Axa Investment Managers (Axa IM) a annoncé, ce 9 avril, la nomination effective au 1er avril 2015 de Francisco Arcilla au poste de responsable d’Axa IM au Japon. A ce titre, il sera chargé de diriger les activités de distribution et de développement commercial de la société de gestion française au Japon, tout en jouant un rôle clé pour renforcer sa présence locale. L’intéressé remplace Mikifumi Watanabe, qui était à la tête du bureau japonais d’Axa IM depuis près de dix ans et qui prendra sa retraite le 30 juin. Francisco Arcilla est rattaché à Christophe Coquema, global head of client group d’Axa IM.Membre du comité exécutif d’Axa IM, Francisco Arcilla occupait depuis novembre 2014 le poste de directeur du développement produits pour Axa Rosenberg, la filiale américaine de la société de gestion. Il avait rejoint Axa IM en 2011 en qualité de «global head» de l’équipe fonds de hedge funds, avant de prendre les rênes de la division External Managers Group (EMG) en juillet 2012.Avant d’intégrer Axa IM, Francisco Arcilla a été co-responsable des investissements chez EIM SA, une boutique suisse spécialisée dans les solutions alternatives qu’il avait rejointe en 2008. Avant cela, il avait travaillé pendant onze ans au sein de différents groupes bancaires (Santander, KBC, BNP Paribas…) en qualité de trader senior spécialisé dans les stratégies crédit et fixed income. Axa IM est présent dans la zone Asie-Pacifique depuis 1998, avec des bureaux à Tokyo, Hong Kong, Beijing, Singapour et Sydney, et des co-entreprises à Shanghai, Séoul et Bombay.
Youssef Dib, qui pilotait la division des clients très fortunés (UHNWI) au sein de Crédit Agricole Suisse, a quitté la société pour rejoindre le groupe bancaire libanais Saradar, où il dirige notamment depuis le début de l’année les activités de banque privée, rapporte le site spécialisé finews.
BNY Mellon Investment Management EMEA Ltd a annoncé le 9 avril le changement de raison sociale des activités de son bureau de représentation suisse. La société nouvellement constituée sera désormais BNY Mellon Investments Switzerland GmbH. Ce changement a eu lieu en raison d’une révision de la loi sur les placements collectifs de capitaux (LPCC).BNY Mellon Investment Management, qui compte environ 1,5 milliard de francs suisses (1,7 milliard de dollars américains) d’actifs sous gestion, dispose d’un bureau de représentation à Zurich depuis 2002. Avec la nouvelle forme juridique approuvée par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés (Finma), l’entreprise renforce son engagement de longue date envers le marché helvétique et poursuit sa stratégie de croissance.Le changement de raison sociale en BNY Mellon Investments Switzerland GmbH s’accompagne d’une extension et modification des responsabilités du gérant suisse: Nicolas Kopitsis, managing director de la distribution de tiers en Suisse, occupe désormais la fonction supplémentaire de président du conseil d’administration et CEO. Jürg Zollinger, managing director des activités liées à la clientèle institutionnelle, est désormais également membre du CA et administrateur. Matt Oomen, directeur exécutif et responsable de la distribution de la zone EMEA au sein de BNY Mellon Investment Management à Londres, exerce quant à lui la fonction de troisième membre du CA."La Suisse constitue un marché important pour nous. Depuis 2002, BNY Mellon propose au marché suisse une gamme étendue de produits innovants grâce à son approche multi-boutiques. Avec ce changement, nous réagissons aux nouvelles conditions réglementaires et renforçons notre engagement sur le marché suisse auprès de nos clients», déclare Nicolas Kopitsis. En Suisse, BNY Mellon Investments Switzerland GmbH emploie au total six personnes à Zurich et à Genève.
Le groupe financier genevois Semper a recruté trois nouveaux associés, à savoir les gérants de fortune Tatiana Rajakoski, Dick van der Meulen, Nevil de Tscharner, rapporte L’Agefi suisse. Ces personnes travailleront sur les sites de Genève ou Pfäffikon. La société annonce aussi l’engagement d’une analyste en la personne de Deepti Jaju. Ces nouveaux arrivants doivent permettre à Semper de renforcer sa position dans le domaine de la gestion de fortune. Semper propose des expertises dans les gestions de fortune, de patrimoine et de produits financiers. Le groupe a ouvert récemment une antenne à Londres et un bureau à Shanghai.
Le groupe Azimut a enregistré en mars une collecte nette de 521 millions d’euros, ce qui porte la collecte nette sur le premier trimestre de l’année à plus de 1,3 milliard d’euros. Le total des encours atteint 33,1 milliards d’euros.
Le gestionnaire d’actifs américain TCW vient de procéder à une double nomination afin de renforcer à la fois ses équipes de distribution d’une part et ses équipes de gestion d’autre part. Ainsi, Jonathan W. Botts a rejoint la société de gestion en qualité de «senior vice president» et directeur régional de la distribution «retail» et du marketing. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, l’intéressé travaillera avec les équipes de conseillers financiers et de gestion de fortune pour couvrir la communauté des «broker-dealer» en Californie du Sud, en Arizona, à Hawaï et à Las Vegas. Basé au siège social de TCW à Los Angeles, Jonathan Botts est rattaché à Alex McCulloch, «Group managing director» et responsable de la distribution «retail» et du marketing pour le groupe.Avant de rejoindre TCW, Jonathan Botts était «vice president» et responsable des consultants chez American Funds Distributors. Avant de travailler chez American Funds Distributors, il avait officié en qualité de «vice president» régional pour Fidelity Investments.Par ailleurs, TCW a annoncé le recrutement de Simon Park en tant que «managing director» au sein de sa division fixed income américaine («U.S. Fixed Income Group»). A ce titre, il sera responsable du trading high-yield et des titres «cross-over». Egalement basé à Los Angeles, il sera rattaché à Jerry Cudzil, responsable du U.S. Credit Trading. L’intéressé, qui compte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur obligataire, travaillait précédemment en tant que gérant de portefeuille pour JAE Credit Management, en charge en particulier des titres d’entreprises américaines et des dérivés. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez UBS et Goldman Sachs.
Le taux de couverture des fonds de pension américains a chuté au premier trimestre 2015, la croissance des engagements ayant été plus forte que celle des actifs, selon une analyse publiée le 9 avril par Aon Hewitt. Le déficit de couverture des fonds de pension américains s’est accru de 32 milliards de dollars au premier trimestre, selon l’indicateur de suivi («Pension Risk Tracker») d’Aon Hewitt et le taux de couverture s’est replié à 82% contre 83,2% au quatrième trimestre 2014. Durant le trimestre sous revue, les engagements ont augmenté de 2,1% ou 44 milliards de dollars alors que les actifs progressaient dans le même temps de seulement 12 milliards de dollars.
L’actuel environnement exigeant dans lequel opèrent les assureurs français - y compris la transition vers le nouveau régime de Solvabilité II - oblige le marché à regarder les risques sur le long terme, au-delà des taux crédités de l’année dernière, estime Standard & Poor’s dans une étude publiée le 9 avril («French Life Insurers: Ultra-Low Interest Rates Could Mean Ultra-Low Earnings By 2020"). La dynamique actuelle du marché met un accent sans précédent sur la capacité de chaque assureur à adapter sa stratégie et à définir et à respecter des tolérances aux risques qui résisteront à l’épreuve du temps, estime ainsi l’agence de notation. Avec les politiques d’allocation aux assurés inchangés, les résultats des assureurs vie en France pourraient s’approcher de l’équilibre d’ici à 2020, en fonction des politiques d’investissement et des politiques de participation aux bénéfices de chaque assureur. Les annonces de taux crédités aux assurés des contrats d’épargne en euro ont donné lieux à des commentaires variés. Certains insistent sur la baisse relativement limitée (30 points de base selon la FFSA) en comparaison à la baisse par exemple du taux des emprunts d’état à 10 ans (165 points de base), alors qu’en réalité ce taux reflète plutôt la résistance du taux de rendement des actifs (qui se situe autour de 3,5% approximativement en moyenne) en 2014, remarque Standard & Poor’s. Selon l'étude, les assureurs vie ont en général renforcé leurs provisions pour participation aux excédents (PPE) qui ont ainsi atteint leurs plus hauts niveaux depuis 2007. Toutefois, l’environnement de taux bas pèsera progressivement sur la capacité bénéficiaire des assureurs et affaiblira leur solvabilité ajustée des risques dans les années qui viennent. La performance de 2014 du secteur sera probablement difficile à reproduire dans les cinq prochaines années. «Nous observons une baisse graduelle du taux de rendement des portefeuilles obligataires (20 à 30 points de base au cours des trois dernières années) et pensons que le taux de rendement des actifs pourrait baisser encore plus vite au cours des cinq prochaines années», indique Standard & Poor’s. Dans l’ensemble, les résultats réalisés en 2014 ainsi que le renforcement des PPE devraient amortir la baisse de la solvabilité ajustée des risques, encore dans la même catégorie que l’année dernière. Même si le niveau bas des taux d’intérêt a déjà un impact négatif sur la solvabilité ajustée des risques à travers une baisse des valeurs de profits futurs et à une hausse du coût des options et des garanties. Au-delà de trois ans, Standard & Poor’s anticipe une augmentation de la sensibilité des bilans des assureurs, à cause d’une baisse vraisemblable du potentiel de marge et d’une hausse possible de la prise de risque (à l’actif ou au passif).
La Banque Postale a annoncé jeudi soir être entrée en négociations exclusives avec la société Nexity pour acquérir sa participation au capital de Ciloger. Après cette acquisition, La Banque Postale détiendrait 90 % du capital de la société de gestion de portefeuille des SCPI et OPCI, contre 45% actuellement.Cette opération est en droite ligne avec la volonté de La Banque Postale de se développer dans les métiers de la gestion d’actifs, au service de ses clients, précise un communiqué selon lequel, au-delà de cette cession, la Banque Postale et Nexity entendent également renforcer leurs partenariats en matière immobilière et financière.L’opération qui est soumise à l’autorisation des autorités compétentes devrait intervenir au cours du deuxième trimestre.
Blackstone Group et Corsair Capital sont en discussions avancées en vue d’acquérir une importante participation au capital de la société de gestion américaine First Eagle Investment Management (First Eagle IM), rapporte le site Pensions & Investments qui cite des sources proches du dossier. Les discussions, qui impliquent l’actuel actionnaire de First Eagle, dont TA Associates, pourraient durer plusieurs semaines sans aucune certitude d’aboutir. Contactés par Pensions & Investments, des porte-parole de Blackstone et de Corsair Capital n’ont pas souhaité faire de commentaires. First Eagle IM gère 100 milliards de dollars d’actifs à fin mars 2015.
AIM Software, fournisseur de solutions de gestion de données d’entreprise, a annoncé jeudi 9 avril avoir été retenu par Caceis dans le cadre d’un accord de licence afin de répondre aux attentes en matière de gestion des données à la fois actuels et futurs de la société d’asset servicing. La décision fait suite à un processus de sélection où il a été question d'évaluer deux options, l’une interne, l’autre externe, note un communiqué.
Blackstone Group et la banque Wells Fargo sont sur le point de conclure l’acquisition d’un portefeuille d’actifs immobiliers d’une valeur de 30 milliards de dollars auprès de General Electric, rapporte Bloomberg qui cite une source proche du dossier. Un accord définitif pourrait même être annoncé ce vendredi 10 avril, selon cette même source.
Le plongeon historique des prix du pétrole a fait une nouvelle victime : un hedge fund dirigé par une ancienne star du trading de Citigroup, rapporte le Wall Street Journal. Kamunting Street Capital Management, qui gérait environ 1 milliard de dollars à son plus haut fin 2007, va rembourser ses investisseurs, a annoncé son fondateur, Allan Teh. Le fonds, dont les encours sont aujourd’hui de 300 millions de dollars, a notamment souffert de paris dans des obligations ‘junk’ liées à des entreprises d’énergie qui ont fortement souffert. En 2014, Kamunting affichait un gain de 7 % en milieu d’année, mais terminait l’année en repli de 4 %. En 2015, le fonds a perdu 2 % de plus. Depuis son lancement en 2004, le hedge fund a dégagé en moyenne plus de 8 % par an, après frais.
La société de capital-risque ISAI a annoncé le 9 avril le premier closing du fonds successeur de son premier fonds lancé en 2010. Le montant atteint déjà 55 millions d’euros, bien au-delà des 35 millions d’euros visés fin janvier, souligne un communiqué. Ouvert uniquement aux souscripteurs existants, une soixantaine d’entrepreneurs du web ont ainsi renouvelé leur confiance à ISAI, nombre d’entre eux en profitant pour amplifier leur investissement. BPIFrance et Crédit Mutuel Arkea, investisseurs institutionnels eux aussi historiques, sont également à nouveau présents dans ce tour de table. La souscription par des entrepreneurs reste très majoritaire dans le montant total souscrit. La taille maximale du fonds (« hard cap ») a été volontairement fixée à 70 millions d’euros (soit deux fois la taille du fonds prédécesseur) malgré une demande permettant sans doute de lever un montant largement supérieur. De nouveaux souscripteurs et notamment de nouveaux entrepreneurs devraient rejoindre ISAI d’ici l’été. Avec son fonds de « Capital Développement/Private Equity », nommé ISAI Expansion, dédié au secteur du numérique et lancé en 2012/2013, ISAI dispose dorénavant de 140 millions d’euros sous gestion, montant significatif pour un fonds d’entrepreneurs. Lancé par Pierre Kosciusko-Morizet, Geoffroy Roux de Bezieux, Stéphane Treppoz et Ouriel Ohayon en 2009 et dirigé par Jean-David Chamboredon, ISAI s’est immédiatement imposé dans le capital-risque « post-amorçage ». Son premier investissement, Blablacar, est devenu le leader mondial du covoiturage avec plus de 10 millions de membres.
Le gestionnaire d’actifs Legal & General Investment Management America (LGIMA), filiale de Legal & General Investment Management US, renforce son équipe de gestion indicielle avec le recrutemenr de David Barron au poste nouvellement créé de gérant de portefeuille senior. L’activité indicielle de LGIMA gère actuellement plus de 59 milliards de dollars d’actifs, précise la société de gestion dans un communiqué. La nouvelle recrue sera rattachée à Shaun Murphy, directeur des fonds indiciels.David Barron travaillait précédemment chez Northern Trust en qualité de gérant de portefeuille, spécialisé dans la gestion quantitative. Avant cela, il avait officié chez BNY Mellon et Harbor Drive Asset Management.
Le groupe de services financiers TIAA-CREF, spécialisé dans les plans de retraite, a annoncé le lancement d’une filiale à 100%, Churchill Asset Management, dédiée à l’origination, la souscription et la gestion d’investissements dans des prêts senior, en priorité sur le segment du middle market américain. Cette transaction, dont les modalités n’ont pas été précisées, vient compléter l’offre obligataire de TIAA-CREF, qui a déjà racheté l’an dernier Nuveen Investments et qui avait lancé en 2013 une joint venture dans l’immobilier avec Henderson Global Investors. Les actifs sous gestion de TIAA-CREF s'élevaient fin 2014 à 851 milliards de dollars.
L’encours des fonds communs de placement espagnols a enregistré une progression de 10,27% au cours du premier trimestre 2015 pour atteindre 218,8 milliards d’euros à fin mars 2015 contre 198,4 milliards d’euros fin décembre 2014, selon des chiffres de VDOS. Cette croissance résulte principalement d’une collecte nette de 12 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année.Au cours de ce premier trimestre, la palme de la meilleure collecte nette revient à CaixaBank, qui enregistre 3,98 milliards d’euros de souscriptions nettes. Suivent Santander (1,38 milliard d’euros de collecte nette), BBVA (1,21 milliard d’euros), Allianz (1,18 milliard d’euros) et Banco Sabadell (1,17 milliard d’euros).A l’inverse, Egeria Grupo de Gestion enregistre la plus forte décollecte nette du secteur, avec 803,7 millions d’euros de rachats au cours du trimestre écoulé. Suivent Bestinver (-230,46 millions d’euros), Banca Privada de Andorra (127,33 millions d’euros), Novo Banco (-44,65 millions) et, enfin, EFG Investment (-29,38 millions d’euros).A fin mars, les dix premiers acteurs du secteur concentrent 171,27 milliards d’euros, soit 78,28% du marché, souligne VDOS.
La Banque de France a annoncé aujourd’hui une stabilisation du nombre de défaillances d’entreprises cumulé sur un an à fin janvier, à 62.709 contre 62.686 à fin janvier 2014. Cette stabilité cache une baisse significative du nombre de défaillances pour les PME (- 8,5%) et pour les entreprises de taille intermédiaires et grandes entreprises (- 13,2%), reculs compensés par une hausse de 0,5% des défaillances de micro entreprises. Les défaillances cumulées baissent dans le transport, l’information, les activités de soutien aux entreprises et l’industrie. En revanche, le cumul augmente dans l’hébergement, les activités immobilières et la construction.
Au-delà du calendrier de hausse des taux, les minutes de la banque centrale rappellent que la gestion du bilan de la Réserve fédérale est au cœur des débats.
Le vice-gouverneur de la banque centrale suédoise (Riksbank), Martin Floden, indique que si l’institut surveille «bien entendu» l'évolution des prix des actifs, cela ne constitue toutefois pas un sujet spécifique pour la Suède. Il ajoute percevoir des signes montrant que l’inflation a touché un point bas et que la politique monétaire actuelle fonctionne.
Le ministère chinois des Finances étudie la possibilité d’abaisser la taxe sur la valeur ajoutée sur le charbon de 17% à 13% sur fond de déclin des prix du combustible, rapporte le China Securities Journal qui cite des sources industrielles. La fédération du secteur (China National Coal Association) veut diminuer la production de 5% cette année afin de stabiliser les prix.
La Grèce a honoré hier le remboursement au FMI d’une tranche de 450 millions d’euros arrivée à échéance et a soumis à l’Eurogroupe une nouvelle demande d’aide de trésorerie. Les ministres des Finances de la zone euro ont répondu en accordant un délai de 6 jours pour que le pays améliore ses réformes.
Le régulateur américain des marchés à terme (CFTC) a différé la demande du London Metal Exchange d’autoriser les traders américains à accéder directement à son système de de trading électronique et d’appariement des ordres. La CFTC évoque des problèmes liés aux entrepôts d’aluminium du LME, pour lesquels une réforme du stockage a été engagée.
Fitch Ratings a ramené la perspective sur la note du Brésil de stable à négative, tout en confirmant sa note de long terme à «BBB». Des performances économiques médiocres, des déséquilibres macroéconomiques croissants, la dégradation des finances publiques et une forte augmentation de la dette publique expliquent l’abaissement de la perspective, estime l’agence. Fitch prend acte du processus d’ajustement macroéconomique décidé par Brasilia mais ajoute que les risques liés à sa mise en œuvre et à sa durabilité persistent.
Une croissance économique médiocre pourrait devenir la «nouvelle réalité» avec à la clé des chômeurs par millions et une multiplication des risques d’instabilité financière, estime la directrice générale du FMI dans un discours prononcé à l’Atlantic Council de Washington. Christine Lagarde avait déjà dit en octobre que l'économie mondiale risquait d'être confinée à une trajectoire de croissance «médiocre», en l’absence d’une réaction des autorités compétentes.
Martine de Fréminville, responsable de la gestion obligataire du Groupe Prévoir, a expliqué, au micro de l’Agefi TV, que l’institution était en train de diversifier son portefeuille obligataire. «Nous étions auparavant essentiellement investis en obligations d’Etat français et obligations du secteur parapublic, a-t-elle déclaré. Bien évidemment, compte tenu des niveaux actuels de taux, nous avons été obligés de diversifier notre allocation d’actifs.» Si, traditionnellement, le Groupe Prévoir détient des fortes poches immobilier (14%) et actions (14%), il avait cependant effectué le choix «de ne pas prendre de risque» sur le marché obligataire. «Nous avons commencé à investir dans des obligations high yield de façon marginale, autour de 1 à 2% du portefeuille, a affirmé la responsable de la gestion obligataire. Nous redoutons l'émergence d’une bulle, donc nous prenons des risques tout à fait mesurés. La bulle obligataire, si elle se produit, n’affectera pas nécessairement les spread de taux des obligations high yield». En plus des obligations high yield, le Groupe Prévoir a récemment effectuer des placement dans les obligations à taux variables, alors qu’il n’en détenait que très peu en portefeuille jusque-là. Enfin Martine de Fréminville a indiqué que le Groupe «étudiait l'éventualité d’investir dans des sous-jacents taux d’intérêt, comme des fonds de loans.»