Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a lancé un fonds actions marchés émergents dont la gestion a été confiée à Jaap van der Hart, révèle Citywire Global. Baptisé Robeco Emerging Opportunities Equities, ce nouveau produit investira dans les économies émergentes et frontières, opérant sans contraintes d’indices. Ce fonds détiendra en moyenne entre 70 et 100 valeurs. Le véhicule allouera jusqu’à 25 % de ses actifs dans des petites capitalisations, précise le site d’information britannique. A ce stade, le nouveau fonds est uniquement enregistré au Luxembourg, mais Robeco a entamé les démarches nécessaires pour l’enregistrer dans plusieurs pays européens, dont les Pays-Bas, la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Suisse.
L’assureur espagnol Santalucia fait une entrée remarquée sur le marché de la gestion d’actifs en prenant le contrôle de la société de gestion Alpha Plus Gestora. De fait, Santalucia vient de prendre une participation majoritaire au capital de cette boutique de gestion, dont les encours s’élèvent à 160 millions d’euros. L’opération reste toutefois soumise à l’approbation du régulateur espagnol, la CNMV. Le groupe Santalucia souligne que cette opération s’inscrit dans le cadre de sa stratégie de diversification de ses activités, souhaitant à la fois offrir de l’assurance, des fonds de pensions et des fonds commun de placements.
Santander Asset Management vient de lancer un fonds obligataire en euro axé sur le crédit européen, rapporte le site spécialisé Funds People. Baptisé Santander Eurocrédito, ce produit sera géré par Santander AM UK. Le véhicule, dont l’indice de référence est le BofA Merrill Lynch 1-3 Year Euro Corporate Index, investira la totalité de son expositions dans des obligations publiques et privées, dont plus de 50% dans des obligations privées émises par des émetteurs de pays développés. L’investissement minimal initial est fixé à 50.000 euros.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Renta 4 Gestora a recruté David Cabeza en qualité d’analyste, rapporte le site spécialisé Funds People. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera notamment chargé d’aider Miguel Jimenez dans la gestion des fonds Renta 4 Pegasus et Renta 4 Nexus. Il s’agit d’un retour aux sources pour David Cabeza qui avait débuté sa carrière professionnelle chez Renta 4. L’intéressé compte plus de 15 ans d’expérience dans le secteur financier ayant notamment travaillé comme analyste actions chez Bankia Bolsa et comme directeur financier chez MCIM Capital.
Skagen lancera le nouveau fonds de Filip Weinstraub le 26 mai, rapporte realtid.se. Appelé Skagen Focus, il s’agira d’un fonds actions monde concentré, avec jusqu’à 35 valeurs. Les 10 principales valeurs représenteront 40 à 50 % du fonds. Filip Weinstraub est revenu chez Skagen après avoir quitté la société en 2010.
La banque Coutts, dont les actifs internationaux sont en voie de reprise par l’Union Bancaire Privée (UBP), enregistre une nouvelle défection avec le départ dans les prochaines semaines du directeur général Alexander Classen, rapporte L’Agefi suisse. Pressenti pour mener à bien l’intégration au sein du groupe genevois, Alexander Classen rejoint une liste conséquente de dirigeants préférant se tourner vers de nouveaux horizons. Interrogé par l’agence AWP, Coutts n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat, indiquant que de nouvelles informations pourraient être disponibles à partir de ce jeudi. Alexander Classen tient depuis 2011 la barre de l’ancienne filiale de Royal Bank of Scotland (RBS), cédée fin mars à l’établissement genevois pour un montant non divulgué. La banque britannique conserve toutefois les activités de gestion de fortune au Royaume-Uni.
Les actifs sous gestion de Piguet Galland & Cie, filiale de la Banque cantonale vaudoise (BCV), se sont contractés l’an dernier de 2,7% pour s'établir à 7 milliards de francs suisses, rapporte l’agence AWP. Une évolution due pour l’essentiel au processus de régularisation entamé lors de la fusion entre Franc & Galland et la banque Piguet. Le gestionnaire de fortune a dégagé l’an dernier un bénéfice net de 3 millions de francs suisses, en baisse de 40%, alors que le bénéfice brut a légèrement augmenté (+2%) à 14 millions de francs suisses. La différence entre bénéfices brut et net est liée en partie au coût du programme de régularisation engagé avec le fisc américain. Le coefficient d’exploitation s’est établi à 78% l’année dernière, alors qu’il se situait à 80,4% à fin 2013.L’année 2015 a plutôt bien commencé. Au premier trimestre, les actifs sous gestion sont demeurés stables malgré la levée du plancher EUR/CHF. Les entrées nettes ont ainsi permis de compenser les reflux de 300 à 400 millions de francs suisses causés par l’appréciation du franc. Autre motif de satisfaction, le coefficient d’exploitation ressort à 72% au premier trimestre, soit une amélioration de 6 points de pourcentage par rapport à fin 2014.
Après trois années passées au sein de KBC Asset Management en tant que directeur commercial, Jörg Mayr a quitté la société de gestion, indique Das Investment. L’intéressé rejoint Eleva Capital, où il sera responsable du développement de la société sur les marchés allemand, autrichien et suisse.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) a dévoilé, ce mercredi 6 mai, le lancement du fonds State Street Global Green Bond Index Fund, un OPCVM conforme aux normes Ucits qui suit l’indice Barclays MSCI Green Bond Index. Disponible via une sicav de droit luxembourgeois, ce nouveau produit sera accessible à l’ensemble des investisseurs en Europe. Centré sur les obligations vertes (ou «Green Bonds»), «ce fonds offre aux investisseurs la possibilité d’investir dans une stratégie obligataire favorable à l’environnement», précise la société de gestion. De fait, une obligation verte est un titre de créance présentant des caractéristiques similaires à celles d’une obligation classique, à la différence près qu’elle concerne exclusivement des projets ou des activités en faveur de la durabilité de l’environnement, rappelle SSGA. «Cela peut donc inclure le développement de projets visant à améliorer l’efficacité énergétique par l’exploitation des énergies alternatives ou renouvelables, la prévention et le contrôle de la pollution, la gestion durable des ressources en eau et les bâtiments écologiques», indique la société de gestion.
Dans une note publiée mercredi, trois économistes du FMI s’alarme de la santé de certains assureurs-vie européens dans un contexte de taux bas, rapporte L’Agefi. Particulièrement exposés à un risque de faillite, les assureurs de taille moyenne avec des passifs de long terme qui ne correspondent pas à des actifs de duration similaire. L’Allemagne et la Suède affichent ainsi des écarts de duration de plus de dix ans. Pour les assureurs allemands tenus de constituer en regard de ce différentiel une provision spécifique (ZZR), la situation est d’autant plus préoccupante que, malgré une diminution récente à 1,25% sur des affaires nouvelles, le rendement garanti sur l’encours total est d’environ 3,2%, comparé à un rendement sur l’obligation à dix ans d’environ 0,3%.
Depuis le début de l’année, Deutsche Asset & Wealth Management (Deutsche AWM), le pôle de gestion d’actifs du groupe Deutsche Bank, a collecté plus de 5 milliards d’euros sur les ETF. Les encours gérés au sein des ETF en Europe s'élèvent à 54 milliards d’euros au 24 avril, «plaçant Deutsche Asset & Wealth Management en deuxième acteur européen en termes de taille, pour une part de marché de 12 %», a souligné Houda Ennebati, responsable de la gestion passive France lors d’une conférence à Paris. Les flux se sont principalement dirigés vers les produits exposés aux indices européens tels que les ETF sur l’Eurostoxx 50, le Dax ou le MSCI Europe, mais aussi le Japon, alors que sur les actions, les ETF exposés au marché américain et aux émergents, principalement la Chine, ont enregistré des rachats depuis janvier. Coté obligataire, le high yield a été très demandé, «car il offre une bonne exposition aux pays de la périphérie européenne», note Houda Ennebati.Aux Etats-Unis, Deutsche Asset & Wealth Management gère actuellement 16 milliards de dollars. «Nous devons composer avec un marché assez verrouillé par des acteurs historiques et avons donc pris le parti de proposer des stratégies de niche, notamment des ETF couverts contre le risque de change», explique la responsable. Cette stratégie a, selon Houda Ennebati, porté ses fruits, la collecte sur le marché américain s'élève à 7 milliards de dollars depuis le début 2015.
Aviva Investors va investir 40 millions d’euros dans un projet de financement d’une nouvelle ligne du métro de Milan, aux côtés de banques et d’autres investisseurs institutionnels, rapporte le site spécialisé institutional manager. Cet investissement s’inscrit dans le cadre de l’Italian Project Bond, un véhicule créé par le gouvernement italien pour permettre aux investisseurs internationaux de s’engager dans des projets d’infrastructures sur le marché italien.
Le fonds souverain du Qatar, la Qatar Investment Authority (QIA), a annoncé son intention d’ouvrir prochainement un bureau à New York afin de piloter le développement croissant de son portefeuille d’investissements aux Etats-Unis, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. A ce stade, aucune précision n’a été apportée sur la date d’ouverture de ce bureau.
M&G Investments a timidement débuté l’année 2015. Au cours du premier trimestre, la société de gestion britannique, filiale de l’assureur Prudential, a modestement réalisé une collecte nette de 680 millions de livres, contre 1,44 milliard de livres au premier trimestre 2014, soit une baisse de 53% sur un an, a annoncé sa maison-mère lors de la publication de ses résultats trimestriels. Dans le détail, M&G a engrangé 558 millions de livres de souscriptions nettes auprès des clients «retail» à fin mars 2015, contre 1,29 milliard de livres à fin mars 2014. Les actifs gérés pour le compte de la clientèle «retail» progressent malgré tout de 9,7% sur un an pour atteindre 75,67 milliards de livres au 31 mars 2015 contre 68,98 milliards de livres au 31 mars 2014. Sur ce segment «retail», l’Europe continentale a particulièrement tirée l’activité commerciale, avec 1,5 milliard de livres de collecte nette au premier trimestre 2015 (contre 1,6 milliard de livres au premier trimestre 2014). Désormais, les actifs sous gestion des seuls fonds «retail» internationaux atteignent le niveau record de 32,7 milliards de livres au 31 mars 2015, représentant ainsi 43% des encours «retail» totaux de M&G. Pour autant, l’avenir ne s’annonce guère sous de bons auspices pour l’activité «retail» de M&G. En effet, «après un solide début d’année et 14 trimestres consécutifs de collecte nette positive, les flux nets sur la clientèle retail en Europe ont été négatifs en avril, note Prudential dans un communiqué. La perspective pour les flux retail demeure incertaine». Par ailleurs, au cours de ce même premier trimestre, M&G a fait état d’une collecte nette de 122 millions de livres seulement auprès des clients institutionnels, contre 152 millions de livres de souscriptions nettes au premier trimestre 2014. Désormais, les actifs gérés pour le compte des institutionnels ressortent 63,8 milliards de livres à fin mars 2015, en progression de 7% sur un an.Au final, en cumulant cette collecte nette et un effet marché positif, les encours totaux de M&G gérés pour compte de tiers atteignent 139,5 milliards de livres au 31 mars 2015, en croissance de 8% sur un an. Ils représentent aujourd’hui près de 52% des actifs sous gestion totaux de M&G. En intégrant les actifs gérés pour le compte de sa maison-mère Prudential, les encours totaux de M&G atteignent le niveau record de 269,6 milliards de livres à fin mars 2015, en hausse de 9% sur un an.
Le violent mouvement de vente démarré fin avril sur les emprunts d’Etat, notamment de la zone euro, s’amplifie encore jeudi. Le rendement des OAT à 10 ans est repassé au-dessus de la barrière psychologique des 1% en matinée, à 1,04% (+16 points de base). Les taux français ont ainsi atteint leur plus haut niveau de l’année et ont regagné 70 pb par rapport au plus bas touché le 15 avril. Les rendements allemands (0,73% vers midi) se tendaient également dans les mêmes proportions, alors que ceux des pays du sud de la zone euro résistent beaucoup mieux. Le phénomène a pris des proportions moins larges en début d’après-midi, avec une tension de 5 pb environ des OAT et Bunds et une détente de 8 pb des périphériques.
Les commandes à l’industrie ont augmenté moins que prévu en mars en Allemagne, à 0,9%, selon les données publiées jeudi par le ministère de l’Economie. Le consensus Reuters tablait sur une hausse de 1,5%. La faiblesse de la demande extérieure a quelque peu contrebalancé la vigueur de celle en provenance de l’intérieur du pays. La donnée confirme le début d’année poussif du secteur manufacturier de la première économie européenne. Le ministère estime toutefois que l’augmentation de la demande intérieure et le moral positif des entreprises reflètent une tendance sous-jacente favorable.
La Grèce a versé 200 millions d’euros qui étaient dus hier au Fonds monétaire international (FMI) et qui correspondaient à des paiements d’intérêts, a déclaré un responsable grec à Reuters. «C’est fait, l’argent est en voie de transfert», a déclaré ce responsable ayant requis l’anonymat. L’obstacle pourrait être plus difficile à franchir en ce qui concerne un remboursement de 750 millions d’euros au FMI attendu le 12 mai.
Les crédits aux entreprises ont poursuivi leur progression en mars en France: la croissance annuelle de leurs encours a atteint 3,4% -contre 2,9% en février et 2,6% en janvier, selon les chiffres de la Banque de France. Cette accélération est portée par les crédits de trésorerie (dont les flux ont atteint 2 milliards d’euros), tandis que la croissance des crédits à l’investissement est restée stable (avec des flux à 1,5 milliard).
La productivité aux Etats-Unis a diminué de 1,9% en rythme annuel au premier trimestre, après un recul de 2,1% au trimestre précédent, selon les données préliminaires publiées mercredi par le département du Travail. C’est la première fois depuis 2006 que la productivité diminue pendant deux trimestres d’affilée. Le coût unitaire du travail et le salaire horaire ont augmenté à leur rythme le plus élevé depuis un an, soit respectivement +5% et +3,6%.
Janet Yellen, la présidente de la Fed, a mis en garde contre les valorisations élevées des marchés actions. «Les valorisations boursières sont, à ce stade, assez élevées de manière générale», a-t-elle déclaré lors d’une conférence à Washington. Elle a aussi cité comme facteur de risque la faiblesse des taux d’intérêt, qui pourraient remonter brutalement quand la Fed normalisera sa politique monétaire. Les marchés américains ont terminé dans le rouge après ses déclarations.
Il ne sera pas possible de parvenir à un accord avec les autorités grecques lundi prochain à l’Eurogroupe mais l'état d’esprit est positif, a déclaré son président, Jeroen Dijsselbloem, à l’issue d’un entretien avec Michel Sapin.