La Cour des comptes vient de délivrer un diagnostic sur lequel il n’est rien à reprendre. Les données du problème sont sur la table : les objectifs de déficit pour 2013 seront dépassés, les prélèvements obligatoires sont à un sommet tout comme le poids de la dépense publique par rapport au PIB, sans équivalent parmi les pays de l’OCDE, Danemark excepté. Les efforts consentis jusqu’ici, pour l’essentiel demandés au contribuable, doivent être accentués, du côté de la dépense cette fois. Pour atteindre le but, 28 milliards d’allègements sont nécessaires en deux ans, à supposer que le rendement de l’impôt ne déçoive pas. Voilà qui ne laisse aucun doute sur la nécessité de rogner les dépenses sociales et de s’attaquer au « mammouth » administratif dont la Cour rappelle l’importance budgétaire volontairement sous-estimée, surtout localement. Bref, le temps est venu pour François Hollande de trancher les sujets qui fâchent ses gros bataillons électoraux. Ce n’est pas agréable mais capital pour l’avenir du pays et de l’Europe. La Cour rappelle qu’à 90% du PIB, la dette publique rend la France très vulnérable à une hausse des taux. Or les marchés jugeront la crédibilité de sa politique. D’autres hommes d’Etat tout aussi à gauche que l’actuel président, Pierre Mendès France en particulier, eurent en leur temps le courage de dire la vérité et d’agir en conséquence au risque de leur carrière politique. Le chef de l’Etat est-il ou non de leur étoffe ?
LBO France et Deutsche Bank cèdent leur portefeuille de logements loués aux agents d’EDF à TwentyTwo Real Estate. Ce gestionnaire fondé par un ancien de la banque allemande agit pour le compte d’investisseurs européens et américains, emmenés par Massena Partners et Farallon Capital Management.
La société de private equity londonienne CVC Capital Partners a le vent en poupe. Elle serait en train de dépasser toutes les attentes dans le cadre de la levée de son nouveau fonds en recevant des engagements de 11,8 milliards d’euros pour un premier closing attendu mi-juillet et de 2,5 à 4,0 milliards supplémentaires pour un closing final en fin d’année. CVC songerait cependant à refuser des candidats en limitant la taille du fonds à 10,5 milliards. Soit tout de même le plus important fonds pour des opérations européennes depuis le début de la crise. Le fonds de pension canadien CPPIB, le koweitien KIA ou le singapourien GIC notamment sont sur les rangs.
Afin de renforcer la sécurisation et l’expertise de la gestion obligataire, l’UMR a mené un appel d’offres retreint lors du quatrième trimestre en vue de sélectionner un gérant de mandat assurantiel sur les obligations diversifiées zone euro, pour un montant de 200 millions d’euros. A l’issue de la procédure de sélection interne, le conseil d’administration de l’UMR a décidé de confier la gestion du mandat à Amundi AM.
En vue d’apporter une solution innovante de mobilisation du patrimoine immobilier des personnes âgées, confrontées à une baisse relative de leurs revenus, la CDC a conduit au cours de l’année 2012 des travaux portant sur un projet de viager intermédié. Le projet de viager intermédié se rapproche des initiatives de viager mutualisé qui ont vu le jour ces dernières années en France. Suite à une étude menée au cours de l’année 2012, la Caisse des Dépôts a décidé : d’instruire le principe d’un investissement limité, conditionné au montage effectif d’un véhicule d’investissement plus important, associant d’autres investisseurs institutionnels ; d’engager des discussions avec d’autres investisseurs institutionnels. Clément Lecuivre, Direction de la Stratégie et Joël Prohin, Direction des Finances de la CDC sont en charge du projet.
Le président de la Fed de New York a estimé qu’il faudrait peut-être devoir attendre trois ou quatre mois pour que la situation économique permette de savoir s’il convient de modérer la politique de la Fed. Ces propos ont soutenu les marchés européens, le CAC 40 a fini en hausse de 0,97% à 3.762,19 points au lendemain d’un gain de 2,09%. La Bourse de Londres a pris 1,26%.
Les promesses de ventes immobilières ont bondi de 6,7% en mai, soit beaucoup plus que prévu, la reprise du marché semblant donc s’accélérer, selon les chiffres de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) publiés jeudi. L’indice des promesses de vente calculé par la NAR s’est ainsi établi à 112,3, un plus haut depuis décembre 2006. Celles du mois précédent ont toutefois été révisées en baisse, à -0,5%.
Le gouvernement songe à relancer le dossier de l’ouverture du capital des aéroports régionaux français, un processus envisagé mais abandonné sous la présidence Sarkozy, a indiqué Reuters de sources proches du dossier. L'État a décentralisé en 2004 la gestion aéroportuaire au niveau des collectivités locales, qui détiennent aujourd’hui 15% environ des grands aéroports régionaux, aux côtés des chambres de commerce et d’industrie (25%) et de l'État (60%).
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué à un rythme légèrement moins marqué que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 22 juin, à 346.000 contre 355.000(révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 345.000 inscriptions au chômage. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 345.750 contre 348.500 (révisé) la semaine précédente.
Les dépenses de consommation des ménages américains sont reparties à la hausse en mai tandis que les revenus des foyers ont affiché leur plus forte progression en trois mois. La consommation a ainsi augmenté de 0,3% le mois dernier, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters, après avoir baissé en avril (-0,3%) pour la première fois en près d’un an, a annoncé le département du Commerce.
L'économie irlandaise est retombée en récession au premier trimestre, a annoncé jeudi l’office national des statistiques, qui a en outre revu à la baisse la croissance précédemment annoncée pour 2012. Le PIB du pays s’est contracté de 0,6% entre janvier et mars, par rapport aux trois mois précédent. Les chiffres officiels ne témoignent plus que d’une croissance de 0,2% l’an dernier contre 0,9% annoncé auparavant.
L’assemblée générale de l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion a élu mercredi Javier Palomar (Ibercaja Gestión) comme président du groupement des fonds d’investissement, en remplacement de Lázaro de Lázaro (Santander AM), rapporte Funds People. Elle a aussi élu Miguel Colombás (Allianz Popular Pensiones) comme président du groupement des fonds de pension. Il succède à Rocio Eguiran (Bankia Pensiones).
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 26 juin avoir engagé 50 millions de dollars dans Clearlake Capital, un capital investisseur californien. Cet investissement est l’un des dix tickets pris par CalPERS l’an dernier dans le cadre de son programme d’investissement dans le private equity.Clearlake a déjà fait partie d’un programme d’investissement de CalPERS consacré aux nouveaux gérants par le biais d’une exposition à un fonds de fonds. Le nouvel engagement est investi directement dans le fonds Clearlake Capital Partners III, qui s’intéresse en priorité aux PME en difficulté.CalPERS a investi 36,7 milliards de dollars dans des sociétés de capital investissement entre 2006 et 2008, approuvant plus de 130 fonds. Depuis, le fonds de pension a investi 5,2 milliards de dollars dans 23 fonds.
Avec le nouveau Global Allocation Fund, le gestionnaire de Baltimore T. Rowe Price vient de lancer son fonds d’allocation d’actifs avec le spectre le plus large d’une gamme dont l’encours représentait fin mars 138 milliards de dollars.Il s’agit d’un mutual fund dont le portefeuille pourra être investi dans une vingtaine de segments d’actifs, en général à 60 % en actions, 30 % en obligations et numéraire et 10 % en alternatif. Environ 40 % de l’encours seront placés en actions et obligations internationales de pays développés aussi bien qu’émergents.La gestion du fonds est confiée à Charles Shriver assisté de Stefan Hubrich.CaractéristiquesDénomination: Global Allocation FundAcronymes:RPGAX (investor class)PFGAX (advisor class)Taux de frais sur encours :1,05 % (investor class)1,15 % (advisor class)Souscription minimale :2.500 dollars:ou 1.000 dollars pour les plans de retraite
Les PME cotées affichent encore des performances économiques flatteuses en 2012. C’est ce qui ressort de l'étude des comptes des petites et moyennes sociétés cotée à Paris, réalisée par IDMidcaps pour Les Echos. Tant sur le plan des performances économiques que boursières, elles sont parvenues à limiter l’impact de la crise dans leurs états financiers et font mieux que le CAC 40. Le résultat net, part du groupe, agrégé de 242 valeurs de l’indice CAC Mid & Small, affiche même un bond de 41 % en 2012, à presque 5 milliards d’euros. Cependant, Areva fausse un peu l’analyse, relève le quotidien. Le groupe nucléaire avait enregistré une perte historique en 2011, résultant de dépréciations passées à la suite du rachat d’UraMin, de la catastrophe de Fukushima et de retards d’un chantier. Aussi, en retraitant les résultats d’Areva, les bénéfices du CAC Mid & Small baisseraient de 15 %. Une performance tout à fait honorable, puisque les entreprises du CAC 40, sur une base équivalente, ont vu, elles, leurs résultats fondre de 23 %, entre 2011 et 2012.
Après un exercice 2011 relativement bon en termes de résultats, les entreprises du CAC 40 ont-elles poursuivi sur leur lancée l’an dernier ? Selon le Profil Financier du CAC 40, publié ce jour par Ricol & Lasteyrie et fondé sur l’analyse des états financiers 2012 publiés au printemps 2013, il apparaît, au contraire, que presque tous les indicateurs de performance sont orientés à la baisse en 2012 : résultat net, résultat opérationnel, rendement des capitaux propres...La dégradation de l’environnement économique a conduit les entreprises du CAC 40 à déprécier pour près de 17 milliards d’euros d’actifs, un record depuis la création du Profil Financier du CAC 40 qui souligne la perception du caractère durable du ralentissement économique.Depuis deux ans, le montant d’actifs dépréciés s’élève à 30 milliards d’euros. Alors que les entreprises avaient relativement peu déprécié leurs actifs au plus fort de la crise économique en 2009, cet accroissement témoigne d’un changement de perspective. Face à la faiblesse durable de l’activité économique, nombre d’entreprises reconnaissent désormais que certains volets de leurs plans d’affaires doivent être revus à la baisse. Les goodwills constituent le premier poste (72 %) concerné par les dépréciations.La rentabilité des entreprises s’est fortement détériorée en 2012. Hormis le chiffre d’affaires qui affiche une légère progression (en périmètre pro-forma), les autres indicateurs d’activité sont en baisse : les bénéfices chutent de 28 %, la marge opérationnelle revient à 8,2 %, un niveau proche de son plus bas de 2009, le rendement des capitaux propres est tombé à 6,5 % pour l’indice CAC 40, et même à 2,7 % dans le secteur Banques et Assurances.Le Profil souligne par ailleurs que le CAC 40 poursuit son internationalisation. Les sociétés de l’indice ont réalisé 30 % de leur chiffre d’affaires en France en 2012 contre 31 % en 2011. La part du chiffre d’affaires réalisée en Europe est stable à 62%.
Après le rachat de Salvepar il y a quelques mois, Tikehau, jeune société spécialisée en capital-investissement et gestion d’actifs doit annoncer, ce matin, une prise de participation de 35 % dans le britannique Duke Street, rapporte Les Echos. Le montant de l’opération, réalisée par augmentation de capital, n’est pas dévoilé. Une option est prévue pour une montée majoritaire dans le capital à long terme. Duke Street est actif en France depuis une dizaine d’années et était entré par exemple dans le capital de Marie Brizard (de 2000 à 2006) ou des hôtels B&B (de 2003 à 2005). Gérant environ 3 milliards d’euros, Duke Street compte encore grandir, relève le quotidien.
Le groupe espagnol Arcano a nommé José Luis der Río administrateur délégué de son pôle gestion d’actifs. Il sera chargé de développer le lancement et la gestion de produits d’investissement destinés aux investisseurs institutionnels espagnols et étrangers, rapporte Funds People. Il coopérera étroitement avec les quatre associés d’Arcano qui se sont spécialisés sur la gestion d’actifs, Ignacio Sarría, Manuel Mendivil, Pedro Hamparzoumian et Yuliya Kaspler.José Luis del Río a été fondateur de N+1. Il quitte les postes président de N+1 gestión et de N+1 Patrimónios.Arcano Asset Management affiche 2,5 milliards d’euros d’encours conseils et gérés en capital-investissement.
Legal & General Assurance Society vient d’acquérir la société britannique spécialisée dans les contrats d’"annuities» Lucida auprès de LCM Holdings pour un montant de 151 millions de livres, rapporte Investment Week.La transaction, qui devrait être bouclée au troisième trimestre, s’inscrit dans la volonté du groupe britannique d’accélérer sa croissance.
Barclays Capital envisage de fermer son Barclays Capital Radar fund lancé il y a quatre ans en raison du peu d’intérêt manifesté par les investisseurs pour cette stratégie, rapporte Fundweb.Les actifs sous gestion de ce fonds de rendement s'élèvent à tout juste 9,8 millions de dollars et ses performances n’ont manifestement pas été à la hauteur des attentes des investisseurs.
Funds Europe rapporte que M&G Real Estate va ouvrir sa stratégie d’investissement sur l’immobilier britannique aux investisseurs étrangers. Cette activité pèse 580 millions de livres d’encours gérés depuis 1971 pour le compte d’investisseurs institutionnels britanniques, sous la responsabilité, actuellement, de Dermot Kieman.Selon ce dernier, l’immobilier commercial britannique est devenu beaucoup plus attrayant pour les investisseurs étrangers depuis la dépréciation de la livre contre plusieurs devises depuis 2007. De plus, les prix de l’immobilier au Royaume-Uni sont à présent à 30 % en-dessous de leur niveau le plus élevé.
Le luxembourgeois Alceda Fund Management (5,4 milliards d’euros sous administration) a annoncé le 26 juin avoir conslu un accord de coopération avec l‘australien APN Property Group, ce qui va se traduire prochainement par la commercialisation d’un fonds d’investissement spécialisé (FIS) qui sera la déclinaison sous forme coordonnée du Asian REIT Fund.APN (2,1 milliards de dollars américains d’encours) s’est spécialisé dans les actions à fort rendement de la zone Asie-Pacifique, avec un accent particulier sur les REIT ainsi que sur les actions d’entreprises des secteurs des infrastructures et des services publics sous-évaluées et offrant une visibilité de long terme.
Si BNP Paribas met la main sur les activités de conservation de titres de Commerzbank, comme l’affirmait hier le Börsen- Zeitung, elle conforterait le statut de numéro un du marché allemand de BNP Paribas Securities Services fort des 187 milliards d’euros d’actifs qu’elle conserve localement auxquels s’ajouteraient donc les 90 milliards de la banque allemande, rapporte L’Agefi. State Street, numéro deux en Allemagne, affiche seulement 177 milliards d’euros d’actifs.A l'échelle mondiale, BNP Paribas assurait fin mars la conservation de 5.532 milliards d’euros d’actifs, une masse en croissance de 0,2% au cours du trimestre et de 9,6% sur un an. Les actifs administrés atteignent de leur côté 1.022 milliards (+1,2% et +10,7% respectivement).
Filiale nouvellement créée par la Bourse de Luxembourg, la société Fundsquare S.A. démarre ses activités le 1er juillet 2013, selon un communiqué publié le 26 juin.Fundsquare est une plate-forme dédiée à la distribution des fonds d’investissement. Elle poursuit un double objectif. D’une part, Fundsquare entend contribuer à la rationalisation des processus liés à la distribution des fonds et ce faisant, faciliter les relations entre les différents acteurs de cette industrie ; d’autre part, elle répond à la pression croissante sur les coûts imposés par une réglementation de plus en plus forte et une situation économique peu favorable.A partir du 1er juillet 2013, Fundsquare fournira non seulement des services de routage et de gestion des ordres mais également des services d'échanges d’informations et de reporting quel que soit le domicile des fonds et des distributeurs.La gamme des informations traitées par Fundsquare est large. Elle comprend aussi bien des données statiques que des données dynamiques telles que les VNI, des données chiffrées sur la fiscalité ou la distribution , des documents tels les KIID, les prospectus et les rapports financiers. Les services de gestion d’ordres prendront en compte toutes les étapes d'évolution d’un ordre sur le marché en temps réel depuis sa transmission jusqu'à sa confirmation en passant par son accusé de réception.D’un point de vue technique, Fundsquare a fait appel au savoir-faire technologique des sociétés SWIFT et Altus dans le cadre d’un partenariat.Les bases de données de Finesti ainsi que ses activités commerciales feront partie intégrante de Fundsquare à partir du 1er juillet 2013.
Ancien patron jusqu’en octobre 2012 de la distribution retail de BlackRock pour l’Allemagne, l’Autriche et l’Europe de l’Est, Andrej Brodnik a été recruté par Jupiter Asset Management comme directeur de la distribution pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, rapporte Das Investment.
L’ancien patron de la communication de Hauck & Aufhäuser, Felix Höpfner, assure depuis début juin les fonctions de directeur du marketing de la BHF-Bank (groupe Deutsche Bank). Il s’agit d’un poste nouvellement créé, souligne Das Investment.
Après les départs récents en février de Chrisitan Wrede, le managing director, puis en juin de Klaus Mühlbauer, le directeur de la distribution, Fidelity Allemagne a confirmé à fondsprofessionell que Marion Dreßler quitte le poste de head of corporate & marketing communications Germany & Austria.En attendant qu’un successeur permanent lui soit trouvé, Marion Dreßler sera remplacée par Ellen Posch, head of Continental Europe Marketing à Luxembourg depuis le 1er juillet 2012 (lire Newsmanagers des 9 juillet et 16 octobre 2012).Pour l’instant, Fidelity Allemagne ne paraît pas avoir trouvé de successeur pour les postes de directeur général et de directeur de la distribution.Das Investment a rapporté pour sa part dans l’après-midi de mercredi que Stephan Volkmann, directeur private wealth et private banking, quitte également l’entreprise, avec effet immédiat.