Depuis fin janvier, les investisseurs internationaux reviennent progressivement vers les actifs brésiliens, indiens, sud-africains, turcs et indonésiens
Le véhicule de Place qui a réalisé sa première émission la semaine dernière doit permettre aux banques d'élargir leur bassin de collatéral de haute qualité.
Selon l’enquête annuelle de L’Agefi sur les conseillers en gestion de patrimoine (CGPI), les effets ressentis de la crise se sont estompés par rapport à l'édition précédente. La réglementation, la croissance du cabinet et le recrutement de nouveaux clients sont leurs trois priorités.
Depuis la correction qu’elles ont subie durant le mois de janvier, les devises du Brésil, de la Turquie, de l’Afrique du Sud, de l’Inde et de l’Indonésie sont revenues sur leurs niveaux de fin 2013 grâce à un retour des investisseurs internationaux vers ces marchés.
L’Union Financière de France (UFF) vient de lancer UFF Capital France, un mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille d’une douzaine de PME solides, issues de secteurs diversifiés, emblématiques du savoir-faire français. Pour sa gestion, l’UFF a sélectionné Extend AM, une société de capital investissement. Le mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille diversifié de PME solides, issues principalement de quatre secteurs: le luxe, la gastronomie et l’art de vivre à la française, la distribution spécialisée et le tourisme. Ces PME devront également avoir de fortes valeurs inscrites au bilan (comme un foncier d’exploitation, un fonds de commerce), c’est-à-dire des actifs tangibles, qui conservent une forte valeur intrinsèque quels que soient les cycles de marché. Les entreprises familiales ou d’entrepreneurs seront également privilégiées ; leurs dirigeants co-investiront aux côtés de la société de gestion pour favoriser le développement et la croissance de leur activité.
Le calendrier s’accélère pour le projet de fonds d’investissement en viager de la Caisse des dépôts et consignations. De sources proches du dossier, l’institution de la rue de Lille aurait établi une liste restreinte de deux candidats pour la gestion de ce fonds de 100 millions d’euros. Le choix du vainqueur devrait intervenir dans les prochaines semaines, compte tenu de la volonté de la CDC de lancer ce véhicule avant l'été. Les deux candidats de la «short list» seraient, d’une part, Virage Viager, le cabinet d’Eric Guillaume, déjà à l’origine de fonds viagers mutualisés comme celui du groupe Corem, et d’autre part le groupe Renée Costes, qui revendique la place de premier réseau spécialisé dans le secteur et dirigé par Stanley Nahon, un ancien consultant et banquier. Structure de l’appel d’offres oblige, chaque spécialiste fait équipe avec une société de gestion agréée par l’AMF, puisque le fonds devra lui aussi recevoir un agrément. Virage Viager s’est allié à Icade AM pour pouvoir notamment greffer sur son dossier une offre de services à la personne. Le gestionnaire d’Icade a en outre le bon goût d’appartenir, à travers sa maison-mère, au groupe Caisse des dépôts. Selon une source proche, Renée Costes ferait de son côté équipe avec La Française AM, spécialiste de longue date de la gestion d’actifs immobiliers. Aucune des parties concernées, pas plus que la Caisse des dépôts, ne fait de commentaire à ce stade. Deux approches sont donc en concurrence. D’un côté, un spécialiste des fonds viager mutualisés pour des acteurs de la prévoyance, de l’autre un réseau qui revendique près de la moitié de l’actuel marché du viager, fait de transactions entre particuliers. Le projet de la CDC, porté notamment par le député Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance, doit permettre aux personnes âgées de monétiser leur épargne immobilière, tout en supprimant l’aléa moral attaché au viager et qui lui vaut parfois auprès du grand public une réputation scabreuse. Dans le cas présent, les investisseurs - CDC, CNP et quelques acteurs de la protection sociale - souscriront des parts du fonds, sans connaître les bénéficiaires des rentes, et en mutualisant le risque de longévité. Le projet sera d’abord testé en région parisienne et en Provence Alpes Côte d’Azur, avant d'être généralisé.
Dans un entretien à Bloomberg TV, Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a rappelé que le taux de change n'était pas un objectif de politique monétaire. Mais il a ajouté que la banque centrale prenait en compte son impact sur l’inflation. «Le niveau de l’euro est important pour l'élaboration de notre politique monétaire. Pourquoi est-il important ? Parce qu’il a un impact sur l’inflation et que notre mandat inclut l’inflation, a-t-il déclaré. Plus fort est l’euro, plus grand est le besoin d’une politique monétaire accommodante.»
Selon EPFR Global, qui collecte les flux et encours de sociétés de gestion internationales totalisant quelque 23.500 milliards de dollars d’actifs, les soucriptions de fonds orientés sur les marchés de la dette émergente et les actions ont atteint 4,7 milliards au cours de la semaine au 9 avril, leur plus haut niveau depuis un an.
Mark Carney, qui préside le Conseil de stabilité financière (FSB), a envoyé le programme de travail de l’institution aux ministres des finances et gouverneurs des banques centrales du G20, réunis jusqu'à samedi à Washington pour les rencontres de printemps du FMI. La surveillance des institutions «too-big-to-fail», la finance parallèle et la réforme des dérivés de gré à gré sont les trois priorités du FSB.
La Cour des comptes s’alarme de l’emballement de la dette des établissements publics de santé, qui a progressé à un rythme atteignant parfois près de 20% par an, pour tripler en dix ans. Dans un rapport publié vendredi, elle estime que les pouvoirs publics portent la responsabilité de cette explosion, qui «asphyxie» ces établissements, alors même que d’importants efforts de maîtrise de leurs comptes sont nécessaires. La dette des établissements publics de santé a atteint 29,3 milliards d’euros fin 2012, soit 1,4% du produit intérieur brut. Les sages de la rue Cambon chifrent en particulier l’encours de dette toxique à 2,5 milliards d’euros à fin 2012.
Le rendement des fonds de pension norvégiens a progressé l’an dernier de presque 3 points de pourcentage pour s'établir à 10,7% en raison principalement des bonnes performances des marchés actions, selon des données publiées par l’autorité du secteur financier Finanstilsynet, rapporte IPE.Les performances des compagnies d’assurance vie, dont les allocations actions sont très inférieures à celles des fonds de pension, se sont effritées l’an dernier à 5,9% contre 6% précédemment.
La société de gestion britannique Jupiter vient de débaucher Martin Harris, jusqu’à présent responsable de la distribution chez Kames Capital, afin de lui confier le rôle de responsable de son activité dédiée à la clientèle institutionnelle, rapporte Fundweb. Jupiter a indiqué que la mission de Simon Harris consiste à assurer le développement de cette activité à l’échelle internationale.
Après des hausses 69 % en 2011 et 29 % en 2012, le marché français de l’investissement socialement responsable a vu ses encours augmenter de seulement 14 % à 169,7 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Novethic.Malgré l’absence de nouveaux mandats ISR en 2013 et une croissance des encours d’un petit 12 %, les investisseurs institutionnels continuent de porter le marché avec 119,6 milliards d’euros. Les actifs gérés pour le compte des particuliers restent minoritaires, mais ils ont connu une croissance de 20 %. Côté gestion collective, les fonds ISR ont enregistré des souscriptions nettes de 4,7 milliards d’euros, grâce à l’assurance vie, et vu leurs encours augmenter à 74,6 milliards d’euros, contre 62,2 milliards fin 2012. Les conversions de fonds ont été un autre moteur de croissance, à 6,5 milliards d’euros. L’effet performance s’est en revanche limité à 1,1 milliard d’euros. La sélection ESG reste l’approche privilégiée par les investisseurs, étant utilisée sur 94 % des encours, devant les exclusions normatives (66 %) et sectorielles (36 %). En termes de répartition des encours, la part du monétaire a fortement baissé, de 25 % à 15 %.Cette analyse des encours par stratégies et par classes d’actifs est toutefois à prendre avec des pincettes, car elle ne porte que sur 60 % du marché français de l’ISR. En effet, « le principal acteur de l’ISR en France, Amundi, n’accepte pas que l’on comprenne comment il fait de l’ISR », a déploré Dominique Blanc, responsable de la recherche de Novethic. La société de gestion, qui a déjà fait parler d’elle en se retirant des labels Novethic, n’a pas donné le détail de la façon dont ses encours sont gérés. « Il est étonnant qu’un acteur qui veut peser dans l’ISR ne veuille pas en dire davantage », a commenté Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic.L’absence d’Amundi dans les statistiques n’est pas la seule « nouveauté » de l’année, puisque pour la première fois Novethic livre aussi les chiffres de l’intégration ESG, des exclusions normatives et de l’engagement, afin de donner une vue plus complète du marché. Ainsi, l’intégration ESG représente 440 milliards d’euros, soit 15 % de la gestion d’actifs en France, les exclusions normatives couvrent 1.445 milliards d’euros et 340 actions d’engagement ont été recensées.
A la tête de la SPGP depuis seulement quelques mois, Cédric Chaboud continue de travailler d’arrache-pied à la relance de la société. Après la mise en place d’une équipe dédiée à la distribution, après le renforcement de l'équipe de gestion privée, et le recrutement tout récent d’un trader options, le nouveau président de la société de gestion a confirmé le 10 avril, à l’occasion d’un point de presse, sa volonté de développement à l’international."Nous avons beaucoup d’investisseurs à l'étranger et nous souhaitons pouvoir les accompagner dans le cadre d’une relation de proximité», a souligné Cédric Chaboud. D’où l’ouverture déjà évoquée dans nos colonnes d’un bureau à Bruxelles (Newsmanagers du 28 janvier 2014) mais peut-être aussi à Londres, au Luxembourg et à Milan. Au programme des prochains mois figure aussi le lancement de nouvelles stratégies. En attendant, les actifs sous gestion de la société semblent bien repartis à la hausse. Autour de 720 millions d’euros à fin décembre 2013, ils se situent désormais à environ 800 millions d’euros.
L’UFF vient de lancer UFF Capital France, un mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille d’une douzaine de PME solides, issues de secteurs diversifiés, emblématiques du savoir-faire français. Pour sa gestion, l’UFF a sélectionné Extend AM, une société de capital investissement. Le mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille diversifié de PME solides, issues principalement de quatre secteurs: le luxe, la gastronomie et l’art de vivre à la française, la distribution spécialisée et le tourisme.Ces PME devront également avoir de fortes valeurs inscrites au bilan (comme un foncier d’exploitation, un fonds de commerce), c’est-à-dire des actifs tangibles, qui conservent une forte valeur intrinsèque quels que soient les cycles de marché. Les entreprises familiales ou d’entrepreneurs seront également privilégiées ; leurs dirigeants co-investiront aux côtés de la société de gestion pour favoriser le développement et la croissance de leur activité.UFF Capital France permet à l’investisseur de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 50% des versements effectués.Caractéristiques : Mandataire : Extend AMTaux de réduction ISF : 50% des versements effectués au titre de la souscription au capital de PME éligibles (réduction plafonnée à 45 000€ par année d’imposition)Durée de conservation : jusqu’au 31/12/2019 minimumInvestissement minimum : 5 000€, maximum : 90 000€Date limite de souscription pour les patrimoines > 2,57 M€ : 4 juin (ISF 2014)Date limite de souscription pour les patrimoines < 2,57 M€ : 5 mai (ISF 2014)Droit d’entrée : 0% Frais de gestion : 3%
BNP Paribas Securities Services, dont les actifs en conservation s'élèvent à plus de 6.000 milliards d’euros, annoncé le 10 avril deux nominations. José Placido va rejoindre le comité exécutif de la structure le 22 avril 2014. Il sera nommé global head of sales and relationship management (responsable mondial, ventes et relations commerciales) le 1er janvier 2015. D’ici là, José Placido partagera la responsabilité des ventes et des relations commerciales avec Charles Cock, le responsable actuel du développement clients. Il se concentrera pendant cette période sur le développement d’un plan stratégique de ventes en liaison avec les responsables des segments commerciaux qui lui seront rattachés. José Placido sera basé à Londres et sera rattaché à Patrick Colle, general manager. Précédemment CEO de RBC Dexia, José Placido bénéficie de 25 années d’expérience dans le métier Titres. Nommé CEO de RBC Investor Services en 2006, iI a été à l’origine de la création de la joint venture RBC Dexia Investor Services et a conduit la croissance rapide de l’activité du groupe. Auparavant, il a exercé des responsabilités importantes au sein de RBC : managing director au Royaume-Uni, puis senior vice president de RBC Global Services (2001) et executive vice president (2003). Charles Cock, responsable du développement clients et membre du comité exécutif de BNP Paribas Securities Services, sera nommé vice-chairman – international le 1er janvier 2015. Dans ce nouveau rôle, il sera chargé de la relation avec les instances dirigeantes des principaux clients. D’ici là, Charles Cock co-dirigera les ventes et relations commerciales avec José Placido et conservera la responsabilité directe des équipes de développement clients dans les 34 implantations de la banque à travers le monde. Charles Cock a rejoint le groupe en 1995 lors de l’acquisition par Paribas du réseau européen de conservation de JP Morgan. Depuis cette date, il a été responsable des ventes et des relations commerciales, jouant un rôle clé dans la croissance et le développement des activités de BNP Paribas Securities Services.
Primonial a enregistré l’an dernier une collecte nette de 374 millions d’euros, selon un communiqué publié le 10 avril. La collecte brute totalise 1,2 milliard d’euros, dont 628 millions d’euros pour les OPCI, 186 millions d’euros pour la SCI Primonial Capimmo et 390 millions d’euros pour les SCPI, ce qui porte l’actif global sous gestion de 3 milliards d’euros, soit une progression de 130% par rapport à l’exercice précédent (1,4 milliard).
Deborah LaBerge, responsable de l’activité Amérique du Nord de Scottish Widows Investment Partnership, va démissionner suite à l’acquisition de la société par Aberdeen Asset Management, a appris Financial News. Elle avait rejoint Swip en 2006.
La Française Bank réorganise ses activités et son périmètre. La filiale du groupe La Française, basée au Luxembourg, a annoncé, ce 10 avril, la signature d’un partenariat stratégique avec Banque Havilland prévoyant le transfert de son activité banque privée à Banque Havilland. «Ce transfert sera effectif à la fin du mois de mai 2014», indiquent les deux partenaires dans un communiqué commun. «Nous avons souhaité mettre en place le même type d’accord que nous avions déjà en France avec Cholet Dupont, explique à Newsmanagers Patrick Rivière, directeur général de La Française. Toutefois, il n’y a pas dans l’accord avec Banque Havilland de prise de participation au capital.» La Française reconnaît d’ailleurs avoir discuté avec plusieurs partenaires potentiels, «mais c’est avec Banque Havilland qu’il y avait le plus complémentarité à long terme pour les deux partenaires», observe Patrick Rivière.Dans le cadre de cette opération, l’ensemble des avoirs et des comptes sous gestion de La Française Bank seront confiés à Banque Havilland, une banque privée familiale fondée en 2009. De même, les responsables commerciaux de La Française Bank ainsi que leur clientèle seront intégrés dans la structure de Banque Havilland située à Luxembourg. «9 personnes de La Française Bank vont être transférées à Banque Havilland et un peu moins de 1.000 clients», précise Patrick Rivière.En revanche, La Française Bank continuera à assurer la gestion des mandats discrétionnaires et de la clientèle. «Cette opération constitue un ajustement plus qu’un changement de stratégie, note Patrick Rivière. Nous allons en effet continuer de gérer les clients tout en offrant ces services aux nouveaux clients qui ouvriront des comptes chez Banque Havilland. Il y a donc une continuité de l’activité. Cette opération va donc au-delà d’une cession d’activité, il s’agit d’un vrai partenariat et nous conservons notre structure bancaire au Luxembourg.»Banque Havilland ne perd pas au change. Cette opération lui permet d’accélérer sa stratégie d’expansion de sa base de clients fortunés au Benelux, en France et parmi les communautés françaises dans le monde. «Ce partenariat nous permettra de nouer des relations à long terme sur ces marchés», a d’ailleurs estimé Jean-François Willems, directeur général de Banque Havilland.
La société de gestion italienne Azimut a enregistré en mars des souscriptions nettes de 237 millions d’euros. Au premier trimestre, la collecte dépasse ainsi 1,5 milliard d’euros, soit un record historique pour le groupe, selon un communiqué. Le total des encours sous administration ressort à 25,6 milliards d’euros, dont 22,6 milliards d’encours sous gestion.
Le gestionnaire de fonds suisse responsAbility Investments AG, spécialisé dans les secteurs liés au développement dans les pays en voie de développement et les marchés émergents, annonce une hausse du portefeuille sous gestion, lequel a franchi la barre des 2 milliards de dollars. Accordant dès sa fondation en 2003 la priorité absolue aux investissements dans la microfinance, responsAbility propose aujourd’hui des opportunités d’investissement dans les secteurs de la finance, de l’agriculture, de l’énergie, de la santé et de l’éducation. Par le biais de ses véhicules de placement, responsAbility investit dans des entreprises non cotées qui bénéficient de la croissance des économies des marchés émergents indépendamment de l’évolution boursière. La forte hausse du portefeuille, qui a atteint 36 % en 2013, témoigne de l’intérêt constant des investisseurs pour ces investissements durables.La plupart des pays en voie de développement et des marchés émergents sont toujours sur le chemin d’une croissance solide. Au cours des dernières années, leur endettement a diminué, leurs réserves monétaires ont augmenté et le fonctionnement de leurs banques centrales s’est amélioré. En 2013, la performance économique des 15 pays d’investissement les plus importants aux yeux de responsAbility a augmenté de 5,3 % en moyenne. Le Fonds monétaire international estime que cette croissance devrait se maintenir au dessus de 5 % au moins jusqu’en 2018.Cette tendance influe positivement sur la demande de services de base émanant des personnes défavorisées et des petites entreprises. Par le biais de différents véhicules de placement, responsAbility réalise des investissements dans des entreprises qui satisfont cette demande. La majeure partie des investissements est affectée au secteur financier: à fin décembre 2013, responsAbility y finançait 318 prestataires de services financiers dans 67 pays au travers d’un volume d’investissement de 1,6 milliard de dollars et est de ce fait l’un des plus grands gestionnaires privés d’investissements dans la microfinance. responsAbility joue un rôle de pionnier semblable dans le secteur de l’agriculture durable ( 113,8 millions de dollars investis dans 86 entreprises, 36 pays et 24 matières premières agricoles à fin décembre 2013). A cela s’ajoute un nombre croissant d’investissements dans les secteurs de l’énergie, de la santé et de l’éducation. La part de la clientèle privée s’établit autour de 65 %, la clientèle institutionnelle représentant 35 % du portefeuille, contre 30 % en 2012.
Les sociétés de gestion étrangères implantées au Japon dépensent davantage en salaire et en frais de sous-traitance que leurs concurrents japonais, montre une étude publiée par le cabinet de recherche Cerulli et Nomura Research Institute, citée dans Asian Investor. Néanmoins l’étude révèle aussi que « le jeu en vaut la chandelle » puisque l’environnement est actuellement doublement favorable aux sociétés de gestion étrangères implantées au Japon. D’une part, elles profitent du lancement, en janvier dernier, du nouveau Nippon Individual Saving Account, un instrument qui permet aux particuliers japonais de bénéficier d’avantages fiscaux. Mais en plus, les investisseurs japonais sont actuellement tentés de réduire leur exposition colossale à la dette souveraine japonaise dont le statut de « valeur refuge » s’effrite quelque peu ces derniers temps sous les effets conjugués de la stratégie économique du Japon et de la politique monétaire ultra accommodante de la BoJ. Dans ce contexte les investisseurs institutionnels locaux, souhaitant se diversifier, augmentent leur exposition aux dettes souveraines internationales, un phénomène qui profite en premier lieu aux sociétés de gestion étrangères implantées au Japon. Lesquelles peuvent faire valoir leur expertise dans la gestion d’obligations d’Etat.
Le gérant indépendant genevois 1875 Finance se renforce dans la gestion institutionnelle, une activité créée en 2013 et dirigée par Edouard Crestin-Billet, avec le recrutement de Michel Alain Bizon au poste de responsable des relations institutionnelles, rapporte L’Agefi suisse. Il était précédemment directeur adjoint à la gestion privée de Mirabaud. Michel Alain Bizon est le frère d’Olivier Bizon, l’un des associés fondateurs de 1875 Finance.
Dans une contribution au Temps, Paul Kohler, associé de la société de gestion suisse 1875 Finance, souligne les défis posés aux gérant de fortune indépendant (GFI) dans un environnement réglementaire plus stricte. Il soulève notamment l’introduction d’une gouvernance nouvelle de type bancaire avec une séparation des tâches, ou le challenge de l’accès aux marchés. «Dans ce cas très précis, les tiers-gérants seront amenés à se poser les questions suivantes: comment faire face à la clientèle déclarée? Comment aurais-je la possibilité d’accéder à de nouveaux marchés, dans les pays développés comme dans les pays émergents?», souligne Paul Kohler, pour qui il faut s’adapter rapidement à la nouvelle donne.
Fidelity Investments est discrètement en train de développer une plate-forme de trading actions qui permettra aux grandes sociétés de gestion de contourner les nombreux problèmes qui, selon ces dernières, entraînent des transactions coûteuses et déloyales, selon les informations du Wall Street Journal. La société de gestion juge que ce marché constituera une amélioration par rapport aux « dark pools » car il s’agira d’une collaboration entre les grandes sociétés de gestion, et que l’amélioration de l’efficience en termes de coûts des transactions sera prioritaire par rapport à la rentabilité. Le projet, baptisé Sakura, permettra aussi d’empêcher les traders haute fréquence d’interagir avec les ordres. Fidelity aurait commencé à sonder les autres sociétés de gestion sur le projet. Selon le Financial Times, qui relaie aussi cette information, BlackRock serait intéressé.
Axa étudie la vente d’Axa Corporate Solutions Life Reinsurance, une filiale basée dans le New Jersey et spécialisée dans la réassurance des produits d'épargne retraite dits «variable annuities», rapporte L’Agefi qui cite une information de Bloomberg. Morgan Stanley travaillerait sur la transaction, qui pourrait atteindre entre 200 et 300 millions de dollars. Axa Corporate Solutions Life Reinsurance, qui a cessé de souscrire des affaires nouvelles, affichait 975 millions de dollars de passifs fin 2012.