités de compte représentent 28 % de ses encours contre une moyenne de 16,5 % pour le marché de la Société française des sociétés d’assurances (FFSA).En prenant en compte l’ensemble de ses activités, AG2R La Mondiale a bouclé l’exercice 2013 avec un chiffre d’affaires de 17,6 milliards d’euros, soit une progression de 6%, tiré par ses activités assurancielles qui ont dégagé 9,3 milliards d’euros de revenus (+9,1 % sur un an). Son résultat net s’établit à 243 millions d’euros en 2013, «conformes aux années précédentes», selon le groupe paritaire.
Karl Dasher, le patron de Schroders pour l’Amérique du Nord, a pour mission de doubler à 20 % la part des revenus de la société provenant des Etats-Unis sur les trois à cinq prochaines années, rapporte Financial News. Pour cela, le responsable veut changer la façon dont les investisseurs américains voient Schroders : pas uniquement comme un spécialiste des marchés émergents, des actions internationales et des matières premières, mais aussi comme un partenaire stratégique pour des classes d’actifs plus traditionnelles.
Dans les activités de gestion de fortune, les actifs sous gestion générateurs de commissions de Morgan Stanley ont progressé au premier trimestre de 17% par rapport au trimestre précédent pour s'établir à 724 milliards de dollars, a indiqué le 17 avril Morgan Stanley à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. La collecte du trimestre s’est élevée à 19 milliards de dollars.Le chiffre d’affaires de la gestion de fortune a progressé au premier trimestre de 4% à 3,6 milliards de dollars, le bénéfice imposable affichant une hausse de 16% à 691 millions de dollars.Dans les activités de gestion d’investissements, les actifs sous gestion ou sous supervision sont passés de 341 milliards de dollars il y a un an à 382 milliards de dollars à fin mars 2014. La collecte nette du trimestre s’est élevée à 6 milliards de dollars.Le chiffre d’affaires de la division s’est inscrit en hausse de 15% à 740 millions de dollars, pour un bénéfice imposable de 263 millions de dollars (+41%).Le bénéfice net du groupe américain a fait un bond de 56% à 1,5 milliard de dollars.
BlackRock a enregistré au premier trimestre 2014 des souscriptions nettes hors gestion monétaire de 26,7 milliards de dollars. Cela lui a permis de porter ses encours à 4.400 milliards de dollars à fin mars, soit une hausse de 2 % par rapport à fin décembre et de 12 % par rapport au premier trimestre 2013.La principale société de gestion dans le monde a notamment collecté 14 milliards de dollars en net auprès des particuliers, dont 9,8 milliards de dollars à l’international. Sur ce segment, les flux se sont principalement dirigés vers l’offre obligataire (6,1 milliards de dollars).iShares, la plate-forme d’ETF du groupe, a de son côté engrangé 7,8 milliards de dollars nets, dont 3,2 milliards de dollars aux Etats-Unis et 4,8 milliards de dollars en Europe.Sur la clientèle institutionnelle, BlackRock a enregistré des souscriptions nettes de 4,9 milliards de dollars, la gestion indicielle compensant les rachats nets sur la gestion active (12,6 milliards de dollars).Au total, la société de gestion américaine a dégagé un bénéfice net de 762 millions de dollars au premier trimestre, en hausse de 20 % par rapport à la période correspondante de l’an passé.
Début d’année difficile pour Carmignac Gestion. La société de gestion française a en effet accusé une baisse de ses encours de 6,3 % lors du premier trimestre 2014. Ses actifs sous gestion passent donc sous la barre des 50 milliards d’euros pour la première fois depuis 2011. De fait, au 31 mars 2014, ses encours s’établissent à 49,928 milliards d’euros contre 53,298 milliards d’euros à fin 2013. Le niveau des encours reste toutefois au-dessus des 45,863 milliards d’euros affichés fin 2011.Cette baisse s’explique en grande partie par une importante décollecte enregistrée sur les trois premiers mois de l’année. «Nous avons enregistré de bonnes performances sur notre gestion obligataire mais nos fonds globaux ont été plus bousculés, a reconnu Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion à l’occasion d’une conférence de presse. Il y a eu une sous-performance des gestions de conviction.» Ainsi, au cours du premier trimestre, la société de gestion a subi une décollecte nette de 2,8 milliards d’euros, soit environ 4 % de ses encours à fin 2013, malgré une collecte nette de 400 millions d’euros sur la gestion obligataire.Dans le détail, son fonds Carmignac Investissement a pâti des déceptions sur la croissance américaine liées à l’effet météo défavorable qui a pesé sur le portefeuille. «Nous étions positionnés sur la reprise de l’économie américaine mais la mauvaise météo a empêché cette reprise et a eu des effets assez démultipliés sur nos fonds actions», a reconnu Frédéric Leroux, gérant global chez Carmignac Gestion. Carmignac Patrimoine a également connu un premier trimestre «décevant» de l’aveu de Rose Ouahba, responsable de l’équipe taux, caractérisé par une décollecte de 1,8 milliard d’euros.Enfin, comme bon nombre de gestionnaire d’actifs, Carmignac Gestion a subi de plein fouet la défiance des investisseurs pour les marchés émergents, «considérés comme les parents pauvres de la croissance mondiale», selon Frédéric Leroux. Résultat: son fonds Carmignac Emergents a subi une décollecte de 300 millions d’euros au premier trimestre.Pour les trimestres à venir, Carmignac Gestion compte tirer profit de la reprise économique américaine et de l’amélioration de l’économique européenne. La société de gestion souhaite également se positionner sur les marchés émergents et le Japon où «les valorisations son particulièrement basses». Toutefois, s’agissant des pays émergents où il souhaite «réaugmenter son exposition», le gestionnaire d’actifs entend se montrer sélectif sur les valeurs.Ce 17 avril, Edouard Carmignac, l’emblématique président de la société de gestion, a également interpellé Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), par l’entremise d’une lettre ouverte. S’il a salué le travail de Mario Draghi depuis sa prise de fonction, observant qu’il «avait fait de la BCE une institution clé dans le processus de construction européenne», Edouard Carmignac en appelle à une intervention plus vigoureuse de sa part. «Je suggérerais une politique de taux d’intérêt zéro, avec une baisse symbolique de 0,25% de votre taux d’intérêt de référence, un programme de rachat des obligations souveraines de 50 milliards d’euros par mois, avec une répartition basée sur le poids économique relatif des différents Etats membres, écrit ainsi Edouard Carmignac. Ces rachats pourraient s’élever à 6 % du PIB de la zone euro sur un an et, cela va sans dire, ils ne devraient pas être stérilisés.»
Le chiffre d’affaires des activités de gestion d’investissements de Goldman Sachs s’est élevé au premier trimestre à 1,57 milliard de dollars, en progression de 20% par rapport au premier trimestre 2013, mais en repli de 2% par rapport au quatrième trimestre 2013, selon les chiffres communiqués le 17 avril par le groupe américain.Les actifs sous supervision se sont accrus de 41 milliards de dollars pour s'établir à 1.080 milliards de dollars. Les actifs de long terme notamment se sont inscrits en hausse de 54 milliards de dollars, dont une collecte nette de 40 milliards de dollars, principalement dans le fixed income.
A fin mars 2014, les fonds autrichiens géraient 146,8 milliards d’euros, soit une hausse d'1 % depuis le début de l’année, indique l’association autrichienne VÖIG des sociétés de gestion. La hausse a été soutenue par l’effet marché alors que les demandes de rachat sur la période ont représenté 300 millions d’euros. Les remboursements nets ont atteint 255 millions d’euros rien qu’au mois de mars. Depuis fin 2008, les encours des fonds autrichiens ont enregistré une croissance de 16,5 %, note VÖIG, soulignant qu’il manque encore 10 points de pourcentage pour revenir au niveau d’actifs gérés en 2007 avant la crise financière.
Le groupe Blackstone a dégagé au premier trimestre un résultat net économique, qui prend en compte la valorisation au prix de marché de son portefeuille, de 813,9 millions de dollars, contre 628,3 millions de dollars, selon un communiqué publié le 17 avril. Les bénéfices distribuables ont progressé de 24% au premier trimestre à 485 millions de dollars.Le private equity a été l’activité phare du trimestre avec une appréciation de 7% sur le trimestre alors que les commissions de surperformance latentes et réalisées ont fait un bond de 413%. Le portefeuille immobilier s’est pour sa part apprécié de 3,8% alors que les commissions de surperformance ont reculé de 5%.Les actifs sous gestion ont atteint le niveau record de 272 milliards de dollars à fin mars 2014, en hausse de 25% sur un an. Les seuls actifs sous gestion générateurs de commissions se sont accrus de 19% à 203,6 milliards de dollars.
La gestion diversifiée d’OFI AM sait user du contre pied. C’est en tout état de cause, ce que Frederic Cohen s’est attaché à démontrer au cours d’une conférence de presse dédiée au fonds OFI Performance Absolue Diversifié (OPAD) qu’il gère depuis 2009. La spécificité du fonds réside en effet dans son « approche contrariante » qui l’a conduit notamment à investir dans des produits ou des titres « value ». « A l’image des telecoms en général et plus précisément de Telecom Italia qui se payait seulement 4 fois les bénéfices il y a encore un an » explique Frédéric Cohen. Par ailleurs, ce dernier scrute ce qu’il nomme « les asymétries en termes de risques/rendements caractérisées, selon lui, «par un stress excessif d’une part et par une probabilité de gain supérieure au risque de perte d’autre part». Bien souvent cela consiste à identifier « des ruptures de corrélations comme par exemple, la perte de statut d’une valeur refuge » explique le gérant, qui cite le cas de l’or dont le cours a fortement corrigé sur les 18 derniers mois. «Ces ruptures de corrélation ne sont pas modélisables», relève Frédéric Cohen.En pratique, OFI Performance Absolue Diversifié, dont l’encours s’élevait à fin mars à 218 millions d’euros, est un fonds international diversifié qui, outre des investissements en titres vifs et en produits dérivés combine différents types de stratégies long/short et directionnelles sur toutes les classes d’actifs (actions, taux, crédit, devises, matières premières...), et une sélection d’OPCVM. Dans ce cadre, l’approche contrariante revendiquée par le gérant se retrouve aussi dans sa sélection d’OPCVM. Ainsi, à titre d’exemple, OPAD est actuellement exposé à hauteur de 6% à Pensato Capital, un fonds UCITS long/short equity-Europe basé à Londres et géré par Graham Clapp. Ce fonds a nettement sous-performé les marchés actions sur les 6 derniers mois mais, fidèle à son style, OPAD en a profité pour faire passer son « alpha » de 2 à 7 sur ce fonds. Parmi les OPCVM sélectionnés par l’équipe de Frédéric Cohen, figurent également des fonds français : OPAD est actuellement exposé à hauteur de 7% au fonds Exane Archimedes géré par Gilles Lenoir. « Nous privilégions les fonds dont les gérants n’hésitent pas à faire varier fortement leur exposition nette », précise le gérant. Car pour lui, ceux qui ont un style de gestion agressif seront les plus à mêmes de tirer leur épingle du jeu quand la situation va se compliquer sur les marchés. « Et cela pourrait ne pas tarder », poursuit Frédéric Cohen, qui estime que beaucoup de signes militent aujourd’hui pour une correction imminente sur les actions américaines. Dans cette optique, OPAD s’est récemment positionné sur une stratégie d’arbitrage long S&P 500 / short Russell 2000 qui représente 7.5% de son exposition. Ce biais doit être profitable dans un marché baissier notamment au regard des niveaux de PE du Russell 2000 et du S&P 500 respectivement 49 et 17. En mars 2000, juste avant l’éclatement de la bulle internet, le Russell 2000 affichait un PE de 39, pas très rassurant… sauf pour le gérant du fonds. OPAD affiche une performance annualisée sur 5 ans glissants de 5.74% avec une volatilité de 3.82%.
Baring Asset Management a recruté deux personnes pour son développement commercial au Canada et aux Etats-Unis, rapporte Investment Europe. Michael Annis a ainsi rejoint la société en tant que responsable commercial et développement pour le Canada. Basé à Toronto, il vient de JP Morgan Asset Management. Kieran Stover a été embauché en tant que vice president, en charge des ventes et du développement basé à Portland. Il vient de Kleinwort Benson Investors International.