La FSA britannique a reçu une plainte de traders sur métaux qui s’inquiètent de l’effet déstabilisant des projets de lancement d’ETP sur métaux industriels.
La foncière vient d’obtenir auprès de trois banques allemandes une ligne de 270 millions d’euros sur sept ans pour un coût annuel inférieur à 3,50 % pour sa tour CB 21 à la Défense. Il s’agit du troisième refinancement de ce bâtiment acquis juste avant la crise financière.
Plusieurs grands groupements industriels, des secteurs de l’automobile, de l'électronique et de l'énergie ont publié une lettre ouverte pour appeler les dirigeants du G20 à garantir un approvisionnement continu en terres rares, soulignant qu'à défaut, la croissance économique en souffrirait.
La production industrielle allemande a décrû en septembre à son rythme le plus soutenu en près d’un an mais la reprise du secteur industriel de la première économie européenne est intacte, a annoncé le ministère de l’Economie. La production a diminué de 0,8% CVS en septembre. C’est sa baisse la plus forte depuis octobre 2009.
Les exportations allemandes ont augmenté deux fois plus que prévu en septembre, permettant au pays d’afficher son plus fort excédent commercial en près de deux ans, ce qui laisse présager d’un troisième trimestre solide. D’un mois sur l’autre, la hausse des exportations s'établit à 3%, en données corrigées des variations saisonnières, tandis que les importations sont en repli de 1,5%, indique l’Office fédéral de la statistique.
Echaudé par l’offre de rachat du géant local de l’engrais Potash par le groupe anglo-australien BHP Billiton, le gouvernement canadien envisage de renforcer son arsenal législatif pour éviter que ses ressources naturelles ne tombent dans des mains étrangères. Il souhaite ainsi renforcer ses règles de contrôle et de transparences sur les investissements étrangers, indique par le ministre de l’industrie, Tony Clement, dans le Financial Times. L’Etat canadien pourrait exiger que, pour toute offre supérieure à 299 millions de dollars canadiens (298 millions de dollars américains), les acquéreurs potentiels étrangers détaillent publiquement les avantages que le pays pourrait retirer de l’opération en termes d’emploi, d’investissements locaux, de transferts de technologie et de concurrence. Le seuil serait même inférieur pour les sociétés issues de pays non membres de l’OMC.
Le collectif budgétaire voté en décembre devrait aligner la fiscalité des sociétés de personnes en France sur celle de ses voisins, rapportent lundi les Echos. Aujourd’hui, en France, l’impôt est payé par les associés mais calculé au niveau de la société, alors que toute sles règles s’apprécient au niveau des associés dans les autres pays, ce qui complique les schémas d’investissement transfrontières, notamment dans l’immobilier. Désormais, c’est la résidence de l’associé qui sera retenue pour les conventions fiscales internationales.
L’Autorité des marchés britannique a admis lundi avoir reçu une plainte sur les projets de lancement d’ETP (exchange traded products) adossés à des métaux de base. «Nous devons regarder les problèmes que cette plainte soulève», indique la FSA. ETF Securities et JPMorgan ont annoncé en octobre leur intention de lancer des ETP sur métaux de base, alors que les ETP sur métaux précieux rencontrent un succès croissant.
Dans un entretien exclusif donné à Newsmanagers, Jean-Baptiste de Franssu revient sur les grands chantiers qui animent l'association européenne qu'il préside. De l'harmonisation de la distribution des OPCVM à la problématique des retraites, le responsable de l'Efama fait un point sans complaisance sur ce qu'il reste à faire et sur les pierres d'achoppement aussi. Il n'oublie pas pour autant de signaler les expériences convaincantes menées par des autorités de tutelle locales et rappelle également les atouts dont dipose la France dans l'univers de la gestion d'actifs.
Depuis le 1er novembre, Oliver Fischer, qui était sales director pour la clientèle institutionnelle, les family offices, les gestionnaires de fortune et les divisions gestion de fortune de plusieurs banques chez First Private Invesment Management, a rejoint FPM Frankfurt Performance Management. Il est chargé de la clientèle investisseurs professionnels et gestionnaires d’actifs. Il couvrira depuis Francfort l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg.A noter par ailleurs que la CNMV a enregistré au 5 novembre le fonds Top 25 S de FPM Deutsche Investmentaktiengesellschaft mit Teilgesellschaftsvermögen, compartiment de la sicav de droit allemand. Le fonds sera commercialisé en Espagne par DWS Investments (Spain).
Hedgeweek a assisté au lancement du Value Gold ETF (3081 HK) à la Bourse de Hong Kong. Il s’agit du premier ETF or physique au monde où le sous-jacent est stocké à Hong Kong et non dans des endroits comme Zurich. C’est aussi le deuxième ETF à avoir été lancé par Sensible Asset Management Hong Kong, une joint venture entre Value Partners Group et Ping An.
UBS a recruté trois collaborateurs de la banque privée de J.P. Morgan afin de renforcer son offre de gestion de fortune en Asie, rapporte FinanceAsia. Elan Cohen devient managing director ; Rizvan Baig est nommé directeur exécutif ; et Matthew Peh est désigné directeur associé.
Aberdeen Immobilien KAG a annoncé le 5 novembre que la suspension des rachats des fonds immobiliers DEGI International (offert au public, 17 milliard d’euros) et Global Business (institutionnel, 0,3 milliard d’euros) est allongée de 12 mois jusqu’au 16 et 11 novembre 2011 respectivement. Dans les deux cas, la liquidité disponible est insuffisante pour faire face aux demandes prévisibles ou annoncées de remboursements.Le gestionnaire précise qu’il mène «intensivement» des négociations pour vendre des actifs et se procurer les liquidités nécessaires à une reprise des remboursements, mais que l’amélioration du marché de l’immobilier est encore trop fragile pour permettre des cessions avant le courant de l’année prochaine. D’autant que l’objectif est de vendre à des prix adéquats. On se souvient que la société de gestion a été obligée récemment de décider la liquidation sur trois ans du DEGI Europa (lire notre article du 25 octobre) faute d’avoir pu revendre suffisamment d’actifs pour faire face aux demandes de rachat concernant ce fonds de 1,3 milliard d’euros.Aberdeen Immobilien souligne que le taux de remplissage des immeubles du portefeuille se situe à 97 % pour le DEGI International et à 93 % pour le DEGI Global Business, ce qui témoigne de la bonne qualité du portefeuille.
Thomas Olbrich, gérant de portefeuille senior pour les taux chez Oppenheim KAG où il avait la responsabilité de plusieurs fonds obligataires offerts au public ou institutionnels, a rejoint Gothaer Asset Management (GOAM) comme gérant de portefeuille senior. Il sera chargé de la poche dérivés de taux pour les fonds offerts au public de GOAM ainsi que pour les investissements de l’assureur Gothaer Versicherung.
Selon les milieux financiers, la banque privée Lampe (groupe Oetker) a jeté l'éponge peu avant la date limite (vendredi 5 novembre) fixée par la Deutsche Bank pour le dépôt d’une offre ferme pour l’acquisition de la BHF-Bank (1.500 salariés, 40 milliards d’euros d’encours), rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. On ne sait pour l’instant quelle sera l’attitude du capital-investisseur KKR, qui faisait équipe avec Lampe et qui était censé fournir le plus gros du financement.En tout cas, il semble que les autres candidats repreneurs (Hinduja et Apollo) aient également renoncé, de sorte que seule la LGT-Bank reste en lice. Il semble toutefois que la banque de la famille princière du Liechtenstein soit uniquement intéressée par la gestion d’actifs et la gestion de fortune de la BHF et non par ses activités de banque des entreprises et de négoce pour compte propre.
Le 5 novembre, CBT Gestion (lire notre article du 29 septembre) a ouvert à la souscription son premier produit, le FCP CBT Action Eurovol 20, un fonds de fonds coordonnés mettant en œuvre une version pilotée de la technique de minimisation de la variance (minvar). Comme l’indique Christian Bito, ancien associé-gérant de Rothschild & Cie Gestion, qui assure la gestion de ce nouveau produit avec Vladimir Danesi, ancien directeur de la multigestion chez Rothschild & Cie Gestion, l’objectif consiste à maîtriser la volatilité de son investissement et rechercher de la performance dans des marchés en «tôle ondulée». Le fonds vise à battre, sur des périodes glissantes de 5 ans, la performance de l’indice Eurostoxx 50.Le principe développé par CBT Gestion consiste à définir un budget de risque et à piloter l’investissement pour le contrôler. En effet, le risque, qu’il soit mesuré par la volatilité ou la value at risk (VaR), a quasiment doublé. Un placement en actions européennes PEA affiche aujourd’hui en moyenne une volatilité de 24 % contre 12 % en 2006.Le niveau retenu pour ce premier FCP est de 20 % de volatilité historique mesurés sur un an glissant, ce qui correspond aux moyennes observées à très long terme pour les grandes capitalisations sur les grands marchés d’actions (Etats-Unis, Europe, France).Le procédé de gestion comporte trois étapes : d’abord, l’application d’une stratégie d’investissement fondamentale macro-économique (top-down) afin de déterminer les thèmes d’investissement porteurs et sélectionner une quinzaine d’OPCVM en multigestion de manière à construire un portefeuille convenablement diversifié.La deuxième étape consiste à optimiser le portefeuille en utilisant les fonds sélectionnés. Ainsi, en fonction des caractéristiques de risque des différents OPCVM sur un historique d’un an glissant, les poids de chacun sont déterminés afin que le portefeuille soit le moins volatil possible. C’est la technique de minimisation de la variance (minvar). Dans le cas du CBT Action Eurovol 20, cela donne une volatilité historique de 15 % début novembre 2010.La troisième étape, celle du pilotage, est donc tactique. Elle doit permettre de prendre en compte des indicateurs de finance comportementale. Si les marchés sont jugés «calmes», le fonds sera investi à 100 % sur la liste précédemment calculée et son objectif de 20 % de volatilité devrait être réalisé. Si, en revanche, on anticipe une dérive de la volatilité, l'équipe de gestion s’efforcera de consommer moins de budget de risque. Le CBT Action Eurovol 20 peut abaisser son exposition économique en actions zone euro à 60 %. Parmi les indicateurs à court terme privilégiés figurent le TED spread et le VIX.CBT Gestion propose pour ce FCP une part pour les institutionnels à 100 000 euros et une part R admissible au PEA à 100 euros ; cette dernière est notamment référencée chez Sélection R, Swiss Life et, prochainement, AXA-Thema.CaractéristiquesDénomination : CBT Action Eurovol 20Code Isin : FR0010953794, part RFR0010956896 part IIndice de référence : Eurostoxx 50 hors dividendesCommission de gestion : 1,85 %, part R0,95 % part I
Ancien directeur général adjoint de Société Générale Asset Management (SGAM), Jérôme de Dax a créé en septembre la société de conseil en investissements financiers DAX Finance avec Sophie de Gaulle, spécialiste des relations institutionnelles.La nouvelle entité s’adresse principalement à une clientèle d’investisseurs institutionnels, de collectivités territoriales, de groupes familiaux et de fondations. Les initiateurs de DAX Finance ont opté pour un positionnement tripolaire de conseil indépendant aux clients et de partenariat avec les fournisseurs/producteurs, le conseil aux investisseurs s'élargissant à leur accompagnement stratégique sur le moyen/long terme.Pour ce faire, DAX Finance proposera une analyse permanente de l’offre en produits financiers, mais aussi des opportunités d’investissements et une expertise alliant une connaissance des tendances du marché et des besoins des investisseurs. «L’optimisation du service passera par des solutions sur mesure intégrant les objectifs et contraintes de chacun, par des partenariats avec des acteurs hautement spécialisés et par une veille permanente sur la maîtrise des risques», précise le texte de présentation du nouveau CIF.Parmi les valeurs mises en exergue figure, outre l’indépendance et l’objectivité des préconisations, un engagement de transparence sur tous les paramètres financiers.
Sur les neuf premiers mois de l’année, la banque privée Neuflize OBC a enregistré des souscriptions nettes de 2,183 milliards d’euros. «Ces résultats dépassent l’objectif fixé en début d’exercice d’une collecte nette de 2,047 milliards pour l’ensemble de l’année 2010, contre 1,526 milliard en 2009", peut-on lire dans un communiqué. Ainsi, la banque prévoit pour la fin de l’année une collecte nette supérieure à ses prévisions budgétaires."La croissance de la collecte est tirée par l’ensemble de nos activités, dans la banque, la gestion d’actifs et l’assurance vie. Nos deux nouvelles entités de gestion assurent un développement important sur des clientèles tierces, qu’il s’agisse d’institutionnels ou de tiers distributeurs», commente Philippe Vayssettes, président de Neuflize OBC. Sur l’ensemble de l’année, le produit net bancaire devrait atteindre 300 millions d’euros, contre 272 millions en 2009 et le résultat net devrait dépasser les 30 millions, contre 24,1 millions en 2009. Les charges d’exploitation devraient être conformes aux 244 millions anticipés.
Sur les neuf premiers mois de l’année, hors variation de l’immobilier, le chiffre d’affaires du groupe Avenir Finance progresse de 21% et la Marge Brute de 24%.Le chiffre d’affaires du pôle Gestion d’Actifs (*) progresse de 27% et la marge brute de 60%. L’augmentation des actifs gérés (560 millions d’euros d’encours au 30 septembre 2010, en hausse de 54% par rapport au 30 septembre 2009) explique cette performance, précise l'établissement.De son côté, le pôle Gestion Privée enregistre un chiffre d’affaires en hausse de 14% et une marge brute en progression de 9%. (*) hors variation de l’immobilier
Selon l’Agefi, la saison des AG 2011 devrait connaître le retour des débats sur la rémunération des dirigeants. Depuis trois ans, la plupart des dirigeants ont dû se contenter de leur seule rémunération fixe. Les entreprises réfléchissent donc à d’autres modes de rémunération, notamment les plans de pensions et de rémunérations différées, encore peu réglementés. «La pire solution serait l’augmentation des salaires, la plus destructrice de valeur pour l’actionnaire en raison du poids des charges patronales afférentes», explique Bénédicte Hautefort, associée d’Ondra Partners et présidente d’InvestorSight qui a réalisé une étude selon laquelle 80% des entreprises du CAC 40 donnent les critères d’attribution des parachutes dorés, et 50% les critères d’attribution des stock-options et des actions gratuites. Le CAC 40 utilise six critères, note le journal : l’atteinte de l’objectif de bonus, le cours de Bourse, la croissance des ventes, la solidité du bilan, le résultat opérationnel et le retour sur investissement. A la différence du régime anglais, les critères sont alternatifs et non cumulatifs, ce qui est perçu comme une moindre exigence par les actionnaires.
Selon Les Echos, AXA APH a confirmé, en réaction aux informations publiées par «La Tribune» jeudi dernier, la reprise des discussions entre l’assureur et le gestionnaire d’actifs australien, quasiment un an jour pour jour après leur première offensive. Le contexte ayant changé, le duo devra faire des concessions pour séduire les minoritaires.
Dans une notification à la CNMV, Renta 4 indique que son bénéfice net pour les neuf premiers mois de l’année s’est accru de 9,1 % sur la période correspondante de l’an dernier, à 5,1 millions, pour un chiffre d’affaires en hausse de 9,8 % à 45,3 millions d’euros.L’augmentation de l’encours observée les mois précédents s’est poursuivie, de sorte que les actifs sous gestion ou administration au 30 septembre dépassaient 5,09 milliards d’euros, grâce à des souscriptions nettes de 293 millions depuis le début de l’année.
Selon Citywire, l’ancien gérant de Threadneedle Rob Jones s’apprête à lancer son premier fonds au sein d’Union Bancaire Privée, son nouvel employeur. Investi sur les actions européennes, il sera géré de la même manière que le fonds Threadneedle Pan Europen qu’il pilotait précédemment, a confié le gérant à Citywire.
Il y a un an, Ignis Asset Management annonçait son intention de développer son réseau de boutiques de gestion, lequel se composait alors de trois entités. Depuis, la société de gestion écossaise a changé de cap. Aujourd’hui, elle veut plutôt favoriser sa propre gestion, une stratégie plus rentable, selon Philip Goldsmith, managing director Europe. Même si cela pourrait se faire également sur un modèle de multi-boutiques. Mais internes, cette fois. Pour cela, Ignis AM a recruté dernièrement un certain nombre de pointures de l’investissement. Tout récemment, Mark Lovett, l’ancien directeur des investissements d’Allianz RCM pour les actions britanniques et européennes, a rejoint la société en tant que directeur des investissements (CIO). Cette arrivée faisait suite à celle de Chris Fellingham, un ancien de Soros, devenu directeur des investissements. D’autres recrutements devraient suivre, Ignis AM cherchant notamment à se renforcer sur les obligations internationales. Dans le même temps, le gestionnaire écossais s’est partiellement désengagé du capital d’Hexam, l’une des joint ventures qu’il détenait à 50 %, en vendant 15 % aux associés. Et désormais il n’assurera plus la distribution de ces produits. La société de gestion garde néanmoins 35 % dans l’entité ainsi que 50 % du capital de ses deux autres boutiques, Argonaut, spécialiste des actions européennes, et Cartesian, dédiée aux actions britanniques, dont elle continue à vendre les fonds.Pour Ignis AM, l’objectif qui sous-tend cette stratégie est le développement des activités pour compte de tiers. En effet, sur ses 81 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2010, près de 90 % sont encore gérés pour le compte de son actionnaire Phoenix, qui est un groupe d’assurance vie britannique. Pour y parvenir, outre le renforcement de sa gestion, la société de gestion veut agir commercialement dans trois directions, a expliqué Philip Goldsmith à Newsmanagers. La première consiste à développer l’activité retail en Angleterre. La deuxième est l’expansion européenne. Toute une équipe commerciale de New Star avait d’ailleurs été recrutée il y a un an pour couvrir l’Europe continentale (lire article du 31 juillet 2009). Enfin, Ignis AM veut aussi se renforcer sur le segment institutionnel. Une équipe, qui sera basée à Londres, va prochainement être embauchée à cet effet. Côté développement européen, l’équipe recrutée en septembre dernier a eu une première année compliquée face à un contexte difficile. «Les actions européennes est le secteur de Lipper qui a le plus souffert», indique Philip Goldsmith. Or, l’offre d’Ignis AM se composait jusqu’à présent essentiellement d’actions, de surcroît européennes. Et la France, qui reste l’une des priorités d’Ignis AM, a été un marché particulièrement dur, étant le pays qui affiche l’une des collectes les plus faibles d’Europe depuis le début de l’année, selon la société de gestion. D’où l’intérêt d’étoffer l’offre… La société est d’ailleurs en train de transformer un fonds marchés émergents monde qui sera géré selon une approche macro-économique. L’investissement se fera désormais au travers de futures et non plus de valeurs, ce qui permettra d’éviter les coûts liés à la rotation des portefeuilles. Ce fonds permettra de remplacer l’offre d’Hexam qui était sur les émergents. Par ailleurs Philip Goldsmith compte mettre en avant des fonds Royaume-Uni de Cartesian. «En général, on parle peu des actions britanniques en Europe continentale. Pourtant, la Bourse de Londres est plus importante que celle de la France, Allemagne et Italie ensemble. De plus, elle contient de nombreuses sociétés internationales. Nous allons donc proposer aux investisseurs de jouer le monde via le Royaume-Uni». D’autres fonds pourraient aussi être lancés sur d’autres classes d’actifs…
Le recours à un prestataire externe pour une partie au moins de leur analyse financière progresse au sein des banques de gestion, qui doivent réaliser des économies tout en se distinguant, notamment par la qualité de leur analyse, rapporte L’Agefi suisse. Quelque 20% des banques genevoises achètent une partie de leur recherche financière, soit en «white label» – la banque ajoute son logo sur les rapports qu’elle achète, avec une confidentialité absolue – soit en «co-branding» – les noms du sous-traitant et celui de la banque apparaissent sur les rapports fournis aux clients.
Selon L’Agefi suisse, Stéphane Muller et Nick Blaydes (Ernst & Young) observent que plus de 40% des banques privées suisses qui existaient à fin 2001 ont disparu aujourd’hui. Leur nombre est passé de 199 institutions à fin 2001 à 119 institutions aujourd’hui, ce qui correspond à une diminution annuelle de plus de 5 %. Un tiers de ce recul est survenu lors du ralentissement économique de 2002 et 2003. Le rythme de la réduction s’est à nouveau accentué, puisque 21 banques ont cessé d’exister ou se trouvent en attente d’intégration depuis le début de 2009. La première cause de disparition des banques est l’acquisition par un tiers, précédant l’intégration au pôle bancaire suisse existant de l’acquéreur.La forte diminution du nombre de banques privées en Suisse depuis 2001 n’apparaît pas au premier regard, puisqu’au cours de la même période, 41 nouvelles institutions ont obtenu une licence. A noter que c’est également au cours des années de ralentissement économique que le nombre de créations de banques et d’opérations de consolidation est le plus élevé.