Si, en moyenne, les investisseurs européens interrogés assimilent l’investissement responsable à un triptyque qui allie la sélection d'émetteurs sur des critères ESG, l’attention portée à leurs pratiques de développement durable et les exclusions éthiques, ces dernières prennent une importance très variable d’un pays à l’autre. Elles sont mises en avant par plus de 75% des Allemands, des Hollandais, des Danois ou des Suédois et par moins de 40% des Français et des Britanniques. L’exclusion d’entreprises ou de secteurs en raison des risques ESG qu’ils représentent arrive ensuite puisqu’elle est citée par 43% des répondants européens. Cette dimension est très présente dans certains pays comme le Danemark (73%) ou la Finlande (75%), elle l’est beaucoup moins dans d’autres puisqu’en France, par exemple, elle n’est mentionnée que par 28% des répondants. Entre 2010 et 2011, deux facteurs incitatifs pour l’intégration des critères ESG ont pris de l’importance : la contribution au développement durable est passée de 46% à 51% et la maîtrise des risques de long terme a gagné 6 points pour atteindre 25 %. Cela se traduit plus particulièrement par une reconnaissance de l’apport de l’analyse ESG à l’analyse financière. 53% des répondants déclarent qu’elle leur semble nécessaire pour tous les émetteurs afin d'élargir leur appréhension des risques et opportunités. Pour mettre en oeuvre des politiques d’investissement responsable, la meilleure source d’information semble être, pour les investisseurs interrogés, les agences de notation spécialisées (45% achètent leurs notes), la pratique la plus répandue est la mise en place d’une charte (42% en ont déjà une et 18% la préparent) mais ils ne sont que 25% à disposer d’analystes ESG internes. Bien que les investisseurs européens semblent prendre conscience de certains enjeux, cela ne se traduit pas forcément en actes puisque moins d’un quart d’entre eux déclarent avoir révisé leur politique d’investissement à la suite d'événements comme l’explosion de la plate-forme de BP ou les changements de régime liés au Printemps arabe. Dans le cas de l’explosion de la centrale de Fukushima, seuls 16% des investisseurs interrogés disent avoir revu leur exposition au secteur du nucléaire. Risque de réputation L’investissement éthique, qui consiste à exclure certains secteurs pour des raisons morales ou religieuses, est très lié au sentiment que peuvent avoir les répondants d’un risque de réputation auprès de leurs clients ou bénéficiaires, c’est-à-dire celui d'être mis en cause médiatiquement ou de faire l’objet de campagnes d’ONG sur la nature de leurs investissements. Cette crainte est très répandue en Europe du Nord, beaucoup moins dans le Sud. Il est intéressant de noter malgré tout la progression fulgurante de certains sujets. Les armes controversées (mines antipersonnel ou bombes à sous-munitions) sont mises à l’index par 80% des investisseurs interrogés. Cette thématique était inexistante il y a une dizaine d’années. Les paradis fiscaux et les matières premières semblent moins problématiques mais sont quand même mentionnés par respectivement 42% et 34 % du panel. Pour éviter d’avoir en portefeuille des titres à risques à la fois pour leur réputation et aussi parce que les entreprises controversées peuvent le payer cher en termes de résultats financiers, il faut souligner la montée en puissance d’une nouvelle pratique : l’exclusion normative. Parmi les 40% du panel qui intègre une analyse ESG pour tous leurs placements en actions, 62% font de l’exclusion normative qui consiste à éliminer les entreprises coupables de violations avérées des grandes conventions internationales. Pour télécharger l'étude complète: cliquez ici
La CPSSPH, Caisse de Pensions de la Société Suisse des Pharmaciens (720 millions de CHF) a remplacé un mandat (d’une dizaine de millions de CHF) géré par une Banque privée du groupe BBGI basée à Genève par Wegelin AM. Ce mandataire a été remplacé au sein de sa poche tactique dans laquelle les gérants sont plutôt libres dans leurs choix d’investissements. Trois mandats apparaissent dans la poche tactique du régime. Si la Caisse a remplacé l’un d’entre eux, c’est à cause d’une performance négative, de l’ordre de -15% similaire à la moyenne des fonds d’actions monde. Le nouveau gérant sera comparé à l’indice BVG 25 avec un objectif de volatilité maximale de 6%. La poche tactique qui représente 20% du Fonds contient 50% d’actions et 50% d’obligations. Le Fonds contient 20% d’actions, 20% d’obligations, 20% d’immobilier, 10% de crédit, 10% d’alternatif. (50% hedge funds et 50% private equity) La banque dépositaire Pictet gère des hedge funds et du private equity pour la Caisse qui travaille aussi avec Sarasin Investment Management et maintenant Wegelin.
Médicis, la mutuelle retraite des professionnels indépendants, annonce la création de son propre OPCI (Organisme de Placement Collectif Immobilier), afin d’y loger ses immeubles de placements et d’y développer sa politique immobilière. Détenu à 99,9% par la mutuelle Médicis, l’OPCI Médicis est géré par Corum Asset Management, la nouvelle structure d’asset management créée par Frédéric Puzin. « En externalisant nos immeubles de placements dans une structure dédiée à Médicis gérée par Corum AM, nous conservons le contrôle de notre stratégie immobilière, en bénéficiant des atouts de l’OPCI par rapport à la gestion immobilière traditionnelle,» souligne Christophe Cuvelier, directeur général adjoint de Médicis. L’OPCI Médicis représente un encours de 200 M€, pour 15 immeubles répartis sur tout le territoire français. « Dans le cadre de l’OPCI, notre mission va consister à gérer et à développer le patrimoine immobilier de la mutuelle Médicis par la mise en oeuvre d’un programme d’investissements. L’OPCI Médicis permet à la mutuelle d’avoir une parfaite lisibilité de la performance de son patrimoine immobilier à travers une valeur liquidative et les dividendes distribués » précise Frédéric Puzin, président de Corum Asset Management.
Alors qu’une première consultation sur les fonds indiciels cotés (ETF) a été bouclée en septembre, l’Autorité européenne des marchés financiers prévoit d’en conduire une deuxième au début de l’année prochaine afin de présenter ses propositions. Son président, Steven Maijor, a fait part hier de la volonté de l’institution à introduire de nouvelles règles « qui réduiront les risques et accroîtront la transparence pour les investisseurs particuliers exposés à de tels produits ». L’Esma souhaite que les ETF soient tenus d’utiliser un « identifiant » et d’indiquer dans leurs prospectus s’ils recourent au prêt de titres, ainsi que d’autres informations spécifiques sur la qualité du collatéral. Pour les problèmes découlant des activités de prêt de titres, Steven Maijor précise que l’approche de l’Esma consiste à couvrir tous les types de fonds Ucits – ETF et non-ETF – engagés dans un tel mécanisme.
La Société Générale a indiqué dans un communiqué que la vente de sa filiale de gestion californienne n'était toujours pas d’actualité contrairement à des informations de l’agence Bloomberg. L’agence évoquait une cession ou une entrée en Bourse avec une valorisation d’un milliard de dollars. La banque a répété qu’une IPO était envisageable dans les deux ou trois prochaines années.
L’administrateur de la filiale britannique du courtier en faillite a recouvert environ la moitié du milliard de dollars d’actifs gelés et prévoit de rembourser de manière importante les clients avant la date limite de dépôt des plaintes en mars 2012. Des cessions d’actifs supplémentaires devraient intervenir prochainement.
Le quotidien relève que «le directeur général du Fonds stratégique d’investissement, Jean-Yves Gilet, a été convoqué hier à l’Elysée». Le dirigeant s’est tout de même vu «conforté dans ses fonctions». Hier, «l'évolution du capital de la Saur» et le rôle à ce sujet de la filiale à 51% de la Caisse des Dépôts ont «cristallis(é) les tensions». Le FSI ferait preuve de «réticences» à épauler le groupe Séché, qui cherche à prendre le contrôle de la Saur, quatre fois plus gros que lui, «sans en avoir les moyens». Ce montage industriel serait pourtant bien «au cœur des missions du FSI» aux yeux de l’Elysée.
Le fonds de John Paulson aurait accepté de couvrir toutes les pertes de «92nd Street Y», une institution non financière culturelle, qui pourrait se monter à quelque 4 millions de dollars, selon le journal. «Cette institution a des dirigeants particulièrement généreux, dont John et nombre d’autres» indique un directeur de «92nd Street Y» au journal.
Le marché du logement neuf a intégré au troisième trimestre la perspective d’une rechute en récession de l'économie française avec un fléchissement des ventes et des mises en chantier, selon les données publiées mardi par le ministère du Logement. Plus de 26.400 logements ont été vendus au troisième trimestre, soit près de 2.700 de plus qu’au deuxième trimestre mais 12,9% de moins que pour la période correspondante de 2010. Sur les quatre derniers trimestres, le nombre de ventes s'élève à 101.300 soit 10,7% de moins qu’au cours des quatre trimestres précédents.
L'économie suédoise a enregistré une croissance de 1,6% au troisième trimestre par rapport au deuxième et le produit intérieur brut a augmenté de 4,6% sur un an, selon des données, nettement supérieures aux attentes, publiées mardi par bureau des statistiques. La croissance du deuxième trimestre en rythme annuel a été révisée en légère baisse, de 4,9% à 4,7%.
L’Italie doit atteindre l'équilibre budgétaire en 2013 si le pays veut retrouver sa crédibilité, tout en mettant en place dans l’immédiat des mesures d’ajustement représentant 11 milliards d’euros, rapporte mardi La Repubblica, citant un document sur le pays qui sera présenté lors de la réunion de l’Eurogroupe. Le risque de défaut «peut augmenter rapidement en cas d’absence de réponses adéquates», poursuit le quotidien, citant un texte signé par Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires.
L’Australie a révisé à la baisse ses prévisions de croissance en raison des incertitudes générées par la crise de la dette dans la zone euro, tout en annonçant de nouvelles réductions de dépenses pour pouvoir tenir sa promesse d'être en excédent budgétaire d’ici la mi-2013. Wayne Swan, le ministre des Finances a dit tabler désormais sur une croissance de 3,25% aussi bien pour 2011-2012 que pour 2012-2013 contre de précédentes prévisions de respectivement 4% et 3,75%.
Le déficit budgétaire des Pays-Bas sera plus élevé qu’initialement prévu cette année en raison de l’impact de la crise de la dette de la zone euro et d’une baisse des recettes fiscales. Ce déficit devrait représenter en 2011 4,5% du PIB, soit 0,3 point de plus que ce qui avait été estimé en septembre.
LCH.Clearnet a annoncé que les positions des quelque 300 clients du courtier américain en faillite avaient été transférés à d’autres membres de la chambre de compensation. Les positions fixed income de MF GLobal, soit 14,7 milliards d’euros, ont été toutes vendues à quelques exceptions près, sans recours au fond de garantie de la chambre.
Le sentiment économique dans la zone euro a poursuivi sa dégradation en novembre, reculant plus qu’attendu sur fond de pessimisme des chefs d’entreprises dans presque tous les secteurs d’activité, a annoncé mardi la Commission européenne. Selon les chiffres publiés par l’exécutif européen, cet indice est tombé à 93,7 ce mois-ci contre 94,8 en octobre, soit son plus bas niveau depuis la fin de l’année 2009.
L’Italie a dû accepter un rendement record depuis la création de la zone euro pour pouvoir émettre 7,5 milliards d’euros de papier à trois ans, soit le haut de la fourchette. Les obligations à trois ans BTP ont été adjugées à un rendement record de 7,89% après 4,93% lors d’une précédente adjudication du même type fin octobre. Le ratio de couverture s’est élevé à 1,502. Pour le papier à huit ans, le rendement moyen est ressorti à 7,28% avec un ratio de couverture de 1,538. Les obligations à 10 ans ont été adjugées au rendement de 7,56% avec un ratio de couverture de 1,335. Par ailleurs, les rendements des obligations d’Etat belges à court terme étaient en hausse ce matin, a annoncé l’Agence de la dette. L’Etat a levé 1,015 milliard d’euros au total, soit un montant situé dans le bas d’une fourchette de prévision de un à deux milliards d’euros fixée par l’Etat. Le rendement moyen de l'émission de bons à trois mois est ressorti à 2,185% contre 1,575% lors de la dernière adjudication du même type le 15 novembre dernier. Le ratio de couverture s’est élevé à 5,6.
Le zurichiois Swiss Investment Managers GmbH (SIM) a lancé en septembre un fonds long/short le Directors Dealing Fund qui vise à surperformer les marchés d’actions grâce à l’analyse des transactions légales d’initiés, déclarées aux autorités. Cette approche doit permettre d’identifier les établissements financiers qui sont le plus exposés à de fortes pertes sur leur exposition au problème de la dette européenne, rapporte AR Absolute Return + Alpha.Le PDG de SIM et gérant du fonds, Athanasios Ladopoulos, précise que le portefeuille est actuellement vendeur à découvert de banques européennes. L’objectif de SIM est de lever pour ce fonds environ 50 millions d’euros en un an et 200 millions en deux ans.
La société de gestion basée à Hong Kong, Myriad asset Management, créée par un ancien de Highbridge, Carl Huttenlocher, va lancer le 1er décembre un fonds multi-stratégies, rapporte Asian Investor.Le fonds, Myriad Opportunities Master Fund, dont le lancement a été retardé par des problèmes de valorisation, va démarrer avec des fonds d’environ 300 millions de dollars. L’approche multi-stratégies de Myriad a un biais asiatique et comprend des stratégies equity long/short, convertibles, arbitrage de structure du capital, event driven et crédit. La capacité du nouveau fonds est de 2 milliards de dollars. Si ce niveau est atteint d’ici à la fin du deuxième trimestre 2012, le fonds sera fermé.
Laura González, directrice du développement pour la banque privée en Allemagne, dans le Benelux, la Péninsule ibérique, la France et l’Afrique chez Thomson Reuters, a été nommé responsable des comptes internationaux chez Allfunds Bank, annonce Funds People. Elle est subordonnée à Gianluca Renzini, directeur mondial des ventes.Actuellement, Allfunds Bank affiche 55 milliards d’euros sous intermédiation pour 320 clients institutionnels de 25 pays.
Le 25 novembre, la CNMV a enregistré le Foncaixa Garantia Eurobolsa dont les dépositaire est CaixaBank. Il s’agit d’un fonds à rendement variable garantissant à échéance (1er février 2016) 104 % de la valeur liquidative initiale (17 février 2012) ou le cas échéant la valeur liquidative initiale plus une participation de 60 % de la revalorisation de l’indice EuroSotxx 50 (Price Euro) entre février 2012 et janvier 2016.Le portefeuille sera investi en liquidités, en «repo» sur la dette d’Etat espagnole et en fonds monétaires avec une échéance moyenne inférieure à 3 mois et une notation minimale de A-.CaractéristiquesDénomination Foncaixa Garantia Eurobolsa 6 FICode Isin : ES0137665008Droit d’entrée : 4 %Commission de gestion : 1,77 %Pénalité de sortie anticipée :4 %
Le gestionnaire français Financière de l’Echiquier s’est fixé un objectif très ambitieux, selon la Börsen-Zeitung : "à moyen-long terme» il vise selon Didier Le Menestrel, son président-fondateur, un encours d’un milliard d’euros en Allemagne, contre 100 millions actuellement. C’est certes ambitieux, mais près tout, ajoute-t-il, il aura fallu dix ans à la maison pour atteindre 200 millions d’euros d’actifs sous gestion en France.
A fin novembre, la banque directe en B2B ebase GmbH prend en charge la gestion des comptes et le service pour plus de 30.000 clients et 1 milliard d’euros de la société de gestion de fonds immobiliers KanAm Grund. Elle sera également responsable des nouveaux comptes qui viendraient à être ouverts.Cet accord permet à KanAm de se focaliser sur son métier principal, à savoir la gestion, la distribution et l’administration de fonds immobiliers offerts au public, selon Heiko Hartwig, directeur général de KanAm Grund.De son côté, ebase précise que l’offre dont bénéficient les clients de KanAm se trouvera élargie à un plus grand nombre de possibilités d’interaction. Il y aura notamment une extension des plages horaires de disponibilité téléphonique du service et un accès aisé en ligne au compte, a précisé Rudolf Geyer, directeur général d’ebase.