Au cours d’une manifestation organisée par le Club Tocqueville, en partenariat avec Ossiam, traitant des ETF (1), Pierre Bollon, délégué général de l’Association Française de la gestion financière (AFG) a voulu voir dans le sujet du «différend» entre ETF à réplication synthétique et physique, un débat emblématique appelant une réflexion plus globale. Dans ce cadre, le responsable a identifié quatre risques. «Le premier risque serait celui de l’immobilisme», a-t-il indiqué, «le deuxième risque celui du passéisme que le responsable voit poindre de façon assez nette, reposant sur l’idée selon laquelle il y a trop d’innovation et qu’il serait bon de revenir en arrière. «L’industrie de la gestion française est très innovante et une telle attitude serait menaçante» a-t-il martelé.Le troisième risque, serait celui du «confusionnisme» issu du mélange souvent réalisé entre ETP, ETF ou ETN. «Il faut de la transparence a-t-il martelé mais également de la clarté. Or, aditionner les infos n’apporte pas toujours la clarté nécessaire.». En matière de transparence, le responsable a aussi noté que plus la tracking error d’un ETF était faible, mieux cela était. A ce jeu, les ETF synthétiques sont encore les mieux placés, a-t-il rappelé. Enfin, pour le responsable de l’AFG, le quatrième risque serait celui de l’angélisme. Et de fustiger le rôle des différents régulateurs dans le monde soucieux de défendre avant tout le système financier de leur pays... Cette dernière idée a été confortée par Patrick Artus, membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier ministre, qui a rappelé que Bâle III, par exemple, était une règle qui n’allait pas concerner les établissements bancaires américains et asiatiques par exemple. Sur l’intérêt des ETF, Patrick Artus a également insisté sur le fait que 50 % de l'épargne en Europe était investi dans des actifs liquides alors que 80 % des besoins de financement européen étaient dits de long terme, donc illiquides. «Dans ce contexte, qui peut faire de la transformation d'épargne» s’est interrogé l'économiste. Après avoir relevé que les OPCVM étaient en décollecte, que les hedge funds étaient de moins en moins des pourvoyeurs de liquidité, et que compte tenu de la désintermédiation, des petites et moyennes entreprises étaient désormais tentées de recourir aux émissions d’obligations «high yield»..."il reste les ETF» a conclu Patrick Artus qui s’est dit inquiet si une réglementation entendait brider ces produits. Egalement présent à la conférence, Bruno Poulin, le président d’Ossiam est revenu, pour sa part, sur le «conflit» entre pourvoyeurs d’ETF, adepte de la réplication synthétique ou de la réplication physique. «Certes le débat est positif; mais le mal est fait», a-t-il relevé en s’amusant de ce que l’on semble découvrir la présence de swaps dans d’autres produits que les ETF à réplication synthétique. Après avoir rappelé que sa maison avait épousé cette technique mais qu’elle utilisera également celle de la réplication – lire par ailleurs - le dirigeant de la société de gestion a aussi noté qu’il y avait déjà eu des problèmes de «recall» de titres prêtés aux USA et que ceux-ci n’avaient pas été mentionnés.Interrogé à son tour, Thierry Francq, le secrétaire général de l’AMF a enfoncé le clou en indiquant que sur le prêt/emprunt de titres, les règles en vigueur étaient très différentes d’un pays à l’autre, mais que ce problème n'était pas propre à ce procédé. «D’autres exemples existent, a-t-il indiqué. En France, le dépositaire est soumis à des règles dures, ce qui n’est pas le cas dans d’autres. Dans le monde anglo-saxon, la réglementation est plus favorable à l’intermdédiaire qu’en France, qui elle se soucie plus fortement de l’investisseur. "(1) " Les OPCVM coordonnés présentent-ils un risque pour le système financier et pour les épargnants ?»
Primonial REIM a acquis auprès d’un fonds géré par la société Acofi Gestion un immeuble de bureaux situé à Champagne-au-Mont-D’or (69) pour le compte d’une des structures qu’elle gère (SCPI). Il s’agit de la cinquième acquisition menée par Primonial REIM depuis cet été. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. La société Acofi Gestion est spécialisée dans la gestion de fonds immobiliers dans la zone euro et en immobilier direct - via des OPCI et des FCPR Immobiliers.
La DFCG - Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion - a élu, mercredi 6 décembre, Thierry Luthi au poste de président. Il prendra ses fonctions au 1er janvier 2012. Il succède à Daniel Bacqueroët.Agé de 49 ans, Thierry Luthi est membre de la DFCG depuis 2002. Il en était le président de la région Rhône Alpes Auvergne depuis 2007, puis vice-président chargé des régions depuis 2010. La DFCG est l’association française des dirigeants finances gestion. Implantée dans toutes les régions de France, elle regroupe 3 200 membres de tous les secteurs économiques du pays. Toutes les tailles d’entreprise sont représentées, de la PME aux groupes internationaux, précise un communiqué.
Valérie Deppe a été nommée directeur administratif et financier d’ACMN Vie, en charge des ressources humaines, de la comptabilité, du contrôle de gestion et des placements financiers ainsi que du pilotage de la performance et de l’ALM.Jusque là, Valérie Deppe était directeur de la gestion actif passif de BNP Paribas Cardif, en charge de l’allocation stratégique d’actifs des fonds généraux et du risque de marché corporate. Elle a notamment collaboré à des sujets comme la création de la direction des Risques, la mise en œuvre de Solvabilité 2, la modélisation et le suivi du risque de marché sur un périmètre mondial, précise un communiqué.Précédemment, Valérie Deppe a été responsable de la gestion d’actifs de Pacifica, groupe Crédit Agricole, et trésorière de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de la Sarthe.
Philippe Picagne, responsable de la recherche assurance chez CreditSights, analyse dans un entretien à l’Agefi Hebdo l’exposition des assureurs aux dettes souveraines. «En absolu, leurs actifs reflètent leurs passifs. En d’autres termes, quand ils ont une filiale dans un pays, ils investissent dans les obligations de ce pays, notamment pour servir de bons rendements aux détenteurs d’assurance-vie. A cet égard, plusieurs acteurs sont manifestement exposés aux pays à risque de la zone euro, ce qui explique qu’ils souffrent. Toutefois, pour nuancer la situation, les assureurs résistent plutôt bien car ils n’ont pas d’exposition directe à l’activité économique de ces pays», souligne-t-il. L’assurance-vie en Europe connaît selon Philippe Picagne une situation très difficile (baisse de la demande pour les produits d’épargne, baisse de leurs fonds propres...). «On peut donc s’attendre à une dégradation des fonds propres et donc de la solvabilité. Seule bonne nouvelle, en assurance-dommages, on constate une nette amélioration du ratio combiné, portée par les hausses tarifaires et une moindre sinistralité sur le front des catastrophes naturelles. Cependant, les marges restent globalement faibles», ajoute-t-il.
Lars Machenil est nommé directeur financier du groupe BNP Paribas à compter du 1er mars 2012, a annoncé le groupe le 8 décembre. L’impétrant succède à Philippe Bordenave, devenu directeur général délégué du groupe le 2 décembre 2011.Lars Machenil, 42 ans, était directeur financier de BNP Paribas Fortis depuis mai 2009. Il a rejoint Fortis en 2000 et a occupé plusieurs postes au sein de la direction financière au Benelux, en Turquie et en Pologne. Ces postes couvraient des fonctions relatives à la comptabilité, au contrôle de gestion, aux fusions-acquisitions et à la structuration.Avant de rejoindre Fortis, Lars Machenil a travaillé pendant 3 ans chez McKinsey au Venezuela, en Italie et à Bruxelles. Lars Machenil est titulaire d’un doctorat en science nucléaire et d’un diplôme d’ingénieur en électrotechnique.
Patrick Evershed et New Star ont passé un accord confidentiel hors des tribunaux pour mettre fin au procès intenté par le gérant pour licenciement abusif, rapporte Investment Week. Patrick Evershed réclamait 1 milliard de livres à son ancien employeur, New Star, maintenant détenu par Henderson, affirmant qu’il avait été brimé par le fondateur, John Duffield.
Valartis Group (Valartis) a décidé de vendre son activité de cartes de crédit Valartis Bonus Card à Cornèr Bank et de concentrer ses efforts sur la poursuite du développement de ses activités de private banking, rapporte L’Agefi suisse. L’activité de private banking de Valartis se trouve concentrée sur trois pays: la Suisse, le Liechtenstein et l’Autriche, les deux derniers n'étant pas des marchés intensément compétitifs, ce qui relativise la taille encore petite de Valartis dans ce domaine. A fin juin 2011, les actifs sous gestion s'élevaient à 6,5 milliards de francs (6,3 milliards à fin 2010). Les actifs de clients privés totalisaient 4,6 milliards de francs et ceux de clients institutionnels 1,9 milliard de francs.
Précédemment fixée à M3, la note de gestionnaire d’actifs de Lombard Odier Investment Managers (LOIM, 42 milliards de dollars d’encours fin septembre) pour ses activités de fonds de hedge funds et de réplication de beta alternatif (1,3 milliard de dollars fin septembre) a été relevée par Fitch Ratings à M2-. Ces activités, qui emploient 13 professionnels de l’investissement, sont basées à Genève.Cette promotion reflète l’achèvement d’une restructuration majeure des activités dans le domaine des fonds de hedge funds autour de la plate-forme de comptes gérés, la stabilisation des équipe d’investissement, la solution des problèmes hérités de la crise de 2008, le redéploiement du processus de construction des portefeuilles et les perfectionnements apportés à la plate-forme technologique.Sur le moyen terme, précise Fitch, le défi central pour LOIM sera de développer sa plate-forme de comptes gérés et d’accélérer les souscriptions pour atteindre la masse critique. D’autre part, le gestionnaire devra fournir des services plus développés dans les domaines du conseil, de l’offre sur mesure et de la communication.
L’opérateur boursier américain dit ne pas être intéressé par des pans d’activité que Deutsche Börse et Nyse Euronext pourraient scinder afin d’obtenir le feu vert à leur rapprochement. Son PDG Bob Greifeld a en revanche précisé qu’il étudierait le rachat du Liffe, la plate-forme londonienne de Nyse, dans l’éventualité d’une scission.
La société continuera d’acheter des obligations d’Etat françaises malgré la menace qui pèse sur la note de crédit «AAA» de la France, a déclaré hier son responsable mondial des gestions taux, Eric Brard. De son côté, Pascal Blanqué, directeur de la gestion, a promis d’aborder 2012 avec une aussi grande prudence sur les actifs risqués qu’en cette fin d’année dans un environnement où, a-t-il dit, «les piliers traditionnels de l’allocation d’actifs sont ébranlés».
Le groupe de private equity a renoncé à un projet de refinancement d’une dette de 2,6 milliards de dollars australiens (2,0 milliards d’euros) au sein de Nine Entertainment. Des banques créancières, parmi lesquelles Crédit Agricole ou BNP Paribas, ont en effet préféré selon Reuters céder leur dette à des fonds alternatifs cherchant à prendre le contrôle du groupe de médias australien.
MidAmerican Energy Holdings, une société détenue par le financier américain, vient de réaliser son premier investissement dans l’énergie solaire en rachetant à First Solar sa ferme solaire Topaz, en cours de construction en Californie. Représentant un investissement de deux milliards de dollars, elle pourra alimenter quelque 160.000 foyers.
Dans une lettre, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy insistent sur la création de clauses d’action collective pour faciliter les restructurations souveraines.
L’agence allemande de la dette (Finanzagentur) a adjugé mercredi 4,09 milliards d’euros d’obligations à cinq ans au rendement moyen de 1,11%, avec un coupon de 1,25%, a annoncé la Bundesbank. Le ratio de couverture est ressorti à 2,1. Lors d’une adjudication semblable, le 2 novembre dernier, le ratio de couverture n’avait atteint que 1,5 mais le rendement était inférieur, à 1%.
Le déficit commercial de la France s’est très légèrement amélioré en octobre, à 6,2 milliards d’euros, après 6,6 milliards d’euros (révisé) en septembre, selon les données CVS/CJO publiées mercredi par les Douanes. Le déficit pour septembre avait été annoncé début novembre à 6,3 milliards d’euros. Le solde cumulé de la balance commerciale entre le 1er janvier et le 31 octobre s'établit à -61,5 milliards d’euros, contre -41,8 milliards sur les dix premiers mois de l’an dernier.
Le rapport d’une commission parlementaire sur les prêts toxiques chiffre à 18 milliards d’euros l’encours des emprunts contractés par les collectivités locales en France, rapporte mercredi Le Parisien. Selon le rapport, qui sera publié le 15 décembre, près de 1.800 petites communes auraient été piégées. Le rapport est très sévère pour le rôle joué dans ces prêts toxiques par la banque franco-belge Dexia, en cours de démantèlement, écrit Le Parisien.
Près de 50,7 milliards de dollars: tel est le montant de billets verts que 34 banques sont allées demander mercredi matin à la BCE lors de l’opération de refinancement à 84 jours de la banque centrale. Cinq établissements ont par ailleurs obtenu 1,6 milliard pour l’adjudication à 7 jours. Lors de la précédente opération à 3 mois de la BCE, le 9 novembre, la demande n’avait atteint que 395 millions. L’afflux massif de ce matin s’explique par la décision, le 30 novembre, des grandes banques centrales, d’abaisser le coût de leurs lignes en dollars de 50 pb. Le recours aux dollars de la BCE n'étant plus vu comme honteux, certains statégistes ou trésoriers prévoyaient même une demande encore bien supérieure, à 100 milliards.
Le Fonds européen de stabilité financière annonce le lancement d’un programme de financement à court terme qui se concentrera sur des papiers en euros à 3 mois, 6 mois et 12 mois. D’autres maturités pourraient être développées ensuite. La première opération est prévue d’ici à la fin de l’année. Le programme de bons «ne substituera pas au programme obligataire à long terme, mais lui ajoutera de la flexibilité», précise le FESF.
Le gouvernement allemand pourrait réactiver la semaine prochaine son fonds public d’aide aux banques (Soffin) mis en place après la crise financière de 2008 mais ne s’est pas encore accordé sur le principe d’une recapitalisation forcée des banques, a déclaré mercredi un responsable du gouvernement.
Le taux de croissance annuel de l’endettement des sociétés non financières se modère légèrement en octobre (5,2 %, après 5,4 %) tout en restant nettement au dessus de son niveau d’avant l'été, indique la Banque de France. Le rythme de progression des crédits reste soutenu (5,5 %, après 5,4 % en septembre). La croissance annuelle de l’endettement de marché (4,7 %, après 5,5 %) revient en dessous de celle des crédits. Ce ralentissement touche particulièrement les émissions de titres à moins d’un an (4,0 %, après 15,9 %.