Selon La Tribune, citant une étude l"Edhec réalisée auprès de 214 gérants de hedge funds, de fonds de fonds de hedge et d’investisseurs (institutionnels et privés) avant que l"affaire Madoff n"éclate, il ressort que #les investisseurs ne sont donc pas satisfaits, du moins sur certains points, de la qualité des reporting qu’on leur communique# et qu"ils #aimeraient disposer de plus d"informations sur les sur les risques de liquidité, les risques opérationnels (fraudes, faillites), l’exposition aux différents risques financiers (crédit, volatilité) et sur la composition des portefeuilles#.De leur côté, #les gérants de hedge funds surestiment la qualité de leur reporting. 59 % pensent qu’ils fournissent suffisamment d’informations mais seulement 18 % des investisseurs pensent la même chose#, précise notamment la Tribune.
Selon le site Boursorama, citant l"AFP, le trader Jérôme Kerviel, 32 ans, est convoqué jeudi par les magistrats Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset pour ce qui pourrait être son ultime audition. A ce jour deux personnes sont mises en examen dans ce dossier : le trader Jérôme Kerviel, notamment poursuivi pour #abus de confiance# et son assistant, Thomas Mougard, accusé d’avoir passé des ordres irréguliers en connaissance de cause.
Souffrant particulièrement de la crise boursière, la gestion de conviction «paraît en déclin tendanciel», affirme Les Echos, au bénéfice notamment des gestions indicielles et benchmarkées. «Sur 43 pays analysés, 38 ont ainsi connu entre 2000 et 2004 une baisse du poids maximal du stock-picking sur leurs marchés boursiers», révèle le quotidien, ajoutant que ce style d"investissement est plus important sur les marchés émergents que sur les marchés des pays développés, même s’il y est aussi en recul.
Selon La Tribune, «l’utilisation des chambres de compensation pour réduire les risques sur le marché des produits dérivés, la rémunération des opérateurs de marché et la réforme de la supervision», sont au programme du Haut Comité de Place qui se réunit ce lundi 19 janvier.S"agissant de la supervision, des propositions seront notamment faites quant aux modalités de rapprochement de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) et de la Commission bancaire, suite au rapport Deletré, dévoilé aujourd’hui, indique le quotidien.
Selon Les Echos, avec la crise et les contre-performances de nombre de gérants, la gestion «benchmarkée», qui suit étroitement un indice de référence, revient en force. Yves Choueifaty, président de Tobam, la société de gestion constituée par les 16 collaborateurs de Lehman Brothers Asset Management (LBAM) France, a choisi de se concentrer sur l’amélioration des indices de référence. Pour bien se différencier, il a baptisé son indice de référence un «anti-benchmark», «construit pour être le plus diversifié possible, sans biais de style (petites ou grandes valeurs...)», souligne-t-il.
Interviewé par Il Sole ? 24 Ore, Frédéric Oudéa, directeur général de Société Générale, affirme que «ce que nous ne verrons pas en 2009, ce sont des fusions transfrontières. Après ce qui s"est passé l"année dernière, les banques, à commencer par SocGen, recommenceront à se concentrer sur la croissance organique et sur la récupération d"efficience». La priorité va donc à la croissance organique, même s"il ne faut pas exclure des acquisitions ciblées d"actifs «dans la banque de détail et les services financiers, si des occasions se présentaient». Le dirigeant indique par ailleurs que SG réduit le levier et renforce la banque de détail.
Citigroup, qui a fait état vendredi d’une perte trimestrielle de 8,3 milliards de dollars, a indiqué que sa filiale de courtage japonaise Nikko Cordial Securities (acquise pour 1,6 billion de yen il y a juste un an) a été placée sur la liste des actifs non stratégiques destinés à la vente, rapporte The Wall Street Journal. L’américain a récemment dû reporter l’introduction en Bourse de sa filiale Nikko Asset Management, en raison de la détérioration du marché. D’autre part, Citigroup cherche à vendre la société de centres d’appels tokyoïte BellSystem24. Cela posé, le CEO Vikram Pandit a précisé que Citigroup n’est pas pressé de revendre Nikko Cordial, parce qu’actuellement cela ne serait concevable qu’avec une forte moins-value.
Selon l"Agefi, en novembre, les investisseurs étrangers ont vendu pour plus de 56 milliards de dollars d’actifs américains, du jamais vu. «Traditionnellement capteurs de fonds étrangers, les Treasuries ont notamment subi de lourds dégagements, avec des ventes de 22,9 milliards de dollars», précise notamment le quotidien numérique.
Dans un entretien à Newsmanagers, Charles Muller, directeur général adjoint de l"Association luxembourgeoise des fonds d"investissement (Alfi), revient sur l"affaire Madoff et, face aux attaques françaises, souligne que le Luxembourg offre la même protection des investisseurs que la France. L"intéressé sera d"ailleurs à Paris, mardi, pour réaffirmer ce point lors d"une conférence de presse.Le Parlement européen vient d"approuver la réforme de la directive OPCVM (UCITS IV), qui inclut notamment le passeport européen pour les sociétés de gestion. On sait que le Luxembourg n"était pas favorable à cette disposition. Comment réagissez-vous ? Et que compte faire le Grand Duché pour préserver son industrie des fonds ?Charles Muller : Sur les six sujets que compte la directive IV, cinq nous plaisent énormément, et un, moins. Il s"agit du passeport européen. Mais nous sommes satisfaits que le tout soit passé, car notre crainte était que l"ensemble ne soit reporté. Et nous préférons clairement cela à un report.Nous avons énormément insisté sur les raisons pour lesquelles le passeport européen des sociétés de gestion n"était pas une bonne idée, et nous maintenons cette position [l"Alfi soutenait que le passeport européen conduirait à une hausse des coûts et à un affaiblissement de la protection des investisseurs, ndlr]. Mais nous sommes pragmatiques. Nous nous préparons donc à cette nouvelle configuration. Un groupe de travail de l"Alfi se penche d"ailleurs déjà sur le sujet en vue de la transposition de la directive au Luxembourg, qui devrait être rapide. Il passe en revue les souhaits de l"industrie.L"objectif est maintenant de faire de ce passeport une opportunité. Et cela pourra éventuellement passer par une réforme du cadre légal pour les sociétés de gestion ou par un aménagement des règles fiscales? Lorsque nous aurons décidé, nous présenterons nos propositions au gouvernement. Justement, certains pensent que l"affaire Madoff pourrait remettre en cause la suprématie du Luxembourg au profit d"autres places, puisqu"il semblerait que la règlementation pour les dépositaires y soit moins stricte?C. M. : Il s"est installé en France une conviction selon laquelle les règles luxembourgeoises sont beaucoup moins protectrices des investisseurs que les règles françaises pour ce qui concerne les dépositaires. Nous avons réagi pour affirmer que cela n"était pas vrai. Mais nous l"avons peut-être fait un peu tardivement. Je voudrais donc rappeler qu"au Luxembourg, comme en France, il y a d"abord les responsabilités prévues par la directive européenne, que nous avons transposée. Ensuite, en France, il y a la responsabilité de restitution des actifs. Elle est inscrite dans le Code civil. Or, il se trouve que notre code civil est le même que le français. Donc non seulement, nous avons les obligations de la loi européenne, mais aussi l"obligation de restitution. Et cette obligation de restitution est aussi valable quand il y a délégation.Il n"y a donc aucune raison de penser que les investisseurs sont moins bien protégés au Luxembourg.En plus, dans le Grand Duché, le dépositaire doit avoir le statut de banque. Cela lui donne une assise financière et le soumet davantage au risque de réputation.D"ailleurs, dans le cadre d"une harmonisation européenne de la réglementation pour les dépositaires, à laquelle nous sommes favorables, nous souhaitons que les dépositaires soient obligés d"avoir le statut de banque.Est-ce à dire que les banques dépositaires, comme UBS, vont devoir rembourser les investisseurs ?C. M. : Je ne suis pas juge. C"est à la justice de trancher, de dire si la loi a été respectée. La seule chose que je peux dire, c"est que la loi est claire au Luxembourg.Quelle est l"exposition des fonds luxembourgeois à Madoff ? Le chiffre de 1,9 milliard d"euros avait été livré par la Commission de surveillance du secteur financier mi-décembre. Mais récemment, la presse, citant un député luxembourgeois, a avancé un chiffre de 5 à 7 milliards d"euros?Un député, membre d"une commission parlementaire sur la crise financière, se serait en effet exprimé sur le sujet, d"après la presse. Et de fait, mercredi dernier, cette commission s"est réunie. Nous avons participé à l"une des réunions ce jour là. Mais jamais ce chiffre n"a été évoqué. Ce qui est sûr, c"est qu"il ne vient ni de la CSSF, ni de l"Alfi.Comment le secteur luxembourgeois de la gestion d"actifs fait-il face à la crise ?C. M. : Nous avons connu une année 2008 difficile. Les avoirs sous gestion de l"industrie sont descendus de près de 2.100 milliards d"euros en octobre 2007 à 1.600 milliards en novembre 2008. Cela représente une baisse substantielle, avant tout liée à la chute des marchés. Les fonds ont aussi subi des rachats. En août, nous affichions encore des souscriptions nettes depuis janvier. Mais à la fin de l"année, même si je ne connais pas encore les chiffres de décembre, le solde sera négatif. Les retraits sont restés néanmoins modérés du fait que nous vendons beaucoup dans des marchés d"Asie, du Moyen-Orient et d"Amérique latine, où les investisseurs sont peu sortis. Ces pays sont en effet davantage habitués à de fortes amplitudes sur les marchés et ne paniquent pas facilement. Par ailleurs, en décembre, les rachats se sont calmés. Le solde sera ainsi proche de zéro.Aujourd"hui, nous faisons des efforts particuliers à l"égard de nos marchés d"exportation, pour rassurer sur la sécurité des OPCVM. D"autant plus que l"affaire Madoff risque d"entacher la crédibilité de nos produits dans ces pays. Nous allons aussi leur expliquer la nouvelle directive OPCVM IV. Compte tenu de la chute des actifs sous gestion, l"industrie des fonds du Luxembourg subit-elle des suppressions d"emplois ?C. M. : Un groupe de travail a été créé au niveau du gouvernement et des syndicats pour surveiller la situation de l"emploi. En janvier 2008, une étude avait été menée auprès de nos membres, et il en était ressorti qu"ils avaient besoin de ressources supplémentaires. Il y avait environ 2.000 postes vacants, sachant qu"il y a 13.000 personnes qui travaillent dans l"industrie des fonds. Nos membres se plaignaient de ne pas trouver assez de staff. Nous avons refait l"étude cette année auprès de nos membres. Bien sûr, ils recherchent moins, mais continuent à le faire. Ceux qui travaillent dans l"industrie trouvent vite une nouvelle place. Et depuis deux mois, l"Association des banques et banquiers a créé un site Internet, Jobmarket, qui référence les offres d’emploi. Trois banques islandaises vont fermer. Nous nous occupons de trouver des emplois pour les salariés de ces sociétés. Mais sinon il y a très peu de réductions d"effectifs.Les actifs sous gestion vont baisser. Mais le nombre de création de fonds a continué. Il y a ainsi eu plus de 600 créations de fonds nouveaux, ce qui génère du travail. Pourtant, la tendance semble être plutôt à la fusion de fonds, et même aux fusions transfrontières?C. M. : Oui, la tendance est à la fusion de fonds. Et s"agissant des fusions transfrontières, il faudra faire en sorte que les sociétés choisissent le Luxembourg plutôt qu"un autre pays. Tout comme pour les sociétés de gestion qui vont faire usage du passeport européen !
Selon hedgefund.net relayé par Cinco Días, le total des actifs gérés dans le monde par les hedge funds s’est contracté l’an dernier de 36 % ou d’un billion de dollars pour revenir à 1,84 million de dollars ou 1,45 billion d’euros. A l’origine de ce plongeon, la dépréciation des portefeuilles, pour 512 milliards de dollars, et les remboursements nets, pour 535 milliards.
Après 0,9 % en 2007 et 4 % en 2008, le taux de défaut sur les obligations spéculatives pourrait dépasser à la fin de cette année le pic des 12 % qu’il avait atteint en 1991, estime à présent Moody’s Investors Service. En effet, l’environnement économique est désormais nettement plus faible et périlleux que lors des précédents cycles de crédit de 1990-1991 et 2001-2002.L’agence de notation précise avoir recensé 86 défauts en Amérique du Nord et 12 en Europe pour 2008 contre 15 et 3 l’année précédente. Sur le marché des leveraged loans, 33 des émetteurs notés par Moody’s ont fait défaut l’an dernier contre seulement 2 en 2007.
Selon La Tribune, «le cabinet parisien d’avocats Lartigue-Tournois & Associés a assigné en référé, ce jour, aux moins trois banques françaises, dont BNP Paribas, pour le compte d’une douzaine de ses clients ayant investi dans la Sicav luxembourgeoise Luxalpha».Les plaignants cherchent à a être reconnus comme actionnaires de la Sicav afin de pouvoir se retourner contre UBS, explique le quotidien.
Le gouvernement irlandais a nationalisé Anglo Irish Bank, le troisième établissement de crédit du pays, rapporte le Financial Times. La banque a vu son cours s"effondrer ces derniers jours alors qu"elle faisait l"objet d"importants retraits de la part de déposants, rapporte le Financial Times.
Les indices suivant la valeur des milliers de milliards d"actifs #distressed» qui continuent à polluer les bilans des banques ont chuté lourdement cette semaine, rapporte le Financial Times. Le déclin, qui annonce d"éventuelles nouvelles dépréciations, laisse à penser que les banques pourraient encore souffrir au premier trimestre de cette année.
A fin décembre, l’encours mondial des ETF ressortait à 711 milliards de dollars, ce qui représente une contraction de seulement 10,8 % sur l’ensemble de l’année, alors que l’indice MSCI monde a accusé un plongeon de 42,08 %, note Deborah Fuhr, managing director et global head of ETF research & implementation Strategy chez Barclays Global Investors (BGI). Le nombre d’ETF s’est accru de 35,8 % ou de 472 unités pour atteindre un total de 1.590 produits ; il existe actuellement des projets de lancement pour 604 nouveaux produits. Le nombre d'émetteurs a augmenté de 13,3 % à 85 et celui des places cotant des ETF a progressé de 2,4 % (soit une seule) à 42. Le volume journalier moyen de transactions s’est accru l’an dernier de 32,5 % à près de 80,39 milliards de dollars. Selon les statistiques de Strategic Insight, les ETF ont enregistré des souscriptions nettes 187,5 milliards de dollars pour les dix premiers mois de l’année, alors que les fonds hors ETF accusaient des sorties nettes de 256,7 milliards de dollars.
Selon La Tribune, la Banque centrale européenne a de nouveau baissé son principal taux directeur jeudi de 2,5 à 2% pour lutter contre la récession et elle pourrait à nouveau le diminuer au mois de mars.
Selon BGI, l’encours à fin décembre des 632 ETF européens se montait à 142,82 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 11,2 % sur l’ensemble de 2008, indique Barclays Global Investors (BGI, précisant que, selon Lipper Feri, les ETF ont enregistré en janvier-octobre des rentrées nettes de 61,6 milliards de dollars alors que toutes les autres catégories de mutual funds accusaient des rachats nets de 505,7 milliards de dollars. BGI a recensé 219 nouveaux lancements d’ETF l’an dernier. Le volume moyen de transactions s’est situé à 2,03 milliards de dollars par jour l’an dernier, ce qui représente un gonflement de 21,6 % sur 2007.
Selon L"Echo qui reprend des informations de l"AFP, la facture Madoff s’annonce plus salée que prévu pour la place financière luxembourgeoise. Les fonds d’investissement au Luxembourg sont exposés à hauteur de 5 à 7 milliards d’euros dans l’affaire de fraude du financier américain Bernard Madoff, a indiqué hier à l’AFP un député luxembourgeois, membre d’une commission parlementaire sur la crise financière. L’exposition concerne principalement les actifs de trois fonds luxembourgeois: Lux Alpha, Lux Invest et Herald Fund Luxembourg. Les fonds Lux Invest et Lux Alpha ont pour dépositaire la banque UBS Luxembourg, filiale locale de la banque suisse UBS. Pour le fonds Herald, c’est la filiale au Luxembourg de la britannique HSBC, HSBC Luxembourg.
Le secteur européen de la gestion d"actifs a connu une légère accalmie en novembre, indique Lipper FMI dans sa dernière publication. Les fonds ont ainsi enregistré des souscriptions nettes de 10 milliards d"euros, après avoir vu s"échapper pas moins de 278 milliards d"euros sur les deux mois précédents.Les flux ont été principalement le fait de fonds monétaires, souligne Lipper FMI. Les fonds actions ont aussi enregistré un solde positif, à 589 millions d"euros, mais les investisseurs se sont surtout dirigés vers les ETF (+4 milliards d"euros en net). En revanche, la catégorie taux continue d"être cannibalisée par le besoin urgent des banques de doper les dépôts, indique Lipper FMI. Les rachats ont certes ralenti, mais sont restés à 11 milliards d"euros. Malgré ce mois positif, depuis le début de l"année, le secteur européen de la gestion accuse des rachats nets pour 305 milliards d"euros. Et les encours sont redescendus, à fin novembre, à un peu plus de 4.000 milliards d"euros, un niveau qui n"avait plus été atteint depuis mi-2005. En novembre, la société ayant enregistré les plus fortes souscriptions nettes est Barclays, avec 2,4 milliards d"euros (hors fonds monétaires et fonds de fonds). Sur la seule catégorie actions, c"est Société Générale qui se distingue, probablement grâce aux ETF, avec 855 millions d"euros.
Selon le Financial Times, Citigroup devrait annoncer une perte comprise entre 6 et 10 milliards de dollars au quatrième trimestre et la perspective de devoir recourir une nouvelle fois à l"aide de l"Etat se rapproche dangereusement. Cela ne ferait que renforcer la position du gouvernement et entraînerait sans doute de fortes pertes pour les investisseurs. La révélation mercredi de la cession de la filiale de courtage et de gestion d"actifs de Citi n"a fait que renforcer les craintes quant à l"avenir de la banque.
The Wall Street Journal rapporte que les Démocrates à la Chambre des représentants ont publié le détail du plan de relance de 825 milliards de dollars qui est censé selon eux de combattre la crise la plus grave depuis la Grande Dépression. Toutefois, l’impact économique immédiat est incertain, et le plan sera probablement amendé par le législateur avant d'être promulgué. Les gagnants seront les constructeurs de maisons et les bailleurs de crédits hypothécaires ainsi que les producteurs d'énergies renouvelables, les perdants les banques, les constructeurs automobiles et les credit unions. Il s’agit d’un programme de deux ans qui s’articule grossièrement sur 550 milliards de dollars de dépenses nouvelles et sur 275 milliards d’allègements fiscaux.
Jeudi, le Sénat a donné le feu vert nécessaire pour que le président élu, Barack Obama, puisse accéder à la seconde moitié du fonds de sauvetage financier de 700 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Afin de surmonter les objections, l’administration Obama entrante s’est engagée à consacrer 50-100 milliards de dollars à un programme permettant d'éviter les expropriations. La nouvelle équipe a aussi indiqué qu’elle va imposer des modalités plus contraignantes aux banques bénéficiant de l’aide. Elles seront tenues de prêter de l’argent, d’adopter des restrictions plus sévères sur la rémunération de leurs dirigeants et de réduire leurs dividendes.
Plombée par des pertes de Merrill Lynch qui n’avaient pas été dévoilées, Bank of America (BofA) a obtenu en urgence une injection de 20 milliards de dollars de la part du Trésor, rapporte the Wall Street Journal. L’annonce des pertes de Merrill a fait en tous cas plonger l’action BofA de 18 %, à son niveau le plus bas depuis 1991, ce qui ramène la capitalisation de la banque à 41,8 milliards de dollars, soit moins que les 46 milliards offerts initialement pour l’acquisition de Merrill. Sur les sept dernières séances, le titre a chuté de 40 % et les actionnaires mécontents se demandent pourquoi le CEO Ken Lewis n’a pas découvert le pot aux roses avant l’annonce de l’opération le 15 septembre et aussi pourquoi il ne les a pas révélées avant l’AGE du 5 décembre ou avant le bouclage de la transaction au 1er janvier.
Officiellement pour une indisposition alimentaire, Josef Ackermann, président du directoire de la Deutsche Bank, a été brièvement admis à l’hôpital de la Bundeswehr de Berlin, indique Die Welt. Le malaise s’est produit quelques heures après que l’intéressé ait annoncé une perte record de la banque.