Les prix à l’importation ont augmenté plus que prévu en janvier en Allemagne, au vu des chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique, notamment en raison de l’envolée des prix de l'énergie depuis février 2010. Leur hausse est de 1,5% d’un mois sur l’autre et de 11,8% annuellement, alors que le consensus donnait 1% et 11,2% respectivement.
L’inflation de la zone euro a été révisée en baisse en janvier mais elle reste bien supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne en raison surtout de la flambée des prix pétroliers. Eurostat a annoncé une inflation annuelle de 2,3% le mois dernier contre une première estimation de 2,4% et 2,2% mesurés en décembre.
Le gouverneur Stefan Ingves et le premier vice-gouverneur Svante Oberg ont déclaré que la banque centrale suédoise pourrait relever les taux de plus d’un quart de point si les pressions inflationnistes augmentaient. La Riksbank a annoncé une hausse des taux pour la cinquième fois d’affilée à l’issue de sa réunion du 15 février.
L’Union européenne va envisager une baisse du taux d’intérêt de l’aide d’urgence allouée à l’Irlande, a annoncé lundi Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires. «Nous partageons avec l’Irlande l’objectif de relancer sa dynamique de croissance et de parvenir à assurer la viabilité de la dette», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. «Les conditions de tarification, je veux parler des taux d’intérêt, sont ici l’une des questions clés qui sera évoquée dans le cadre de la stratégie globale de l’Union européenne.», a ajouté Olli Rehn. L’Irlande a obtenu fin 2010 du Fonds monétaire international (FMI) et de l’UE une aide d’urgence de 85 milliards d’euros pour faire face à une dette record. Le Fine Gail, vainqueur des élections législatives de vendredi en Irlande, souhaite négocier avec l’UE une révision du taux d’intérêt de ce prêt.
Les prix de production de l’industrie française ont enregistré un quatrième mois consécutif de hausse sensible en janvier, augmentant de 0,9% par rapport au mois précédent et portant à 5,6% leur progression sur un an, selon les chiffres publiés par l’Insee. En décembre, les prix avaient également augmenté de 0,9% par rapport au mois précédent.
A compter du 1er avril, Ignis Asset Management va commercialiser ses fonds aux particuliers italiens, via des plates-formes ou des conseillers financiers. La société de gestion d’origine écossaise est en train de faire enregistrer ses produits dans cette perspective et a recruté une deuxième personne pour s’occuper du marché transalpin en plus d’Arcangelo Barletta. Jusqu’ici, Ignis AM ne démarchait que les investisseurs professionnels - banques privées, fonds de fonds, fonds de pension... - en Italie, comme elle le fait dans les autres pays d’Europe continentale qu’elle couvre (France, Allemagne, Benelux, pays nordiques, Espagne et Amérique latine).Cette incursion auprès de la clientèle «retail» en Italie s’explique par le dynamisme du marché transalpin en 2010 et par le fait que le pays est devenu l’un des plus importants pour Ignis AM en Europe continentale en termes d’encours. La société de gestion compte notamment profiter de la tendance des Italiens à se détourner des gestionnaires locaux pour se porter vers les étrangers. Déjà, en 2010, plus de 6 milliards d’euros ont été investis auprès de sociétés de gestion non italiennes, note Philip Goldsmith, managing director Europe. En France, Ignis AM n’a en revanche pas l’intention pour le moment d’aborder les particuliers via les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). «Cela nécessiterait d’avoir une grosse équipe, alors que les encours que nous pourrions espérer drainer ne seraient pas très importants», indique Philip Goldsmith. Dans l’Hexagone comme dans toute l’Europe continentale, Ignis AM reste concentrée sur le développement de la clientèle professionnelle. Elle s’appuie pour cela sur une équipe de 10 personnes, dont une bonne partie a déjà travaillé ensemble chez New Star (qui a été rachetée par Henderson). Cette expansion européenne s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’Ignis AM de développer la clientèle externe. Pour l’instant, le gros des encours du gestionnaire est en effet géré pour le compte de son actionnaire Phoenix (en septembre : près de 90 % des 81 milliards d’euros d’encours). Pour ce faire, Ignis AM entend élargir et adapter sa gamme à destination des tiers qui tournait jusqu’à présent principalement autour des actions et des fonds de ses joint-ventures, des sociétés de gestion qu’elle détient à 50 % (Argonaut ou Cartesian). La société de gestion gère pourtant de nombreuses classes d’actifs en interne, mais jusqu’ici essentiellement pour le compte de sa maison mère. Désormais, elle va chercher à rendre cette gestion disponible aux autres investisseurs. Ainsi, dans les mois qui viennent, elle va lancer un fonds d’obligations gouvernementales à rendement absolu qui s’appuiera sur ses équipes. Un fonds obligataire stratégique va aussi être créé. Ignis AM souhaite également se renforcer dans le domaine des marchés émergents. Elle s’apprête d’ailleurs à lancer un fonds marchés émergents dont l’essentiel de la performance est censé provenir de l’allocation pays. Le fonds existe déjà mais son processus de gestion est en train d'être modifié afin de pouvoir investir uniquement sur les pays émergents et sur les futures.
Le 25 février, la Deutsche Bank et le suédois Lynx Asset Management ont annoncé le lancement du fonds DB Platinum IV Lynx Index, qui est une version coordonnée à liquidité journalière du Lynx Fund, sur la plate-forme DB Platinum IV.Ce nouveau produit est géré par Jonas Bengtsson, Svante Bergström (CEO et fondateur) et Martin Sandquist de chez Lynx, qui fait partie du groupe Brummer & Partners de Stockholm, et il utilise la stratégie systématique appliquée au programme Lynx (modèles de suivi de tendance et statistique) qui pèse environ 3,3 milliards de dollars d’encours. La méthode a été adaptée pour réduire l'écart de suivi afin de rendre le fonds compatible à la directive OPCVM III.
Selon MoneyMarketing, Aegon Asset Management lance un fonds multi-classes d’actifs qui devrait dégager un rendement annuel de 10% sur une période de trois ans.La stratégie, qui sera accessible aux particuliers alors qu’elles était jusqu’ici plutôt réservée à une clientèle institutionnelle, sera lancée le 1er mars et comprendra principalement des investissements long only, actions et obligations pour l’essentiel.La gestion du nouveau véhicule sera partagée entre William Dinning, responsable de la stratégie d’investissement, et Sean Flanagan, de l'équipe multi-classe d’actifs.L’investissement minimum est de 500 livres. Les frais d’entrée ont été fixés à 5,5% (conditions spéciales à 2,5% jusqu’au 1er mars) et la commission de gestion à 1,5% par an.
State Street Global Advisors (SSgA) a annoncé le lancement le 24 février sur la plate-forme NYSE-Arca de deux nouveaux ETF de sa gamme SPDR (255 milliards de dollars au 31 décembre), le SPDR S&P Emerging Markets Dividend ETF (acronyme EDIV) et le SPDR Barclays Capital Emerging Markets Local Bond ETFLe premier réplique l’indice S&P Emerging Markets Dividend Opportunities, qui est composé de 100 valeurs. Il est chargé à 0,59 %.Le second suit l’indice Barclays Capital EM Local Currency Government Diversified et son taux de frais sur encours se situe à 0,5 %.
Seuls les assureurs pourront souscrire le nouveau Putnam Variable Trust (VT) Absolute Return 500 Fund, qui est une variante spécialisée du fonds Absolute Return 500 destinée à être utilisée pour les contrats de variable annuities (contrats en unités de compte modulables) et d’autres produits assurantiels, a annoncé Putnam Investments (123 milliards de dollars d’encours fin janvier 2011). Le produit sera lancé dans le courant du printemps 2011.L’objectif est de surperformer de 500 points de base le taux des Treasury bills sur «une période raisonnable» (au moins trois ans) quelles que soient les conditions de marché. L'équipe de gestion s’efforcera également de maintenir la volatilité à un niveau inférieur à ceux des classes d’actifs traditionnelles qui génèrent un rendement d’un niveau similaire.Pour parvenir à cet objectif, le Putnam VT Absolute Return 500 Fund mettra en œuvre deux stratégies.. Une stratégie «beta», qui vise à équilibrer le risque et à générer une performance grâce à une approche diversifiée et multi-classes d’actifs, et une stratégie alpha utilisant un grand nombre de tactiques de négoce (sélection de valeurs, allocation tactique, transactions sur les devises, options).
Robert S. Zuccaro retourne chez Gamco Investors, la société de gestion de Mario Gabelli, en tant que directeur financier. Il est actuellement directeur financier de Commonwealth Management Partners. Il avait travaillé chez Gamco à la fin des années 1990.
Fort d’un trésor du guerre de 38 milliards de dollars (27,6 milliards d’euros), Warren Buffett est en quête d’acquisitions, rapporte L’Agefi. Dans une lettre reçue samedi 26 février par les actionnaires de Berkshire Hathaway, sa société d’investissement, «l’oracle d’Omaha», a annoncé des investissements records, évalués à 8 milliards de dollars pour cette année. «L’Amérique regorge d’opportunités », écrit Warren Buffett qui se montre optimiste pour la conjoncture économique aux Etats-Unis.
Selon le Financial Times, le fonds Digital Growth de JPMorgan est en négociations pour acquérir une participation de 10 % dans Twitter pour un montant de 450 millions de dollars.
Selon Financial News, Credit Suisse a recruté Phil Cutts en tant que managing director et directeur général de sa banque privée au Royaume-Uni. L’intéressé a passé 25 ans à la Royal Bank of Canada.
Jefferies Group, LoanCore LLC et le fonds souverain de Singapour, le Government of Singapore Investment Corporation (GIC), ont annoncé la création de la co-entreprise Jefferies LoanCore LLC, une société d’investissement financier dans l’immobilier commercial. Les promesses d’investissement s'élèvent d’ores et déjà à 600 millions de dollars.
Ashmore, société de gestion basée à Londres et spécialisée dans les marchés émergents, gérant 46,7 milliards de dollars, vient d’annoncer un accord pour acquérir, moyennant 246 millions de dollars, une participation de 62,9 % dans Emerging Markets Management (EMM). Cette société de gestion établie aux Etats-Unis - également spécialisée dans les marchés émergents, mais plutôt côté actions - compte parmi ses actionnaires Amundi, la filiale de gestion d’actifs de Crédit Agricole et Société Générale. La société française ne détient que 11,5 % du capital (il s’agit d’une participation héritée de Crédit Agricole Asset Management) mais elle est un partenaire important d’EMM. En effet, la structure américaine gère plusieurs fonds marchés émergents pour Amundi représentant un total de 5 milliards d’euros, sur les 10,4 milliards de dollars d’encours d’EMM au 31 janvier 2011 (soit plus de 7 milliards d’euros). Ces accords de distribution resteront en place, précise Ashmore et confirme Amundi. En revanche, le gestionnaire français sort du capital d’EMM. Ashmore indique que l’acquisition permettra d’accroître ses encours dans les actions des marchés émergents, qui représenteront 20 % du total.
SBI-SG Global Securities Services, Private Limited, la co-entreprise entre State Bank of India (SBI) et Société Générale Securities Services (SGSS), a inauguré ses services de comptabilité et d’administration de fonds, selon un communiqué. Elle devient ainsi totalement opérationnelle sur l’ensemble de ses activités. La co-entreprise a plus de 8 milliards de dollars de fonds sous administration et fournit depuis mai 2010 des services de conservation qui totalisent aujourd’hui environ 7 milliards de dollars d’actifs conservés pour des investisseurs institutionnels tant locaux qu’internationaux.
Une analyse du risque concernant le fonds immobilier offert au public Immoinvest (6,38 milliards d’euros d’encours) doit être livrée à l’allemand SEB Asset Management pour la mi-avril, afin que le gestionnaire puisse décider en toute connaissance de cause d’ici à début mai s’il proroge ou non d’un an le gel des remboursements, rapporte Die Welt.Récemment, le fonds a vendu deux immeubles de bureaux à Milan et Bruxelles pour 125 millions d’euros, à des prix supérieurs de respectivement 6 et 9 % à la valeur vénale. Avec ces ventes, le taux de liquidité nette du fonds est remonté à 12 %, mais ce serait insuffisant pour faire face aux demandes de rachat.Cependant, SEB AM a théoriquement jusqu'à mai 2012 pour se procurer suffisamment de liquidités afin de rouvrir normalement le fonds.
A la tête d'une entité largement captive et coiffée par deux conseils de surveillance qui gère un peu plus de 13,7 milliards d'euros, Philippe Dutertre milite à la fois pour la transparence du reporting et pour l'extension du champ d'application de l'ISR.
UBS SA a annoncé le 28 février dans un communiqué la nomination d’Alexander Friedman au poste de chief investment officer (CIO) d’UBS Wealth Management. L’intéressé prendra ses fonctions le 1er mars 2011. Il sera placé sous la responsabilité directe du CEO d’UBS Wealth Management, Jürg Zeltner. Le CIO sera responsable de la stratégie et de la politique d’investissement mondiale en collaboration étroite avec les autres départements de Wealth Management, de même qu’avec le Global Asset Management et l’Investment Bank, précise UBS dans son communiqué. Ancien directeur financier de la Fondation Bill & Melinda Gates, Alexander Friedman bénéficie d’une grande expérience de la finance. Il sera rejoint par Mona Sutphen, ancienne secrétaire générale adjointe du Bureau des affaires politiques de la Maison Blanche, qui mènera les analyses macroéconomiques, ainsi que par Mark Haefele, un gérant d’actifs alternatifs reconnu, qui s’occupera des analyses d’investissement.
Avec l’annonce dans les médias du départ du gérant-vedette Raphael Kassin qui avait rejoint la maison genevoise assez récemment (lire nos articles des 9 avril et 21 mai 2010) en provenance de Credit Suisse, Reyl & Cie a été vendredi sous les feux de l’actualité.Interrogé par Newsmanagers, Thomas de Saint-Seine, membre du comité de direction de Reyl Asset Management a confirmé la nouvelle, tout en la relativisant : «nous liquidons effectivement le fonds luxembourgeois Emerging Debt Opportunities qui était géré par Raphaël Kassin. Nous nous séparons de ce gérant en bons termes. Malgré tous les efforts mutuels, il n’a pas été possible d’intégrer Raphael Kassin au sein de Reyl Asset Management. Cela posé, les 86 millions d’euros de ce fonds vont être remboursés aux souscripteurs à compter de ce lundi. Les investisseurs n’auront pas fait une mauvaise affaire, puisque ce fonds d’obligations souveraines des pays émergents en monnaies «fortes», qui a été géré selon une approche de valeur absolue, a généré l’an dernier une performance supérieure à 7 % sur un an».Cela dit, Reyl & Cie a d’autres fers au feu. «nous avons actuellement plusieurs projets, seuls ou en partenariat. Le plus avancé en tous cas et celui d’un fonds coordonné long/short equity pour lequel nous sommes en train de déposer une demande d’agrément auprès de la CSSF luxembourgeoise», indique Thomas de Saint-Seine.Interrogé sur le montant sous gestion, le manager précise : «A fin février, l’encours de nos quinze fonds (six d’actions, quatre obligataires et cinq hedge funds) se situe à environ 1,8 milliard de francs suisses, et les souscriptions nettes ont porté depuis début 2010 sur environ 900 millions de francs. L’effet de marché a été en moyenne de 15 % avec une performance qui a même atteint 30 % pour notre fonds d’actions émergentes».Actuellement, Reyl & Cie affiche environ 4,1 milliards de francs d’actifs sous gestion, en comptant les 2,3 milliards de francs de la banque privée (contre 1,7 milliard début 2010). Cette activité s’est développée de manière dynamique en 2010, non seulement en Suisse, mais aussi en France et à Singapour.
Glencore, le géant suisse spécialisé dans le négoce des matières premières, aurait entamé des discussions avec des fonds souverains chinois et qatarien pour avoir des investisseurs établis à son capital avant sa cotation, rapporte Les Echos qui cite le «Sunday Times». Le groupe serait en pourparlers avec China Investment Corp. et Qatar Investment Authority. Glencore s’est refusé à tout commentaire.