Le procureur de Vienne a lancé une enquête pénale contre Sonja Kohn, la présidente de Bank Medici et actionnaire majoritaire, pour des soupçons de fraude et de rupture de confiance liés à l’affaire Madoff, rapporte le Financial Times. Cela fait suite à la plainte de Gabriel Lansky, un célèbre avocat viennois, pour le compte de clients anonymes qui ont perdu leurs investissements dans des fonds gérés par Bank Medici et confiés à Madoff.
Gottex Fund Management a écrit aux investisseurs du fonds Gottex Market Neutral Plus, son fonds de 1,9 milliard de dollars, pour leur confirmer que les retraits seront payés en partie ce lundi et que les frais seront réduits pour ceux qui restent, rapporte le Financial Times.
La Banque Royale du Canada (RBC) a annoncé vendredi avoir bouclé l’acquisition de Mourant Private Wealth, la division de services fiduciaires privés internationaux de Mourant Limited. Mourant Private Wealth (3,5 milliards de livres d’encours) possède des bureaux à Jersey, à Dubaï et aux îles Caïman. Les détails de la transaction n’ont pas été divulgués. Avec Mourant PW, RBC Gestion de patrimoine (RBC Wealth Management) compte plus de 1.000 salariés à Jersey. Elle emploie aussi plus de 300 personnes à Guernesey et 200 autres réparties sur Londres, Cheltenham et Edimbourg.Avec Mourant PW, RBC Gestion de patrimoine dépasse les 66,5 milliards de livres d’encours au Royaume-Uni et dans les îles anglo-normandes, sur un total d’actifs sous gestion de 260 milliards de livres.
Man Group pourrait voir les encours de RMF, sa filiale de fonds de hedge funds, chuter de 90 % en raison de son exposition à Bernard Madoff, rapporte FinancialNews dans son édition Internet du 27 février, citant les analystes de Morgan Stanley.
Natixis ne projette pas de vendre son activité de gestion d’actifs, indique Ignites Europe dans son édition du 27 février, relayant Reuters France. C’est ce qu’a déclaré Dominique Ferrero, CEO du groupe, lors de l’annonce des résultats.
Selon La Tribune, les reclassements de postes à postes envisagés suite au rapprochement de SGAM AI et de Barep AM, deviennent difficilement réalisables du fait de la fusion entre le Crédit Agricole et SGAM. En effet, SGAM AI n’est pas concernée par ce rapprochement et elle sera absorbée par Lyxor d’ici à la fin de l’année, ce qui limite les équivalences de postes."Pour rester dans le groupe, les salariés devront donc faire preuve de souplesse» ou «partir volontairement» si aucun poste ne leur convient, avec, à la clé, des indemnités variables selon les cas, précise le quotidien.
Dans un communiqué diffusé le 26 février, la banque indique que son résultat net comptable est revenu à 206 millions d’euros en 2008 contre 1204 millions un an plus tôt.- Le PNB de la banque de financement et de marché s"établit à ? 112 millions d"euros contre 519 millions : - Le PNB de la banque de la banque de financement enregistre une baisse de 14% à 282 millions d"euros, impacté par la fraude Madoff à hauteur de 86 millions d"euros sur des actifs appartenant à la banque, les clients n"ayant pas été affectés; - Le PNB des activités de marché, indique le CIC, passe de 190 millions d"euros au 31 décembre 2007 à - 394 millions au 31 décembre 2008 du fait de la baisse de valorisation importante sur les actifs sains. En 2008, les régulateurs comptables prenant acte de circonstances rares, rappelle la banque, ont modifié les normes IAS 39 et IFRS 7 pour permettre les transferts de portefeuilles de trading vers d"autres catégories comptables : #En application de ces nouveaux textes comptables, le CIC a transféré au 1er juillet 2008, 18,8 milliards d"euros d"encours du portefeuille de trading vers le portefeuille AFS (16,1 millliards d"euros) et vers le portefeuille de Loans & Receivables (2,7 milliards d"euros) et 5,5 milliards d"euros du portefeuille AFS vers le portefeuille Loans & Receivables. Le rendement de ces titres après coût de portage est positif#.Par ailleurs, poursuit l’enseigne, la variation de la valeur de marché entre le 1er juillet et le 31 décembre 2008 des titres transférés du portefeuille de trading vers le portefeuille AFS et de Loans & Receivables s"élève à 942 millions d"euros. #Pour se conformer aux normes IFRS, les actions détenues de façon durable classées en AFS ont été valorisées au cours de Bourse du 31 décembre 2008. La dépréciation (impairment) s"élève à 335 millions d"euros#, ajoute le CIC. #Le ratio européen de solvabilité tier one s"établit à 9,1% au 31 décembre 2008 et à 9,5% (chiffres provisoires) dès le 1er janvier 2009 en raison du déplafonnement progressif du ratio Bâle II. Les fonds propres règlementaires tier one s"élèvent à 10,2 milliards d"euros au 31 décembre 2008 contre 9,5 milliards au 31 décembre 2007#, précise le groupe qui devrait, par ailleurs, servir un dividende net de 1 euro par action contre 4,80 euros versés au titre de l"exercice précédent, payable en actions.
Selon La Tribune, après de nombreuses supputations sur son départ, Dominique Ferrero est finalement conforté à son poste de directeur général de Natixis dont il deviendra administrateur-directeur général sous la houlette de François Pérol, qui prend la tête de l’ensemble résultant de la fusion de l’Ecureuil et de la banque Populaire."L’ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée souhaite que Dominique Ferrero, qui a lancé la restructuration de Natixis, la mène à son terme», explique notamment le quotidien.
A l'ère du recentrage sur leurs métiers de base, les banques ne considèrent plus leur activité de gestion d’actifs comme une priorité, analyse Les Echos. «Avec moins d’emprise sur leurs revenus, les acteurs essaient d’en avoir davantage sur leurs coûts par leur mutualisation», souligne le quotidien, d’où l’intérêt de la création d’une coentreprise dans la gestion entre le Crédit Agricole et la Société Générale. Les deux sociétés de gestion ont de nombreux points communs (biais européen, part importante en obligations et monétaire, clientèle composée en majorité d’investisseurs particuliers), ce qui facilitera le rapprochement mais créera des doublons.
Edward Bonham Carter, le gérant qui avait conduit le MBO de Jupiter AM il y a deux ans, abandonne la gestion des fonds au quotidien pour se concentrer sur son travail de directeur général, rapporte le Financial Times. Il restera directeur des investissements (CIO), mais il laissera la gestion du Undervalued Assets à Patrick Harrington, précise le journal.
The Times rapporte que la Deutsche Bank, en tant que primary dealer, réclame devant la High Court de Londres le remboursement de 246 millions de dollars par le fonds Sebastian Holdings d’Alexander Vik, basé dans les îles Turks et Caicos. Cela fait suite à un appel de marge après une opération portant sur 1,5 milliard de couronnes norvégiennes effectuée le 10 octobre 2008, en pleine phase de forte volatilité des marchés.
En 2008, Henderson a vu ses encours décliner de 16 %, de 59,2 milliards de livres fin 2007 à 49,5 milliards fin décembre. Son bénéfice d’exploitation avant impôts est ressorti à 99,7 millions de livres, en repli de 9 % par rapport à 2007. Selon Andrew Formica, CEO du groupe depuis novembre, 2009 s’annonce plus difficile que 2008 en termes de bénéfices.S’agissant de l’acquisition de New Star, Henderson a déclaré que les détails complets de l’offre seraient dévoilés aux actionnaires de New Star le 11 mars, et que les actionnaires de Henderson pourront voter sur l’opération lors d’une assemblée générale le 2 avril. Si tout se passe bien, le gestionnaire pense boucler l’opération début avril.
BNP Paribas Securities Services a été choisi par Henderson Group en tant que prestataire de services exclusif d"Henderson Global Investors pour ses opérations d"investissements et les services bancaires y afférents (à l"exception des hedge funds).
Brian Myerson, connu pour être un actionnaire activiste, est confronté à une fronde des actionnaires de son propre Principle Capital Investment Trust, qui veulent le débarquer ainsi que trois autres administrateurs, revendre les actifs et redistribuer l’argent aux actionnaires, rapporte The Sunday Times. La révolte est menée par le hedge fund américain QVT, mécontent de la mauvaise performance de Principle, avec le fonds d’investissement EIM d’Arki Busson et Invesco. Ils proposeront à l’AG du 26 mars que Crystel Amber Management soit chargé de vendre les participations sur deux ans.
Les grandes banques ont gagné plus de 900 millions de dollars de commissions en moins de 4 mois en vendant de la dette bancaire garantie par l’Etat aux investisseurs, rapporte le Financial Times, citant les chiffres de Thomson Reuters et Freeman & Co. JPMorgan a ainsi gagné 130 millions de dollars en vendant 51 obligations, tandis que Bank of America/Merrill Lynch a accumulé 105 millions grâce à 34 émissions depuis octobre.
Selon La Tribune, à la question «UBS Luxembourg (UBSL) a-t-elle failli dans sa fonction de dépositaire de la sicav Luxalpha investie dans Madoff», la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a répondu «oui» et enjoint la banque à se mettre en conformité avec la législation du Grand-Duché pour continuer son activité de dépositaire. UBSL devra aussi «veiller» à dédommager les porteurs de parts de Luxalpha, ce que la banque refuse pour le moment en faisant notamment valoir que les clients aisés de Luxalpha savaient ce que qu’ils faisaient, que cette Sicav avait reçu un agrément local et que la documentation du fonds spécifiait «clairement» qu’elle n'était pas #gardienne# des actifs mis en portefeuille.
Fideuram Investimenti agrandit ses équipes, rapporte Bluerating. Ainsi, Mario Bortoli, ex-directeur général d’Eurizon Alternative, vient de rejoindre la société en tant que responsable de la multigestion. L'équipe d’allocation d’actifs sera aussi renforcée.
Le Comité européen des régulateurs (CESR) propose, à destination des sociétés de gestion, les éléments clés pour mettre en place des recommandations sur la gestion des risques, à savoir des principes ainsi qu’un canevas des principaux points pour instaurer un standard dans le processus de gestion des risques. Comme le remarque en préambule le CESR, #la législation européenne en vigueur dans le domaine de la gestion collective est plutôt limitée en ce qui concerne la gestion des risques# alors que les turbulences des marchés soulignent plus que jamais la nécessité d’une approche globale à cette problématique. Les principes proposés devraient ainsi permettre d’assurer une protection appropriée des investisseurs ainsi qu’un processus de gestion des risques adapté aux activités de la société de gestion et des OPCVM qu’elle gère. Cette batterie de principes devrait aussi favoriser la convergence des approches en Europe, un élément pour l’instauration ou la restauration de la confiance mutuelle et la suppression de l’arbitrage réglementaire.Les principes déclinés par le CESR seront complétés par un texte relatif aux problèmes techniques et quantitatifs spécifiques à prendre en compte pour déterminer les paramètres de mesure de l’exposition globale, du levier et du risque de contrepartie concernant les instruments dérivés.
Selon L"Agefi suisse, le fisc allemand pourrait, dans la foulée de l"affaire UBS, se tourner vers la Suisse pour chasser les fraudeurs. Selon certaines estimations, plusieurs dizaines de milliers d"Allemands dissimuleraient en Suisse environ 275 milliards de francs. Longtemps, ces fraudes semblaient indétectables pour les contrôleurs des impôts rhénans. Mais la décision d"UBS de lever un coin de son secret bancaire pour calmer la colère de Washington et la fermeté de Berlin pour chasser les tricheurs vivant sur son territoire commencent à donner des sueurs froides aux contribuables allemands qui ont caché une partie de leur argent dans la confédération.
Selon Le Temps, la proximité entre l"autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) et UBS pose de sérieuses questions sur l"indépendance de l"organe de surveillance. Le régulateur bancaire, dirigé par un ex-UBS, n"a jamais mis en cause les dirigeants de la banque. Aucune des deux enquêtes menées par la Finma, sur des affaires pourtant critiques pour les intérêts de la Suisse, n"a mis en cause la responsabilité individuelle de membres du conseil d"administration ou de la direction. Le président de la Finma, Eugen Haltiner, est d"autant plus critiqué qu"il a travaillé de 1973 à 2005 chez UBS. Son départ immédiat a été demandé vendredi dernier par un ancien conseiller fédéral.
Dans un point de vue publié par Le Temps, le consultant indépendant Olivier Baumgartner-Bezelgues estime que les investisseurs disposent de nombreuses possibilités d"action en cas de suspension des remboursements par un fonds, notamment lorsque le fonds est établi aux Iles Caïmans où le cadre légal est très structuré et ouvre de nombreuses possibilités de recours. Les hedge funds en tant que véhicule de placement répondent à la «Cayman Mutual Fund Law». De plus, le fonds en tant qu"entité légale répond à la «Cayman Companies Law» dans le cas où le fonds est une «Exempted Company». Ce sont ces lois qui sont invoquées dans les nombreux cas où les clients poursuivent le gérant pour la suspension abusive des rédemptions ou l"activation abusive de la barrière. Ces textes de loi sous certaines conditions peuvent aussi permettre de forcer la liquidation d"un fonds. La Cour d"appel des Caïmans a récemment rendu un jugement très intéressant qui définit les conditions dans lesquelles l"investisseur dans un fonds qui a demandé le remboursement de ses parts devient un créditeur de ce fonds. Cette distinction entre client et créditeur du fonds a de grandes chances d"être reprise dans les nombreux cas à venir. Ce qui fait dire à l"auteur que «les censeurs de tous bords qui veulent la fin des places off¬shore et du secret bancaire feraient bien de balayer devant leur porte et de s"inspirer du cadre légal de ces juridictions».
Le ministère de l’Economie a publié au Journal Officiel du 27 février l’ordonnance réformant les voies de recours contre les visites domiciliaires et les saisies de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce texte, qui modifie un article du CMF relatif aux visites domiciliaires que peuvent effectuer les enquêteurs de l’AMF, prévoit en substance un renforcement des droits de la défense, en introduisant la possibilité pour les personnes mises en cause de former recours sur le fond contre l’ordonnance autorisant la visite domiciliaire, ainsi que contre l’exécution du droit de visite. Le texte prévoit également des dispositions transitoires.
Dans un point de vue proposé par Le Temps, l"avocat Thomas Goossens estime que les textes légaux du Grand-Duché détaillent avec plus de précision les devoirs de bonne exécution et de transparence des banques dépositaires. « La loi suisse sur les placements collectifs de capitaux (LPCC), entrée en vigueur le 1er janvier 2007, prévoit que, à côté de certaines tâches administratives de contrôle des activités du fonds, la tâche principale d"une banque dépositaire de fonds est d"assurer la «garde de la fortune collective». Cette obligation de conservation couvre l"ensemble des actifs du fonds. L"étendue de l"obligation des banques dépositaires de vérifier la réalité des ordres de bourse demeure peu claire en Suisse et dépend surtout de l"examen de l"ensemble des circonstances. En revanche, le Tribunal fédéral s"est à maintes reprises penché sur le devoir de surveillance des dépositaires dans les contrats bancaires dits «execution only», retenant que «le banquier n"est pas le tuteur de son client». Il ne saurait donc être exclu que le Tribunal fédéral fasse preuve de la même retenue dans l"examen de la responsabilité de banques dépositaires concernées par des scandales de type Madoff », écrit Thomas Goossens.
The Commodity Futures Trade Commission has opened an investigation of the United States Oil Fund, an ETF listed in New York which has accumulated 20% of a crude oil contract traded in New York and London, the Financial Times reports. The regulator estimates that its activities may be causing market distortions.