Dans son 10ème Bilan annuel des assemblées générales (*) publié vendredi 19 juin, la société Capitalcom note que le vote des résolutions en 2015 et la teneur des débats révèlent une nette vigilance des actionnaires. Pas moins d’une vingtaine de résolutions ont été rejetées en assemblée générale en 2015, dont 11 agréées par le Conseil contre une seule en 2014. Par ailleurs, le taux d’approbation des résolutions «Say on Pay» a chuté de 5,34 points par rapport à 2014. Dans ce cadre, CapitalCom a mis en évidence dans son étude cinq enseignements majeurs.1. Les actionnaires serrent la vis sur les rémunérationsLe taux d’approbation des rémunérations des dirigeants mandataires sociaux du CAC 40 a sensiblement baissé en 2015 à 86,62%, contre 91,96% en 2014. Un taux comparable au taux d’approbation moyen des conventions réglementées portant sur les éléments de rémunération (84,41%), qui constituent souvent des résolutions sensibles avec les plans d’attribution d’actions de performance au bénéfice des dirigeants mandataires sociaux (83,62%), note l'étude. Une poignée de sociétés du CAC 40 ont répondu aux attentes des investisseurs qui appelaient à une meilleure mise en valeur du lien entre les montants versés aux dirigeants et les performances financière et extra-financière de l’entreprise.2. L’actionnariat des particuliers est plébiscité Utilisant l’assemblée générale (AG) comme une tribune, certaines sociétés ont plaidé en faveur du principe « une action, une voix » et de la neutralité du Conseil d’Administration. Douze des quatorze sociétés du CAC 40 concernées par cette loi ont déposé une résolution visant à rétablir le droit de vote simple. Elle a été approuvée par les actionnaires dans huit sociétés en moyenne à 95,07%. Les actionnaires ont su saisir cette opportunité pour interroger les dirigeants sur les mesures concrètes qu’ils envisagent de mettre en oeuvre pour attirer de nouveaux actionnaires : 8,3% des questions posées, soit une question sur 12, a porté sur la création de primes de fidélité, la division de la valeur nominale de l’action, l’évolution de la structure du capital ou l’opéabilité de la société, etc. contre 4,9% en 2014, détaille un communiqué de Capitalcom. 3. La communication et le marketing sont des leviers de la création de valeur Pour la première fois en 2015, les enjeux marketing et la communication ont fait l’objet d’un éclairage dans la quasi-totalité des sociétés du CAC 40, tous secteurs confondus. Les sociétés françaises ont été nombreuses à adopter une stratégie de « premiumisation » pour faire face à la concurrence à bas coûts et les dirigeants ont tenté d’expliquer cette montée en valeur à leurs actionnaires, notamment avec l’intervention d’experts opérationnels et la démonstration de produits ou de solutions en séance et dans le hall d’émargement. 4. Les AG sont de plus en plus ouvertes sur l’écosystème de l’entreprise Face à un environnement de plus en plus complexe, les dirigeants ont fait le point avec les actionnaires sur les mégatendances structurant les marchés dans lesquels ils opèrent : révolution digitale, turbulences sur le marché des changes, retour de la croissance en Europe occidentale, tensions géopolitique en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, etc. On constate un saut qualitatif dans le traitement de la RSE, explique l'étude qui note que les sociétés du CAC 40 se sont efforcées de mieux l’intégrer à la présentation de la stratégie ou des activités. 5. La startup sont présentés comme un nouveau modèle de croissance21 sociétés (58% des entreprises suivies) ont mis en avant leur capacité à attirer à eux les petites entreprises innovantes, les incuber ou les absorber et les faire grandir ; les groupes les plus agiles multiplient les partenariats avec d’autres acteurs d’échelle inférieure – voire sollicitent la créativité de leurs salariés – pour s’adapter aux ruptures technologiques, assouplir leur organisation et développer leur innovation sociale. (*) Le Bilan Capitalcom des AG 2015 porte sur les Assemblées Générales des sociétés du CAC 40 dont l’AG s’est tenue en France avant le 16 juin 2015, soit l’ensemble des sociétés à l’exception d’Airbus Group, Alstom, ArcelorMittal et Solvay.
Richard Zabel, un des principaux adjoints du procureur fédéral de Manhattan, Preet Bharara, va quitter le département de la justice pour devenir «general counsel» au sein du hedge fund Elliott Management, selon un document interne consulté par Reuters. Richard Zabel, qui prendra ses nouvelles fonctions en septembre, travaillait depuis 2011 avec le procureur fédéral de Manhattan. Chez Elliott Management, l’un des plus importants hedge funds avec 26 milliards de dollars d’actifs sous gestion, Richard Zabel supervisera les fonctions juridiques et de conformité.
Sycomore Asset Management a recruté Jean-Guillaume Peladan au sein de son équipe de gestion en qualité de directeur stratégie transition énergétique et écologique. Ce polytechnicien et ingénieur civil des Mines ParisTech est l’ancien directeur des investissements d’avenir de l’Ademe (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie). Auparavant, il a travaillé pour le Boston Consulting Group et au sein du groupe Suez Environnement.Ce recrutement reflète la volonté de Sycomore d’intégrer la transition énergétique et écologique au cœur de sa stratégie d’investissement. D’ailleurs, la société de gestion, qui gère 3 milliards d’euros d’encours, lancera dans les semaines à venir un fonds actions investi sur des entreprises cotées qui contribuent significativement à la transition énergétique et écologique. L’univers sera constitué de sociétés innovantes qui anticipent la mutation vers une économie plus sobre en ressources, plus efficace énergétiquement et plus respectueuse de l’environnement.Mi-mai, Sycomore avait annoncé l’arrivée dans ses équipes de Bertille Presta au poste de responsable de la recherche ESG et de gérante, en remplacement de Léa Dunand-Chatellet, partie rejoindre Mirova.
La société de gestion Twenty First Capital a choisi Caceis comme partenaire d’Asset Servicing pour son premier fonds Ucits de droit luxembourgeois, «TFC TACTICAL Long/Short Fund», lancé le 22 mai. Caceis assure pour Twenty First Capital la fonction dépositaire, l’administration de fonds, la fonction d’agent de transfert et des prestations d’exécution et de compensation des dérivés listés et cash actions. Twenty First Capital est une société de gestion indépendante «multi-expertises» régulée par l’AMF, créée il y a 3 ans. En pleine phase de développement avec plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion à fin 2014 sur les marchés de taux, d’actions et émergents, la société de gestion va désormais disposer d’une offre «alternative» avec le lancement de son fonds Tactical Long/Short géré par Gonzague Del Sarte.
Goldman Sachs AM (GSAM) a nommé Tony Kelly au poste nouvellement créé de « managing director » et responsable du développement des produits ETF, selon un document interne que s’est procuré Pensions & Investments. A ce titre, la nouvelle recrue devra aider à augmenter à et développer l’offre EFT dans le cadre de l’activité de distribution aux tierces parties de GSAM. Il sera rattaché à Michael Crinieri, responsable mondial de la stratégie ETF. Auparavant, l’intéressé était « managing director » chez BlackRock et fondateur de la division « capital markets » d’iShares.
Karien van Gennip, ancienne responsable de la banque privée d’ING Bank aux Pays-Bas, va prendre la direction d’ING Bank France à compter du 1er octobre, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. Dès l’automne 2014, des informations avaient circulé selon lesquelles Karien van Gennip devait quitter ses fonctions à la tête de la banque privée début 2015. Depuis septembre 2012, Karien van Gennip occupait les fonctions de «general manager» des activités Private Banking & Investments aux Pays-Bas après avoir été responsable des relations avec les institutions publiques. Avant de rejoindre ING en 2008, elle a été membre du Parlement néerlandais et ministre du commerce extérieur et secrétaire d’Etat aux affaires économiques (2003-2007).
Weinberg Capital Partners a annoncé la finalisation d’un tour de table d’investisseurs, institutionnels et familles, afin de lancer un véhicule d’investissement quiprendra des participations minoritaires et de long terme dans des PME/ETI cotées françaises, avec une approche amicale. Une dizaine d’investisseurs sont déjà présents au tour de table.L’objectif de cette stratégie est de transposer les pratiques du private equity à l’univers coté et de se positionner comme un actionnaire professionnel de moyen/long terme. Les cibles privilégiées sont des sociétés présentant des fondamentaux solides et opérant sur des marchés résilients ou en croissance, indique un communiqué.
Le nombre de sociétés de gestion prêtant directement à des entreprises aux Etats-Unis et en Europe a plus que doublé ces deux dernières années, alors que les banques ont dû réduire leurs activités en raison des pressions réglementaires, rapporte le Financial Times fund management. Aux Etats-Unis, le nombre de gestionnaires ayant une stratégie de prêt direct a bondi de 44 à 110 sur la période, tandis qu’en Europe leur nombre a quasiment doublé à 85. Résultat, les encours du secteur ont plus que triplé depuis 2006, à 441 milliards de dollars à fin 2014, selon Brown Brothers Harriman. Le développement rapide du marché de la dette privée suscite toutefois des inquiétudes parmi les régulateurs et certaines personnalités du secteur. Des interrogations sur la compétence des sociétés de gestion et sur la liquidité émergent.
Generali Investments Europe, la société de gestion du groupe Generali gérant plus de 370 milliards d’euros d’encours, a remporté un mandat pour la gestion d’un portefeuille diversifié pour le compte de la Cassa Nazionale di Previdenza et Assistenza a favore dei Ragionieri e Periti Commerciali (CNPR), la caisse de prévoyance et d’assistance des comptables et experts comptables, selon un communiqué diffusé en Italie.Pour la première fois dans l’histoire d’une caisse de prévoyance italienne, les gestionnaires ont été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres international. Generali Investments Europe est ressorti premier sur les cinq sociétés choisies sur 13 ayant concouru. Les cinq gagnants ont obtenu un mandat de quatre ans, avec le même profil de risque, pour la gestion d’un patrimoine de valeurs mobilières d’un montant total de 1,5 milliard d’euros. Le mandat de la CNPR est le quatrième obtenu par Generali Investments Europe de la part de clients institutionnels italiens en 2015.
Keith Skeoch, l’actuel directeur général du gestionnaire d’actifs Standard Life Investments (SLI), a été nommé directeur général du groupe Standard Life à compter du 5 août 2015. Il remplace ainsi David Nish qui quitte ses fonctions après six années passées au poste de directeur général du groupe britannique et neuf années en tant que «director» de la compagnie. Keith Skeoch continuera restera directeur général de SLI, poste qu’il occupe depuis 2004, «jusqu’à ce que la transition soit finalisée», a indiqué Standard Life dans un communiqué.
La banque privée Hampden & Co vient d’obtenir le feu vert des régulateurs pour exercer ses activités au Royaume-Uni, rapporte Investment Week. Il s’agit de la première création de banque privée outre-Manche depuis plus de trente ans, relève le site britannique. La banque a été créée par Ray Entwistle, qui avait quitté la société Adam & Co en 2010 pour se lancer à la quête de capitaux en vue de cette création. Elle sera pilotée par Greame Hartop, ancien CEO de Scottish Widows Bank. La banque a déjà ouvert un bureau à Edimbourg et envisage d’ouvrir une antenne à Londres.
L’Union bancaire privée (UBP) devrait gérer des fonds supplémentaires de clients jusqu’à concurrence de 22 milliards de francs, soit le montant résultant du rachat des activités internationales de gestion de fortune de Coutts, entité de la Royal Bank of Scotland (RBS), indique le directeur général de la banque suisse, Guy de Picciotto, dans un entretien à finews.Au total, les fonds de la clientèle chez Coutts s’élèvent à 32 milliards de francs, explique Guy de Picciotto. «Nous partons du principe que l’UBP en reprendra entre 60 et 70% environ.» La reprise de Coutts pourrait ainsi se traduire par une progression des encours d’UBP de l’ordre de 20% à environ 120 milliards de francs suisses. Les actifs sous gestion d’UBP s’inscrivaient à 98,7 milliards de francs au 31 décembre 2014.
Sycomore AM annonce ce matin l’arrivée de Jean-Guillaume Peladan au sein de son équipe de gestion en qualité de directeur stratégie transition énergétique et écologique. La société de gestion lancera, dans les prochaines semaines, un fonds actions investi sur des entreprises cotées qui contribuent à la transition énergétique et écologique.
Standard & Poor’s a relevé vendredi soir la perspective attachée à la note de crédit «A-» de la Slovénie, qui passe de «stable» à «positive». Ceci reflète «le sentiment que la reprise en cours de l'économie en Slovénie va encore se renforcer et aura un impact budgétaire favorable», explique l’agence. Celle-ci a revu en hausse sa prévision de croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) du pays sur la période 2015-2018, qui passe de 1,5% à un rythme juste au-dessus de 2%.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi soir avoir terminé ses revues des plans d’ajustement économique de Chypre, ce qui lui permet de débloquer 278,4 millions d’euros. Il a précisé avoir bouclé les cinquième, sixième et septième revues dans le cadre du mécanisme élargi de crédit. Ce paiement porte le total versé par le FMI dans le cadre de ce mécanisme à 742,4 millions d’euros.
L’ex-ministre socialiste du Budget Jérôme Cahuzac est renvoyé en correctionnelle pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale et omission de déclaration de patrimoine, rapportait vendredi Reuters de source judiciaire, ajoutant que les juges d’instruction ont signé leur ordonnance le 17 juin. Son épouse, dont il est séparé, est également renvoyée en correctionnelle pour fraude fiscale et blanchiment de ce délit. La banque suisse Reyl et Cie, son patron François Reyl et le conseiller financier Philippe Houman écopent d’un renvoi pour blanchiment de fraude fiscale.
Les fonds de placement collectifs obligataires ont accusé leur plus forte décollecte à l'échelle mondiale en deux ans sur la semaine au 17 juin, selon Bank of America Merrill Lynch, qui s’appuie sur les données d’EPFR. Les fonds obligataires ont subi 10,3 milliards de dollars de rachats nets. A l’inverse, la collecte des fonds actions a atteint 10,8 milliards, dont 15 milliards d’entrées sur les fonds indiciels cotés (ETF) et 4 milliards de sorties sur les fonds actions traditionnels. Les fonds actions spécialisés sur les émergents ont enregistré des rachats à hauteur de 2,2 milliards, les fonds actions américaines collectant 6 milliards, ceux spécialisés sur les actions japonaises 3,5 milliards et les fonds actions européennes 1,8 milliard. Les rachats nets sur l’obligataire ont été déclenchés par la brusque remontée des taux longs emmenée par les Bunds allemands, qui s’est propagée à l’ensemble des grands marchés de taux.
La société de gestion Twenty First Capital a choisi Caceis comme partenaire d’asset servicing pour son premier fonds Ucits de droit luxembourgeois, «TFC Tactical Long/Short Fund», lancé le 22 mai. Twenty First Capital, créée il y a 3 ans et régulée par l’AMF, affiche plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion à fin 2014 sur les marchés de taux, d’actions et émergents.
Les non-résidents se sont néanmoins montrés très prudents la semaine dernière, en se portant sur seulement 7 actions dans un univers qui en compte 170.
Alors que les partenaires sociaux doivent discuter aujourd’hui de la troisième version du projet patronal sur la réforme des retraites complémentaires Agirc-Arrco, qui vise à reculer à 65 ans l’âge de départ effectif, aucun accord ne devrait être trouvé à ce stade, selon le journal. Il ajoute qu’une prolongation des discussions devrait être nécessaire jusqu’à l’automne.
Selon le journal qui se réfère à des sources proches du dossier, le gendarme boursier indien (SEBI) donnera demain son feu vert à une modification des règles de cotation pour les jeunes sociétés innovantes, afin d’éviter que ces entreprises ne se fassent coter aux Etats-Unis ou à Singapour. Ceci ouvrirait la voie au lancement d’une nouvelle plateforme de négociation avec des contraintes réglementaires allégées.
Le gouvernement japonais devrait annoncer aujourd’hui son intention d’engager d’ici à l’automne des discussions avec des entreprises du secteur privé, notamment avec la Fédération des entrepreneurs nippons, afin de déterminer les mesures qui leur permettraient d’accroître leurs investissements, croit savoir le journal sans préciser de source.