Natixis ne projette pas de vendre son activité de gestion d’actifs, indique Ignites Europe dans son édition du 27 février, relayant Reuters France. C’est ce qu’a déclaré Dominique Ferrero, CEO du groupe, lors de l’annonce des résultats.
Edward Bonham Carter, le gérant qui avait conduit le MBO de Jupiter AM il y a deux ans, abandonne la gestion des fonds au quotidien pour se concentrer sur son travail de directeur général, rapporte le Financial Times. Il restera directeur des investissements (CIO), mais il laissera la gestion du Undervalued Assets à Patrick Harrington, précise le journal.
The Times rapporte que la Deutsche Bank, en tant que primary dealer, réclame devant la High Court de Londres le remboursement de 246 millions de dollars par le fonds Sebastian Holdings d’Alexander Vik, basé dans les îles Turks et Caicos. Cela fait suite à un appel de marge après une opération portant sur 1,5 milliard de couronnes norvégiennes effectuée le 10 octobre 2008, en pleine phase de forte volatilité des marchés.
En 2008, Henderson a vu ses encours décliner de 16 %, de 59,2 milliards de livres fin 2007 à 49,5 milliards fin décembre. Son bénéfice d’exploitation avant impôts est ressorti à 99,7 millions de livres, en repli de 9 % par rapport à 2007. Selon Andrew Formica, CEO du groupe depuis novembre, 2009 s’annonce plus difficile que 2008 en termes de bénéfices.S’agissant de l’acquisition de New Star, Henderson a déclaré que les détails complets de l’offre seraient dévoilés aux actionnaires de New Star le 11 mars, et que les actionnaires de Henderson pourront voter sur l’opération lors d’une assemblée générale le 2 avril. Si tout se passe bien, le gestionnaire pense boucler l’opération début avril.
BNP Paribas Securities Services a été choisi par Henderson Group en tant que prestataire de services exclusif d"Henderson Global Investors pour ses opérations d"investissements et les services bancaires y afférents (à l"exception des hedge funds).
Brian Myerson, connu pour être un actionnaire activiste, est confronté à une fronde des actionnaires de son propre Principle Capital Investment Trust, qui veulent le débarquer ainsi que trois autres administrateurs, revendre les actifs et redistribuer l’argent aux actionnaires, rapporte The Sunday Times. La révolte est menée par le hedge fund américain QVT, mécontent de la mauvaise performance de Principle, avec le fonds d’investissement EIM d’Arki Busson et Invesco. Ils proposeront à l’AG du 26 mars que Crystel Amber Management soit chargé de vendre les participations sur deux ans.
Les grandes banques ont gagné plus de 900 millions de dollars de commissions en moins de 4 mois en vendant de la dette bancaire garantie par l’Etat aux investisseurs, rapporte le Financial Times, citant les chiffres de Thomson Reuters et Freeman & Co. JPMorgan a ainsi gagné 130 millions de dollars en vendant 51 obligations, tandis que Bank of America/Merrill Lynch a accumulé 105 millions grâce à 34 émissions depuis octobre.
Selon La Tribune, à la question «UBS Luxembourg (UBSL) a-t-elle failli dans sa fonction de dépositaire de la sicav Luxalpha investie dans Madoff», la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a répondu «oui» et enjoint la banque à se mettre en conformité avec la législation du Grand-Duché pour continuer son activité de dépositaire. UBSL devra aussi «veiller» à dédommager les porteurs de parts de Luxalpha, ce que la banque refuse pour le moment en faisant notamment valoir que les clients aisés de Luxalpha savaient ce que qu’ils faisaient, que cette Sicav avait reçu un agrément local et que la documentation du fonds spécifiait «clairement» qu’elle n'était pas #gardienne# des actifs mis en portefeuille.
Fideuram Investimenti agrandit ses équipes, rapporte Bluerating. Ainsi, Mario Bortoli, ex-directeur général d’Eurizon Alternative, vient de rejoindre la société en tant que responsable de la multigestion. L'équipe d’allocation d’actifs sera aussi renforcée.
Après la publication des comptes provisoires de la Dresdner Bank, qui aura coûté 6,4 milliards d’euros supplémentaires à Allianz au titre de 2008, la Commerzbank s’est empressée de publier un avis boursier dans lequel elle précise que les pertes de la banque verte ont été totalement prises en compte et que les fonds propres de premier rang (tier 1) représentaient 10 % au 1er janvier 2009. Hors l’apport du Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) et la reprise de CDO de la Dresdner Bank par Allianz (pour 400 millions d’euros), le ratio de Tier 1 se serait situé aux alentours de 7 %.D’autre part, Martin Blessing, président du directoire de la Commerzbank, a tenu à souligner dans un communiqué que la perte de plusieurs milliards supportée par la Dresdner Bank occulte le fait que les activités de banque du particulier, de banque des entreprises et de pans importants de la banque d’investissement de cet établissement acheté par la Commerzbank sont saines. Les problèmes ont été provoqués par certains secteurs de la banque d’investissement Dresdner Kleinwort qui vont être sévèrement élagués.
Selon le sondage trimestriel Forsa pour le compte d’Union Investment auprès des décideurs financiers de 500 ménages, 37 % des investisseurs allemands pensent que les marchés d’actions baisseront dans les six prochains mois (contre 34 % au T4-08) et 31 % (contre 43 %) estiment qu’ils seront en légère hausse. Il n’y a eu moins d’optimistes que par trois fois depuis le début de la série en 2001 ; la dernière fois, c'était au premier trimestre 2003 (19 %).En ce qui concerne les préférences en matière de placements financiers, l’aspect «sécurité» arrive très largement en tête, avec 58 %, devant la disponibilité (26 %), la rentabilité (10 %) et les avantages fiscaux (5 %).
L’Etat fédéral a l’intention de constituer grâce à une loi ad hoc (Schlusszahlungsfinanzierungsgesetz) une réserve cantonnée de 1,5 milliard d’euros sur les années 2010 à 2012, rapporte la Börsen-Zeitung. Cela évitera au ministre des Finances d’avoir à faire porter sur un seul budget annuel la liquidation de la prime d’inflation qu’il devra payer sur ses emprunts indexés.
The Wall Street Journal rapporte que le New York Stock Exchange (NYSE) suspend jusqu’au 30 juin la règle imposant la radiation de la cote lorsque l’action d’une société tombe au-dessous d’un dollar. L’entreprise de marché demande aussi au régulateur d’approuver l’extension jusqu’au 30 juin du régime allégé concernant l’obligation de capitalisation boursière minimale : sinon, le 22 avril, ce plancher serait remonté à 25 millions de dollars contre 15 millions.
Jeudi soir, Fannie Mae a déclaré une perte de 25,2 milliards de dollars pour le T4 et de 58,7 milliards pour 2008 contre 2,1 milliards pour 2007. La perte de 2008 est supérieure aux bénéfices de 17 années précédentes, souligne The Wall Street Journal, qui s’attend aussi à une très forte perte au T4 pour Freddie Mac. La mise sous tutelle des deux établissements n’a pas donné les résultats escomptés par le gouvernement puisque seule une infime partie des 31 millions d’hypothèques garanties ou détenues a été reconduite.
Selon le Financial Times, la Banque mondiale, la BERD et la BEI vont annoncer vendredi à Londres qu’il vont prêter jusqu'à 24,5 milliards d’euros aux banques d’Europe centrale et de l’Est.
En moyenne, les investisseurs institutionnels aux Etats-Unis ont accusé une baisse de la valeur de leurs portefeuilles de 31 % en 2008, selon une nouvelle étude de Greenwich. L’ampleur du déclin soulève des questions sur les décisions en matière d’allocation d’actifs, les pratiques de gestion des risques, la sélection de gérants et les politiques d’investissement en général."L’une des leçons importantes de la crise actuelle pourrait bien être la valeur de la liquidité, ou plutôt les dangers de la sous-évaluer», commente Greenwich.
Vendredi matin, la Deutsche Börse a annoncé que Klöckner-Werke n’affiche plus les 10 % de flottant nécessaires pour rester dans le SDax, Il sera radié et remplacé le 3 mars par l’action VBH Holding.
D’après le Conseil mondial de l’or (World Gold Council), les investisseurs ont acheté au second semestre 2008 pour environ 21 milliards de dollar de métal jaune, soit 150 % de plus que pour juillet-décembre 2007. En Allemagne, les souscripteurs choisissent le plus souvent l’ETC Xetra-Gold, qui réplique le cours d’un gramme d’or en euros, et le Gold Bullion Securities, qui reflète celui d’un dixième d’once, précise Die Welt. Martina Gruber, de Deutsche Börse Commodities, indique que 420 investisseurs se sont fait rembourser en or physique environ 480 kilos de métal jaune, alors qu’au premier semestre 2008, seuls deux souscripteurs avaient opté pour cette forme de remboursement.La livraison en or physique prend environ 10 jours et coûte 170 euros pour un lingot d’un kilo. Pour le Xetra-Gold, le dépôt se situe dans les coffres de la Neue Börse à Francfort-Hausen, où sont entreprosées 24 tonnes de métal jaune d’une valeur d’environ 600 millions d’euros. Pour le Gold Bullion Securities d’ETFS, le dépôt se trouve chez HSBC à Londres.
Ce vendredi matin, Citigroup Inc annoncera un accord selon lequel le gouvernement américain accepte de convertir ses actions préférentielles en actions ordinaires à due concurrence de la conversion acceptée par les fonds souverains et les investisseurs privés (et à hauteur de 40 % maximum), rapporte The Wall Street Journal. De plus, Washington impose un reprofilage du board, qui devra comprendre une majorité d’indépendants. Apparemment, Vikram Pandit conservera son poste de CEO. La conversion s’effectuera pour le gouvernement au prix de l’investisseur le plus favorisé.
Selon les estimations de VDOS Stochastics, les fonds espagnols auront accusé pour février une diminution de 0,69 % de leur encours, suite à des remboursements nets de 765 millions d’euros et à un effet de marché négatif de 435 millions d’euros, rapporte Cotizalia. BBVA Gestión et Santander Asset Management demeurent de loin les deux premiers acteurs avec 35,17 milliards et 34,98 milliards d’euros, soit des parts de marché respectives de 20,42 % et de 20,30 %.
En 2008, l’agence de notation Moody’s a comptabilisé 101 entreprises émettrices en défaut pour un total de 238,6 milliards de dollars d’obligations et 42,7 milliards de prêts. «L’industrie financière a été le secteur le plus touché en 2008 en termes de volume», relève Kenneth Emery responsable chez Moody’s de la recherche sur les défauts corporate. En 2009, le nombre de défauts pourrait tripler à environ 300. Comme par ailleurs il existe une corrélation négative entre le taux de défaut et le taux de recouvrement, les taux de recouvrement sur la dette en défaut vont probablement s’orienter à la hausse alors que les taux de défaut continuent de croître. En outre, les taux de recouvrement vont probablement se retrouver en dessous de leur moyenne historique en raison d’une très forte activité d'émission de prêts ces dernières années.Moody’s précise que le taux de défaut sur la dette en catégorie spéculative s’est inscrit à la fin 2008 à 4,1% contre 0,9% l’année précédente. Pour l’ensemble des catégories d'émetteurs, le taux de défaut s’est établi à 1,9% fin 2008 contre 0,3% un an plus tôt. Pour la première fois depuis 2003, souligne Moody’s, le nombre de révisions à la baisse a été plus important que le nombre de révisions à la hausse. L’examen de la répartition géographique des événements montre que l’an dernier, 84 entreprises sur 101 au total étaient nord-américaines (dont 74 pour les Etats-Unis) pour un montant de dette de 226,2 milliards. En Europe, 12 émetteurs corporate notés par Moody’s ont fait défaut pour un montant de 53,4 milliards de dollars.
Le passeport européen des sociétés de gestion permettra aux sociétés de gestion de faire des économies, ce qui se traduira par une baisse des frais supportés par les investisseurs, s’est félicité Mathias Bauer, président de l’Efama, l’association européenne de l’industrie des fonds, lors de la conférence organisée lundi par le Comité européen des régulateurs (CESR).Cela étant, il rappelle que 70 % des coûts supportés par les investisseurs dans les fonds relèvent de la distribution. A ce stade, il estime qu’il est difficile de quantifier les économies que pourront générer ces mesures, ni combien de sociétés de gestion les utiliseront, surtout dans le contexte actuel. En effet, si les marchés continuent de baisser, Mathias Bauer pense que les gestionnaires vont surtout se concentrer sur la restauration de la confiance des investisseurs, plutôt que sur des questions de concurrence.
Après des années d'évolutions favorables, les événements de défaut ont enregistré une progression spectaculaire en 2008. Dans son étude annuelle sur les défauts corporate, Standard & Poor’s indique que le nombre de défauts s’est élevé à 125, avec une distribution trimestrielle de 18, 20, 27 et 60 au quatrième trimestre. Sur l’année, le taux de défaut s’est établi à 1,69% contre seulement 0,36% un an plus tôt. Le montant de dette affectée par des défauts s’est élevé au niveau record de 429,6 milliards de dollars. Pour 2009, Standard & Poor’s rappelle qu’il prévoit un taux de défaut record de 13,9%. En catégorie d’investissement, le taux de défaut a culminé l’an dernier à 0,41%, son plus haut niveau depuis 2002. En catégorie spéculative, le taux de défaut s’est inscrit à 4,02% l’an dernier contre 0,98% l’année précédente aux Etats-Unis; 2,54% contre 0,99% en Europe et 1,96% contre 0,18% dans les pays émergents. A 3,43% fin 2008, le taux de défaut sur la dette en catégorie spéculative s’est retrouvé à son plus haut niveau depuis avril 2004. Sur un total de près de 6.000 émetteurs corporate notés par Standard & Poor’s, le pourcentage des sociétés dont les notes ont été revues à la baisse l’an dernier s’est établi à 15,82%, niveau jamais vu depuis 2002. Le ratio dégradations/hausses a atteint un plus-haut de cinq ans à 2,05. Standard relève qu'à la fin 2008, la plupart des secteurs corporate présentaient une majorité d'émetteurs notés en catégorie spéculative. #La vague actuelle de défauts devrait déboucher sur un meilleur équilibre#, avec une distribution qui penche vers la catégorie d’investissement, estime Diane Vazza, responsable chez Standard & Poor’s de la recherche global Fixed Income.
Après un véhicule similaire centré sur l’Europe qu’il a lancé en janvier, Gartmore (18 milliards de livres d’encours fin 2008) a programmé pour avril le lancement d’un fonds de performance absolue dédié au Royaume-Uni, rapporte Investment Week. Ce produit suivra la même stratégie que le hedge fund Octanis et sera d’ailleurs géré lui aussi par Ben Wallace. La souscription minimale sera fixée à 1.000 livres.