Au lendemain de l’annonce de la nomination de Tidjane Thiam à la tête de Credit Suisse, le marché s’interroge sur les différentes évolutions stratégiques de la banque suisse, selon Le Temps. Son président Urs Rohner, cité par Finanz & Wirtschaft mercredi, a indiqué que la banque maintenait son objectif de répartir son capital pour moitié entre la banque d’affaires et la gestion de fortune. «Les attentes sont élevées au sujet d’un changement stratégique majeur visant à donner la priorité à la gestion d’actifs et de fortune au détriment de la banque d’affaires. Mais pour l’instant, il n’y a que des attentes à ce sujet mais aucun plan détaillé du nouveau directeur de Credit Suisse», a relativisé hier Rainer Skierka, analyste chez J. Safra Sarasin.
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) vient de recruter deux cadres en provenance de HFT Investment Management (HK) afin de développer son activité de produits structurés pour les clients institutionnels et «retail», rapporte le site spécialisé Asian Investor. Ainsi, le gestionnaire d’actifs français a recruté Henry Li Guangyu, ancien directeur produits et développement chez HFT, au poste de responsable des produits structurés au sein de la division nouvellement créée «Greater China Solutions» à Hong Kong. En revanche, à en croire Asian Investor, BNPP IP a refusé de communiquer le nom de sa deuxième recrue faute d’avoir obtenu le feu vert des autorités de régulation. Quoi qu’il en soit, les deux nouvelles recrues seront rattachées à Tan-Feng Cheng, «managing director» pour la Grande Chine.Cette division «Solutions» travaillera en collaboration avec les entités dédiées aux ventes, au développement produits et aux investissements au sein du groupe, y compris avec la banque privée. En parallèle, la société de gestion souhaite lancer deux nouveaux fonds, à savoir un fonds de private equity qui se concentrera sur la Chine et un fonds «multi-asset income» européen, ajoute Asian Investor. Le premier sera à destination de tous les segments de clients tandis que le second sera dédié aux clients «retail» et à la distribution via les banques privées à Hong Kong.
La banque Vontobel cherche toujours des opportunités de rachats dans les secteurs de la banque privée ou de la gestion d’actifs. Elle dispose d’un capital de 600 millions de francs suisses pour réaliser de telles acquisitions, a indiqué le 11 mars la société à l’occasion de sa journée investisseurs.Dans la division gestion d’actifs, les rachats pourraient venir diversifier les «boutiques» existantes ou compléter le savoir-faire de la banque dans le secteur, a relevé le directeur général (CEO) Zeno Staub. Dans le segment clients institutionnels, Vontobel évaluera les éventuels rachats par rapport aux encours gérés dans une fourchette de 5 à 25 milliards de francs suisses. La Suisse, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont les principaux marchés visés. Dans la division banque privée, Vontobel se concentre sur des acquisitions en Suisse mais l’Allemagne pourrait également constituer une alternative.
Le nouveau patron de Credit Suisse pourrait supprimer près de 3.000 postes dans l’activité banque d’investissement, soit 15% des effectifs, dans le cadre d’un recentrage sur la banque privée en Asie, selon des analystes de JPMorgan, rapporte l’agence Reuters. Tidjane Thiam, dont l’arrivée à la tête de la banque suisse a été annoncée mardi, pourrait ainsi supprimer 150 milliards de francs suisses (141 milliards d’euros) d’actifs de la division taux fixe, matières premières et changes (FICC). Le nouveau directeur général supprimerait plus précisément 2.900 postes pour ramener les effectifs à 16.500 salariés afin de réduire les coûts, explique Kian Abouhossein, analyste de JPMorgan, dans une note à la clientèle mercredi. «Nous pensons que le nouveau directeur général pense en termes de rendement des fonds propres et il se peut, à notre avis, qu’il ait pour tâche de faire croître la banque privée de Crédit Suisse en Asie», note Kian Abouhossein, qui estime que réduire le segment banque d’investissement serait bénéfique au point de vue de l’endettement et de la solidité du capital.
A côté des économies d’échelles assurées par des plateformes, les gérants indépendants peuvent également chercher des relais de croissance à travers des partenariats ou des rapprochements avec d’autres structures, parfois plus importantes. C’est le cas de la société de gestion genevoise Gadd, qui compte actuellement huit gestionnaires pour une quinzaine de collaborateurs et moins d’un milliard de francs sous gestion. Pour poursuivre son développement, Gadd, qui a déjà revu et renforcé toute son organisation afin d'être «Finma-compliant», s’efforce désormais d’intégrer de nouveaux gérants. Une tâche à laquelle l’associé Andrea Manghi consacre une partie de son temps, depuis un peu plus de deux ans: «Nous cherchons des profils et des portefeuilles complémentaires aux nôtres. Nous ne souhaitons pas être des fournisseurs de services, mais promouvoir un travail collectif, bénéfique pour la performance, le lien avec le client, le potentiel d’acquisition de clientèle et la valorisation de la masse sous gestion», explique-t-il à L’Agefi suisse.Après une période d’intégration non contraignante, «si nous estimons que sa clientèle est complémentaire à la nôtre, en termes de marchés, de profils de clients ou de style d’investissement, nous formulons une offre pour une poursuite de la collaboration ou pour le rachat de la clientèle, selon la rentabilité du portefeuille concerné», résume Andrea Manghi. Le prix dépendra des caractéristiques de la clientèle. Même s’il est difficile d’établir des règles générales, un portefeuille de clients européens régularisés avec une rentabilité d’environ 1% par an se négociera probablement sur la base d’une fois et demie cette rentabilité. Le spécialiste des fusions bancaires Millenium Associates évoque des multiples de 1,5 à 2 fois la rentabilité annuelle d’un portefeuille, ajoute le quotidien.
La banque danoise Jyske Bank a annoncé le redéploiement de ses activités de banque privée dans deux entités, Jyske Bank (Gibraltar) et Private Banking (Copenhagen). La banque estime qu’il n’est plus rentable de développer ces activités d’une multiplicité d’implantations à l'étranger. D’où la décision de fermer le bureau de Cannes en France ou encore de céder la participation dans Berben’s Effectenkantoor B.V., Holland. La banque a également décidé de fermer sa filiale suisse Jyske Bank (Schweiz) AG et de transférer ses engagements auprès de la clientèle basée en Suisse aux entités de banque privée internationale à Gibraltar ou au Danemark. La banque indique également qu’elle proposera des postes au sein du groupe à 38 collaborateurs de l’entité suisse. La fermeture de Jyske Bank (Schweiz) devrait être bouclée dans le courant de l’année 2016.
Le gestionnaire d’actifs australien AMP Capital, qui gère 116 milliards de dollars (151,5 milliards de dollars australiens), réorganise en profondeur son équipe multi-stratégies ce mois-ci, rapporte Asia Asset Management. A ce titre, Mark McClatchey va abandonner son poste de co-responsable des fonds multi-stratégies pour prendre le nouveau rôle de responsable de la recherche multi-stratégies. En parallèle, Lachlan Davis, actuellement co-responsable des fonds multi-stratégies, deviendra l’unique responsable de ces fonds. En outre, les deux gérants de portefeuilles «senior» Rob Pinnuck et Reuben De Barros, prendront des responsabilités supplémentaires en tant que responsables adjoints de l’équipe multi-stratégies, a indiqué un porte-parole de la société à Asia Asset Management. Tous ces changements seront effectifs à compter du 31 mars et toutes les personnes concernées seront basées à Sydney.Enfin, Nicholas Koh rejoint AMP Capital au poste de gérant de portefeuille senior au sein de cette équipe multi-stratégies à compter du 16 mars, basé à Hong Kong. L’intéressé travaillait précédemment chez Eastspring Investments où il était responsable de la gestion de portefeuilles dédiés à la Grande Chine depuis 2010. Il s’agit d’un retour aux sources pour Nicholas Koh qui avait déjà travaillé chez AMP Capital de 2001 à 2006 en tant que responsable de la gestion des actions australiennes.
Iosco, l’organisation internationale des superviseurs de marchés, et le CPMI, Comité des paiements et des infrastructures de marché, ont lancé une revue des tests de résistance pratiqués par les chambres de compensation (CCP). Celles-ci doivent vérifier leur capacité à supporter des chocs de marché, selon des standards publiés en 2012 par les deux autorités. Mais ces dernières souhaitent voir si ces standards ont besoin d'être renforcés, dans la mesure où l’obligation de compensation centralisée des produits dérivés standardisés traités de gré à gré accroît l’importance systémique des CCP.
Réuni pour sa quatrième séance hier, Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a notamment examiné le modèle de financement de l’habitat. Il a constaté que les pratiques excessives qui avaient pu avoir cours avant la crise ou plus récemment en 2010-2011 ont été corrigées. Concernant le financement de l’économie, il veillera à ce que la baisse de la liquidité sur certains marchés financiers et les conséquences de la réaction des acteurs au nouvel environnement règlementaire ne portent pas préjudice à la stabilité financière.
Les primes payées par les firmes de Wall Street ont crû en moyenne de 2% l’an dernier à 172.860 dollars, le total des bonus progressant de 3% à 28,5 milliards de dollars, selon un rapport du contrôleur général de l’Etat de New York publié hier. Cette hausse est intervenue alors que les bénéfices avant impôt émanant des opérations de courtage ont diminué de 4,5% à 16 milliards. Cette baisse s’explique par la faiblesse de l’activité sur les marchés de taux et des matières premières, par des exigences accrues sur le niveau des fonds propres et par les coûts de règlement de litiges.
Amundi Patrimoine affiche, après trois ans d’existence, plus de 4 milliards d’euros d’encours, 500.000 clients particuliers et institutionnels et une performance globale annualisée de 5%. Le fonds de gestion flexible envisage d’accélérer le développement de son offre d’asset management à l’international, notamment en Asie, et affiche de fortes ambitions : totaliser 10 milliards d’euros d’encours d’ici à fin 2016.
Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a rejeté hier l’idée d’une guerre des monnaies pour obtenir un avantage compétitif. «La BCE, en tant que banque centrale, n’a pas de politique de taux de change», a-t-il expliqué. Le gouverneur de la Banque d’Autriche craint par ailleurs un «trop grand succès» du QE de la BCE, qui pousserait davantage les taux d’intérêt en territoire négatif.
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé hier un programme d’aide à l’Ukraine de 17,5 milliards de dollars (16,5 milliards d’euros) sur quatre ans, censé aider le pays à éloigner le risque de faillite. La directrice générale Christine Lagarde n’a donné aucun détail sur le montant de la première tranche ni exposé de calendrier. Ce prêt devrait inciter certains pays à apporter à leur tour leur aide à Kiev. En incluant les discussions ouvertes avec ses créanciers, le montant total de l’aide apportée à l’Ukraine devrait être de 40 milliards de dollars, selon le FMI. Natalia Yaresko, la ministre ukrainienne des Finances, a dit s’attendre à ce que le FMI verse une première tranche de 5 milliards de dollars. Après un an de conflit avec son voisin russe, les réserves de change de l’Ukraine s’élèvent à 6,4 milliards de dollars, montant à peine suffisant pour couvrir 5 semaines d’importations.
L’indice phare de la Bourse parisienne a franchi brièvement le cap symbolique des 5.000 points mercredi après-midi, à la faveur d’un rebond de plus de 2%. Il a terminé la séance à 4.997,75 points.
Pimco ne doit pas uniquement faire face à la crise du fonds Total Return, qui a vu sortir 18 milliards de dollars (17 milliards d’euros) en février, rapporte le site spécialisé. La maison de gestion américaine a un nouveau gros problème : ses fonds marchés émergents pilotés par Michael Gomez. Depuis le début de l’année, ces produits ont accusé des rachats pour 10 milliards de dollars, soit plus de 20% des encours sous gestion.
Dans un entretien au journal britannique, l’opposant russe Alexeï Navalny appelle à une extension des sanctions contre le régime actuel, en estimant que les pays occidentaux «pourraient mettre sur une liste noire environ un millier de personnes» qui soutiennent le président Vladimir Poutine, en gelant leurs avoirs à l’étranger et en les frappant d’une interdiction de séjour.
Régis Yancovici, conseiller en gestion d'allocation d'actifs et fondateur d'ETFinances.fr explique comment les ETF peuvent être utilisés pour faire des paris tactiques, des investissements stratégiques et pour répliquer la gestion active à moindres frais.
Selon nos informations, Julien Tizot, responsable de la multigestion alternative chez Agicam, société de gestion interne à AG2R La Mondiale, quittera l'assureur fin avril 2015.
David Kalfon, président fondateur d'Amaïka AM, nous a confié ses fonds préférés en portefeuille. Spécialiste du Japon, il recommande notamment un fonds britannique couvrant le pays du Soleil Levant pour son style très value.
L’indice phare de la Bourse parisienne a franchi brièvement le cap symbolique des 5.000 points mercredi après-midi, à la faveur d’un rebond de plus de 2%. Il s'établissait à4.997 points à la clôture provisoire.
Les bonus à Wall Street ont augmenté de 2% en moyenne en 2014 pour atteindre 172.860 dollars, alors que les bénéfices avant impôts des opérations de courtage en valeurs des sociétés membres du New York Stock Exchange ont baissé de 4,5% à 16 milliards de dollars, a indiqué mercredi le contrôleur financier de l’Etat de New York, Thomas DiNapoli. «Les bénéfices ont reculé en raison de la faiblesse du négoce sur les matières premières et sur les titres à revenu fixe, des exigences plus importantes sur les réserves en capital et des coûts liés au règlement des litiges juridiques», a précisé celui-ci.
Iosco, l’organisation internationale des superviseurs de marchés, et le CPMI, le Comité des paiements et des infrastructures de marché, ont lancé une revue des tests de résistance pratiqués par les chambres de compensation (CCP). Celles-ci doivent mener de leur propre chef des tests de résistance pour vérifier leur capacité à supporter des chocs de marché, selon des standards publiés en 2012 par les deux autorités. Iosco et le CPMI souhaitent cependant voir si ces standards ont besoin d'être renforcés, dans la mesure où l’obligation de compensation centralisée des produits dérivés standardisés traités de gré à gré accroît l’importance systémique des CCP.