Après être parvenu non seulement à stabiliser sa base de clientèle haut de gamme, mais à l'élargir quelque peu, Lazard Frères Gestion (LFG) passe résolument en mode "conquête" et vise désormais celle de ses concurrents. En misant sur une approche de gestion dédiée pour chacun de ses clients.
L’autrichien conwert Immobilien Invest SE a annoncé jeudi qu’il a été retenu pour gérer un troisième fonds immobilier résidentiel fermé de l’allemand DWS (groupe Deutsche Bank), le DWS Access Wohnen III, qui investira exclusivement dans des immeubles de logements existants en Allemagne et dont le volume doit être de 120 millions d’euros. Les souscripteurs peuvent escompter un dividende de 6 % annuels à compter de 2014.Le concept du DWS Wohnen III consiste à détenir 70 % des actifs pendant une période de 10 ans, les 30 % restant faisant partie du portefeuille de négoce.Jusqu’à présent, le fonds a investi 24 millions d’euros sur neuf sites, notamment à Berlin, Potsdam et Leipzig.Comme pour les fonds DWS Access Wohnen I et II, conwert assume toutes les tâches depuis l’acquisition des actifs jusqu'à la vente de chaque appartement en passant par l’administration et le développement. Il assure aussi la totalité de la gestion des actifs du portefeuille.
Lespécialiste hambourgeois des investissements durables Pure Blue GmbH lance son premier fonds spécialiste des forêts, le fonds fermé Pure Forest I, avec une échéance de 15 ans qui servira son premier dividende d’environ 8 % dans quatre ans, rapporte Fondsprofessionell. Cette visibilité est due au fait que le portefeuille sera investi dans des surfaces forestières de teck déjà plantées (depuis entre 4 et 17 ans) dans la province panaméenne du Chiriqui. L’objectif est de promouvoir après l’abattage des bois précieux la plantation d’une forêt aux essences diversifiées. La souscription minimale est fixée à 5.000 euros, plus 5 % de droit d’entrée.
Selon le baromètre mondial Coller Capital publié ce lundi, les investisseurs s’inquiètent de la situation dégradée du capital-risque. Un tiers des investisseurs ont perdu leur mise dans des fonds de capital-risque européens ou ont obtenu moins de 5 % de rendement. Aux Etats-Unis, le retour moyen est plus élevé, entre 6 et 10 %, quand l’Asie se place bien au-dessus, de 11 à 15 %. Les trois quarts des investisseurs admettent du coup que, en Europe, les fonds dédiés à l’innovation ne survivront pas sans un soutien significatif du gouvernement. Les investisseurs asiatiques et américains se montrent néanmoins plus sceptiques.
Le fonds d’investissement direct russe (RDIF) de 10 milliards de dollars, a reçu une contribution de 500 millions de la part du fonds souverain du Koweït, rapporte L’Agefi. Goldman Sachs, Templeton Asset Management et BlackRock ont également accepté de s’associer au programme. L’objectif du fonds est d’investir un minimum de 100 millions de dollars dans des sociétés russes qui prévoient de se faire coter dans les 18 prochains mois spécifiquement à la Bourse de Moscou. Début juin, précise le quotidien le RDIF avait déjà passé un accord avec le fonds chinois China Investment Corp pour créer un véhicule commun de 2 à 4 milliards de dollars.
Renforcement des équipes commerciales, réédition de produits «domestiques» en vue d’une commercialisation à l’échelon européen: le gestionnaire britannique M&G Investments (243 milliards d’euros d’encours) a désormais adapté pour l’essentiel ses équipes et sa gamme à l’évolution de la demande constatée depuis le début de la dernière crise, comme l’a expliqué à Londres vendredi Jonathan Willcocks, directeur commercial.«Après Lehman et Madoff, l’environnement dans lequel se meuvent les gestionnaires d’actifs dans toute l’Europe s’est considérablement modifié : le point de vente s’est déplacé des fonds de fonds vers les banques privées, l’accent est passé du discrétionnaire au conseil. Cela influe sur le mode de distribution, parce que les banques privées ont tendance à s’approvisionner en produits sur les plates-formes, de sorte que les producteurs que nous sommes se retrouvent ipso facto en face des conseillers financiers que nous connaissons bien, déjà, au Royaume-Uni. Et si le coût d’acquisition de la clientèle retail est plus élevé, c’est aussi de l’argent qui est moins volatil, donc à terme plus intéressant que celui apporté par les spécialistes des aller-retour», souligne le manager.Concrètement, l’effectif commercial à Paris et Milan a ainsi été doublé. En France et en Italie, «nous pratiquons une offre claire et concentrée sur un petit nombre de fonds, et nous mettons bien la marque M&G en avant. Au passage, nous allons commercialiser activement en France, à partir du second semestre, notre Global Macro Bond Fund, qui ajoutera un volet «diversification du portefeuille» à une offre que nous avions volontairement limitée à trois produits», a annoncé Jonathan Willcocks à Newsmanagers.M&G, qui a ouvert tout récemment des bureaux à Singapour et Hong-Kong, a aussi conclu en l’espace de deux ans seulement neuf partenariats mondiaux de distribution, notamment avec de grandes banques, ce qui correspond à une volonté délibérée de privilégier la relation de partenariat par rapport à celle de vendeur-client. En outre, le gestionnaire étudie la possibilité d’ouvrir une antenne à Dubaï ainsi que la pertinence de s’implanter directement en Amérique latine.Interrogé sur l’évolution de la gamme, déjà très complète, Jonathan Willcocks a mis l’accent sur les produits multi-classes d’actifs, «qui s’avèrent moins volatils que les fonds mono-stratégie et qui répondent aux exigences d’une clientèle recherchant désormais à la fois du revenu et des solutions». Ainsi, M&G est en train de revisiter au Royaume-Uni une série de quatre produits Episode (défensif, équilibré, revenu, croissance), le fonds défensif devant être lancé le premier, en septembre. Ces fonds, conformes à la directive OPCVM, auront donc vocation, ultérieurement, à être distribués en Europe continentale.De même, M&G va rééditer sous forme coordonnée un fonds de valeurs immobilières du monde entier qui avait été lancé en tant que produit britannique (NURS) en avril 2008. Ce M&G Global Real Estate Securities Fund, qui devrait obtenir son agrément de commercialisation dans les prochains jours outre-Manche et pourrait être ensuite distribué en Europe continentale, pèse 75 millions d’euros. Géré par Gillian Tiltman, il sera investi à 70-80 % en Reit, le reliquat étant placé en immobilier direct.
L’exposition des fonds monétaires américains aux banques européennes a continué de diminuer en mai pour s'établir à environ 12% du total des actifs des fonds, indique l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings dans sa dernière étude sur les fonds monétaires («U.S. Money Fund Exposure and European Banks: Disengagement Continues»).La légère augmentation de l’exposition des fonds monétaires américains aux banques européennes durant les deux premiers mois de l’année n’aura finalement été qu’un feu de paille alors que les inquiétudes des investisseurs sur la situation dans la zone euro sont très vite revenues sur le devant de la scène.Depuis la fin novembre 2011, l’exposition du monétaire américain aux banques européennes s’est ainsi en moyenne maintenue autour de 12% après une forte baisse de cette exposition dans la première partie du second semestre 2011.A noter que pour la première fois, Fitch Ratings propose des séries temporelles de données sur la part des prises en pension collatéralisées par des titres du Trésor.
L’opérateur espagnol d’autoroutes à péage Abertis a annoncé le 22 juin la cession d’une participation supplémentaire de 7% dans l’opérateur de satellites Eutelsat au fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC) pour un montant de 385,2 millions d’euros. Cette opération de cession va générer une plus-value de 237 millions d’euros, précise Abertis dans un communiqué qui ajoute que sa participation dans Eutelsat n’est plus désormais que de 8,35% à l’issue de la transaction.
La pression concurrentielle dans le secteur institutionnel de la gestion d’actifs a atteint un tel niveau que les clients ont commencé à réagir aux périodes de sous-performance en demandant des réductions de frais, selon un article de Financial News. Et dans de nombreux cas, ils les obtiennent.
La BaFin a délivré son agrément de commercialisation en Allemagne au nouveau fonds d’actions Axa WF Framlington LatAm créé le 14 mai et géré par Julian Thompson, global head of emerging markets d’Axa Framlington (lire Newsmanagers du 15 juin).Distribué par Axa Investment Managers (Axa IM), ce fonds de droit luxembourgeois (LU0746602159) est chargé à 1,5 % pour les particuliers (pas de minimum de souscription) et à 0,75 % pour les institutionnels (à partir de 0,5 million d’euros).Axa IM précise avoir l’intention de solliciter l’agrément de commercialisation dans d’autres pays européens.
Le premier versement aux porteurs du fonds immobilier allemand CS Euroreal (6 milliards d’euros fin avril) que Credit Suisse a décidé de liquider sera effectué le 3 juillet. Il sera de 4,50 euros pour chaque part en euros (*) et de 6,70 francs pour chaque part en francs suisses (**). Au total, Credit Suisse distribuera ainsi 446,9 millions d’euros, soit 7,7 % de l’encours du fonds.Le versement suivant interviendra avec la distribution annuelle du dividende en décembre 2012. Son montant dépendra d’un côté du volume des cessions d’actifs et de l’autre du résultat des négociations sur les possibilités de remboursement anticipé des crédits avec les banques. Comme pour tout crédit, les créanciers doivent être servis avant les actionnaires. (*) DE0009805002 (**) DE0009751404
Jeudi, la Deutsche Börse a admis à la négociation sur le segment XTF de sa plate-forme électronique Xetra l’ETF iShares DJ Emerging Markets Select Dividend, un fonds de droit allemand suivi vendredi par deux produits de droit luxembourgeois d’UBS Global Asset Management.Cela porte à 984 le nombre des ETF cotés à Francfort. Un ajustement a dû avoir lieu récemment, puisque l’on dénombrait en fait déjà 983 produits le 18 juin et même 986 le 10 juin...Caractéristiques Dénomination: iShares Dow Jones Emerging Markets Select DividendCode Isin: DE000A1JXDN6Indice de référence: Dow Jones Emerging Markets Select DividendTFE: 0,65 %Dénomination: UBS-ETF MSCI Pacific (ex Japan) ICode Isin: LU0446734799Indice de référence: MSCI Pacific ex JapanTFE: 0,30 %Dénomination: UBS-ETF FTSE 100 ICode Isin: LU0446735176Indice de référence: FTSE 100TFE: 0,23 %
Les ministres des Finances de l’Union européenne réunis à Luxembourg ont pris acte de leur incapacité à trouver l’unanimité pour mettre en place, au sein de l’Union européenne, une taxe sur les transactions financières dans les 27 pays membres. Plusieurs pays comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou la Suède, s’y opposaient. Alors que les quatre pays réunis cet après-midi à Rome (France, Allemagne, Espagne, Italie), les ministres des Finances ont ouvert la voie à une «coopération renforcée», une mesure prévue par les traités et qui doit concerne au moins neuf Etats membres. De sources diplomatiques, cette taxe financière à neuf, si elle était mise en place, prendrait la forme d’une stamp duty et ne concernerait pas les produits dérivés.
La BCE s’apprête à accepter une gamme bien plus large de collatéraux dans le cadre de ses opérations de refinancements. Dans un communiqué, la banque centrale dit qu’elle a abaissé le niveau de notation requis sur les ABS, obligations adossées à des actifs, qu’elle accepte comme collatéraux. Avec cette modification, la BCE accepte désormais de recevoir des actifs adossés à des crédits immobiliers, à des crédits accordés à des petites et moyennes entreprises, à des crédits automobile, à du crédit à la consommation et à des crédits d’immobilier commercial, avec comme exigence qu’ils soient notés au moins «triple B». Les décotes ont été fixées à 16% pour des actifs notés A et 32% pour des actifs moins bien notés. Pour les observateurs, cette mesure doit surtout faciliter le refinancement des banques espagnoles.
Fitch a annoncé maintenir à son niveau maximum la note de crédit de la dette souveraine finlandaise, AAA, avec une perspective stable. Le maintien de cette note s’explique par une «gouvernance extrêmement forte et par la stabilité politique et sociale», dit l’agence dans un communiqué.
L’Espagne formulera officiellement lundi sa demande d’aide auprès de ses partenaires européens pour la recapitalisation de ses banques, a déclaré vendredi le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos. Cette demande ne sera pas chiffrée, a précisé le ministre. Le montant exact de l’aide demandée par Madrid figurera dans le protocole d’accord qui sera prêt d’ici au 9 juillet, a-t-il ajouté. L’audit indépendant a révélé un besoin de 51 à 62 milliards d’euros de capitaux supplémentaires.
France, Allemagne, Italie et Espagne sont tombés d’accord lors de la réunion de Rome pour proposer la semaine prochaine au Conseil européen un plan de croissance à hauteur de 1% du PIB de l’Union européenne, a annoncé vendredi le président du Conseil italien Mario Monti. Ce plan devrait par conséquent être d’une valeur de 130 milliards d’euros pour relancer la croissance et l’emploi. «Nous nous sommes retrouvés sur une vision commune de l’union économique et monétaire, sur une feuille de route qui supposera à chaque étape de l’union - union monétaire, union bancaire - des instruments qui correspondent à cette volonté de travailler ensemble» a par ailleurs indiqué le président français François Hollande.
Les inspecteurs de la troïka chargés d'évaluer l'évolution des réformes en Grèce n’auront sans doute pas terminé leur examen avant la réunion des dirigeants européens prévue les 28 et 29 juin, a déclaré Jörg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE au Financial Times Deutschland. «Nous allons analyser la situation économique et nous évaluerons l'état de la mise en place du programme sur lequel nous nous sommes mis d’accord. Mais il est peu probable qu’un rapport de la troïka intervienne avant le sommet», a-t-il déclaré.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 25 juin, d’un montant global compris entre 7,1 et 8,4 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur des montants compris entre 4,3 et 4,7 milliards d’euros de bons à 13 semaines qui arriveront à échéance le 27 septembre, entre 1 et 1,5 milliard d’euros de bons à 22 semaines à échéance du 29 novembre et entre 1,8 milliard et 2,2 milliards d’euros de bons à 52 semaines à échéance du 27 juin 2013.
L’indice Ifo du climat des affaires allemand a enregistré une deuxième baisse consécutive en juin, tombant à son plus bas niveau depuis plus de deux ans, une évolution qui semble indiquer que la crise de la dette de la zone euro ne laisse plus l’Allemagne indemne. Cet indice qui mesure la confiance des investisseurs dans 7.000 sociétés est ressorti à 105,3 contre 106,9 en mai et un niveau de 105,9 attendu par les économistes. Il s’agit de son plus bas niveau depuis mars 2010.
Les coûts d’emprunt de l’Italie et ceux pour s’assurer contre un risque de défaut du pays sont en hausse vendredi, les investisseurs se positionnant avant une série d’adjudications programmées par Rome la semaine prochaine. Le rendement des obligations italiennes à dix ans augmentait de 13 points de base, à 5,89%.
Les magistrats de la Cour des comptes italienne examinent les déclassements décidés l’année dernière par les agences de notation Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch pour évaluer si ces décisions ont eu un impact sur les finances publiques du pays, a déclaré vendredi à Reuters le président de la Cour des comptes à Rome. Angelo de Dominicis a précisé que l’enquête administrative avait commencé en début d’année et qu’elle en était toujours à un stage préliminaire.
Le régulateur boursier a pris une série de mesures qui donnent beaucoup plus de latitude aux investisseurs institutionnels et aux gestionnaires d’actifs non résidents pour intervenir sur les marchés actions et obligataires chinois. Presque tous seront éligibles au programme QFII.
Le gouvernement se dirigerait vers un coup de pouce au SMIC limité à environ 2%, selon le quotidien. Un geste d’autant plus restreint que la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l’inflation constatée depuis la dernière augmentation de 1,4%, limiterait le «vrai» coup de pouce à 0,6%. «Le gouvernement veut faire un geste significatif sans trop pénaliser les PME» explique le quotidien.