Les électeurs irlandais ont ratifié le Pacte budgétaire européen à une large majorité de 60% des votants lors du référendum de jeudi, selon les résultats officiels proclamés vendredi après-midi. L’Irlande était le seul des 25 Etats membres de l’Union européenne signataires du traité à avoir opté pour une ratification par référendum.
Michel Barnier, le commissaire européen aux services financiers, a indiqué vendredi que le projet de révision de la directive Iorp sur les fonds de pension ne serait pas prêt avant l'été 2013. La date-butoir initiale était fixée à fin 2012. Bruxelles veut prendre le temps d'évaluer l'étude d’impact du nouveau texte.
L’aggravation de la crise des dettes souveraines en zone euro et l’attentisme des investisseurs a accentué le rallye obligataire des pays du coeur de la zone euro. Les rendements français à 10 ans se sont resserrés de 30 points de base en séance à 2,059%, et refluaient encore de 15 pb (à 2,20%) en fin d’après-midi. En Allemagne, les rendements à 2 ans sont brièvement rentrés en territoire négatif, tandis que le 10 ans atteint 1,16% et que les taux 30 ans sont inférieurs à ceux du Japon. Mais la baisse a profité à l’ensemble des dettes européennes, y compris à celle de l’Italie et de l’Espagne. En revanche, les investisseurs continuent à déserter les autres classes d’actifs, avec un plongeon d’environ 2,2% de l’Euro Stoxx 50 et la poursuite du repli du prix des matières premières.
Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi que les régions autonomes avaient réussi à maintenir leur budget à l'équilibre au premier trimestre, ce qui leur permet d’envisager de tenir leur objectif d’un déficit d'1,5% du PIB en 2012. «En terme de résultats consolidés, le résultat est zéro», a déclaré à la presse le ministre du Trésor, Cristobal Montoro, à l’issue du conseil des ministres hebdomadaire. Les 17 régions autonomes espagnoles ont enregistré un déficit budgétaire de 3,3% du PIB en 2011.
Le marché américain du travail a créé nettement moins d’emplois que prévu au mois de mai et le taux de chômage est reparti à la hausse, a annoncé le département du Travail, confirmant le ralentissement de l'économie américaine. Celle-ci n’a créé que 69.000 emplois non agricoles le mois dernier et le taux de chômage a progressé à 8,2% (contre 8,1% en avril), le niveau qui était le sien au mois de mars. C’est la première fois depuis juin dernier qu’il remonte. Ce nombre de créations d’emplois est un plus bas depuis mai 2011. Il est surtout très inférieur aux prévisions - les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 150.000 créations de postes en mai.
La croissance du secteur manufacturier américain est tombée en mai à son rythme le plus faible en trois mois, en raison principalement de l’impact sur les exportations de l’affaiblissement de la demande extérieure, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI Markit américain ressort à 54, légèrement au-dessus de la première estimation de 53,9 publiée la semaine dernière mais en retrait par rapport au chiffre de 56 d’avril. L’industrie manufacturière américaine affiche néanmoins sn 32e mois consécutif de croissance.
Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont augmenté de 0,3% en avril, à 820,7 milliards de dollars en rythme annualisé, montrent les chiffres publiés vendredi par le département du Commerce. Celui-ci à revu à la hausse les chiffres de mars, qui montrent une progression de 0,3% contre 0,1% annoncé initialement.
La France prévoit d’emprunter entre 7 et 8 milliards d’euros à moyen et long terme jeudi, a annoncé l’Agence France Trésor (AFT) , qui proposera à nouveau des titres à 50 ans, au moment où le taux des obligations à 10 ans bat des records de faiblesse sur le marché. Elle prévoit aussi de lever entre 6,8 et 8 milliards d’euros sur les marchés lors d’un emprunt de court terme sur les marchés lundi.
Les Bourses européennes évoluaient en nette baisse vendredi à mi-séance, et Wall Street est attendu également en repli, alors que de nouvelles inquiétudes sur un ralentissement de l'économie mondiale se sont ajoutées aux craintes persistantes sur la situation financière de l’Espagne. Les marchés d’actions européens sont retombés à des plus bas de cinq mois. À Paris à 13h, le CAC 40 reculait de 1,53% à 2.970,94 points. À Francfort, le Dax perdait 2,54% et à Londres, le FTSE cédait 0,82%. L’indice paneuropéen Eurostoxx 50 se repliait de 1,57%.
Les rendements des obligations souveraines allemandes ont touché des plus bas record vendredi, celui sur les titres à deux ans passant même pour la première fois sous le niveau de zéro. Le rendement des obligations souveraines allemandes à deux ans est tombé à -0,001% et celui des titres à dix ans a touché un plus bas de 1,164%.Les rendements des obligations à cinq et 30 ans ont également touché des plus bas record tandis que le future sur Bund a établi un nouveau plus haut historique à 146,52.
Sous le coup d’une baisse de la demande aussi bien intérieure que celle en provenance de l'étranger, le secteur manufacturier espagnol s’est contracté encore davantage en mai, selon l’enquête Markit. L’indice PMI pour le mois qui vient de se terminer est tombé à 42,0, au plus bas depuis mai 2009, contre 43,5 en avril. Cet indice n’a pas dépassé la barre de 50 séparant croissance et contraction de l’activité depuis avril 2011.
Bernard Descreux, directeur de la division gestion d’actifs chez EDF dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1175: Seule notre gestion obligataire sur les emprunts d’Etat, qui représente 5 milliards d’euros, est confiée à la salle de marché interne à EDF. Pour le reste, nos faisons appel à des gérants externes, à travers une centaine d’OPCVM ouverts ou dédiés, que nous sélectionnons à partir d’appels d’offres. Nous connaissons bien les gestionnaires d’actifs, en particulier français, mais nous donnons souvent une chance aux gérants étrangers ou même aux petits acteurs. Compte tenu de notre taille et des montants importants que nous confions, nos gérants doivent cependant avoir déjà un certain niveau d’encours, afin de respecter notamment le ratio d’emprise, qui détermine les montants maximum que nous pouvons investir en fonction de la taille d’un acteur. Actuellement, nous sommes en cours de consultation pour sélectionner des spécialistes sur les covered bonds. Nous étudions aussi la possibilité de sélectionner des gérants stand by, c’est à dire des gérants auxquels nous pouvons faire appel si nous souhaitons par exemple augmenter l’encours d’un mandat ou modifier le gérant principal. Cette technique déjà utilisée par le FRR ou l’Erafp permet notamment de challenger les gérants déjà en place. Au global, nous faisons appel aujourd’hui à une quarantaine de gestionnaires d’actifs. Nos relations avec eux s'établissent généralement sur le long terme, en moyenne au minimum pour trois à quatre ans, mais nous n’hésitons pas à nous séparer d’un gérant dont les performances seraient décevantes sur plusieurs mois.
Nous n’excluons pas le lancement d’un appel d’offres au cours de l’automne. Thierry Dissaux, le président du directoire du Fonds de garantie des dépôts, a confirmé à www.institinvest.com qu’un appel d’offres, concernant la totalité de la poche obligataire, soit un montant avoisinant les 400 millions d’euros, pourrait, sous certaines réserves, être lancé d’ici la fin de l’année. Le Fonds de Garantie des Dépôts (FGD) était resté en attente de directives de la Commission européenne susceptibles de modifier le cadre d’exercice des systèmes de garantie des dépôts. Toutefois, cette renégociation a pris du retard : le risque existe aujourd’hui que le texte ne sorte pas avant deux ans confirme le président du directoire. En attendant la remise à plat de sa gestion obligataire, le FGD a décidé de poursuivre sa politique de décorrélation vis-à-vis de son risque principal qui est, par construction, le secteur financier. Le Fonds envisage ainsi d’ajuster différents paramètres des mandats existants avant même le lancement éventuel d’un appel d’offres sur l’obligataire. Il ne s’agit bien sûr pas de notre part d’une quelconque défiance à l'égard du secteur bancaire, que nous connaissons bien, mais d’une saine politique de couverture de notre exposition. Nous allons encore resserrer les contraintes portant sur le secteur financier explique Thierry Dissaux. L’objectif premier du FGD demeure de maintenir un haut degré de liquidité et de sécurité. Pour ce faire, les investissements ne concernent que les classes d’actifs traditionnelles. Les 2 milliards d’euros d’encours sont répartis entre des fonds monétaires à court terme (75 % du portefeuille), de l’obligataire avec une duration inférieure à 3 ans (20 %) et une petite poche d’actions (5%). Le mouvement de décorrélation à l'égard du secteur financier a vocation à porter sur les trois classes d’actif.
Despite the crisis, the asset management sector remains alive and well in France. “We have reached a fast pace of growth, with 40 new companies created already in 2012,” Xavier Parain deputy director of asset management at the French financial regulator, the Autorité des marchés financiers (AMF), commented on 31 May at a conference held jointly by the French financial management association (AFG), the French institutional investor association (AF2I) and the international association of risk management professionals (PRMIA).Parain also stated that since the beginning of the year, the AMF has had to withdraw one license, compared with 2 licenses withdrawn during 2011. The AMF exec says that the unique French ecosystem includes 600 asset management firms and offers a very rich selection of types of management. In this environment, the AMF is continuing to promote asset management firms which are “innovative and robust” and subject to a highly rigorous licensing process and very regular controls, including one routine control 12 to 18 months after licenses are issued, and more detailed controls over the life of the company.At the conference, which dealt with analysis of risks related to outsourcing of financial management, Parain defended the French approach, which is far from the “empty shell” that other European regulators accept. “We are probably the most rigorous regulator in Europe,” said Parain. Wholesale outsourcing of funds, which makes empty shells of asset management firms, is forbidden in France. “We will accept outsourcing up to 50%. And this outsourcing must clearly be justified as cases of a niche expertise which the asset management firm does not have. However, expertise has to remain internal,” Parain explains.
The sanctions commission of the French financial market regulator, the Autorité des marchés financiers (AMF), on 31 May announced that it has issued fines totalling EUR6.2m to three hedge funds, CMA, Coudrée and CIF, which short-sold shares in Natixis. The three funds which issued the orders in September 2008 decided to short-sell Natixis shares, two weeks after the announcement by the French bank of a capital increase of EUR3.7bn. The transactions were complicated by turbulence on the markets provoked by the bankruptcy of Lehman Brothers, and the funds were not in a position to deliver the equities it had short-sold within the agreed time periods, which led to a suspension from trading and also contributed to a fall in the value of Natixis shares. The three major banks implicated in the affair, however, were not found guilty. The commission found that Goldman Sachs, UBS and Citibank had correctly fulfilled their duties as clearing members, while the AMF college had accused them of failing to prevent delays in the delivery of Natixis shares.
With the Pimco Short Asset Investment Fund (acronym PAIDX), Pimco (Allianz group) on Wednesday launched a fund which uses a short-term strategy aiming to function as a substitute for money market products, offering higher returns with lower risk. The portfolio, managed by Jerome Schneider, will invest at least 65% of its assets in fixed income products, with a duration not to exceed one and a half years. The fund may use derivatives without restriction.Management commission ranges from 0.24% for institutional shares to 0.59% for D-class shares on sale from distributors.
Richard Titherington, CIO for emerging market equities at JPMorgan Asset Management in London, on Thursday announced at a presentation in Paris that the US asset management firm is planning to scale up its presence in Brazil, where it already has a small affiliate (USD50m) specialised in local bonds. The firm is now planning to build its holdings in Brazilian equities, which currently represent 15.2% of the portfolio of the Emerging Market Opportunities fund, compared with 14% in the MSCI Emerging Markets TR index. The product currently has USD437m in assets, in 61 holdings, and has seen inflows of about USD150m since the beginning of this year.
The BASF SE, Berkshire Hathaway, Commonwealth Bank of Australia, MacDonald’s and Qualcomm companies have joined the Dow Jones Global Titans 50 index, the index provider Dow Jones Indexes has announced. However, the five companies leaving the index include the German firm Allianz and the French BNP Paribas. The other three outgoing companies are E.ON, Hewlett-Packard and Petroleo.
Britta Häberling, who had previously been managing director and head of investment solutions at Clariden Leu, will no 1 June begin as head of ultra-high net worth individuals in the Zurich region at the Credit Suisse private bank, according to reports in Finews. Initially, Mike Baur had agreed to take the position, before deciding to leave the company.
The Chinese banking sector regulatory commission (CBRC) has authorised UBS to transform its Beijing office into a Chinese-registered bank under the name UBS (China) Ltd. The new entity, which is 100% controlled by the Swiss group, will begin its activities in third quarter, Z-Ben Advisors reports. UBS has now launched an “aggressive” campaign to promote its wealth management activities, which will be a strategic area in China, alongside asset management and investment banking.
Following the departure of Peter Cockburn, head of UK equities, a victim of resizing of the equity team, (which has been reduced from 38 to 15 people; see Newsmanagers of 16 April 2012), Scottish Widows Investment Partnership will be merging the UK Select Growth Fund (GBP371m) with the UK Opportunities fund (GBP124m) managed by James Clunie, Investment Week reports. Five other mandates managed by Cockburn will also be merged into the UK Opportunities fund.
State Street Global Advisors (SSgA) has won at GBP1.5bn mandate from the British asset management firm Family Investments, Investment Europe reports. The mandate is for passive bond and equity strategies, and a tactical allocation overlay strategy. Assets under management at Family Investments total slightly over GBP3bn.
The European Commission has refused to approve a resolution plan at the banking group Dexia, which was submitted to it in late March by the Belgian, French and Luxembourg governments, Les Echos reports. Unlike its precedents at WestLB and Anglo Irish Bank, the plan was too eclectic in its mix of restructuring and orderly resolution, the European antitrust authority has found.
The European financial and asset management association (EFAMA) on 31 May published the fifth edition of its annual atlas of the asset management sector in Europe (“Fith Annual Review Asset Management in Europe: Facts & Figures”), on the basis of statistics from the end of 2010.In addition to the usual statistics, the document underscores the importance of the sector and its role in the management of long-term savings and in financing the economy. Asset managers as of the end of 2010 controlled 23% of all debt issued in the euro zone, and 31% of corporate equities in the region.Institutional investors remain the largest category of clients for asset management firms, representing 69% of assets under management in Europe, of which 42% are managed for insurers, and 27% for pension funds. Meanwhile, the sector remains concentrated, as the three largest countries by asset volume – the United Kingdom, France and Germany – account for 65% of all assets under management in Europe.
“Our assets in Paris remain stable at over USD2bn, as at the end of 2011, but since then we have taken on a gross total of USD300bn and our subscriptions are positive overall,” Nicolas Bouët, deputy CEO for development at Invesco in Paris, explained on Thursday. Demand is coming mostly from institutional investors, as well as, to a lesser extent, from private banks and multi-managers.The Euro Corporate Bond fund was particularly popular with clients seeking income, as was the Balanced Risk Allocation fund for decorrelation and diversification.In terms of asset allocation, Barnard Aybran, deputy CEO for multi-management, reports that the wealth management time portfolio currently includes about 25% “safe heaven government bonds (US Treasuries, gilts and bunds), 40% investment grade corporate bonds and emerging market debt in local currencies, 15% equities, only 2.5% of them European (with the rest divided between Asia and US tech stocks), and the remainder, equivalent to about 20%, in cash and money market products.”