Les family offices européens viennent d’enregistrer leur plus mauvaise année depuis cinq ans, avec des rendements de 3,6% pour les single family offices et de 2% pour les multi family offices pour les douze mois à fin juin 2012, contre des rendements autour de 8% l’année précédente, selon la cinquième édition de l'étude annuelle de Campden Wealth (1).Ces mauvais résultats seraient à mettre sur le compte d’une surallocation dans le cash et l’immobilier qui ont sous-performé par rapport aux obligations souveraines. Dans ce contexte, les family offices estiment que leurs stratégies d’investissement vont désormais se concentrer sur la préservation du capital.L'étude relève que les multi family offices ont augmenté leur exposition aux marchés émergents à 20% cette année contre 14% en 2011, preuve que, malgré des rendements décevants dans le passé récent, certains family offices ont pris le parti d’accroître leur allocation dans des classes d’actifs plus risquées au cours des trois prochaines années.Pour la première fois depuis la création de cette étude, l’immobilier est devenue la première classe d’actifs chez les single family offices, avec une exposition deux fois plus importante que celle observée chez les multi family offices.L'étude relève également l’attention accrue à la gestion du risque et aux problématiques de gouvernance. Les family offices sont beaucoup plus sensibles aux stratégies de gestion des risques et à la mise en place de procédures de due diligence des opportunités d’investissement externes et des contreparties. Par ailleurs, les comités d’investissement se réunissent plus fréquemment et les family offices ont pris conscience de l’importance de la formation des futures générations à la gestion de fortune.(1) Etude annuelle «Back to business – Family Offices Adapt to the New Normal» réalisée auprès d’une soixantaine de single- et multi-family offices, dont chacun gère des encours compris entre 50 millions d’euros et 1,5 milliard d’euros
Le spécialiste des convertibles Fisch Asset Management a annoncé le 11 décembre le recrutement d’un nouveau spécialiste dans son équipe d’investissement depuis le 1er décembre en la personne d’ Oliver Schmid. La société a engagé le docteur en économie afin de poursuivre le développement du moteur de rendement qu’est l’analyse quantitative, une composante importante du processus de placement. Oliver Schmid était précédemment CIO chez AIM Capital, son parcours incluant aussi Julius Baer et Quantica Capital. Fisch Asset Management souhaite profiter de son expertise en matière de développement et de mise en œuvre de stratégies quantitatives. Il renforcera, en outre, l’équipe de gestion du Trend Navigator Program, qui exploite les signaux de tendances pour investir dans des futures dans le monde entier. Les actifs sous gestion de Fisch AM s'élevaient en septembre dernier à un peu plus de 7 milliards de francs suisses.
Selon les informations de finews, Deutsche Bank (Suisse) va absorber les activités suisses de Sal. Oppenheim pour regrouper sous un même toit ses activités de gestion de fortune et de gestion institutionnelle. Sous réserve des autorisations nécessaires, l’intégration juridique et opérationnelle sera bouclée pour la fin de 2013. Les clients pourront conserver leur conseiller.
Le 23 novembre, l’architecte vedette Santiago Calatrava, de Valence, a transféré sa société de portefeuille Calatrava & Family Investments (31 millions d’euros dans le canton de Zurich. Le nom devient Calatrava & Family Investments GmbH, rapporte Cinco Días.Santiago Calatrava est ambassadeur honoraire de la marque Espagne depuis 2011.
Après avoir finalisé le 4 décembre son augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros, le Banco Popular annonce qu’il vient de céder son principal portefeuille de créances douteuses d’un montant de 1.143 millions d’euros, rapporte Cinco Días. Les acquéreurs sont les fonds Lindorff et AnaCap. Selon les milieux financiers, le Popular aurait réalisé sur cette transaction une plus-value nette de 35 millions d’euros.L’objectif des cessions d’actifs du Banco Popular est de générer au total 300 millions d’euros de plus-values.
Récemment, deux gestionnaires étrangers ont obtenu de la CNMV, le régulateur espagnol, l’agrément de commercialisation en Espagne pour des fonds qui n’y étaient pas encore enregistrés. Funds People rapporte ainsi que La Française Asset Management a fait homologuer le LFP Trend Opportunities, un compartiment ISR de la sicav La Française AM Fund.De son côté, iShares (BlackRock) a fait enregistrer les ETF iShares Global Corporate Bond et iShares Global Government AAA-AA Capped Bond.
Pour le compte de son German Logistics Fund, Henderson Global Investors vient d’acquérir auprès de Gateway Real Estate AG un actif de 19.000 mètres carrés à Bad Dürkheim (Rhénanie-Palatinat). Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Ce complexe logistique est loué à Uniwheels.Le fonds, un produit institutionnel, résulte d’un partenariat entre la division immobilière de HGI de de Palmira Capital Partner. L’objectif de performance se situe à 8,5 % avec un levier de 40 % maximum.
La presse allemande rapporte qu’Amundi a entamé la commercialisation en Allemagne et en Autriche du compartiment Amundi Funds Equity Global Minimum Variance de sa SICAV luxembourgeoise Amundi Funds.Ce produit fait partie de la gamme Next Generation (NextGen) dont l’encours se situe actuellement aux alentours de 1,2 milliard d’euros (lire Newsmanagers du 21 novembre).
Fundweb rapporte que Neptune Investment Management a lancé le 3 décembre la version européenne de son Global Long Short sector fund créé en novembre 2011. Ce fonds dont l’indice de référence est le MSCI Europe ex-UK est géré par Ted Alexander, qui pilote déjà le fonds mondial avec Robin Geffen. La stratégie sectorielle est assurée par Rob Burnett.
Edith Rigler, responsable de la stratégie chez Treasury Strategies, a été recrutée par BNY Mellon comme business strategy & market solutions market manager pour son activité de services de trésorerie pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMOA). Elle sera subordonnée à Peter Hazou, head of market management pour les «treasury services» sur la zone EMOA.
Depuis un mois, le particulier qui exécute ses ordres via Boursorama a la garantie de le faire au meilleur prix possible. Techniquement, Boursorama utilise un «internalisateur systématique» (SI) développé par SG CIB, plate-forme dont le statut prévu par la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) devrait être pérennisé par les réformes en cours. Si l’ordre envoyé par le client ne trouve pas la quantité totale demandée via cette plate-forme, il est instantanément redirigé vers le marché réglementé, sans risque technique puisque Nyse Euronext est également l’opérateur du système.
La société de capital risque et capital investissement Idinvest Partners fête son quinzième anniversaire. Ancienne filiale d’Allianz devenue indépendante en 2010, elle est spécialisée sur le financement des petites et moyennes entreprises travers des opérations de capital croissance à destination d’entreprises européennes jeunes et innovantes, une gamme de fonds de fonds (1,5 milliard d’euros d’encours), des transactions secondaires, la dette d’acquisition ou encore l’activité de conseil en private equity. Idinvest Partners, qui a repris en début d’année l’équipe de capital investissement d’Oddo &Cie, gère actuellement 3,3 milliards d’euros. Ces encours sont appelés à fortement évoluer au cours des prochaines années, la sociétés se fixant des objectifs importants. «Nous avons de fortes ambitions, notamment une croissance essentiellement organique avec pour objectif de doubler nos encours sous gestion en cinq ans», annonce Christophe Bavière, son président. Ce développement des actifs se fera notamment par un «renforcement de nos partenariats avec des grands acteurs institutionnels et industriels et de l’accroissement de notre positionnement à l’international», ajoute t-il. A titre d’exemple, la société a récemment créé le fonds Electranova Capital en partenariat avec EDF et Allianz. Il est dédié au secteur des technologies environnementales. Un autre fonds devrait être lancé en partenariat notamment avec TF1, Lagardère et Vivendi.Sur 15 ans, les fonds levés par Idinvest Partners proviennent à 75% de grands investisseurs institutionnels et à 25 % d’investisseurs privés. La clientèle est actuellement composée à 40 % d’investisseurs français et 60 % d’acteurs européens.
Les ministres du pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont décidé de laisser le plafond de production inchangé à 30 millions de barils par jour (bpj), malgré des prévisions de baisse de la demande au premier semestre 2013.
Le Parlement européen a adopté le budget 2013 de l’Union européenne en approuvant les termes d’un accord difficilement négocié avec les Etats membres. Les eurodéputés ont accepté de revoir à la baisse les dépenses prévisionnelles pour l’année prochaine en échange d’un budget rectificatif de 6 milliards d’euros destiné à payer les factures impayées de 2012. La Commission européenne demandait 9 milliards. Dans une conjoncture où les grands Etats contributeurs souhaitaient une baisse des dépenses pour la période 2014-2020, le budget 2013 s'élève à 132,2 milliards d’euros en crédits de paiement au lieu des 138 milliards demandés par Bruxelles. L’accord entre le Parlement et le Conseil prévoit toutefois un nouveau budget rectificatif dans l’année si, comme c’est probable, un nouveau déficit apparaissait.
Edmond de Rothschild repense son modèle. «Le groupe entend développer les synergies entre ses entités», les principales étant Paris, Genève et Luxembourg, a déclaré ce matin Christophe de Backer, directeur général d’Edmond de Rothschild, en présentant son plan stratégique 2013-2016. Le groupe se fixe plusieurs objectifs, telle qu’une croissance de 26% de ses encours. Alors que les actifs devraient s’élever à 125 milliards d’euros à fin 2012 (75 milliards dans la banque privée et 50 milliards dans la gestion d’actifs), ceux-ci ont vocation à atteindre 158 milliards d’euros d’ici 2016 (dont 88 milliards d’euros en banque privée). Ce plan s’accompagne d’une évolution de la gouvernance, plus centrale, et d’un développement accru à l’international.
La production industrielle de la zone euro a poursuivi son repli en octobre, reculant de 1,4% après une baisse de 2,3% (révisé) en septembre, selon Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 0,2% après la baisse de 2,5% annoncée initialement pour septembre. Sur un an, la production industrielle des 17 accuse un recul de 3,6%.
Les coûts de financement à un an de l’Etat italien sont tombés à leur plus bas niveau depuis mars et la demande de titres a été forte lors d’une nouvelle adjudication du Trésor, la première depuis l’annonce par le président du Conseil, Mario Monti, de son intention de démissionner sitôt le budget 2013 adopté. Le Trésor a placé pour 6,5 milliards d’euros de bons à un an avec un rendement de 1,456%. Il avait payé 1,76% lors d’une opération similaire le mois dernier. La demande a été 1,94 fois supérieure à l’offre, contre 1,76 fois le mois dernier.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de prononcer une interdiction définitive d’exercice de la société Fival, qui s’était déjà vu retirer son agrément AMF en décembre 2011. Ses dirigeants, Jean-Marc Thys, Marc Gilson, Thierry Girardet et John Turpel ont écopé chacun d’une amende de 80.000 euros (pour 100.000 euros requis par le Collège de l’AMF) et surtout sont interdits d’exercice pendant dix ans, pour avoir fait du démarchage pour une obligation de 1,7 million d’euros liée à l’immobilier alors que c’était interdit. Une information inexacte, imprécise et trompeuse a également été livrée aux investisseurs. L’AMF avait déjà infligé le mois dernier à la société une amende de 30.000 euros pour insuffisance de fonds propres réglementaires entre 2008 et 2010. Les dirigeants avaient écopé pour leur part de sanctions pécuniaires allant de 10.000 à 30.000 euros.
Le FMI et l’Egypte ont décidé de reporter à janvier la conclusion d’un accord sur l’octroi d’un prêt de 4,8 milliards de dollars. D’après le ministère égyptien des Finances, ce report permettra au gouvernement de faire un travail de pédagogie auprès de la population au sujet des réformes économiques impopulaires, telles qu’une hausse des taxes, mises en œuvre pour obtenir le prêt.
Le service britannique de répression des fraudes et la police londonienne ont procédé à l’arrestation de trois Britanniques dans le cadre des soupçons de manipulation des taux Libor. Les individus étaient entendus par la police en début de matinée. Selon Bloomberg, l’un d’entre eux est un ancien trader de Citigroup, Thomas Hayes, et les deux autres travaillaient pour le courtier RP Martin Holdings.
«Je vois bien que ceux qui s’exilent à l'étranger, ce ne sont pas ceux qui ont peur de devenir pauvres. C’est parce qu’ils voudraient devenir encore plus riches», a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse donnée à l’issue de la conférence nationale sur la pauvreté. «Heureusement, a poursuivi le Premier ministre, ils sont peu nombreux à vouloir s’exiler pour tout simplement s’exonérer de la solidarité avec les autres Français».
Après l’amende record de 1,92 milliard payée aux Etats-Unis, la banque britannique devra montrer patte blanche pendant cinq ans sur ses pratiques de lutte antiblanchiment. La FSA lui a aussi imposé de nouvelles procédures. HSBC assure avoir déjà renforcé ses contrôles.
Dans un entretien accordé au quotidien, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) tente de calmer les attentes d’une baisse des taux directeurs de l’autorité. «La marge de manœuvre est mince. Nous avons déjà des taux à des niveaux très bas» a ainsi indiqué Peter Praet. Et de préciser que «nous devons porter notre attention sur l’efficacité de la politique monétaire. La posture actuelle est déjà très accommodante. Les taux d’intérêt ne peuvent pas être utiles à grand chose dans ce domaine». Sur une baisse des taux dès janvier, Peter Praet estime que la BCE «scrute les signaux envoyés par l’économie (…) et suit les développements monétaires et de crédit».
Le quotidien assure que le taux du placement fétiche des Français, actuellement de 2,25%, devrait baisser de 25 voire de 50 points de base au 1er février prochain. Il s’agirait de la première baisse en trois ans et demi, dont l’ampleur dépendra de l’inflation hors tabac. Une baisse intervenant dans l’attente d’un nouveau relèvement du plafond du livret.
A la veille de l’ouverture du sommet européen, la chambre des Lords a publié un rapport invitant le Royaume-Uni à défendre la place financière londonienne
UBS a décidé comme Credit Suisse d'appliquer des taux négatifs sur ses comptes de correspondants en franc. La BNS tient demain une réunion très attendue
Le Général Patrick Felten, Secrétaire Général du Groupement Militaire de Prévoyance des Armées (GMPA) à la rédaction de www.institinvest.com : Nos fonds propres s'élèvent à 58 millions d’euros et c’est le comité des placements, en lien avec le conseil d’administration, qui décide de notre stratégie financière. Nous gérons de façon directe nos actifs mais nous échangeons aussi régulièrement sur le sujet avec nos banquiers et avec notre intermédiaire financier, Global Financial Services. Au niveau de notre allocation, contrairement à une mutuelle, le GMPA ne supporte pas le risque de solvabilité et n’est pas en quête de revenus financiers. Nous favorisons donc la sécurité absolue et la liquidité de nos actifs. Nous avons cependant connu une déconvenue de taille en investissant en 2007 dans des OPCVM obligataires indexés sur un panier de taux, gérés par Dexia. Alors que la valeur nominale est de 10 millions d’euros, elle était inscrite pour 4,5 millions d’euros dans nos comptes à fin 2011. Pour le reste, l’essentiel de nos fonds propres en produits monétaires de type floater, à échéance 3 à 5 ans, indexés à l’Euribor 3 mois. A l’heure actuelle, nous comptons onze lignes pour un total de 23 millions d’euros, dont 7 souscrites auprès de BNP Paribas, avec des floors situés entre 2,25 et 3 %. Plus récemment, par l’intermédiaire de Global Financial Services, nous avons souscrit quatre nouvelles lignes, avec des floors de l’ordre de 3 %, auprès de la Société Générale et de Barclays. Nous avons aussi souscrits via BNP Paribas 9 millions d’euros de certificats de dépôts.