Le 24 mai, la CNMV a délivré au fonds français Tocqueville Gold Fund, géré par John C. Hathaway, son agrément de commercialisation en Espagne. Ce produit lancé en juin 1998 sera distribué dans le pays par Tressis. Deux classes de parts ont ainsi été homologuées, à savoir les parts I (FR0010653501) et P (FR0010649772).Actuellement, l’encours du fonds se situe à environ 2,7 milliard de dollars.
Le fonds de pension suédois Första AP-fonden (AP1) a sélectionné JP Morgan Worldwide Securities Services en tant que conservateur international, afin de lui dournir une gamme de services d’administration et de conservation. Le fonds gère un total de 218,8 milliards de couronnes suédoises d’actifs.
Au premier trimestre, le secteur de la gestion d’actifs a enregistré des souscriptions nettes de 1,4 milliard d’euros, selon Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. La collecte a été dopée par les mandats institutionnels (près de 6 milliards d’euros) et les fonds étrangers (5,5 milliards d’euros). A la fin du trimestre, les encours gérés du secteur dépassaient les 1.006 milliards d’euros.
Lombard Odier Investment Managers a enregistré en Italie son fonds LO Funds – BBB-BB Bond, un fonds géré activement qui est investi dans les obligations d’entreprises européennes notées entre BBB et BB, rapporte Bluerating.
Dans un entretien accordé à Option Finance, Mikaël Cohen, directeur des investissements de CNP Assurances indique que nous cherchons à investir plus significativement en immobilier, classe d’actifs où nos encours se situaient autour de 4.7 milliards d’euros, mais ne représentent que 2% de nos encours totaux, soit un niveau plutôt faible par rapport à d’autres assureurs. Nous investissons en direct ou en club deal quand il s’agit d’actifs core pour lesquels nous attendons essentiellement un rendement récurrent. Par contre, quand nous recherchons des compétences spécifiques pour la valorisation des actifs, nous passons par des fonds. Depuis 2007, nous avons aussi démarré une politique d’investissement sur les infrastructures qui offrent des avantages similaires à l’immobilier (stabilité des revenus courants et protection contre l’inflation), sauf en termes de liquidité. Nous essayons d’investir quand c’est possible par le biais de consortiums. Par exemple, début avril, nous avons participé, pour un montant de 350 millions d’euros, à une prise de participation avec la CDC de 25% du réseau de transport de gaz de GDF Suez. Il nous arrive aussi d’investir dans cette classe d’actifs à travers des fonds spécialisés, comme Antin Infrastructures par exemple. Le private equity, avec un engagement de 2.9 milliards d’euros, constitue une classe d’actifs sur laquelle CNP Assurances est présente depuis longtemps. Nous y investissons au travers de fonds (comme Astorg Partners par exemple) ainsi que de fonds de fonds (Idinvest, Fondinvest Capital...). Nous misons majoritairement sur les fonds de LBO en privilégiant le mid market. Sur le private equity, nous sommes actuellement dans une situation où le portefeuille est ancien et où nous avons déjà beaucoup de retour sur investissement. Nous continuons à investir de manière très régulière, au moins pour maintenir nos encours au même niveau.
La commission des Finances de l’Assemblée nationale a décidé de créer une commission d’enquête sur les emprunts «toxiques». Elle a adopté à l’unanimité une demande du socialiste Claude Bartolone, par ailleurs président du conseil général de Seine-Saint-Denis, de créer une commission d’enquête composée de trente députés. Cette commission devra étudier «les conditions dans lesquelles des emprunts et produits structurés, des contrats d'échange et d’autres produits financiers à risque s’inscrivant dans une gestion active de la dette, ont été souscrits». Elle devra également «déterminer l’encours qu’ils représentent, leur nature et leur impact sur les comptes publics ainsi que tirer les conséquences législatives et règlementaires de leur souscription». L’Agefi avait révélé en décembre dernier que le syndicat intercommunal des ordures de Saint-Germain-en-Laye était exposé à hauteur de 39 millions d’euros.
«Je serai très clair là-dessus, l’Irlande n’a pas l’intention d’augmenter le taux de son impôt sur les sociétés (actuellement fixé à 12,5%)», a déclaré à l’AFP Eamon Gilmore, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Le Tanaiste ne rejette toutefois pas l’idée d’un compromis, avec un élargissement possible de l’assiette de cet impôt.
Dans le cadre de la consultation de Bruxelles sur les actions collectives, l’Autorité de la concurrence française se dit favorable à une action assurant effectivement le droit à réparation du préjudice subi par les victimes de pratiques anticoncurrentielles tout en prévoyant un ensemble de garde-fous contre les recours abusifs. Elle pose trois conditions pour un modèle efficace. D’une part, la formation d’actions en réparation consécutives à une décision de la Commission européenne, ou à une décision de l’autorité nationale de la concurrence (ANC), si elle établit des pratiques anticoncurrentielles, pourrait être privilégiée. Cette orientation constitue également une garantie contre les procédures et recours abusifs. D’autre part, les décisions des ANC devraient voir leur statut renforcé afin de simplifier le traitement de l’action en réparation. Enfin, il serait nécessaire de protéger la confidentialité des déclarations et demandes de clémence.
Le Conseil fédéral a décidé de sortir du nucléaire avec la fermeture de la dernière centrale atomique en 2034, mais elle ne fermera aucune centrale de manière prématurée, selon l’agence de presse suisse ATS. La confiance du public dans l’industrie nucléaire, qui fournit 40% de l'énergie totale de la Suisse, a fortement diminué après le désastre qui a touché la centrale atomique de Fukushima au Japon.
Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a jugé que Christine Lagarde et Agustin Carstens étaient deux candidats crédibles à la direction générale du Fonds monétaire international. La candidature de Christine Lagarde, ministre française de l’Economie, a le soutien d’une bonne partie des pays européens tandis que celle d’Agustin Carstens, gouverneur de la banque centrale mexicaine, a les faveurs des pays émergents.
Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A s’est replié de 10.900 (-0,4%) en France métropolitaine en avril pour s'établir à 2.669.100, soit un quatrième mois de baisse d’affilée. En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 0,2%, soit -6.300 personnes, pour atteindre 4.039.100. En revanche, la situation continue de se dégrader pour les personnes âgées de 50 ans et plus, ainsi que pour les chômeurs de longue durée.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont baissé plus que prévu en avril, enregistrant leur plus fort recul en six mois, selon les statistiques publiées hier. Le département du Commerce a fait état d’une baisse de 3,6% des commandes en avril après un bond de 4,4% (révisé de +4,1%) en mars. BNP Paribas note que «les commandes de biens durables se sont accrues de 12,6% en termes annualisés au cours des trois derniers mois (par rapport aux trois mois précédents)» grâce notamment à la composante «transports».
Il n’y aura pas de référendum en Grèce sur les nouvelles mesures d’austérité ou sur l’euro, a annoncé le porte-parole du gouvernement d’Athènes, Georges Petalotis. Une grande partie de la presse grecque annonçait que le Premier ministre envisageait de recourir à un référendum pour faire valider de nouvelles mesures d’austérité, indispensables pour obtenir un autre prêt de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.
L’agence de notation Standard & Poor’s n’abaisserait pas automatiquement la note de crédit irlandaise si la Grèce devait restructurer sa dette, a indiqué à Reuters un analyste de l’agence. La veille, l’agence Moody’s avait de son côté estimé que le Portugal et l’Irlande seraient menacés d’un abaissement de plusieurs crans de leur note souveraine en cas de défaut de la Grèce, les plongeant en catégorie spéculative.
Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté la semaine dernière, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont progressé de 616.000 barils à 370,93 millions. Les économistes attendaient en moyenne une baisse de 1,3 million de barils.
L’élection de Mario Draghi à la tête de la BCE pour succéder à Jean-Claude Trichet risque de créer un déséquilibre dans le conseil de la banque centrale, estime le ministre des finances néerlandais, Kees de Jager dans un entretien au quotidien. «Je souhaite que des pays avec une tradition de discipline fiscale tels que l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Scandinavie soient représentés de manière appropriée au conseil de la BCE» précise-t-il.
L’abondance des capitaux à investir dans l’immobilier d’entreprise européen dépasse largement les montants à refinancer, d’après une étude du conseil en immobilier DTZ. L’arrivée sur le marché de la dette des assureurs facilitera aussi les refinancements attendus d’ici à 2013.
La Banque centrale européenne est prête à relever à nouveau les taux d’intérêt si nécessaire, déclare Jürgen Stark, un des membres de son directoire, dans une interview au journal grec Kathimerini qui lui a demandé si la banque centrale de la zone euro était prête à relever à nouveau le coût du crédit après le tour de vis de 25 points de base qui a porté le taux de refinancement à 1,25% en avril.
Le moral des Allemands devrait poursuivre sa dégradation en juin pour le troisième mois d’affilée en raison de la crise de la dette en zone euro et de la flambée du pétrole, montre l’enquête mensuelle de l’institut GfK. Cet indicateur avancé du sentiment des consommateurs, calculé sur la base d’une enquête auprès d’environ 2.000 personnes, ressort en baisse à 5,5 contre 5,7 pour mai.
L’Agence France Trésor annonce qu’elle a servi mercredi 426 millions d’euros de soumissions non compétitives à l’issue de son adjudication de bons du Trésor (BTF) du 23 mai. Le montant total des BTF émis dans le cadre de cette opération s'élève à 8,451 milliards d’euros.
La croissance économique britannique a été confirmée mercredi à 0,5% au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2010 et à 1,8% en rythme annuel, selon les chiffres publiés en deuxième estimation par l’Office national de la statistique (ONS). Au quatrième trimestre 2010, l'économie britannique avait enregistré une contraction de 0,5% par rapport au trimestre précédent et une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% sur un an.
Attendue en léger repli cette année après le net rebond de 2010, la croissance économique mondiale devrait de nouveau accélérer l’an prochain sans pour autant permettre au chômage de repasser sous son niveau d’avant la crise, montrent mercredi les nouvelles prévisions de l’OCDE. Elles prévoient une croissance de 4,2% du PIB mondial cette année (après 4,9% en 2010) et de 4,6% en 2012. Le taux de chômage de l’ensemble de l’OCDE, après avoir atteint 8,3% l’an dernier contre 6% en 2008, devrait revenir à 7,9% cette année et 7,4% l’année prochaine. Parmi les principales menaces pesant sur ses prévisions l’organisation cite entre autres l'évolution des cours du pétrole et des matières premières, la possibilité d’un ralentissement plus marqué en Chine, ou encore les vulnérabilités financières croissantes de la zone euro. « Si une restructuration de dette précipitée devait avoir lieu, une contagion au cœur du système financier de la zone euro ne pourrait pas être exclu.», ajoute-t-elle. En ce qui concerne la France, la reprise « modeste » ne suffira pas à effacer les cicatrices de la crise et Paris doit fournir de nouveaux efforts en matière de consolidation budgétaire. L’OCDE prévoit désormais 2,2% de hausse du PIB cette année, mais elle s’attend à un reflux limité du taux de chômage, à 9,5% pour la France entière cette année et 9,3% en 2012 contre 9,7%.
Le parlement finlandais a approuvé le plan de sauvetage de 78 millards d’euros consenti au Portugal par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), malgré l’opposition du parti eurosceptique des « Vrais Finlandais ». Le vote a soutenu le cours de l’euro, qui s’est très légèrement apprécié à 1,4092 dollar, avant de retomber à 1,4073 dollar vers 10h20, en recul de 0,15% sur la séance.