Le fonds souverain norvégien, très présent dans certaines grosses sociétés américaines, ferait pression auprès du comité de direction de Wells Fargo et de cinq autres groupes pour remplacer les dirigeants, selon le quotidien qui cite des propos de Anne Kvam, responsable chez Norges Bank Investment Management. Ces groupes «doivent établir une meilleur confiance auprès des actionnaires» explique-t-elle.
L’accord franco-allemand annoncé hier sera-t-il endossé vendredi par leurs partenaires ? Espérons-le car il apporte enfin de vraies réponses aux questions posées. Techniquement, les deux pays contournent la crise du Fonds européen de stabilité financière. Ne pouvant lui donner le levier de 4 à 5 envisagé, Paris et Berlin ont avancé à la mi-2012 l’entrée en action de son successeur, le Mécanisme européen de stabilité, qui pourra agir à la majorité qualifiée et se refinancer auprès de la BCE. Confirmation allemande en forme de concession, le secteur privé ne sera plus appelé à prendre ses pertes sur la dette souveraine, comme ce fut le cas pour la Grèce. Voilà une précision fort bienvenue pour les investisseurs. Politiquement, le volet budgétaire de l’accord est un modèle de compromis. La Cour européenne de Justice jouera bien un rôle, non de surveillance directe mais de vérification que la règle d’or, dont la création sera demandée aux pays signataires, est bien conforme au nouveau traité. Quant à l’automaticité des sanctions que souhaitait Berlin, elle sera effective sauf majorité politique qualifiée contraire. Paris peut ainsi se flatter que le politique gardera le dernier mot. Mario Draghi verra-t-il dans cet accord le «pacte fiscal» qu’il appelle de ses vœux ? A lui de dire jeudi les conséquences qu’il compte en tirer. Si elles laissent prévoir plus de soutien de la BCE dans la résolution de la crise, la réaction des marchés pourrait être spectaculaire.
Les liquidateurs du fonds M-Invest, qui a servi de «fonds nourricier» au schéma frauduleux monté par Bernard Madoff, réclament 900 millions de dollars au cabinet d’audit Ernst & Young, lui reprochant des négligences dans les audits conduits entre 2003 et 2007. Le fonds M-Invest avait été fondé par l’Union Bancaire Privée.
Selon une source proche du dossier citée par Reuters, le groupe de private equity TPG ne peut plus prétendre au rachat d’une participation majoritaire dans l’épicier britannique Iceland Foods, son offre ayant été jugée trop basse. Bain, BC Partners, ainsi qu’Asda et Wm Morrison participent au deuxième tour d’enchères.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers a prononcé à l’encontre de la société de gestion un avertissement et une sanction pécuniaire de 10.000 euros pour avoir fourni une information inexacte à ses clients en ce qui concerne le service d’« emploi de fonds en report ». Selon l’AMF, cela a eu pour effet de fausser l’appréciation des risques par la clientèle.
La branche française du fonds d’investissement a bouclé la reprise du groupe pharmaceutique en association avec son management. ING Parcom Private Equity et les actionnaires historiques du groupe, CM-CIC Investissement et Picardie Investissement, réinvestissent significativement et accompagnent le groupe en tant qu’actionnaires minoritaires.
Le régulateur américain des marchés à terme (Commodity Futures Trading Commission – CFTC) a voté à l’unanimité en faveur d’une règle qui instaure des limites plus strictes sur la manière dont les sociétés de courtage peuvent utiliser les fonds de leur clientèle. Une mesure que le courtier MF Global, aujourd’hui en faillite, souhaitait voir retardée.
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy devraient tenir une conférence de presse vers 14h45 à Paris. Une intervention très attendue alors que les partenaires européens de l’Allemagne exercent une intense pression pour qu’elle renonce à sa demande de réformer les traités de l’UE, affirment plusieurs sources au fait des préparatifs du Conseil européen qui s’ouvre jeudi, indique Reuters.
Les rendements obligataires italiens sont en baisse lundi, de même que le swap de défaut de crédit (CDS) à cinq ans, après l’annonce par le président du Conseil Mario Monti d’un train de mesures d’austérité. Les rendements perdaient jusqu'à 40 points de base pour les échéances les plus courtes, tandis que celui du papier à 10 ans cédait 26 pdb à 6,49%. Le CDS à cinq ans reculait de 14 pdb à 440 pdb, observait Markit. Les rendements obligataires espagnols diminuaient également, le deux ans notamment cédant 15 pdb à 4,71%.
Les ventes au détail ont rebondi plus que prévu en octobre dans la zone euro, a annoncé Eurostat. Les ventes des 17 pays de la monnaie unique ont augmenté de 0,4% d’un mois sur l’autre. Les économistes interrogés par Reuters n’anticipaient qu’une hausse de 0,1% après un recul de 0,6% en septembre (révisé de -0,7%). Par rapport à octobre 2010, les ventes au détail accusent un déclin de 0,4%, contre -1,4% en septembre.
Les Etats-Unis vont apporter leur soutien à la Grèce, a déclaré lundi le vice-président américain, Joe Biden, avant une rencontre avec le Premier ministre grec, Lucas Papadémos, à Athènes. «Nous nous sentons solidaires de vous, au moment où vous faites face à des exigences difficiles du FMI et de l’Union européenne», a dit Joe Biden à la presse. «Nous sommes prêts à vous aider de quelque manière que ce soit», a-t-il ajouté.
Le gouvernement français a lancé sa plateforme en ligne de partage des données publiques, data.gouv.fr, qui vise à rendre facilement accessibles et réutilisables les informations produites par les institutions. Avec ce site Internet, l’Etat français rejoint quelque 28 pays et 5 villes françaises déjà engagés dans le mouvement dit d’open data, dont l’objectif est double : assurer une plus grande transparence de l’Etat et encourager le développement d’innovations et de nouveaux services en ligne.
L’Autorité européenne des marchés financiers a publié lundi une mise en garde aux investisseurs particuliers qui seraient tentés d’intervenir sur le marché des changes. L’Esma note une recrudescence de services de trading émanant d’acteurs non autorisés, et souligne que certains particuliers ont accusé des «pertes substantielles» sur des marchés qu’ils ne comprennent pas toujours. En France, l’AMF a déjà à plusieurs reprises tiré la sonnette d’alarme contre certaines plates-formes de trading «exotiques».
Bank of India a indiqué elle allait acheter 51% de Bharti Axa Investment Managers Pvt, une société de gestion d’actifs détenue par Bharti Enterprises et par le groupe français Axa, rapporte L’Agefi.Bharti Enterprises cède la totalité de ses 25% dans la coentreprise à la banque publique tandis qu’Axa vend 26%, tout en conservant le solde de 49% dans Bharti Axa Investment Managers Pvt.
Le pourcentage de FCPE facturant des commissions de souscription indirectes a baissé, passant de 28% en 2009 à 18% en 2011, selon la quatrième édition de l’Argus des FCPE publié par Debory Eres (1). Les frais de gestion directs ont baissé, s’inscrivant à 0,64% en moyenne en 2011 contre 0,81% en moyenne en 2009. Les frais de gestion indirects présents dans 95% des FCPE ont baissé de 1,41% en moyenne en 2009 à 1,18% en 2011.La précédente étude de 2009 avait montré que frais et performance n’étaient pas liés. En 2011, cette conclusion est confirmée : les frais de gestion n’ont pas d’impact sur la performance (absence de corrélation statistique), quel que soit le type de fonds (monétaire, obligataire, diversifié et actions) et quelle que soit la période (1 an et 3 ans). Les fonds actions les plus performants sur 3 ans ont même des frais plus élevés que les fonds moins performants.Les benchmarks n’ont d’intérêt que pour les fonds monétaires qui utilisent tous le même benchmark (EONIA capitalisé) et sont toujours aussi peu pertinents sur les fonds obligataires, diversifiés et actions. En effet, en moyenne un même benchmark (qu’il soit composite c’est-à-dire composé de plusieurs indices ou non) est utilisé en moyenne par seulement 1,6 fonds diversifié et 2,5 fonds actions ou obligations. Il est donc préférable de comparer les FCPE entre eux plutôt qu’à leur indice de référence pour valider la qualité de la gestion.Sur le front de la transparence et de la qualité de l’information, la mise à disposition des documents sur internet (site public) progresse : 72% des sociétés de gestion présentent leurs fonds, soit 543 fonds au total et 86 FCPE de plus qu’en 2009 lors de la dernière édition de l’Argus des FCPE. Le nombre de FCPE pour lesquels tous les documents (notice, règlement, fiche et rapport annuel) sont consultables augmente aussi : 205 en 2011 contre 154 en 2009.A noter enfin une concentration des acteurs de la gestion et une rationalisation des gammes de FCPE commercialisés. Depuis le début des années 2000, le nombre de sociétés de gestion d’épargne salariale est en baisse constante (36 en 2011 contre 54 en 2003) ainsi que le nombre de fonds (1570 début 2011 contre 2022 en 2003). La répartition des encours est stable et le poids des fonds monétaires reste très important (49%) dans les encours des FCPE multi entreprises.(1) L’édition 2011 analyse plus de 550 FCPE multi-entreprises, c’est-à-dire accessibles à toutes les entreprises, gérés par 26 sociétés de gestion. Les FCPE analysés représentent 81% des FCPE multi-entreprises commercialisés et 79% des encours du marché
Singapour, qui a jusqu’ici attiré quelques centaines de hedge funds, est en train de mettre en place une nouvelle réglementation qui pourrait diminuer l’attrait de la place pour les gérants alternatifs, rapporte l’agence Reuters.Avec la nouvelle réglementation en gestation, Singapour sera en phase avec les autres grands centres financiers mais cette mise à niveau aura aussi un coût qui pourrait mettre en péril les petites structures dont beaucoup seront forcées de mettre la clef sous la porte ou de fusionner. L’autorité des marchés de Singapour (MAS, Monetary Authority of Singapore) veut notamment que toutes les sociétés de gestion dont les actifs dépassent la barre des 250 millions de dollars de Singapour (un peu moins de 200 millions de dollars) obtiennent une licence, les entités les plus petites devant de toute façon s’enregistrer auprès du régulateur avant de démarrer leurs opérations. La MAS souhaite également que les sociétés disposent toutes d’un système de gestion des risques et soient soumises à un audit indépendant. Le régulateur a déjà consulté les sociétés et les nouvelles règles, censées assurer la pérennité du secteur, devraient entrer en vigueur début 2012. Le secteur compte quelque 400 hedge funds à la tête d’un encours sous gestion de 53 milliards de dollars de Singapour.
Alberto Martínez, gérant de portefeuilles chez Banco Popular, a été recruté dans l'équipe de Natixis Global Associates en Espagne, indique Funds People. Il est subordonné à Christian rouquerol, directeur des ventes pour la Péninsule ibérique. L'équipe est dirigée par Sophie del Campo.
Le suédois East Capital a fait enregistrer en Espagne sa sicav luxembourgeoise avec deux compartiments, les Russian et Eastern European Funds, rapporte Funds People. Le représentant en Espagne sera MCH Investment Strategies, dirigée par Tasio del Castaño et Alejandro Sárrate.
BBVA Asset Management lance actuellement le BBVA Plan Rentas 2014 N, un fonds obligataire garanti qui effectuera huit versements trimestriels aux souscripteurs durant la période de la garantie (échéance 3 mars 2014), indique Funds People.Le gestionnaire s’engage à rembourser à échéance 100 % du capital en plus du versement de huit coupons trimestriels de 75,90 euros bruts pour 10.000 euros investis. Les versements trimestriels s’effectuent par remboursement obligatoire des parts. Le rendement annuel du fonds est de 2,952 %. La souscription minimale est fixée à 600 euros et la commission de gestion à 0,40 % jusqu’au 2 février 2012, puis 1,65 % à compter du 3 févier 2012.
Le fonds de pension des fonctionnaires néerlandais ABP (environ 240 milliards d’euros) a annoncé le 1er décembre qu’il n’indexera pas ses prestations de 2012 sur l’indice des prix à la consommation.D’autre part, si la situation financière du fonds ne s’est pas améliorée au 31 décembre, plusieurs mesures devront être envisagées, comme un triplement en 2012 de la cotisation supplémentaire temporaire de 1 point de pourcentage (tijdelijke herstelopslag) pour équilibrer les comptes, voire une diminution des prestations qui n’entrerait pas en vigueur cependant avant avril 2013.ABP vise pour début 2014 un taux de couverture de 104,5 %, contre 94 % fin octobre 2011.
Le AXA IM FIIS Europe Short Duration High Yield Fund géré par Andrew Wilmont, head of European high yield (lire newsmanagers du 23 novembre), a été enregistré pour la vente en Allemagne, a annoncé le gestionnaire le 2 décembre. Ce produit coordonné de droit luxembourgeois qui a été lancé le 2 août combine les stratégies duration courte et haut rendement de la maison.Axa IM gérait fin juillet environ 10 milliards d’euros en fonds à duration courte (Euro Short Duration Credit, Sterling Short Duration Credit et US Short Duration).Le gestionnaire prévoit de faire enregistrer ce fonds dans d’autres pays européens.
Commerzbank pourrait être nationalisée. L’Agefi qui cite le magazine Der Spiegel à paraître aujourd’hui, rapporte que Berlin pourrait relever sa participation dans Commerzbank à plus de 50% contre 25% à l’heure actuelle. Aucune décision définitive n’a encore été prise mais il est d’ores et déjà acquis que l’un des actionnaires principaux de Commerzbank, l’assureur Allianz, refuse de participer à une éventuelle augmentation du capital. Une autre possibilité, discutée vendredi, serait de proposer aux détenteurs de capitaux hybrides comme les obligations et les certificats de jouissance de les transformer en actions, précise le quotidien
Les produits patrimoniaux à base de fonds d’investissement qui sont proposés par les banques génèrent des performances décevantes, montre une étude du cabinet d’analyse et de conseil Fonds Consult obtenue par le Handelsblatt. Si l’on inclut les frais, tous les acteurs proposent des formules qui sont moins rentables que leur benchmark et souvent avec une volatilité plus élevée.Fonds Consult a recensé huit fournisseurs de gestions de fortune en unités de compte sur le marché allemand : Dekabank, Commerzbank, HypoVereinsbank, Deutsche Bank, Credit Suisse, Union Investment, DZ Privatbank et Fürst Fugger Privatbank, qui proposent des formules profilées.Ce sont les produits les plus conservateurs qui sont le plus en retard sur leurs indices de référence. Par exemple, sur trois ans, un indice composé à 80 % d’obligations euro et à 20 % d’actions a gagné 14,5 %, mais le meilleur produit, celui de la Commerzbank, n’a gagné que 12,3 % et le plus mauvais, celui de la HypoVereinsbank, a perdu 3,4 %. Et il faut ajouter à cela des frais qui sont en moyenne de 1 % !
Afin de bénéficier des caractéristiques actuelles des obligations convertibles et de l’environnement du marché du crédit porteur en termes de rendement/risque, CCR AM lance un fonds à échéance, CCR Convertibles 2014, affichant un taux de rendement actuariel brut au 30/11/2011 de 11,85%. «La maturité cible 2014 permet de réduire le risque associé aux nombreux refinancements de dettes émises lors de la crise 2008-2009, en présentant une réduction progressive de la duration du fonds», précise un communiqué. Au sein du portefeuille composé de 65 valeurs, la répartition par notation donne 86.68 % d’obligation à haut rendement et en «non noté» et pour le solde des titres «investment grade». Quant à la répartition par produits, il s’agit peu ou prou à 58% d’obligations convertibles, 28.00% d’obligations et 14 % de titres monétaires. Dans la perspective d’une remontée éventuelle des taux d’intérêt, le fonds pourra avoir recours aux instruments de couverture du risque de taux.Caractéristiques :Code ISIN part R : FR0010971317Rendement actuariel brut : 11,85% (au 30/11/2011) Fonds ouvert à la souscription durant toute sa durée de vieFrais de sortie en cas de sortie anticipée : 0.75% (acquis au fonds) Tous souscripteurs