Le chemin est semé d’embûches vers une convergence accrue des régulations entre l’Europe et les Etats-Unis. Les normes comptables ou les velléités d’extraterritorialité américaines constituent autant de défis, ont expliqué hier les intervenants à un séminaire organisé par L’Agefi.
La Commission, qui a lancé hier la consultation sur la révision de la directive sur les marchés d’instruments financiers, s’attaque aux lieux de négociations opaques.
La région a attiré 170 milliards de dollars depuis janvier, pour une part de marché de 66 %, alors que le poids du marché américain chute de 8,7 points à 15,5 %
Une offre aurait été déposée. L'intérêt croissant des fonds pour le secteur ne doit pas être vu comme le signe d'un désengagement à venir des institutionnels
Le gouvernement français a revu mercredi en hausse, à 17,4 milliards d’euros, les contrats «signés ou annoncés» pendant la visite en Inde de Nicolas Sarkozy, qui avait revendiqué lundi 15 milliards d’euros potentiels. Les négociations sur les plus importants de ces contrats, dont la fourniture de deux réacteurs EPR par Areva et la modernisation de 51 Mirage 2000 de l’armée de l’air indienne, ne sont pas terminées.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a estimé mercredi que la situation en Europe restait difficile et que les effets de la crise financière étaient loin d'être terminés. «Le retard dans le renforcement de la supervision et dans la création de mécanismes efficaces de résolution des crises pourrait bien conduire à la prochaine crise», a-t-il déclaré.
Un pas décisif a été franchi mercredi en vue de créer un brevet européen avec la décision de la Commission européenne de lancer une «coopération renforcée» entre un groupe d’Etats plutôt que de rechercher l’unanimité après plusieurs décennies de négociations.
L'émission de titres obligataires européens ne permettrait pas un partage transparent du poids de la dette au sein des 16 pays formant la zone euro, a déclaré mercredi Nout Wellink, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). «L’une des raisons qui fait que je suis très opposé à un tel projet est qu’il s’apparente à un transfert implicite d’argent vers d’autres pays», a-t-il déclaré devant des journalistes.
L’économie australienne a créé 54.600 emplois au mois de novembre par rapport au mois précédent, soit plus du double du chiffre anticipé par les analystes interrogés par Bloomberg de 20.000 emplois. Le taux de chômage est ainsi tombé en novembre à 5,2%, contre 5,4% en octobre, alors que la banque centrale a laissé ses taux directeurs inchangés cette semaine.
Le fonds souverain de Singapour, Government of Singapore Investment Corp, a annoncé avoir plus que doublé sa participation au capital de China International Capital Corp, profitant de la mise en vente des 34,3% que détenait Morgan Stanley dans la banque chinoise. Avec 16,35% du capital de CICC, GIC devient ainsi le deuxième plus gros actionnaire de la banque chinoise.
Estimant que l’économie du pays connaissait actuellement un ralentissement, la banque centrale de Corée du Sud a décidé aujourd’hui de laisser son taux de refinancement inchangé à 2,5%. Le marché obligataire craint des tensions sur les prix alors que l’inflation a atteint 3,3% en novembre.
Macquarie va lancer d’ici quelques mois un quatrième fonds européen doté de plusieurs milliards d’euros pour investir dans les infrastructures. Le groupe va lever une première tranche de manière privée, et annoncera la création du fonds une fois cette tranche levée, donc plutôt au printemps», indique Reuters.
L’excédent commercial de l’Allemagne s’est légèrement contracté en octobre en raison d’un recul inattendu des exportations, mais les importations ont été solides et les économistes n’y voient pas de raison de douter de la reprise dans la première économie d’Europe. D’un mois sur l’autre, les exportations ont diminué de 1,1% en octobre en données CVS, enregistrant leur plus fort recul en six mois.
La Commission européenne a lancé une vaste consultation visant à préparer la réforme de la directive Marchés d’instruments financiers, qui encadre les transactions sur les marchés. Il s’agit notamment pour l’exécutif communautaire d’adapter le cadre réglementaire actuel, en vigueur depuis novembre 2007, aux leçons tirées de la crise. «Je veux m’assurer que la révision de MiFID conduira à un cadre de régulation plus fort, adapté aux nouvelles tendances et aux nouveaux acteurs des marchés financiers», a indiqué le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier, tout en insistant sur la nécessité de renforcer la transparence et la protection des investisseurs. En parallèle, la Commission européenne a adopté une communication sur le renforcement du régime des sanctions pour manquement aux règles en vigueur. Pour Michel Barnier, «si un établissement financier ne se plie pas aux règles de l’UE sur les services financiers, les opérateurs comme les dirigeants doivent comprendre qu’ils ne resteront pas impunis et que les sanctions seront lourdes.»
La production industrielle allemande a augmenté de 2,9% en octobre, après s'être repliée de 1% le mois précédent, selon les statistiques publiées mercredi par le ministère de l’Economie.
La banque centrale d’Islande a réduit d’un point son taux directeur mercredi, soit bien plus que prévu. Le taux de prêt à sept jours passe ainsi de 5,50 à 4,50%.
Le déficit commercial de la France a reculé à 3,431 milliards d’euros en octobre après 4,378 milliards (révisé) le mois précédent, selon les données CVS/CJO publiées mercredi par les Douanes. Le solde de septembre a été révisé à 4,378 milliards par rapport au montant de 4,683 milliards annoncé en première estimation, il y a un mois. Sur les dix premiers mois de l’année, le déficit cumulé CVS/CJO des échanges commerciaux de la France ressort à 41,330 milliards contre 34,171 milliards pour la période correspondante de 2009.
Avec effet au 1er janvier, Fiona Frick est nommée directeur général (chief executive officer) d’Unigestion. Précédemment responsable actions de la société de gestion basée à Genève, elle succédera à Patrick Fenal, appelé aux fonctions de vice-président du conseil d’administration. «Aux côtés de Bernard Sabrier, président, il se consacrera au développement stratégique de la société. Tous deux conservent leurs rôles dans les comités d’investissement Hedge Funds et Private Equity d’Unigestion», précise un communiqué de la société suisse, qui gère 8 milliards d’euros.Parallèlement, dans cette nouvelle organisation, Régis Martin, actuel directeur financier (chief financial officer), assumera la responsabilité additionnelle de directeur général délégué. Fiona Frick et Régis Martin seront appuyés par un comité exécutif, composé de cinq managing directors, responsable de la gestion opérationnelle d’Unigestion.Par ailleurs, Alexei Jourovski, aujourd’hui adjoint de Fiona Frick, prendra sa succession en qualité de responsable actions. Il sera ainsi à la tête des 19 professionnels de l’équipe Minimum Variance, qu’il a rejointe il y a plus de dix ans. Fiona Frick restera néanmoins «fortement impliquée» dans les développements de la stratégie Minimum Variance, en qualité de présidente du comité de recherche et d’investissement Minimum Variance, nouvellement créé.
Invesco PowerShares a annoncé, mardi 7 décembre, sa volonté d'élargir sa gamme d’ETF en Europe en développant des compétences dans le domaine des swaps. Celles-ci vont permettre à la société de gestion de reproduire des indices non réplicables selon la méthode de réplication physique habituelle.Dans ce cadre, deux ETF axés sur les marchés émergents et à réplication physique vont être convertis en ETF à réplication synthétique : . PowerShares Middle East North Africa NADSAQ OMX Fund (coté en France et Italie) . PowerShares FTSE RAFI Emerging Markets Fund (coté en Italie, France, Allemagne et Suisse). A compter du 5 janvier 2011, ces deux ETF seront donc en mesure de recourir aux instruments dérivés et reproduiront le rendement total de l’indice de référence uniquement par le biais de dérivés, c’est-à-dire en s’engageant dans des contrats d'échange (swaps) de gré à gré plutôt qu’en acquérant directement les titres, précise un communiqué. Ces modifications doivent générer des réductions de coûts de gestion et améliorer la réplication des indices. En outre, comme les instruments dérivés garantissent un rendement total équivalent à celui de leur indice de référence, les fonds à réplication synthétique seront davantage en mesure d’enregistrer des performances similaires à celles de leur indice. De fait, la commission de gestion annuelle maximum pour chaque fonds à réplication synthétique sera réduite. De 0,95 %, elle passera à 0,75 % pour PowerShares Middle East North Africa NADSAQ OMX Fund et de 0,85 % elle passera à 0,65 % pour PowerShares FTSE RAFI Emerging Markets Fund.
A fin novembre, NYSE Euronext cotait 567 fois un total de 497 ETF de 16 émetteurs. Ces produits répliquent plus de 300 indices. Euronext précise que le nombre d’ETF s’est accru de 10,7 % sur les onze premiers mois de l’année. De fait, 100 ETF ont été nouvellement cotés, tandis que 9 ont fait l’objet de fusions par absorption et que 21 ont été retirés de la cote.Toujours au 30 novembre, l’encours total des ETF cotés sur les marchés européens de NYSE Euronext représentait 129,1 milliards d’euros, ce qui représente un gonflement de 28,4 % par rapport aux 100,5 milliards d’euros de fin novembre 2009.En novembre, le volume de transactions journalier moyen est ressorti à 443,1 millions d’euros contre 336,3 millions pour le mois correspondant de l’année dernière.A titre indicatif, on notera que le segment XTF de la Deutsche Börse cote au 7 décembre un total de 759 ETF et que volume de transactions mensuel moyen à Francfort sur ce type de produits représente environ 13 milliards d’euros.
Depuis le 7 décembre, deux ETF de droit luxembourgeois de ComStage (groupe Commerzbank) sur l’indice d’actions portugais PSI (Euronext Lisbonne) ont été admis à la négociation sur le segment XTF de la plate-forme électronique Xetra (Deutsche Börse). Il s’agit du ComStage ETF PSI 20 et du ComStage ETF PSI 20 Leverage.Ces deux nouveaux produits portent à 759 le nombre des ETF cotés sur XTF.Caractéristiques :Dénomination : ComStage ETF PSI 20Code Isin : LU0444605215Taux de frais sur encours : 0,50 %Dénomination : ComStage ETF PSI 20 LeverageCode Isin : LU0444605306Taux de frais sur encours : 0,60 %
Très bonne année pour ING IM France. La collecte nette de la société, qui a pris depuis bientôt un an, le statut de succursale de ING IM Europe, s’est élevée sur les onze premiers mois de l’année à quelque 350 millions d’euros, a indiqué le 7 décembre à NewsManagers le directeur général d’ING IM en France, Thierry Rigoulet. Les actifs sous gestion, qui étaient tombés fin 2008 à 1 milliard d’euros, totalisent 2,7 milliards d’euros.L’environnement n’est pas pourtant des plus porteurs, estime Thierry Rigoulet. «Nous sommes dans un marché d’arbitrage et de remplacement plutôt que dans un marché d'équipement», souligne-t-il. Il n’empêche, les fonds phares d’ING IM ont très largement contribué à cette performance.La stratégie actions high dividend US a ainsi drainé une collecte nette de 110 millions d’euros en France sur une collecte totale de 200 millions d’euros. L’effet marché aidant, l’encours du fonds est ainsi passé de 250 millions d’euros fin 2009 à 500 millions d’euros à fin novembre.Même engouement du côté des stratégies sur les taux émergents, avec les fonds en devises locales (1 milliard d’euros environ) et en «hard currency» (1 milliard d’euros également). La collecte nette en France s’est élevée à plus de 200 millions d’euros, dont 150 millions pour le fonds en devises locales et 70 pour l’autre fonds.Thierry Rigoulet ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’objectif est de porter le montant des actifs sous gestion à 5 milliards d’euros dans les trois ans à venir. Dans cette perspective, plusieurs mandats sont en gestation, notamment dans les stratégies high yield. «Il y a aussi beaucoup d’entreprises qui envisagent d’extérioriser la gestion de leurs passifs sociaux», relève Thierry Rigoulet qui, avec l’enrichissement de sa gamme et les appels d’offres, compte sur une activité soutenue dès les premiers mois de 2011…
Arrivé en janvier sur le marché français, Wegelin Asset Management, département de la banque privée suisse Wegelin, a posé tout au long de l’année les jalons de son développement dans l’Hexagone. En France, Wegelin AM se concentre en premier lieu sur les investisseurs institutionnels qui gèrent leurs fonds propres, tout comme elle le fait en Suisse, où elle a une importante base de clientèle de fonds de pension et de caisses d’assurance. Mais pour réussir sur le marché français, Wegelin a voulu aller plus loin. Pour approcher les autres investisseurs professionnels (fonds de fonds, banques privées etc), la société de gestion a récemment conclu un partenariat avec la société de tierce partie marketing (TPM) Aloha Finance. «Cette approche est adaptée au marché français, qui est très morcelé mais où les investisseurs particuliers peuvent avoir des besoins proches des institutionnels. Ils sont donc également très intéressés par nos stratégies de gestion», note Pierre-Yves Cahart. Si cette double approche fonctionne en France, qui fait pour l’instant office de «laboratoire» pour ce type de modèle, l’expérience pourrait être renouvelée dans d’autres pays européens, notamment en Italie. «A condition de trouver les bons partenaires pour nous développer», souligne le responsable de la clientèle institutionnelle France et francophonie de Wegelin AM.En attendant le développement vers de nouveaux horizons, Wegelin AM met en avant sa stratégie actions «Active Indexing», gérée par Daniel Leveau, directeur de l'équipe de gestion quantitative. Après l’agrément AMF obtenu en juillet, la commercialisation active de la gamme, qui combine gestion active et gestion indicielle de «market picking» et se décline en trois fonds UCITS III de droit luxembourgeois, a débuté en novembre cette année. La réponse des institutionnels français au lancement de la gamme est très positive, selon le gérant. «Il faut dire que ce sont les institutionnels français eux-mêmes qui ont exprimé un intérêt pour ces produits, ce qui nous a poussé à les proposer en France», confirme de son côté Pierre-Yves Cahart. D’autres stratégies devraient être proposées aux clients français dans le futur, notamment la stratégie «Global Diversification», pas encore agréée en France. «Nous constatons en effet une forte demande pour des produits incluant une exposition prédéfinie aux différentes sources de risque», confirme Pierre-Yves Cahart.
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) a annoncé le 7 décembre le recrutement au sein de l'équipe commerciale de Benjamin Durand, qui sera en charge des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, notamment à Paris et dans l’Ouest de la France. Son arrivée s’inscrit dans la stratégie d’Edram de renforcer sa présence auprès de ces professionnels.Benjamin Durand, 29 ans, travaillait précédemment chez Gaspal Gestion (Groupe Quilvest Private Bank) à Paris en tant que responsable commercial.
Pour la quatrième mois consécutif, les hedge funds de droit néerlandais ont affiché des performances en octobre, selon Finles/IEX. Ils ont gagné en moyenne 1,17 %, ce qui porte la performance totale depuis le début de l’année à 3,08 %.Les cinq meilleures performances ont été affichées sur les dix premiers mois de 2010 par le Trade Wind Equity Fund (+ 24 %), le QTR Fund (+ 20 %), le HIQ Invest Market Neutral Fund (+ 19 %), le Fonds Bloemendaal (+ 18 %) et Antaurus Europe Fund (+ 12 %).IEX Profs précise qu'à compte du 1er décembre l’indice Finles/IEX intégrera aussi le Gold & Discovery Fund, un fonds or et matières premières géré par Edwin Bergshoeff, Willem Middelkoop et Jan Dobber.
ETF Securities a annoncé mardi qu’une collection d’ETC sur le cuivre, le nickel et l’étain avait été approuvée par les régulateurs britanniques pour être cotée sur le London Stock Exchange, rapporte The Wall Street Journal. Les produits devraient être lancés vendredi. Cela a fait bondir le prix du cuivre, qui a atteint son plus haut niveau en deux ans et demi.