Le régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, veut prévenir les conflits d’intérêts et protéger l’investisseur final. Dans le cadre de la régulation MIF 2, il propose à la Commission d’empêcher que le prix de l’analyse financière facturé par les courtiers aux gestionnaires d’actifs et répercuté sur le client final soit lié aux volumes exécutés.
François-Xavier Legendre, fondateur de Dauphine Patrimoine dresse le bilan de l’année en termes d’activité et de collecte et revient sur les attentes de ses clients.
Pascal Osberger, responsable commercial d'assurancevie.com (JDHM) depuis 2010, a pris la direction du développement commercial de Fundshop en décembre.
Conformément à l’accord politique trouvé au niveau européen en décembre, la Facilité européenne de stabilité financière (FESF) a confirmé vendredi l’extension technique de deux mois du deuxième plan d’aide à la Grèce. Censé s’achever le 31 décembre 2014, il a été prolongé au 28 février 2015. Les 1,8 milliard d’euros de fonds qui restent à débourser par le FESF pourront donc être prêtés dans ce laps de temps. Entretemps, la Grèce doit mener à bien l'élection d’un nouveau président qui dégagera le terrain pour des négociations avec la Troïka UE-BCE-FMI en vue de la sortie de ce plan d’aide.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié ses standards techniques pour la mise en œuvre de la directive MIF2 sur les marchés d’instruments financiers. Parmi les sujets très attendus, celui de la transparence des coûts de recherche et d’analyse financière. L’Esma souhaite que les recherches soient directement financées par les sociétés d’investissement ou réglées à partir d’un compte recherches séparé, financé par une commission spécifique qui sera tarifée à leur clientèle. L’Esma estime qu’il ne doit y avoir aucune contrepartie financière attaché à une recherche effectuée par une tierce partie qui soit incluse dans les commissions liées à l’exécution d’ordres sur le marché. Elle recommande en conséquence une stricte séparation entre les prestations de service de recherche et de transaction, ainsi que leur facturation.
L’industrie des fonds de pension espagnols a enregistré une collecte nette de 273,6 millions d’euros au cours du mois de novembre, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Grâce à cette bonne dynamique et à un rendement des portefeuilles de 602 millions d’euros, les actifs sous gestion ont progressé de 1,44 % sur un mois pour atteindre 61,74 milliards d’euros fin novembre contre 60,86 milliards d’euros fin octobre. Au cours du mois écoulé, CaixaBank a enregistré la plus forte collecte nette du secteur, avec 240 millions d’euros de souscriptions. La banque espagnole devance Renta 4 (25,2 millions d’euros de flux nets entrants), Bankia (22,4 millions), Axa (13,7 millions) et, enfin, Mapfre (13,4 millions). A l’inverse, Caser a enregistré la plus forte décollecte nette mensuelle, à -31,4 millions d’euros. Suivent BBVA (-29,1 millions d’euros), Bestinver (-27 millions), Catalunya Banc (-10,1 millions) et Generali (-1,8 million).
State Street Corporation, la maison-mère du gestionnaire d’actifs State Street Global Advisors, a nommé Michael F. Rogers au poste de président («president») et directeur des opérations («chief operating officer ou COO). Il sera rattaché à Jay Hooley, «chairman» et directeur général de State Street.Michael Rogers, 57 ans, a intégré State Street en 2007 dans le cadre de l’acquisition de la société Investors Financial, dont il avait été «president» pendant six ans. Depuis, il a occupé plusieurs postes de direction, dont celui de responsable de l’activité «investment servicing» pour les Amériques et de responsable de la recherche et de l’activité «trading» au niveau mondial. En 2010, il est devenu membre du comité exécutif du groupe. En tant que directeur des opérations, il supervisera les technologies de l’information, les opérations à l’échelle mondiale et l’activité «Global ExchangeEn parallèle, State Street a nommé deux vice-présidents exécutifs au sein de son comité exécutif. Il s’agit de Gunjan Kedia, responsable de l’expertise «investment servicing» sur le continent américain pour les «mutual funds», les assureurs et les clients institutionnels, et Wai Kwong Seck, responsable des activités «Global Servicesé et «Global Markets» pour la région Asie-Pacifique.
Goldman Sachs Asset Management va faire ses débuts dans l’univers des ETF, rapporte Ignites. La société de gestion projette en effet de lancer 11 produits actions et alternatifs qui vont répliquer des indices maison. Les six ETF smart beta qui seront lancés vont couvrir les petites et grandes capitalisations américaines, les actions internationales, les actions émergentes et les marchés européens et japonais. Cinq ETF de hedge funds vont aussi voir le jour.
Carlson Capital, une société d’investissement américaine lancée en 1993 qui gère 9 milliards de dollars d’actifs, envisager de lancer trois hedge funds pour investir dans la dette et les actions de sociétés évoluant dans le secteur de l’énergie, rapporte Bloomberg qui se réfère à une lettre du fondateur Clint Carlson adressée le 15 décembre à ses clients. La société entend ainsi profiter de la baisse du prix du pétrole et d’autres matières premières à l’échelle mondiale, estimant que ce contexte présente de réelles opportunités pour réaliser des investissements de long terme dans l’énergie. L’un de ses fonds, baptisé Black Diamond Energy Sector, aura pour objectif de surperformer l’ETF SPRD S&P Oil & Gas (XOP) Exploration & Production, selon cette même lettre.
Amundi ETF annonce le lancement d’Amundi ETF Floating Rate Euro Corporate 1-3 UCITS ETF, produit exposé aux obligations à taux variables. Coté par Amundi ETF sur Euronext Paris depuis le mois de septembre, il est également enregistré en Allemagne et au Royaume-Uni. Il est prévu que sa distribution soit étendue à d’autres pays européens, précise la société de gestion française. Amundi ETF Floating Rate Euro Corporate 1-3 UCITS ETF a pour objectif de répliquer au plus près l’évolution de la performance de l’indice Markit iBoxx EUR FRN IG 1-32 (Total Return, i.e. coupons réinvestis), à la hausse comme à la baisse, calculé et publié par Markit Indices Limited. L’indice est composé d’obligations investment grade à taux variables, libellées en euros, émises par des sociétés privées des pays développés, et dont la maturité est comprise entre 1 et 3 ans. Les frais annuels de gestion s'élèvent à 0,18 %.
Malgré les turbulences boursières, malgré les caprices des flux et les arcanes de la règlementation, le secteur de la gestion d’actifs en France reste très vivace. L’AMF aurait ainsi délivré près de 50 nouveaux agréments cette année, 49 très exactement, selon des chiffres communiqués par Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France, le 18 décembre à Paris à l’occasion du colloque annuel de Morningstar consacré aux jeunes sociétés de gestion («Emerging Manager Day»).Autrement dit, la gestion d’actifs française va terminer l’année sur un solde positif avec plus de 630 sociétés de gestion en activité fin 2014. Preuve du dynamisme du secteur, les sociétés de gestion indépendantes représentent 29% de la collecte nette, un pourcentage en augmentation au détriment des structures bancaires. On observe également une augmentation des agréments spécifiques, dédiés à la finance alternative et à la titrisation.Est-ce à dire que la consolidation du secteur, sur toutes les lèvres depuis plusieurs années, ne serait plus d’actualité? Plus que jamais, a estimé un des ateliers du colloque. Plutôt que la réglementation, ce sont les pressions commerciales qui pourraient favoriser la consolidation d’un secteur relativement protégé jusqu’ici mais confronté à une concurrence étrangère de plus en plus vive.Cela dit, si la consolidation n’est pas encore à l’ordre du jour sur le marché français, le secteur est en mouvement constant. Daniel Berlioz, associé chez Marker Management Consulting, a relevé que quelque 200 fiches de changement d’actionnariat avaient été déposées à l’AMF. Autrement dit, sans qu’on en ait forcément connaissance, près d’une société de gestion sur trois a modifié son tour de table. Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, les sociétés de gestion, qui ont généralement acquis une certaine assise sur le marché français, sont aussi de plus en plus nombreuses à tenter l’aventure à l’international. Qu’il s’agisse d’une petite structure comme Eiffel, qui veut s’installer à Londres, ou d’une structure beaucoup plus importante comme Lyxor, qui veut accélérer son développement sur le marché américain, l’international constitue un relais de croissance privilégié. Selon Stéphane Toullieux, qui a présidé au développement de Financière de l’Echiquier, désormais président de TLLX, les sociétés de gestion ne devraient pas hésiter à au moins investir l’espace francophone en Europe, qui élargirait considérablement leur périmètre et qui n’est pas fondamentalement différent de l’Hexagone même s’il vaut mieux prendre en compte les particularismes locaux, comme par exemple la domination des sicav en Belgique.En attendant, la jeune société de gestion qui souhaite assurer sa pérennité devrait s’appuyer sur trois piliers indissociables: la gestion financière bien entendu, la commercialisation et la distribution des produits et enfin l’organisation, les process et tous les outils qui permettent de respecter l’agrément. Dans cette perspective, plusieurs participants ont souligné l’importance de la réglementation, essentielle pour protéger les sociétés de gestion d’éventuels errements et qui peut même permettre de mieux organiser son développement. «On gère un macro-risque, le risque de réputation», a lancé Olivier Bibiano, chief operating chez BlueHive Capital qui n’a pas encore un an d’existence. Pour bien maîtriser les problématiques de contrôle interne et de conformité, Talence Gestion a ainsi recruté récemment un RCCI à plein temps. «Le RCCI n’est pas là pour mettre des bâtons dans les roues. Bien au contraire, c’est une force de proposition qui a un devoir de conseil et d’alerte. Il participe au comex et à tous les comités», a expliqué Cathy Jeffrey, directeur général associé fondateur de Talence Gestion.
Dans un courrier adressé le 18 décembre à l’Autorité des marchés financiers (AMF), la société de gestion américaine The Capital Group, agissant pour le compte de fonds, a déclaré avoir franchi à la hausse, le 16 décembre, le seuil des 15% des droits de vote de la société Edenred. The Capital Group détient désormais 37.509.500 actions représentant autant de droits de vote, soit 16,30% du capital et 15,15% des droits de vote. «Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Edenred sur le marché», précise l’AMF. Dans une déclaration d’intention, The Capital Group précise que cette «acquisition des titres de la société Edenred s’inscrit dans le cadre normal de son activité de société de gestion de portefeuille menée sans intention de mettre en œuvre une stratégie de mettre en œuvre une stratégie particulière à l’égard d’Edenred ni d’exercer, à ce titre, une influence spécifique sur la gestion de cette dernière». La société de gestion ajoute qu’elle «n’agit pas de concert avec un tiers et n’a pas l’intention de prendre le contrôle d’Edenred, ni de demander sa nomination ou celle d’une ou plusieurs personnes comme administrateur, membre du directoire ou du conseil de surveillance».
La Banque Postale a annoncé jeudi 18 décembre être entrée en négociations exclusives avec la société de gestion Aegon Asset Management en vue de conclure unpartenariat industriel dans le domaine de la gestion d’actifs. Cet accord a pour objectif de développer et de consolider les expertises de La Banque Postale Asset Management. Il comporterait une prise de participation minoritaire d’Aegon Asset Management dans LBPAM, à hauteur de 25%.Grâce à ce partenariat, La Banque Postale Asset Management et la fillale de gestion d’actifs de l’assureur néerlandais comptent étoffer leur gamme, qui inclurait notamment des expertises dans le domaine des actions internationales ou du multi-actifs. Cette opération ouvrirait aussi la distribution de produits LBPAM au réseau international d’Aegon Asset Management, souligne un communiqué. Couvrant l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie, Aegon Asset Management est un gestionnaire actif mondial dont les encours sous gestion s'élèvent à environ 290 milliards d’euros.La conclusion des accords définitifs devrait intervenir au cours du premier trimestre 2015.
La société de gestion Ciloger a acquis auprès d’IVG Institutional Funds GmbH l’immeuble de bureaux - dit « La Chocolaterie ». Situé à Levallois-Perret et développant une surface de près de 6 300 m² répartis entre huit locataires, le bien a été acheté pour le compte de l’OPCI « grand public » Immo Diversification et de la SCPI Atout Pierre Diversification.Cette transaction a été négociée pour un montant de 47,6 millions d’euros.
Denise Molina vient de rejoindre la société de gestion Juno Investment Partners en qualité d’analyste financier, rapporte le site spécialisé Fondsniews. Auparavant basée à Londres, Denise Molina travaillait en tant qu’analyste consultant pour New Street Research.
Credit Suisse renforce son activité de banque privée en Espagne. Le groupe bancaire helvétique vient en effet de recruter deux banquiers privés pour son bureau de Barcelone, rapporte Funds People. Les nouvelles recrues sont David Masso Parés, anciennement responsable de Wealth and Investment Management chez Barclays en Catalogne, et Xavier Marsal, qui travaillait jusque-là chez Crèdit Andorrà Banca Privada en qualité de directeur.
Source, le fournisseur européen d’ETF, a enregistré en Espagne sa gamme de fonds indiciels Source CSOP Markets, rapporte Funds People. Ainsi, la société a intégré dans cette gamme son fonds coté CSOP Source FTSE China A50 Ucits ETF, le premier ETF lancé en Europe qui investit «physiquement» dans les actions «A» chinoises. Début novembre, Source avait déjà enregistré 59 de ses fonds indiciels auprès de la CNMV, ce qui représente environ 80 % de sa gamme (lire NewsManagers du 6 novembre 2014).
La banque privée de Banca Popolare di Milano a signé des partenariats avec les sociétés de gestion Allianz Global Investors, Morgan Stanley Investment Management, PIMCO, Deutsche Asset & Wealth Management pour son offre de fonds actions, obligataires et multi-classes d’actifs, rapporte Bluerating. Par ailleurs, la banque privée de l’établissement italien a recruté trois banquiers privés : Giacomo Rinaldi qui vient de Banca Popolare di Sondrio, Giuseppe Speziale de Credito Bergamasco et Fulvio Vlanori, qui travaillait au sein du réseau commercial retail de Bpm.
Pimco recrute de nouvelles personnes pour renforcer son pôle de gestion actions, piloté par Virginie Maisonneuve. Le gestionnaire d’actifs américain a annoncé le 18 décembre la nomination de Giles Money au poste de senior vice president et gérant, spécialisé dans les stratégies actions croissance. Il rejoint Pimco en provenance de Schroders Investment Management, où il était gérant spécialisé dans les utilities.Par ailleurs, Lucrecia Tam est nommée senior vice president et analyste actions spécialisée sur les valeurs industrielles. Elle provient également de Schroders Investment Management.Les deux nouvelles recrues seront basées à Londres.
BNY Mellon Wealth Management, la filiale de gestion de fortune du groupe américain Bank of New York Mellon, a recruté Vivian Chan au poste de directeur du développement de l’activité à Hong Kong, rapporte Reuters. A ce titre, la nouvelle recrue sera chargée de proposer les services de la société auprès des particuliers et familles très fortunés («high net worth»). Vivian Chan sera rattachée à Chuck Long, responsable pour la Grande Chine chez BNY Mellon Wealth Management. L’intéressée travaillait précédemment chez Oppenheimer & Co en Californie où elle était directrice des investissements («director of investments»).
LaSalle Investment Management et Aviva Investors ont annoncé, 18 décembre 2014, la cession d’un actif de bureaux en Suède à la société immobilière suédoise cotée Atrium Ljungberg, pour le compte d’un fonds pan-européen ouvert. L’immeuble Point Liljeholmen, au Stora Katrineberg 16 à Stockholm, a été cédé pour une valeur sous-jacente de 1 100 millions de couronnes suédoises, soit 115,5 millions d’euros. Le bien développe environ 40.000 m² au cœur du centre d’affaires de Liljeholmen, au sud-ouest de Stockholm. L’actif est presque entièrement loué.
Le gestionnaire d’actifs australien AMP Capital a remporté un mandat de 200 millions de dollars auprès du fonds de pension canadien Ontario Pension Board (OPB) pour investir dans sa stratégie d’infrastructure mondiale, lancée en octobre 2014. Les investisseurs dans cette stratégie ont d’ores et déjà accès à un portefeuille existant d’actions européennes dédiées aux infrastructures d’une valeur de 750 millions de dollars. Cette stratégie vise une taille de 2 milliards de dollars, a rappelé AMP Capital.
AXA a conclu un accord avec les sociétés Certinvest et SIF Transilvania afin de céder ses activités d’assurance vie, épargne, retraite en Roumanie. Selon cet accord, Certinvest acquerrait une participation de 70% dans la filiale roumaine d’AXA, AXA Life Insurance S.A., tandis que SIF Transilvania acquerrait la participation résiduelle de 30%.Après cette opération, Axa quittera le marché roumain. Certinvest est un des principaux gestionnaires d’actifs indépendants en Roumanie. SIF Transilvania est une société d’investissement cotée à la Bourse de Bucarest.La finalisation de la transaction est soumise aux conditions habituelles, notamment l’obtention des autorisations réglementaires.
La fin d’année est la saison des «top 5" et autres classements permettant de faire le bilan. Le site emolument.com publie à cette occasion le palmarès des 5 villes européennes les plus intéressantes en termes de rémunération pour les cadres dirigeants dans la gestion d’actifs en 2014. Sans surprise, Londres truste encore une fois la première place du classement de la rémunération totale (rémunération fixe ajoutée aux bonus), avec en moyenne 141.000 livres, suivie de Genève (132.000), Zurich (142.000), Amsterdam (104.000) et Paris (104.000). Du point de vue de la rémunération fixe, les vice-présidents, les «VP», affichent un salaire confortable à Genève, avec 114.000 livres en moyenne, ce qui place le centre financier suisse avant Zurich, Londres, Amsterdam et Paris (72.000 livres). Pour toucher le plus de bonus en Europe, c’est encore une fois à Londres où les cadres dirigeants devront se rendre pour travailler. Ils y touchent en moyenne un bonus de 53.000 livres. Paris se classe ici deuxième avec 32.000 livres, suivie de Zurich (31.000), Amsterdam (29.000) et Genève (18.000).