La société de capital-risque ISAI a annoncé le 9 avril le premier closing du fonds successeur de son premier fonds lancé en 2010. Le montant atteint déjà 55 millions d’euros, bien au-delà des 35 millions d’euros visés fin janvier, souligne un communiqué. Ouvert uniquement aux souscripteurs existants, une soixantaine d’entrepreneurs du web ont ainsi renouvelé leur confiance à ISAI, nombre d’entre eux en profitant pour amplifier leur investissement. BPIFrance et Crédit Mutuel Arkea, investisseurs institutionnels eux aussi historiques, sont également à nouveau présents dans ce tour de table. La souscription par des entrepreneurs reste très majoritaire dans le montant total souscrit. La taille maximale du fonds (« hard cap ») a été volontairement fixée à 70 millions d’euros (soit deux fois la taille du fonds prédécesseur) malgré une demande permettant sans doute de lever un montant largement supérieur. De nouveaux souscripteurs et notamment de nouveaux entrepreneurs devraient rejoindre ISAI d’ici l’été. Avec son fonds de « Capital Développement/Private Equity », nommé ISAI Expansion, dédié au secteur du numérique et lancé en 2012/2013, ISAI dispose dorénavant de 140 millions d’euros sous gestion, montant significatif pour un fonds d’entrepreneurs. Lancé par Pierre Kosciusko-Morizet, Geoffroy Roux de Bezieux, Stéphane Treppoz et Ouriel Ohayon en 2009 et dirigé par Jean-David Chamboredon, ISAI s’est immédiatement imposé dans le capital-risque « post-amorçage ». Son premier investissement, Blablacar, est devenu le leader mondial du covoiturage avec plus de 10 millions de membres.
Le gestionnaire d’actifs Legal & General Investment Management America (LGIMA), filiale de Legal & General Investment Management US, renforce son équipe de gestion indicielle avec le recrutemenr de David Barron au poste nouvellement créé de gérant de portefeuille senior. L’activité indicielle de LGIMA gère actuellement plus de 59 milliards de dollars d’actifs, précise la société de gestion dans un communiqué. La nouvelle recrue sera rattachée à Shaun Murphy, directeur des fonds indiciels.David Barron travaillait précédemment chez Northern Trust en qualité de gérant de portefeuille, spécialisé dans la gestion quantitative. Avant cela, il avait officié chez BNY Mellon et Harbor Drive Asset Management.
Le groupe de services financiers TIAA-CREF, spécialisé dans les plans de retraite, a annoncé le lancement d’une filiale à 100%, Churchill Asset Management, dédiée à l’origination, la souscription et la gestion d’investissements dans des prêts senior, en priorité sur le segment du middle market américain. Cette transaction, dont les modalités n’ont pas été précisées, vient compléter l’offre obligataire de TIAA-CREF, qui a déjà racheté l’an dernier Nuveen Investments et qui avait lancé en 2013 une joint venture dans l’immobilier avec Henderson Global Investors. Les actifs sous gestion de TIAA-CREF s'élevaient fin 2014 à 851 milliards de dollars.
Blackstone Group et Corsair Capital sont en discussions avancées en vue d’acquérir une importante participation au capital de la société de gestion américaine First Eagle Investment Management (First Eagle IM), rapporte le site Pensions & Investments qui cite des sources proches du dossier. Les discussions, qui impliquent l’actuel actionnaire de First Eagle, dont TA Associates, pourraient durer plusieurs semaines sans aucune certitude d’aboutir. Contactés par Pensions & Investments, des porte-parole de Blackstone et de Corsair Capital n’ont pas souhaité faire de commentaires. First Eagle IM gère 100 milliards de dollars d’actifs à fin mars 2015.
AIM Software, fournisseur de solutions de gestion de données d’entreprise, a annoncé jeudi 9 avril avoir été retenu par Caceis dans le cadre d’un accord de licence afin de répondre aux attentes en matière de gestion des données à la fois actuels et futurs de la société d’asset servicing. La décision fait suite à un processus de sélection où il a été question d'évaluer deux options, l’une interne, l’autre externe, note un communiqué.
Blackstone Group et la banque Wells Fargo sont sur le point de conclure l’acquisition d’un portefeuille d’actifs immobiliers d’une valeur de 30 milliards de dollars auprès de General Electric, rapporte Bloomberg qui cite une source proche du dossier. Un accord définitif pourrait même être annoncé ce vendredi 10 avril, selon cette même source.
Le plongeon historique des prix du pétrole a fait une nouvelle victime : un hedge fund dirigé par une ancienne star du trading de Citigroup, rapporte le Wall Street Journal. Kamunting Street Capital Management, qui gérait environ 1 milliard de dollars à son plus haut fin 2007, va rembourser ses investisseurs, a annoncé son fondateur, Allan Teh. Le fonds, dont les encours sont aujourd’hui de 300 millions de dollars, a notamment souffert de paris dans des obligations ‘junk’ liées à des entreprises d’énergie qui ont fortement souffert. En 2014, Kamunting affichait un gain de 7 % en milieu d’année, mais terminait l’année en repli de 4 %. En 2015, le fonds a perdu 2 % de plus. Depuis son lancement en 2004, le hedge fund a dégagé en moyenne plus de 8 % par an, après frais.
Le gestionnaire d’actifs américain TCW vient de procéder à une double nomination afin de renforcer à la fois ses équipes de distribution d’une part et ses équipes de gestion d’autre part. Ainsi, Jonathan W. Botts a rejoint la société de gestion en qualité de «senior vice president» et directeur régional de la distribution «retail» et du marketing. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, l’intéressé travaillera avec les équipes de conseillers financiers et de gestion de fortune pour couvrir la communauté des «broker-dealer» en Californie du Sud, en Arizona, à Hawaï et à Las Vegas. Basé au siège social de TCW à Los Angeles, Jonathan Botts est rattaché à Alex McCulloch, «Group managing director» et responsable de la distribution «retail» et du marketing pour le groupe.Avant de rejoindre TCW, Jonathan Botts était «vice president» et responsable des consultants chez American Funds Distributors. Avant de travailler chez American Funds Distributors, il avait officié en qualité de «vice president» régional pour Fidelity Investments.Par ailleurs, TCW a annoncé le recrutement de Simon Park en tant que «managing director» au sein de sa division fixed income américaine («U.S. Fixed Income Group»). A ce titre, il sera responsable du trading high-yield et des titres «cross-over». Egalement basé à Los Angeles, il sera rattaché à Jerry Cudzil, responsable du U.S. Credit Trading. L’intéressé, qui compte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur obligataire, travaillait précédemment en tant que gérant de portefeuille pour JAE Credit Management, en charge en particulier des titres d’entreprises américaines et des dérivés. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez UBS et Goldman Sachs.
Le groupe Azimut a enregistré en mars une collecte nette de 521 millions d’euros, ce qui porte la collecte nette sur le premier trimestre de l’année à plus de 1,3 milliard d’euros. Le total des encours atteint 33,1 milliards d’euros.
RWC a confirmé le lancement du RWC Nissay Japan Focus Fund, un fonds d’actions japonaises. Le jour de son lancement, le 30 mars, le fonds affichait un encours d’environ 40 millions de dollars. Le fonds est un compartiment de la Sicav luxembourgeoise de RWC. Il sera géré avec une approche de sélection de valeurs et d’engagement. Ce fonds s’inscrit dans le cadre de la joint-venture de RWC avec la société Nissay Asset Management basée à Tokyo. Il répliquera un fonds japonais existant lancé en 2005. RWC a confirmé que le fonds sera enregistré dans les principales juridictions européennes.
Axa Investment Managers (Axa IM) a annoncé, ce 9 avril, la nomination effective au 1er avril 2015 de Francisco Arcilla au poste de responsable d’Axa IM au Japon. A ce titre, il sera chargé de diriger les activités de distribution et de développement commercial de la société de gestion française au Japon, tout en jouant un rôle clé pour renforcer sa présence locale. L’intéressé remplace Mikifumi Watanabe, qui était à la tête du bureau japonais d’Axa IM depuis près de dix ans et qui prendra sa retraite le 30 juin. Francisco Arcilla est rattaché à Christophe Coquema, global head of client group d’Axa IM.Membre du comité exécutif d’Axa IM, Francisco Arcilla occupait depuis novembre 2014 le poste de directeur du développement produits pour Axa Rosenberg, la filiale américaine de la société de gestion. Il avait rejoint Axa IM en 2011 en qualité de «global head» de l’équipe fonds de hedge funds, avant de prendre les rênes de la division External Managers Group (EMG) en juillet 2012.Avant d’intégrer Axa IM, Francisco Arcilla a été co-responsable des investissements chez EIM SA, une boutique suisse spécialisée dans les solutions alternatives qu’il avait rejointe en 2008. Avant cela, il avait travaillé pendant onze ans au sein de différents groupes bancaires (Santander, KBC, BNP Paribas…) en qualité de trader senior spécialisé dans les stratégies crédit et fixed income. Axa IM est présent dans la zone Asie-Pacifique depuis 1998, avec des bureaux à Tokyo, Hong Kong, Beijing, Singapour et Sydney, et des co-entreprises à Shanghai, Séoul et Bombay.
Youssef Dib, qui pilotait la division des clients très fortunés (UHNWI) au sein de Crédit Agricole Suisse, a quitté la société pour rejoindre le groupe bancaire libanais Saradar, où il dirige notamment depuis le début de l’année les activités de banque privée, rapporte le site spécialisé finews.
BNY Mellon Investment Management EMEA Ltd a annoncé le 9 avril le changement de raison sociale des activités de son bureau de représentation suisse. La société nouvellement constituée sera désormais BNY Mellon Investments Switzerland GmbH. Ce changement a eu lieu en raison d’une révision de la loi sur les placements collectifs de capitaux (LPCC).BNY Mellon Investment Management, qui compte environ 1,5 milliard de francs suisses (1,7 milliard de dollars américains) d’actifs sous gestion, dispose d’un bureau de représentation à Zurich depuis 2002. Avec la nouvelle forme juridique approuvée par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés (Finma), l’entreprise renforce son engagement de longue date envers le marché helvétique et poursuit sa stratégie de croissance.Le changement de raison sociale en BNY Mellon Investments Switzerland GmbH s’accompagne d’une extension et modification des responsabilités du gérant suisse: Nicolas Kopitsis, managing director de la distribution de tiers en Suisse, occupe désormais la fonction supplémentaire de président du conseil d’administration et CEO. Jürg Zollinger, managing director des activités liées à la clientèle institutionnelle, est désormais également membre du CA et administrateur. Matt Oomen, directeur exécutif et responsable de la distribution de la zone EMEA au sein de BNY Mellon Investment Management à Londres, exerce quant à lui la fonction de troisième membre du CA."La Suisse constitue un marché important pour nous. Depuis 2002, BNY Mellon propose au marché suisse une gamme étendue de produits innovants grâce à son approche multi-boutiques. Avec ce changement, nous réagissons aux nouvelles conditions réglementaires et renforçons notre engagement sur le marché suisse auprès de nos clients», déclare Nicolas Kopitsis. En Suisse, BNY Mellon Investments Switzerland GmbH emploie au total six personnes à Zurich et à Genève.
Le groupe financier genevois Semper a recruté trois nouveaux associés, à savoir les gérants de fortune Tatiana Rajakoski, Dick van der Meulen, Nevil de Tscharner, rapporte L’Agefi suisse. Ces personnes travailleront sur les sites de Genève ou Pfäffikon. La société annonce aussi l’engagement d’une analyste en la personne de Deepti Jaju. Ces nouveaux arrivants doivent permettre à Semper de renforcer sa position dans le domaine de la gestion de fortune. Semper propose des expertises dans les gestions de fortune, de patrimoine et de produits financiers. Le groupe a ouvert récemment une antenne à Londres et un bureau à Shanghai.
La Banque de France a annoncé aujourd’hui une stabilisation du nombre de défaillances d’entreprises cumulé sur un an à fin janvier, à 62.709 contre 62.686 à fin janvier 2014. Cette stabilité cache une baisse significative du nombre de défaillances pour les PME (- 8,5%) et pour les entreprises de taille intermédiaires et grandes entreprises (- 13,2%), reculs compensés par une hausse de 0,5% des défaillances de micro entreprises. Les défaillances cumulées baissent dans le transport, l’information, les activités de soutien aux entreprises et l’industrie. En revanche, le cumul augmente dans l’hébergement, les activités immobilières et la construction.
Fitch Ratings a ramené la perspective sur la note du Brésil de stable à négative, tout en confirmant sa note de long terme à «BBB». Des performances économiques médiocres, des déséquilibres macroéconomiques croissants, la dégradation des finances publiques et une forte augmentation de la dette publique expliquent l’abaissement de la perspective, estime l’agence. Fitch prend acte du processus d’ajustement macroéconomique décidé par Brasilia mais ajoute que les risques liés à sa mise en œuvre et à sa durabilité persistent.
Une croissance économique médiocre pourrait devenir la «nouvelle réalité» avec à la clé des chômeurs par millions et une multiplication des risques d’instabilité financière, estime la directrice générale du FMI dans un discours prononcé à l’Atlantic Council de Washington. Christine Lagarde avait déjà dit en octobre que l'économie mondiale risquait d'être confinée à une trajectoire de croissance «médiocre», en l’absence d’une réaction des autorités compétentes.
Au-delà du calendrier de hausse des taux, les minutes de la banque centrale rappellent que la gestion du bilan de la Réserve fédérale est au cœur des débats.
Le vice-gouverneur de la banque centrale suédoise (Riksbank), Martin Floden, indique que si l’institut surveille «bien entendu» l'évolution des prix des actifs, cela ne constitue toutefois pas un sujet spécifique pour la Suède. Il ajoute percevoir des signes montrant que l’inflation a touché un point bas et que la politique monétaire actuelle fonctionne.
Le ministère chinois des Finances étudie la possibilité d’abaisser la taxe sur la valeur ajoutée sur le charbon de 17% à 13% sur fond de déclin des prix du combustible, rapporte le China Securities Journal qui cite des sources industrielles. La fédération du secteur (China National Coal Association) veut diminuer la production de 5% cette année afin de stabiliser les prix.
La Grèce a honoré hier le remboursement au FMI d’une tranche de 450 millions d’euros arrivée à échéance et a soumis à l’Eurogroupe une nouvelle demande d’aide de trésorerie. Les ministres des Finances de la zone euro ont répondu en accordant un délai de 6 jours pour que le pays améliore ses réformes.
Le régulateur américain des marchés à terme (CFTC) a différé la demande du London Metal Exchange d’autoriser les traders américains à accéder directement à son système de de trading électronique et d’appariement des ordres. La CFTC évoque des problèmes liés aux entrepôts d’aluminium du LME, pour lesquels une réforme du stockage a été engagée.
Martine de Fréminville, responsable de la gestion obligataire du Groupe Prévoir, a expliqué, au micro de l’Agefi TV, que l’institution était en train de diversifier son portefeuille obligataire. «Nous étions auparavant essentiellement investis en obligations d’Etat français et obligations du secteur parapublic, a-t-elle déclaré. Bien évidemment, compte tenu des niveaux actuels de taux, nous avons été obligés de diversifier notre allocation d’actifs.» Si, traditionnellement, le Groupe Prévoir détient des fortes poches immobilier (14%) et actions (14%), il avait cependant effectué le choix «de ne pas prendre de risque» sur le marché obligataire. «Nous avons commencé à investir dans des obligations high yield de façon marginale, autour de 1 à 2% du portefeuille, a affirmé la responsable de la gestion obligataire. Nous redoutons l'émergence d’une bulle, donc nous prenons des risques tout à fait mesurés. La bulle obligataire, si elle se produit, n’affectera pas nécessairement les spread de taux des obligations high yield». En plus des obligations high yield, le Groupe Prévoir a récemment effectuer des placement dans les obligations à taux variables, alors qu’il n’en détenait que très peu en portefeuille jusque-là. Enfin Martine de Fréminville a indiqué que le Groupe «étudiait l'éventualité d’investir dans des sous-jacents taux d’intérêt, comme des fonds de loans.»
Le Japon est la région du monde où la confiance des dirigeants est la meilleure, selon une étude sur le climat de confiance macroéconomique (édition 2015) publiée par Fidelity. Sur une échelle de 1 à 10, le pays du Soleil-Levant totalise une note de confiance de 7,1, devant l’Europe (5,8), les Etats-Unis (5,6) et l’Asie-Pacifique (5,3).
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 1,2 milliard d’euros le plafond des liquidités d’urgence (ELA) que les banques grecques peuvent retirer auprès de leur banque centrale, indique Reuters de source bancaire. «La Grèce a obtenu l’augmentation qu’elle demandait», a-t-on précisé de même source. Ce dernier relèvement porte le plafond des liquidités d’urgence à 73,2 milliards d’euros. La BCE a relevé le plafond par paliers, maintenant ainsi la pression sur la Grèce pour que le pays signe un accord avec ses créanciers.
Le fonds d’infrastructure a mis en place avec Natixis un financement-relais de 350 millions d’euros pour son deuxième véhicule de 2 milliards, levé fin 2014. Le dispositif, qui permet à un fonds d’investissement de gérer au mieux ses liquidités pour couvrir ses frais et acquérir des participations, sans avoir à appeler tout de suite des capitaux auprès de ses souscripteurs (les LPs), est monnaie courante dans le private equity. Mais ce bridge equity financing a été structuré pour prendre en compte les contraintes de la directive AIFM sur les fonds alternatifs. Il évitera ainsi à Antin Infrastructure d'être considérée comme un fonds à effet de levier.