Amundi Asset Management reprend l’offensive. Après avoir rationalisé en réduisant de moitié sa gamme de fonds d’investissement, la deuxième plus importante société de gestion en Europe, avec 750 milliards d’euros d’actifs gérés, vient de lancer Amundi Patrimoine. Ce nouveau fonds qui s’inscrit dans un remodelage de l’offre d’Amundi, se donne en ligne de mire une clientèle patrimoniale. «L’objectif de ce lancement est ambitieux», a précisé Yves Perrier, directeur général d’Amundi, «car il n’est pas question de pousser un nouveau produit, mais d’offrir une véritable solution d'épargne à des foyers qui veulent valoriser leur patrimoine, à la recherche du meilleur rendement possible». En chiffres, cette clientèle représentant actuellement 105.000 clients «accompagnés» et 17 milliards d’euros d’encours gérés ou conseillés, dispose désormais d’une solution «clés en mains» afin de diversifier ses placements sécuritaires, indique un communiqué. En pratique, les concepteurs du fonds l’ont voulu flexible, transparent et simple. Un cahier des charges qui se justifie, selon Yves Perrier, par le fait que sa maison a vocation à suivre ses clients dans la durée. En matière de gestion, Amundi Patrimoine dont les positions sont axées sur deux grandes thématiques – le rendement et la croissance - se donne un objectif de performance nette annualisée de 5 points de pourcentage au-delà de l’Eonia, sur un horizon d’investissement minimum de cinq ans, le tout avec une volatilité maitrisée (3,5 % ex-post). En cela, le fonds se veut une alternative aux fonds en euros. Pour ce faire, l’OPCVM peut investir sur toutes les classes d’actifs sans restrictions de secteurs ou de zones géographiques. La gestion dite de conviction peut investir dans des titres en direct, des fonds de gestion active ou des ETF et recourir à des dérivés. Le fonds qui a été crée en février 2012 a d’ores et déjà réalisé une performance de 8,18 %, «grâce notamment au high yield, à l’exposition devises, un peu de dette émergente locale et du crédit corporate», a précisé Alain Pitous, responsable de la gestion du fonds. En matière de flexibilité, le portefeuille a, depuis sa création, fait varier son exposition aux actions de 0 % à 55 %. Enfin, l’encours du fonds qui s'élève aujourd’hui à 112 millions d’euros devrait rapidement profiter de l’apport de capitaux dû à de nouvelles fusions de fonds et, bien évidemment, d’une commercialisation dans le réseau de la banque. Le fonds profitera aussi du Comptoir CPR dédié au conseillers en gestion de patrimoine. Il sera, sans doute, largement mis en avant au salon Patrimonia de Lyon au mois de septembre prochain, où les fonds ayant recours au qualificatif «Patrimoine» n’auront jamais été aussi nombreux… Caractéristiques : Code isin : FR0011199371Enveloppe de souscription : Assurance vie et compte-titresCommission de souscription : 2,5 % maxFrais de gestion : 2 % Commission de surpêrformance : 20 % au-delà de l’Eonia + 5 %
Après le Global Tactical ETF (acronyme sur NYSEArca : GTAA) lancé avec AdvisorShares, le gestionnaire californien Cambria Investment Management se lance pour la première fois seul sur le compartiment des ETF avec le Cambria Shareholder Yield ETF (SYLD) qui investira principalement en actions de société américaines offrant un rendement élevé à leurs actionnaires, un produit chargé à 0,59 %, rapporte Index Universe.Les trois prochains produits de la nouvelle gamme seront le Cambria Foreign Shareholder Yield ETF (FYLD), chargé à 0,69 % et investissant en sociétés des pays développés offrant elles aussi des rendements élevés pour leurs actionnaires, le Cambria Emerging Shareholder Yield ETF (EYLD), son pendant sur les valeurs correspondantes du S&P Emerging Broad Market Index. Ce fonds affiche également un TFE de 0,69 %.Enfin, Cambria prépare le Cambria Global Income And Currency Strategies ETF (FXFX), avec un TFE de 0,79 % et investi sur les grandes monnaies internationales.
La société de gestion Clay Asset Management, spécialisée dans l’allocation d’actifs et qui a démarré ses activités il y a environ dix-huit mois, envisage de développer une activité de family office, a indiqué à Newsmanagers son président et fondateur Cyril Bergé.L’idée serait de créer un pôle dédié au family office au sein de la société de gestion qui, au travers de son savoir-faire en gestion privée et en gestion d’actifs, sert déjà une clientèle essentiellement composée d’investisseurs privés fortunés et de multi et mono family offices. Cette activité, qui constitue «un prolongement naturel de notre activité de gestion» selon son président, pourrait être lancée très prochainement avec une personne dédiée. Les actifs sous gestion de Clay AM s'élèvent actuellement à plus de 130 millions d’euros, dont 90% environ sous la forme de mandats privés. Au tournant de l’année, la société a marqué sa volonté de poursuivre son développement dans la gestion collective avec le lancement de deux nouveaux fonds, dont un fonds d’allocation d’actifs, Clay Multi-Assets, qui affiche des actifs sous gestion d’un peu plus de10 millions d’euros. L’autre fonds, une stratégie de niche dédiée aux actions émergentes, Clay New Horizons, connaît un démarrage plus lent avec un encours autour de 3 à 4 millions d’euros. Malgré un environnement toujours difficile, Cyril Bergé reste confiant et espère approcher la barre des 160 millions d’euros en gestion privée d’ici à la fin de l’année. Et afin de se donner encore un peu plus de visibilité, la société de gestion travaille à la création d’un site internet...
En accord avec les familles fondatrices Roche et Chouchan, qui conservent le contrôle du Groupe Roche Bobois, le fonds d’investissement TIP (Tamburi Investment Partners) a acquis les parts jusqu’alors détenues par les fonds AZULIS et SIPAREX, à hauteur de 20% du capital, selon un communiqué publié le 14 mai.L’objectif de cette alliance est d’accélérer encore le processus de développement du groupe sur de nouveaux territoires sur lesquels le marché du haut de gamme est particulièrement dynamique. Une orientation qui s’inscrit pleinement dans la stratégie de développement déjà suivie par Roche Bobois, comme le démontrent l’augmentation de 11% de son chiffre d’affaires à l’international en 2012 et les ouvertures programmées d’une quinzaine de magasins en 2013.
Le new-yorkais Morgan Stanley Alternative Investment Partners (AIP), filiale de Morgan Stanley Investment Management (MSIM), a annoncé le lancement du AIP Dynamic Alternative Strategies Fund, qui est son tout premier mutual fund à liquidité journalière permettant l’accès à une vaste palette de stratégies alternatives susceptibles de compléter de manière adéquate des placements traditionnels en actions ou en obligations.Le fonds utilise de manière active la stratégie exclusive (proprietary) de réplication de hedge funds d’AIP dont l’objectif est de générer des rendement sur la base de plusieurs stratégies de hedge funds sous-jacentes.
Les actifs sous gestion de Julius Baer s’inscrivaient fin avril à 220 milliards de francs suisses, en progression de 16% par rapport à fin décembre 2012, selon un communiqué publié le 15 mars. Ce montant comprend 24 milliards de francs liés à l’acquisition des activités de gestion de fortune à l’international de Merrill Lynch, en cours d’acquisition, précise le communiqué. Au cours des deux prochaines années, les actifs sous gestion récupérés dans le cadre de l’acquisition de la gestion de fortune de Merrill Lynch devraient s'établir entre 57 milliards et 72 milliards de francs suisses. Hors Merrill Lynch, Julius Baer a enregistré des souscriptions nettes, dont le montant n’est pas précisé, mais légèrement en deçà des prévisions annualisées du groupe à moyen terme. La hausse des actifs sous gestion est également liée à la bonne tenue des marchés et à un effet devises positif. Malgré les travaux d’intégration des activités de Merrill Lynch, le coefficient d’exploitation s’est amélioré à moins de 70% contre 71,6% au second semestre 2012.
La demande initiale pour le nouvel emprunt obligataire à 30 ans lancé par l’Italie dépasse 7,7 milliards d’euros, rapporte Reuters. Le prix d'émission de cette obligation septembre 2044 devrait être fixée dans la journée et les premières indications officielles donnent un «spread» de 13 à 15 points de base au-dessus de la BTP 5% septembre 2040, a précisé la banque. La dernière émission à 30 ans italienne remontait à 2009.
L'économie française s’est contractée de 0,2% au premier trimestre 2013 après une contraction révisée à 0,2% au quatrième trimestre 2012, selon les premiers résultats des comptes nationaux trimestriels publiés ce matin par l’Insee. Ces deux contractions trimestrielles successives du PIB signifient que la France est entrée en récession technique, avec un acquis de croissance de -0,3% sur l’année 2013. L’Insee avait annoncé en première estimation une baisse de 0,3% du produit intérieur brut au dernier trimestre de l’année 2012. L’institut ayant revu dans le même temps en légère baisse le chiffre du troisième trimestre à +0,1% au lieu de +0,2%, il confirme que la croissance de l’ensemble de 2012 a été nulle, alors que celle de 2011 est en revanche sensiblement revue à la hausse à +2,0% contre +1,7% auparavant.
Le directeur général d’ICAP, Michael Spencer, a indiqué qu’une enquête interne n’avait pas mis au jour de manipulation de l’ISDAFix, l’indice de référence du marché des swaps. La CFTC mène sur le sujet une enquête visant ICAP ainsi qu’au moins quinze autres établissements. «Nous avons suivi nos procédures, donc je réfute, à l’heure actuelle, toute mauvaise conduite des courtiers d’ICAP», a souligné Michael Spencer.
La société de capital-investissement a levé 205 millions d’euros pour un closing intermédiaire de son nouveau fonds Idinvest Dette Senior. Idinvest partners, qui gère déjà 600 millions d’instruments de crédit, vise plus de 250 millions d’euros pour le closing final fin juin. Annoncé fin 2012, son nouveau fonds commun de titrisation cible la dette senior primaire ou secondaire de PME européennes non cotées, avec des tickets de 10 à 15 millions d’euros. Il a déjà réalisé quatre opérations de financement d’entreprises.
Le ministère chinois des Ressources foncières a émis une circulaire urgente appelant à la fin des expropriations forcées et illégales, rapporte ce matin le Quotidien du Peuple. Cette circulaire est une réponse à ce que le quotidien qualifie de recrudescence d’expropriations violentes. Le ministère appelle les autorités régionales à réexaminer et normaliser leurs procédures d’acquisition foncière. «Les actes illicites d’acquisition foncière par la force doivent être sévèrement punis», souligne le quotidien.
L’agence indépendante d'évaluation budgétaire du Congrès (CBO) a réduit hier de quelque 203 milliards de dollars sa projection de déficit pour l’année fiscale en cours depuis le mois de février, à 642 milliards, soit 4% du PIB. Une réduction sensible comparée aux 1.100 milliards de déficit (7% du PIB) qu’avait dû suporter le budget américain en 2012. Si ces révisions s’expliquent par les recettes fiscales engrangées par la reprise de l'économie ainsi que la contribution de Fannie Mae et Freddie Mac, revenus dans le vert, le CBO prévoit néanmoins que la tendance devrait se poursuivre avec un déficit qui devrait tomber à 3,4% du PIB sur l’année 2014 et à 2,1% l’année suivante. Parallèlement, la Fed de New-York a estimé hier que les ménages poursuivaient leur processus de désendettement à un rythme de 110 milliards de dollars au premier trimestre. Le nombre de prêts qui accusent des retards de paiement de plus de dix jours a chuté de 0,3 point à 6%.
S&P estime dans un rapport que les besoins de financement par la dette des sociétés chinoises devraient atteindre 18.000 milliards de dollars d’ici fin 2017, soit un tiers du total des besoins des sociétés internationales estimés à 58.000 milliards. En termes de dette corporate, «la Chine est en passe de dépasser les Etats-Unis, puis les Etats-Unis et l’Europe combinés», estime Jayan Dhru, directeur chez S&P.
L’agence de notation estime dans un rapport que les sociétés des quinze économies émergentes selon sa classification ont levé un montant record de quelque 130 milliards de dollars l’an dernier grâce à des émissions d’obligations libellées en billet vert et en euros. «Le montant de dette en dollars et en euros a considérablement progressé en un an, et avec lui le risque de change» subi par les sociétés émergentes, estime Philip Robinson, analyste chez Moody’s.
L’adjudication de droits de prospection pétrolière et gazière lancée hier au Brésil, la première depuis cinq ans, a finalement rapporté 2,8 milliards de réaux (1,08 milliard d’euros) au gouvernement brésilien. Un montant supérieur aux attentes. Les enchères prévues ont pris fin avec un jour d’avace avec la vente de 142 des 289 blocs proposés. Ces sont les groupes brésiliens Petrobras et OGX Petroleo e Gas, ainsi que le portugais Galp Energia qui ont remporté la mise.
La Banque d’Angleterre a jugé «répréhensible» le fait que Bloomberg News ait autorisé ses journalistes à consulter des données sur la manière dont les clients de l’agence utilisaient les terminaux d’informations financières mis à leur disposition. L’intervention de la BoE constitue l’une des plus sévères critiques adressées à l’agence depuis le début de l’affaire, alors que la Réserve fédérale américaine, la BCE, la Banque du Japon, la Banque du Canada, la Bundesbank, et l’Autorité monétaire de Hong Kong ont indiqué qu’elles étaient en cours d’examen de l’utilisation faite par Bloomberg de ces données. «La protection d’informations confidentielles est vitale ici à la banque», a déclaré un porte-parole de la BoE. Et d’ajouter que «les responsables de la banque sont en contacts étroits avec Bloomberg qui a donné l’assurance que cela ne se reproduirait plus. Nous allons également avoir des échanges avec les autres banques centrales sur ce sujet».
La production de pétrole de schiste aux Etats-Unis va permettre de satisfaire l’essentiel de la hausse de la demande mondiale au cours des cinq prochaines années, ce qui ne laissera que peu de marges de manœuvre à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, estime l’Agence internationale de l'énergie dans son rapport semestriel. L’AIE prévoit une hausse de 8% de la demande mondiale de pétrole sur la période comprise entre 2012 et 2018.
Suite à un rapport publié hier par l’inspecteur général de l’administration fiscale estimant que l’IRS (Internal Revenue Service) avait failli à sa mission en ciblant des groupes conservateurs selon des «critères inappropriés», le président américain a jugé «intolérable et inexcusable» hier soir un tel type de sélection. «L’IRS doit appliquer la loi de manière juste et impartiale et ses employés doivent agir avec la plus grande intégrité» a clamé Barack Obama. Le FBI a ouvert une enquête à ce sujet.
La réunion des ministres des Finances européens hier à Bruxelles a été marquée par l’hostilité de l’Autriche et du Luxembourg devant le manque d’ambition des négociations avec les pays tiers (Suisse, Liechtenstein, Monaco, Andorre, San Marin). Le sujet sera au menu d’un Conseil européen le 22 mai.
Le groupe financier pourra présenter de bons résultats 2012 à ses actionnaires réunis aujourd’hui. Le groupe a enregistré un produit net bancaire en hausse de 12% à 301 millions d’euros et un résultat net de 50,9 millions contre 36,4 millions en 2011. Le coefficient d’exploitation s’est nettement amélioré, passant de 89,3% à 75,6%. Oddo se classe «parmi les plus gros collecteurs français», hors fonds monétaires, avec une collecte de 700 millions d’euros en gestion collective (600 millions) et en banque privée (100 millions). Le groupe «continue de serrer les coûts» dans le métier de l’intermédiation actions.
Le gouvernement japonais pourrait revoir ses prévisions économiques à la hausse dès la semaine prochaine, après la publication aujourd’hui des chiffres de croissance du PIB du pays au premier trimestre. Le rebond des exportations dû à l’affaiblissement du yen, mais également des signes de reprise de la consommation privée et de la production motiveraient cette décision.
Le quotidien cite des sources proches de la procédure d’introduction en Bourse du courtier China Galaxy Securities à Hong Kong évoquant une ruée des investisseurs. La part réservée aux institutionnels aurait été souscrite plusieurs fois, tandis que les investisseurs particuliers auraient demandé des titres représentant 28 fois la part promise.
A l’occasion d’un entretien accordé au China Securities Journal, le Premier ministre chinois indique que les autorités ne souhaitent pas recourir à des politiques de relance systématiques pour dynamiser l’activité dans le pays. «S’il se crée un dépendance trop forte aux politiques étatiques pour relancer l’économie, non seulement ce serait insoutenable, mais cela créerait de nouveaux risques», indique Li Keqiang.