Responsable de la stratégie IPO au sein de Lazard Frères Gestion, Cédric Chaboud revient pour Newsmanagers sur les caractéristiques de sa sicav internationale Skylar Origin dédiée à l'investissement dans des sociétés faisant l'objet d'une introduction en bourse. Il juge l'environnement particulièrement porteur pour y investir, et confie qu'à terme, un fonds comparable destiné aux investisseurs privés pourrait voir le jour.
Selon les proches du dossier, le capital-investisseur KKR devrait annoncer ce lundi un investissement de 400 millions de dollars pour une participation de 40 % dans une coentreprise avec Hilcorp Energy Corp pour le développement du gisement de schistes bitumineux Eagle Ford Shale dans le Sud du Texas, en vue de produire du gaz naturel, rapporte The Wall Street Journal. Hilcorp détiendra 60 % du capital et apportera environ 100.000 acres à la filiale commune.
La Tribune rapporte que le hedge fund Omnix Multi-Strategy Fund dirigé par deux anciens traders de la banque Lehman Brothers, a affiché un rendement de 6 % en mai. Pourtant, il s’agit du pire mois depuis 2008 pour la gestion alternative dans son ensemble, précise le quotidien.
Comme les fonds d’actions américaines ont subi des sorties nettes voisines de 15 milliards de dollars tandis que ceux d’actions étrangères, plombées par les marchés européens, accusaient des remboursements nets de 6 milliards de dollars (mettant ainsi fin à une série de 13 mois de souscriptions nettes), les mutual funds de long terme domiciliés aux Etats-Unis ont supporté en mai des rachats nets de 13,2 milliards de dollars, selon les calculs de Morningstar.Pour leur part, les ETF américains ont bénéficié de 4,8 milliards de dollars de souscriptions nettes en mai, ce qui porte le total des rentrées nettes dans cette catégorie à 24,7 milliards de dollars depuis le début de l’année. L’encours des ETF à fin mai se situait à 792,6 milliards de dollars.Hors fonds à horizon, le nombre de nouveaux fonds lancés depuis début janvier se situe à 80 unités. Le DoubleLine Total Return de Jeff Gundlach a été le nouveau fonds ayant attiré le plus de souscriptions, avec 610 millions de dollars entre son lancement début avril et fin mai.
Lehman Brothers Holdings a demandé le 3 juin au tribunal des faillites de New York l’autorisation de mettre aux enchères 447 œuvres d’art, dont 52 de sa propre collection et le reliquat provenant de Neuberger Berman, rapporte le Handelsblatt.Cette vente, qui pourrait avoir lieu le 25 septembre, porte sur des pièces renommées, et devrait générer environ 10 millions de dollars, dont 800.000 dollars à 1 million de dollar pour l’installation «We’ve Got Style (The Vessel Collection-Blue)» de Damien Hirst.
Susan et John Moore, depuis longtemps des propriétaires de chevaux, viennent de lancer le hedge fund Platinum Horse Racing Ventures qui investira dans quelques douzaines de pouliches pur-sang qui devraient se valoriser en gagnant des courses avant d'être revendues pour l'élevage, rapporte The Wall Street Journal. La souscription minimale est fixée à 500.000 dollars et le fonds affiche une structure de frais classique, avec 2 % de frais de gestion et 20 % de commission de performance. Les investisseurs ne peuvent pas sortir avant trois ans.
Le gérant immobilier Goodman a annoncé aujourd’hui la création de deux véhicules de co-investissement en partenariat avec CB Richard Ellis Realty Trust (CBRERT) au Royaume-Uni et en Europe. Les véhicules de co-investissement investiront dans des développements logistiques pré-loués par Goodman. Ils seront financés avec CB Richard Ellis Realty Trust sur une base 80/20, la part majoritaire revenant à CBRERT.Le véhicule sur le Royaume-Uni a pour objectif un investissement total de 400 millions de livres à un horizon de trois ans. Celui sur l’Europe, qui se concentrera principalement sur les principaux marchés d’Europe occidentale - de l’Allemagne, la France et le Benelux - affiche un investissement total «cible» de 400 millions de livres à une échéance de trois ans.
Dans un communiqué de presse, AXA a confirmé, lundi 14 juin, discuter de la cession d’une partie de ses activités vie, épargne, retraite au Royaume-Uni avec Resolution Ltd.Une fois la transaction finalisée, AXA conserverait ses activités « AXA Wealth Management » et « AXA Direct Protection » et cèderait le reste de ses activités vie au Royaume-Uni à Resolution Ltd. Dans le détail, précise Axa, les activités « AXA Wealth Management » sont composées de la plateforme de vente « Elevate », des activités « Architas Multi-Manager », « AXA Isle of Man » et des activités spécialisées d’investissements et d’épargne retraite d’« AXA Winterthur Wealth Management ». L’ensemble de ces activités représentaient 41% des affaires nouvelles du Royaume-Uni en 2009. La transaction actuellement en discussion prévoit un prix global de vente de 2,75 milliards de livres (soit environ 3,3 milliards d’euros). Ce montant serait payable en numéraire pour 2,25 milliards de livres (environ 2,7 milliards d’euros) et en titres seniors de paiement différé pour 0,5 milliard de livres (environ 0,6 milliard d’euros).
Le fonds macro de GLG Partners, qui tire parti des changements de l’économie mondiale, a gagné 8 % en mai, alors que nombre de hedge funds ont perdu du terrain, rapporte le Financial Times. Le fonds a été lancé il y a un peu plus d’un an et représente un encours de seulement 160 millions de dollars. Il est en hausse de 25 % depuis le début de l’année.
Rod Marsden, de Jo Hambro Capital Management, a confié la gestion de son fonds Continental European à Paul Wild, rapporte Citywire. Les deux ont travaillé ensemble pendant neuf ans, dont sept en tandem dans la société. Rod Marsden va se concentrer sur le fonds Pan-European.
Avec 205 milliards d’euros, le gestionnaire britannique M&G (ci-devant Mercantile & General) a déjà été le numéro un des souscriptions nettes «retail» au Royaume-Uni pendant les six derniers trimestres et il se situait selon Lipper FMI au dixième rang des 44 groupes transfrontaliers européens pour les souscriptions nettes (hors Royaume-Uni) pour les douze mois à fin avril.Depuis trois ans, la maison a engrangé sans interruption des souscriptions nettes insiste Jonathan Willcocks, managing director, global sales. Ce dernier a indiqué vendredi à Londres que la filiale de Prudential (depuis 1999) a pour objectif de rester le numéro un britannique et de compter sous cinq ans parmi les cinq premiers européens pour les souscriptions nettes.Afin d’y parvenir, M&G a choisi la méthode: «manufacture once, distribute many times», ou, traduit librement : on produit du OEIC dans un seul endroit, à Londres où sont concentrés les gérants et les différentes fonctions support -c’est le «hub"-, et l’on vend les fonds éventuellement «repackagés» partout en Europe en fonction du pays, du canal de distribution, de la classe d’actifs, du fonds. Chaque gérant ne gère qu’un seul portefeuille, ce qui est beaucoup plus efficace et moins coûteux.Pour faire baisser encore son coefficient d’exploitation (qui semblerait voisin de 60 %), M&G a poursuivi depuis 2001 une politique méthodique d’expansion en Europe, avec des bureaux uniquement pour le commercial, ce qui lui a évité de réduire la voilure durant la crise. Présent en France depuis 2007, le groupe s’est ainsi installé en Belgique et au Luxembourg l’an dernier ; il ouvrira prochainement aux Pays-Bas et en Suède. Sachant qu’il est présent en Allemagne et en Autriche depuis 2001, en Italie depuis 2003, en Suisse (indirectement, à partir de Francfort et Milan) depuis 2004, en Espagne et au Chili depuis 2005, tandis que la Grèce et le Portugal sont desservis depuis 2009.Exigence et intransigeanceJonathan Willcocks voit les atouts de M&G à la fois dans sa capacité d’innovation, avec une longue série de premières (dont celles du premier mutual fund britannique en 1931 et du premier fonds retail de leveraged loans en Europe) et dans «l’alpha sans contrainte» liée à une gestion uniquement active, qui explique pourquoi le gestionnaire n’est pas engagé dans l’ISR, qui représente une contrainte, même si le fonds immobilier a quand même adopté une attitude «investissement durable». Cependant, si M&G se veut aussi un actionnaire «actif mais non activiste, ses portefeuilles ne tournent pas beaucoup et il reste investi dans les mêmes entreprises pour longtemps. Le fait d'être un investisseur important et de long terme amplifie l’audience dont il peut bénéficier auprès des managements dans une approche de style «engagement».La maison ne croit pas non plus beaucoup aux hedge funds au format OPCVM III, sauf quand il est possible de répliquer une stratégie sans perte de liquidité et de performance, comme c’est le cas pour le «newcits» M&G Global Macro Episode Fund (lire notre dépêche du 8 juin).Les atouts de M&G résident aussi, selon le directeur commercial, dans sa culture de boutiques à desks juxtaposés et dans le refus a priori de la croissance externe «qui est coûteuse, destructrice de valeur et risque de diluer la culture d’une entreprise».Des produits adaptés au défi démographiquePour l’avenir, M&G va se concentrer sur les produits pour un seul pays et avec une seule stratégie. L’idée est de se renforcer commercialement en proposant des modules optimisés pour s’intégrer dans des solutions d’investissement, car il a y besoin maintenant, avec l'évolution démographique, de produits offrant un revenu régulier et une protection contre l’inflation. D’autre part, le gestionnaire britannique compte proposer des produits multi-classes d’actifs.Il a ainsi lancé en décembre le fonds M&G Global Dynamic Allocation Fund, dont la performance depuis le lancement a été de 6,1 % contre 2 % pour l’indice Morningstar Global Asset Allocation Flexible, et auquel M&G croit suffisamment pour lui avoir apporté 11 millions d’euros de capital d’amorçage. L’objectif de ce fonds, qui s’interdit uniquement d’investir dans l’immobilier, est de générer un rendement de 14-16 % par an avec une volatilité limitée à 8 %, précise son gérant, George Tsinonis.M&G en quelques chiffresActuellement, M&G gère 205 milliards d’euros avec environ 1.400 personnes. D’après William J. Nott, CEO de M&G Securities Ltd, les actifs sous gestion se répartissent à raison d’un tiers entre Prudential, les institutionnels et le retail.Jonathan Willcocks rapporte que M&G compte une cinquantaine de mutual funds au Royaume-Uni, dont 20-25 sont commercialisés à l'étranger, pour un total de l’ordre de 33-34 milliards d’euros.Le gestionnaire affiche au total 111 milliards d’euros d’encours obligataires avec une équipe de recherche crédit de 70 personnes, 65 milliards dans la classe actions, 16 milliards dans l’immobilier et 12 milliards en cash.Interrogé sur le cahier des charges pour le lancement d’un nouveau fonds, le directeur commercial a indiqué à Newsmanagers qu’en principe M&G ne lance pas un produit qui n’aurait pas le potentiel de drainer «au moins 500 millions d’euros, voire -mieux- un milliard d’euros sur 3 à 5 ans. Chaque année, par ailleurs, il est procédé à un réexamen critique de toute la gamme pour déterminer si les produits ont toujours leur raison d'être et pour examiner leur performance. Si le verdict est négatif, ils peuvent être liquidés, fusionnés ou conservés en l'état si la situation l’exige.
Fin mai, le nombre des ETF dans le monde avait augmenté à 2.218 unités cotées 4.478 fois, contre 2.189 et 4.354 fin avril. Leur encours avait diminué à 1.044,1 milliards de dollars contre 1.113,1 milliards un mois plus tôt. Cela correspond à une progression de 0,8 % par rapport à fin décembre, contre 7,4 % entre fin décembre et fin avril. Il est actuellement prévu le lancement de 884 nouveaux ETF, précise BlackRock.Le tiercé de tête des promoteurs demeure inchangé. Ainsi, iShares (BlackRock) demeure en tête avec 442 produits et un encours de 481,2 milliards de dollars, contre 438 ETF et 516 milliards de dollars à fin avril. Le deuxième est toujours State Street Global Advisors (SSgA), avec 110 produits et 149 milliards de dollars contre 108 ETF et 159,9 milliards, devant Vanguard, avec 47 fonds et 104,4 milliards de dollars contre 47 ETF et 110,2 milliards. Ces trois acteurs (sur un total de 131) pèsent à eux seuls 70,4 % des actifs totaux sous gestion, contre 70,7 % un mois plus tôt.En matière de souscriptions, Vanguard est arrivé en tête des ETF pour les cinq premiers mois de l’année, avec 14,3 milliards de dollars sur un total de 23,6 milliards, suivi de iShares, avec 7 milliards alors que SSgA accusait des sorties nettes de 8,8 milliards de dollars.
L’encours des 946 ETF domiciliés en Europe fin mai, contre 932 fin avril, se situait à 220,7 milliards de dollars contre 234,3 milliards un mois plus tôt. Il a ainsi diminué de 2,7 % par rapport aux 226,9 milliards de fin décembre. Le nombre de produits s’est accru durant les cinq premiers de l’année de 14,1 %, avec 177 nouveaux lancements, selon les statistiques établies par BlackRock.iShares (BlackRock) demeure largement en tête avec 173 ETF et 81,5 milliards de dollars, devant Lyxor Asset Management (Société Générale) avec 133 produits et 42 milliards de dollars d’actifs, db x-trackers (Deutsche Bank) arrivant en troisième position avec 133 ETF également et un encours de 34,4 milliards de dollars. Leur part de marché total (sur 36 émetteurs) se situait à 71,5 % contre 72,1 %.Le palmarès est différent pour les souscriptions nettes, qui ont totalisé 22,2 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de l’année : iShares a drainé 4,1 milliards de dollars, tandis que db x-trackers se classe deuxième avec 3,8 milliards, Lyxor attirant pour sa part 3,4 milliards de dollars.
Selon un palmarès établi par JPMorgan AM et Lipper FMI en exclusivité pour Expansión, les souscriptions nettes en Europe ont dépassé les 60 milliards d’euros au premier trimestre 2010 contre 38 milliards pour octobre-décembre. La catégorie de fonds qui a drainé le plus d’actifs a été celle des obligations de pays émergents, avec 9 milliards d’euros, soit 64 % de plus que le trimestre précédent. Le gestionnaire qui a attiré le plus de souscriptions nettes est Franklin Templeton, avec 7,32 milliards d’euros. Le fonds le plus vendu a été le SWIP Global Liquidity-Sterling Liquidity Fund, qui a levé 5,15 milliards d’euros. Le seul fonds non obligataire ou monétaire parmi les plus vendus au premier trimestre a été le Carmignac Patrimoine, avec des souscriptions nettes de 2,83 milliards d’euros, soit 46 % des entrées nettes des fonds mixtes équilibrés.
Frank Erhard, CEO de la boutique d’investissement suisse Rising Star, a annoncé la nomination de Giuseppe Benelli comme administrateur et responsable de l'évaluation des marchés ainsi que des produits.L’intéressé a été CIO de la banque Vontobel et, auparavant, CIO et head of asset management chez Swiss Re. Il a créé Benelli Consulting, une agence de conseil dans le domaine de la gestion des investissements et de portefeuilles pour les banques, les assurances et d’autres entreprises.
Pictet Funds vient de lancer le fonds Pictet High Dividend Selection, qui repose sur un concept d’investissement développé pour le marché japonais en 2005. Il est géré par une équipe de quatre gérants, sous la houlette de Hans Peter Portner, responsable des activités de fonds sectoriels et thématiques chez Pictet Asset Management.Le portefeuille sera essentiellement investi dans des titres de sociétés spécialisées dans les services d’infrastructure publique. Il privilégie celles actives dans les domaines de l’eau, de l'électricité, des télécommunications, de l'énergie, de la gestion des déchets et des transports.Le fonds est actuellement enregistré en Autriche, Finlande, Grande-Bretagne, au Luxembourg, aux Pays-Bas et à Singapour.
Le prix du cuivre a chuté de 20 % depuis son pic de 8.000 dollars la tonne métrique en avril, et les ETP sur ce métal sont nettement dans le rouge par rapport au début de l’année en raison à la fois des inquiétudes quant à la reprise mondiale et de la remontée du dollar, indique The Wall Street Journal.Deux ETP répliquent l'évolution du cuivre. Il s’agit d’une part d’un ETN, le iPath Dow Jones-UBS Copper Subindex Total Return ETN de Barclays, qui affiche près de 100 millions de dollars d’encours.D’autre part, il existe depuis trois mois aussi un ETF, le First Trust ISE Global Copper Index Fund, qui a moins de 4 millions de dollars d’actifs et qui investit dans les entreprises minières. La commission de gestion est de 0,7 %. Le portefeuille comporte 26 actions, les lignes les plus importantes au 10 juin étant Southern Copper, BHP Billiton, Antofagasta, Xstrata et Freeport-McMoRan Copper & Gold.
Depuis l’an dernier, NewAlpha Asset Management est devenue l’unique structure d’incubation du groupe OFI AM, la société de gestion appartenant aux mutuelles Macif et Matmut. Son autre entité, AMlab, créée fin 2007 en partenariat avec La Banque Postale Asset Management, a été vendue en totalité à cette dernière. Cette structure est notamment actionnaire de Mandarine Gestion, la société de Marc Renaud. Les deux structures cohabitaient depuis la reprise, fin 2008, d’ADI, une société de gestion alternative - laquelle avait d’ailleurs été incubée par OFI AM – qui avait lancé en 2003 un pôle d’incubation appelé NewAlpha.Dans le cadre de cette réorganisation, NewAlpha est devenue une société de gestion à part entière en 2009, avec un programme pour la multigestion alternative et les fonds contractuels. «Cette filiale d’OFI se spécialise dans l’incubation et le seed money via des fonds de fonds», explique Thierry Callault, directeur général délégué d’OFI AM et président de NewAlpha AM. En outre, dans un souci de clarté, la structure va porter les deux participations qu’OFI détient dans deux petites sociétés de gestion, Stelphia et Prim’Finance. Alors qu’AMlab avait une vocation généraliste, NewAlpha va se concentrer sur la gestion alternative, domaine dans lequel la structure était d’ailleurs spécialisée. Après avoir investi un total de 380 millions d’euros depuis 2003, elle s’apprête à lancer son quatrième fonds de fonds, NewAlpha Genesis 4 (cf. Newsmanagers du 28/05/10) Ce fonds, compartiment d’un FCP contractuel créé le 3 avril 2006, cherchera à investir dans 5 à 8 fonds ou sociétés de gestion alternatives de tous pays. Le nombre de dossier dépendra bien évidemment du résultat du tour de table, l’objectif étant de lever 200 millions d’euros auprès d’une dizaine d’investisseurs d’ici à fin octobre. L’incubation peut se faire soit par le biais de seed money, soit par une prise de participation dans la société de gestion. Mais dans tous les cas, l’apport de NewAlpha ne se limite pas à l’aspect financier, mais inclut également un accompagnement en termes de développement. Antoine Rolland, directeur général de NewAlpha AM, souligne que la période est propice à l’incubation dans la gestion alternative, de nombreux gérants talentueux créant aujourd’hui leur propre structure. D’ailleurs, le nombre de dossiers a explosé ces derniers temps. Mais les équipes de NewAlpha n’en retiennent que 85 % environ. Pour le prochain fonds, une douzaine a pour l’instant été préselectionnée. Le fonds, à la frontière du private equity et de la multigestion alternative, s’adresse aux investisseurs institutionnels, aux family offices, aux banques privées et aux fonds souverains. «Nous offrons aux investisseurs un accès encadré aux gérants en phase de démarrage», conclut Philippe Paquet, directeur du développement de NewAlpha AM.
Face à la forte probabilité d’un retour de l’inflation à court-moyen terme, Acropole Asset Management a lancé un fonds censé offrir aux investisseurs une protection contre ce risque, et même un moyen d’en profiter, Acropole Euro Convert’i. Compte tenu de la spécialisation de la société de gestion, ce produit est investi dans des obligations convertibles."Ce fonds combine trois approches», explique Emmanuel Martin, directeur des investissements d’Acropole AM. «Premièrement, nous investissons sur des obligations convertibles, qui surperforment habituellement en période d’inflation, tout comme les actions. Deuxièmement, nous allons nous concentrer sur certains thèmes censés prospérer dans un contexte inflationniste, comme les minerais et matières premières, l’agriculture, les actifs réels et l’immobilier, les sociétés disposant d’un «pricing power» et la volatilité. Enfin, le fonds sera couvert du risque de taux», poursuit-il. Si le fonds a été conçu pour dégager une forte performance en cas d’inflation, il assurera à ses porteurs une «performance honorable», selon Acropole AM, si ce risque ne se matérialise pas. En effet, son rendement actuariel brut est de 4,5 %, quel que soit l’environnement. Compte tenu du coût de la couverture du risque de taux qui oscille entre 60 et 100 points de base, le fonds devrait dégager au minimum 3,5 %. Parallèlement, Acropole AM s’apprête à lancer un autre fonds investi sur le high yield. Le gisement d’obligations convertibles dans ce domaine n'étant pas suffisant, il s’intéressera aussi aux obligations d’entreprises traditionnelles. Il viendra enrichir la gamme des fonds à échéance, avec une maturité fixée à 2015.
Selon Les Echos, la Société Générale doit présenter demain son plan stratégique quinquennal au marché. Une cinquantaine de projets ont été retenus, autour de quatre axes: les clients, les collaborateurs, le modèle opérationnel et l’image de l'établissement.
FundQuest, le spécialiste multigestion de BNP Paribas Investment Partners a annoncé jeudi 10 juin le renforcement de son équipe de direction dirigée par Charlotte Dennery, CEO. L’équipe de direction compte aujourd’hui trois nouveaux membres : Valérie Meurice qui dirige les ventes aux distributeurs externes et aux clients institutionnels pour FundQuest, Barbara Sanderson qui est nommée responsable Marketing, et Sébastien Bonnet qui est responsable des risques. Valérie Meurice (43 ans) possède quinze ans d’expérience dans la gestion d’actifs, dont cinq années dans la multigestion, précise un communiqué de presse. De son côté, Barbara Sanderson (36 ans) exerçait auparavant une fonction de spécialiste des produits dédiés aux fonds de hedge funds chez Fortis Investments. Enfin, Sébastien Bonnet (35 ans) était depuis 2005 «Senior Hedge Fund Analyst» et gérant de portefeuille pour des fonds de hedge funds chez Ofi Asset Management, Natexis Asset Square et Allianz Alternative Asset Management.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) ne peut dispenser de faire les réformes nécessaires via les leviers actuellement en débat, mais c’est un outil utile pour les accompagner. Dans cette perspective, a souligné Raoul Briet, président du conseil de surveillance du FRR, à l’occasion de la présentation de son rapport annuel 2009, «nous avons besoin d’une feuille de route. L’utilisation du FRR doit être lisible et prévisible, avec une détermination précise et ferme de son calendrier de décaissement», en référence aux projets gouvernement sur la réforme qui devraient être présentés la semaine prochaine. «Il n’y pas de doute sur notre capacité à faire face mais plus nous saurons tôt, mieux nous nous porterons», a-t-il insisté.Sous une hypothèse de rendement de 6,3%, les actifs du Fonds de réserve devraient s'élever à 87 milliards de d’euros en 2020 et permettre ainsi de couvrir une partie significative du besoin de financement additionnel.Le FRR souligne que la gestion déléguée sur actifs cotés a enregistré une très bonne année 2009 avec une contribution à la surperformance nette de frais de gestion de 0,70%, soit environ 230 millions d’euros, à comparer à environ 0,27% net en 2008 y compris performance de transition. Ce sont les gestions actions qui ont permis d’atteindre ce résultat avec une contribution positive de 0,83% alors que les gestions de taux ont enregistré une contribution légèrement négative de 0,07%. Le Fonds de réserve relève par ailleurs sa maîtrise des coûts, avec une diminution sensible à 15,6 points de base contre 18,9 points en 2008. Du côté des commissions (trois quarts des coûts en 2009), le FRR souhaite poursuivre son effort de réduction des coûts avec une montée en puissance de la gestion passive à 60% d’ici à la fin de l’année contre 51% actuellement, pour 40% de gestion active sur les actions, le coût de cette dernière s'élevant autour de 18 points de base contre 4 points de base pour la gestion passive.Evoquant l’exposition du Fonds à la dette souveraine, Antoine de Salins, membre du directoire, a indiqué que cette exposition (200 millions d’euros sur la Grèce, 200 millions également sur l’Irlande, 1,65 milliard d’euros sur l’Italie, 95 millions sur le Portugal) ne représentait que 7,5% de l’actif et souligné que même en cas de choc obligataire violent, l’actif net global serait déprécié de seulement 2%. Les risques viennent surtout du portefeuille actions, on l’a vu en 2008…