L’assemblée Nationale a adopté en deuxième lecture dans la nuit du jeudi 21 mai au vendredi 22 mai, le projet de Loi sur la Transition Energétique. En particulier, elle a adopté au sein de l’article 48 ( titre VI) toute une série de dispositions concernant « l’empreinte carbone » des entreprises et des portefeuilles des institutionnels. Du côté des entreprises, le rapport au conseil d’administration présentera une analyse enrichie des risques liés au changement climatique et le reporting de responsabilité sociétale prendra en compte les enjeux climatiques. Les investisseurs institutionnels devront de leur côté fixer des objectifs indicatifs d’augmentation de la part verte de leurs investissements. «Les entreprises d’assurance et de réassurance régies par le code des assurances, les mutuelles ou unions régies par le code de la mutualité, les institutions de prévoyance et leurs unions régies par le code de la sécurité sociale, les sociétés d’investissement à capital variable, la Caisse des dépôts et consignations, les institutions de retraite complémentaire régies par le code de la sécurité sociale, l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques, l'établissement public gérant le régime public de retraite additionnel obligatoire et la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales mentionnent dans leur rapport annuel et mettent à la disposition de leurs souscripteurs une information sur les modalités de prise en compte dans leur politique d’investissement des critères relatifs au respect d’objectifs sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance et sur les moyens mis en oeuvre pour contribuer à la transition énergétique et écologique. Ils précisent la nature de ces critères et la façon dont ils les appliquent, selon une présentation type fixée par décret. Ils indiquent comment ils exercent les droits de vote attachés aux instruments financiers résultant de ces choix», indique notamment un nouvel alinéa intégré dans l’article L. 533-22-1 du code monétaire et financier. Le décret évoqué ci-dessus «précise les informations à fournir pour chacun des objectifs selon que les entités mentionnées au même alinéa excèdent ou non des seuils définis par ce même décret. La prise en compte de l’exposition aux risques climatiques, notamment la mesure des émissions de gaz à effet de serre associée aux actifs détenus, ainsi que la contribution au respect de l’objectif international de limitation du réchauffement climatique et à l’atteinte des objectifs de la transition énergétique et écologique, figurent parmi les informations relevant de la prise en compte d’objectifs environnementaux. Cette contribution est notamment appréciée au regard de cibles indicatives définies, en fonction de la nature de leurs activités et du type de leurs investissements, en cohérence avec la stratégie nationale bas-carbone mentionnée à l’article L. 221-1 B du code de l’environnement. «
Des stages chez ceux que l'on appelait alors encore « agents de change », aux balades sur la muraille de Chine ou dans le sud de la Californie, Édouard Petitdidier a parcouru bien du chemin. Spécialiste de la gestion alternative et du « systematic trading », il a su élargir ses compétences en se tournant vers la gestion de patrimoine avec un family office.
Fondé en 2010 par deux associés, le petit familly office Allure Finance vient de reprendre Hardy & Associés en mars dernier pour élargir sa gamme de services et de prestations en conseil en investissements. De deux personnes initialement, il y a cinq ans, l'équipe va ainsi être multipliée par quatre.
Financer l’économie locale est une grande tradition pour le groupe Apicil qui y participe depuis sa création. Très investi dans le private equity, le groupe s’intéresse dorénavant aux fonds de prêts aux PME. « Nous avons investi 5 millions d’euros dans les fonds de prêts aux PME, ce qui représente un très léger pourcentage de notre portefeuille financier, mais nous comptons fortement augmenter nos investissements dans cette classe d’actifs en 2015, a expliqué Bertrand Jounin, directeur financier du groupe Apicil. Nous avons pour objectif de monter jusqu’à 3% de nos investissements. L’enveloppe de 5 millions d’euros était un test. Il fut très positif, c’est pourquoi nous allons renouveler l’expérience de manière plus systématique cette année. »
Henri de Castries, Président d’AXA, un des principaux assureurs mondiaux a annoncé son désengagement des investissements des compagnies les plus exposées aux activités liées au charbon, soit plus de 500 millions d’euros et qu’il introduira des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans l’ensemble de ses portefeuilles « fonds généraux ». Il a ajouté qu’AXA consacrera plus de 3Md€ d’ici à 2020 soit un triplement de ses volumes d’investissement verts. Il a également annoncé qu’AXA rejoint la Montreal Pledge et l’African Risk Capacity.
A l’occasion du «climate finance day» à l’Unesco, la Banque européenne d’investissement (BEI) a promis d’apporter plus de 50 milliards d’euros pour l’investissement climatique au cours des trois prochaines années, à la demande de ses actionnaires (les 28 membres de l’Union européenne). La Caisse des dépôts, par l’intermédiaire de son directeur général, Pierre-René Lemas, s’est engagée pour sa part à consacrer 15 milliards d’euros d’ici à 2017 en faveur de la transition écologique et énergétique (TEE). Les assureurs ne sont pas en reste. Axa a annoncé quatre initiatives, dont un triplement de ses investissements «verts» d’ici 2020, tandis que CNP Assurances prévoit de doubler ses investissements liés à la TEE pour atteindre plus de 1 milliard d’euros à fin 2017.
Comment favoriser la réorientation des capitaux vers une économie bas carbone ? Cette question est au centre des discussions de la « Journée mondiale de la finance pour le climat » (ou « Climate Finance Day »), organisée ce vendredi, à l’initiative conjointe du groupe Caisse des dépôts et de la Banque Européenne d’Investissement, par Paris Europlace.Les investisseurs institutionnels s’intéressent de plus en plus au défi du réchauffement climatique mais l’écart entre les besoins effectifs et les engagements reste malgré tout énorme. Ce qui ne semble pas du tout inquiéter Abyd Karmali, l’un des participants à la manifestation, responsable du pôle Climate Finance chez BofA Merrill Lynch.Abyd Karmali confirme notamment l’intérêt croissant des institutionnels. « Nous avons lancé depuis 2007 un programme de 70 milliards de dollars, dont 20 milliards en 2007 très rapidement investis et 50 milliards en 2012, pour favoriser l’économie bas carbone. Sur les 50 milliards proposés en 2012, nous avons déjà investi quelque 39 milliards de dollars dans le cadre de ce programme. C’est dire le potentiel considérable qu’offre cette approche », souligne Abyd Karmali.Le responsable relève l’intérêt croissant que suscitent les nouveaux produits, à l’instar des obligations vertes. BofA Merrill Lynch a lancé il y a quelques jours sa deuxième émission de green bonds pour un montant de 600 millions de dollars, après une première émission de 500 millions de dollars. « Une telle émission est pour nous source de diversification de la base de clientèle et elle nous permet aussi de familiariser nos équipes à une classe d’actifs encore un peu nouvelle et dont le fonctionnement n’est pas encore complètement bien huilé », remarque Abyd Karmali.L’absence de cadre de référence n’empêchera pas ce segment de marché de se développer. « Il est vrai que dans le secteur des green bonds, on pourrait aussi dire qu’il existe cinquante nuances de vert. Mais là n’est pas l’essentiel. De mon point de vue, l’essentiel est de créer la confiance. D’où la mise en place de principes sur la mesure, le suivi de ces obligations qui offrent une vraie transparence vis-à-vis des investisseurs et du marché. Il ne s’agit pas d’un produit de niche mais d’un véritable instrument qui connaît déjà différentes déclinaisons comme les green project bonds, les green ABS ou encore les obligations municipales vertes », explique Abyd Karmali.Les nouvelles initiatives donnent aussi des raisons d’espérer. Ainsi en est-il des « yield cos », ces véhicules cotés spécialisés dans les investissements en faveur des énergies renouvelables, lancés il y a seulement un an. « On compte une quinzaine de sociétés de ce type, surtout américaines, mais il en existe une en Europe et une dans les marchés émergents. Le volume d’investissement de ces sociétés totalise environ 30 milliards de dollars. Un montant modeste mais encourageant ».Le problème du volume est donc très loin d’être résolu. Mais là encore, dans le contexte actuel, il est prioritaire d’encourager les investisseurs. « Si l’on veut que la COP21 soit un succès, il faut envoyer des signaux forts aux investisseurs. Faire en sorte par exemple que les pays soient les plus nombreux possible à prendre des engagements de réduction de l’empreinte carbone. Ou encore que le Green Climate Fund, qui a levé à ce jour un peu plus de 10 milliards de dollars, favorise une désensibilisation au risque des capitaux afin d’impliquer les investisseurs privés et favoriser ainsi un effet de levier significatif ».
L’ERAFP, le groupe Caisse des Dépôts, le FRR et l’Ircantec se sont engagés à publier d’ici décembre 2015 l’empreinte carbone de leur portefeuille d’actions cotées, mettre à jour cette mesure sur une base annuelle et bâtir des initiatives pour réduire significativement à terme l’empreinte. Dans un communiqué, les investisseurs ont indiqué vouloir être en cohérence avec leur vocation d’investisseurs responsables de long terme et conscients des impacts que les conséquences du changement climatique pourraient avoir sur la rentabilité de leurs portefeuilles d’actifs, ainsi que du rôle qu’ils peuvent jouer dans le financement d’une économie moins émettrice de gaz à effet de serre.
Vanguard devait lancer jeudi le premier ETF sur le S&P 500 de Hong Kong, rapporte Asian Investor. Le fonds à réplication physique va concurrencer l’ETF synthétique de Deutsche.
La société de gestion européenne Truffle Capital, spécialisée dans le capital-risque européen a réalisé le reclassement intégral de sa participation encore détenue dans l’e-opérateur de téléphonie sur IP pour les entreprises Keyyo, représentant environ 10.4% de son capital. «Les cessions de titres opérés au cours des dernières semaines ont été réalisées selon un calendrier maîtrisé, en parfaite coordination avec l’entreprise, et structurée de façon à répondre aux échéances de liquidité des fonds gérés par Truffle Capital tout en accompagnant la hausse du titre et en sécurisant les capacités de financement et de développement futurs de la société», précise un communiqué.
ACG Capital a annoncé le 21 mai le closing final du FPCI Acto Mezzanine II à 210 millions d’euros, au-dessus de l’objectif initial de 200 millions d’euros. Le fonds réunit à parts égales des investisseurs historiques et de nouveaux partenaires. La base d’investisseurs, principalement institutionnelle (compagnies d’assurance, fonds de fonds, banques), est complétée de family offices et de particuliers fortunés. Portée par une équipe de six professionnels de l’investissement, ActoMezz poursuivra sa stratégie, menée avec succès depuis 2007, en accompagnant des PME françaises souhaitant renforcer leurs fonds propres et des dirigeants souhaitant augmenter leur détention en capital. Acto Mezzanine II investira de 5 millions d’euros à 45 millions d’euros dans des entreprises valorisées entre 20 millions d’euros et 150 millions d’euros, en tant qu’arrangeur en mezzanine et en capital minoritaire, dans trois types d’opérations : sponsorless, mezzanine développement et sponsor. Huit investissements ont déjà été réalisés par Acto Mezzanine II, pour un montant total de plus de 70 millions d’euros. Ils se distinguent tous par la qualité de leur équipe de dirigeants et l’implication capitalistique toujours significative, par leurs performances historiques et par leur leadership sur des secteurs de niche. ActoMezz, l’équipe mezzanine d’ACG Capital, gère 400 millions d’euros. ActoMezz est le partenaire privilégié des dirigeants des PME françaises souhaitant prendre le contrôle de leur entreprise. ActoMezz accompagne leur développement en tant qu’arrangeur d’investissement en mezzanine, notamment sponsorless, et en capital minoritaire.
Pimco étoffe son offre de fonds à horizon avec le lancement de nouvelles stratégies alliant une gestion active pour la partie obligataire et une gestion passive pour les allocations actions, rapporte l’agence Reuters. Les RealPath Blend funds doivent ainsi permettre aux investisseurs d’accroître leur capital tout en leur assurant un revenu régulier pendant leur retraite.
La société d’investissement Eurazeo avait, à l’occasion de ses résultats trimestriels confirmé son intention d’introduire le loueur automobile Europcar en Bourse qui gravite dans son giron, en précisant que cette opération pourrait avoir lieu d’ici à la fin du premier semestre 2015 - en fonction des conditions de marché. Dont acte. Europcar a enregistré hier, jeudi 21 mai, son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), s’inscrivant dans le cadre d’un processus d’introduction en Bourse sur le marché réglementé d’Euronext Paris. Cette opération doit lui permettre de lever 475 millions d’euros afin de réduire son endettement.Par ailleurs, la société a annoncé une nouvelle structure de gouvernance avec la création d’un conseil de surveillance ainsi que sa future composition. A compter de l’introduction en Bourse, ce Conseil de Surveillance sera présidé par Jean-Paul Bailly, ancien Président Directeur Général du groupe La Poste. Les cinq autres membres indépendants du Conseil seront Pascal Bazin, ancien Directeur Général d’Avis Europe Plc, Virginie Fauvel, membre du Comité Exécutif d’Allianz France en charge du Digital et du Market Management, Angélique Gerard, Directrice de la Relation Clients du Groupe Iliad, Jean-Charles Pauze, Président du Conseil de Surveillance de CFAO et ancien Président du Directoire de Rexel, et Sandy Miller, notamment ancien Président de Budget Group et ancien Président de l’American Car Rental Association. Le Conseil comprendra également quatre représentants d’Eurazeo : Patrick Sayer, Président du Directoire d’Eurazeo, Philippe Audouin, Membre du Directoire et Directeur Administratif et Financier d’Eurazeo, Armance Bordes, Responsable Juridique d’Eurazeo et Eric Schaefer, Directeur d’Eurazeo Capital.
Grâce à un effet performance, l’encours des OPC non monétaires a augmenté en mars, indique la Banque de France dans sa publication Stat Info du 21 mai 2015. Il atteint 1.099,8 milliards d’euros, avec des souscriptions nettes de 0,5 milliard (après + 3 milliards en février). Les souscriptions nettes des fonds obligations (+2,4 milliards) et mixtes (+2,1 milliards) compensent les rachats nets des fonds actions (-2,9 milliards) et « autres fonds » (-1,1 milliard), indique la Banque de France. L’encours des titres d’OPC non monétaires se rapproche ainsi de son niveau le plus élevé atteint en juin 2007 (1.117,8 milliards en juin). Les actifs sous gestion des OPC monétaires, à 278,3 milliards d’euros, ont connu des rachats nets de 7,6 milliards d’euros, après des collectes nettes positives sur les deux premiers mois de l’année (+ 4,7 milliards en janvier et +3,3 milliards en février. Sur un an, les sorties nettes atteignent 11,8 milliards, soit 4 % de l’encours à fin mars 2014.
AXA Investment Managers, par le biais d’AXA Rosenberg, vient d’annoncer le lancement d’une stratégie dédiée aux petites capitalisations des marchés émergents, Global emerging Markets (GEM) Small Cap. Cette stratégie offre aux investisseurs institutionnels américains un accès au potentiel d’alpha des entreprises émergentes avec des capitalisations comprises entre 100 millions de dollars et 2,5 milliards de dollars. Dans un segment connu pour ses anomalies de cotation, Axa Rosenberg analyse près de 200 documents financiers dans un univers de petites capitalisations émergentes d’environ 6.500 sociétés. L’approche propriétaire bottom up mise en place par AXA Rosenberg tente d’identifier les idées susceptibles de générer de l’alpha tout en s’exposant à des risques de liquidité mesurés et en limitant les coûts de transaction. La nouvelle stratégie est accessible aux institutionnels américains mais également aux investisseurs des autres régions du monde par le biais de comptes ségrégés, précise un communiqué.
Natixis Asset Management présentera officiellement son nouveau pôle marchés émergents à la mi-juin. Pascal Voisin, directeur général de NAM et Stéphane Mauppin-Higashino, CEO chez Natixis AM Asia, annoncé comme le directeur du pôle, devraient, à cette occasion, dévoiler les ambitions et les perspectives de développement de ce nouvel ensemble. Ils seront également accompagnés de Matthieu Belondrade, directeur gestions EMEA & Amérique Latine.
Les sociétés de gestion asiatiques s’efforcent ces dernières années de développer leur activité au-delà des frontières de leurs marchés domestiques. Mais alors que les marques asiatiques dans l’automobile et la technologie ont fait des progrès importants à l’échelle internationale, on ne peut pas dire la même chose pour le secteur de la gestion d’actifs, observe Cerulli Associates.Le consultant cite l’exemple du principal gestionnaire d’actifs de Corée, Mirae Asset Global Investments. Ce dernier est parmi les premiers à avoir tenté d’établir une empreinte panasiatique, commençant en 2003 avec l’ouverture d’un bureau à Hong Kong. La société a aussi essayé de percer en Inde, en Chine et à Taïwan. Mais ses efforts pour lever des actifs dans la région n’ont pas produit de résultats spectaculaires.Pour le moment, ce sont les sociétés comme Fidelity, J.P. Morgan et Franklin Templeton qui ont été capables de bien s’adapter à la fragmentation des marchés asiatiques et de bâtir une présence dans la région. Pour Cerulli, elles méritent vraiment le terme d’acteurs panasiatiques, davantage que les acteurs locaux. Le vent va-t-il tourner ? Le consultant pense que cela va être difficile, parce que les acteurs mondiaux ayant tissé leur toile dans toute l’Asie ont une longueur d’avance et seront difficiles à déloger. Leurs positions seront en outre confortées si les investisseurs de Corée et d’Inde commencent à investir à l’étranger. Ce sont en effet ces acteurs internationaux qui sont le mieux à même de fournir de telles stratégies…
Deux ETF ont souffert de la chute du cours du fournisseur d’équipements solaires Hanergy Thin Film, rapporte le Financial Times. Le titre de la société a plongé mercredi après que son président ne se soit pas présenté lors de l’assemblée générale. Près de 19 milliards de dollars sont partis en fumée alors que l’action avait bondi de 600 % ces deux dernières années. Cela a eu un impact sur deux ETF qui se focalisent sur l’énergie solaire et étaient fortement exposés à Hanergy Thin Film. Il s’agit de Guggenheim Solar ETF dont le cours de l’action a perdu 9 % depuis mercredi, tandis que l’ETF Market Vectors Solar Energy a abandonné 7 %.
Une étude sur la performance de l’activisme en Amérique du Nord, en Asie et en Europe, récemment publiée par le Centre for Economic Policy Research, montre que seuls les hedge funds les plus perturbateurs semblent bénéficier aux actionnaires, rapporte le Financial Times. Après avoir étudié 1.740 « engagements » par des hedge funds activistes dans 23 pays entre 2000 et 2010, l’étude conclut que l’activisme qui se focalise sur la restructuration des sociétés cibles, notamment par le biais de rachats, dégage suffisamment de valeur pour les actionnaires (ces résultats ont été mesurés en prenant en compte la performance du cours de l’action pendant la période d’engagement). En revanche, peu de valeur est créée lorsque l’activiste cherche à obtenir des modifications dans la composition du conseil d’administration ou dans la rémunération des sociétés ciblées sans autre objectif. En outre, la probabilité d’atteindre l’objectif désiré (que ce soit un changement de la politique de rémunération, une modification de la gouvernance, une réorganisation de l’entreprise ou un rachat) est relativement faible. Elle est de seulement 61 % en Amérique du Nord, 50 % en Europe et 18 % en Asie.
La société de gestion F&C Investments, filiale de Bank of Montreal, a annoncé l’arrivée de Robert Elfstrom, Frank Steffen et Caroline Topfer qui vont renforcer l'équipe de distribution dédiée à l’Europe continentale.Robert Elfstrom rejoint F&C en qualité de director, pour les pays nordiques. Il aura en charge la gestion et le développement des relations avec les clientèles wholesale et institutionnelle dans la région. Il travaillait précédemment chez Franklin Templeton où il couvrait la même région.Frank Steffen prend les fonctions de sales director dans l'équipe de distribution wholesale, basée à Munich. Il travaillait précédemment chez BlackRock Investment Management en Allemagne où il était responsable des ventes pour les clients wholesale et stratégiques. Caroline Topfer rejoint la société en qualité d’assistante au sein de l'équipe de distribution. Elle sera basée à Munich, rattachée à l'équipe de distribution.
La société américaine de capital investissement Cerberus Capital Management a décidé de céder jusqu'à 878 millions de dollars dans le groupe japonais seibu Holdings, rapporte l’agence Reuters. Cette décision fait suite à l'échec de Cerberus dans sa tentative de prise de contrôle de la société. Cerberus propose 33,75 millions de titres Seibu, pour un prix unitaire compris entre 3.055 yen et 3.150 yen, pour un montant maximal de 106,31 milliards de yens.
Russell Investment Management a vendu sa participation de 49 % dans la joint venture Ping An Russell Investments détenue avec le groupe Ping An, rapporte Asian Investor. Lancée en mars 2011, cette structure de gestion privée basée à Shanghai se focalisait sur les individus fortunés chinois. A fin 2014, elle employait 34 personnes et gérait 1,3 milliard de dollars. La participation a été rachetée par Ping An.Ce nouveau divorce illustre la difficulté pour les sociétés de gestion étrangères à faire vivre de tels partenariats. Ces dernières préfèrent désormais créer leur propre entreprise (wholly foreign-owned enterprise).
Algebris Investments, la boutique d’investissement dirigée par Davide Serra, travaille à la création d’un fonds dédié aux petites et moyennes entreprises italiennes, rapporte Funds People Italia. La nouvelle structure, qui sera bâtie sous la forme d’un partenariat avec les entreprises financières, devrait voir le jour début 2016. « Nous ciblerons les sociétés ayant un chiffre d’affaires compris entre 20 et 200 millions d’euros », indique Davide Serra, CEO et fondateur d’Algebris.
Invesco PowerShares lance à la Bourse de Milan l’ETF PowerShares S&P500 High Dividend Low Volatility, déjà disponible à la Bourse de Londres depuis le 12 mai.Le nouveau produit réplique physiquement l’indice S&P500 Low Volatility High Dividend Net Total Return, qui cherche à obtenir un rendement en ligne avec les cours et les performances des 50 entreprises américaines qui, au sein de l’indice S&P 500, affichent la plus faible volatilité, face à un rendement du dividende élevé.
Sectoral Asset Management a comme objectif de lever 500 millions de dollars d’encours sur les 12-18 prochains mois en Italie, rapporte Funds People Italia. « L’Italie est le marché le plus important en termes de distribution de nos produits en Europe méridionale et présente encore un important potentiel de croissance », explique Gian Luigi Costanzo, senior advisor de la société. Sectoral AM est une société canadienne fondée en 2000 et spécialisée dans la santé, avec plus de 2,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin 2014. Les fondateurs sont Jérôme Pfund, CEO, et Michael Sjöström, CIO.
NN Investment Partners (NN IP), anciennement ING Investment Management, et la banque de développement néerlandaise Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden (FMO) ont annoncé le lancement d’un fonds dédié aux marchés émergents. Le fonds devrait permettre aux investisseurs institutionnels d’investir dans des prêts d’entreprises basées dans les marchés émergents, une classe d’actifs intéressante mais avec une barrière à l’entrée généralement élevée.