Le groupe Tikehau qui affiche ses ambitions de dépasser le milliard d’euros d’encours en 2012, a annoncé avoir achevé le premier semestre avec plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion, suite à une collecte de plus de 300 millions d’euros de collecte au cours des six premiers mois de l’année sur l’ensemble des produits proposés. Sur le seul segment des fonds communs de placement, Tikehau IM a collecté plus de 130 millions d’euros doublant ainsi les actifs sous gestion. Dans le détail, le fonds phare Tikehau Crédit Plus affiche ainsi un actif net de plus de 60 millions d’euros tandis que Tikehau Taux Variables, a également connu une hausse de sa collecte de plus de 30 millions d’euros. Enfin, le fonds Tikehau Subordonnées Financières, lancé en février dernier, a d’ores et déjà collecté près de 10 millions d’euros. A noter que plusieurs nouveaux fonds sont en cours de collecte sur la deuxième moitié de l’année, comme un fonds OPCI immobilier vert, destiné à investir dans de l’immobilier de bureaux durables (certifiés HQE et labellisés BBC) , un nouveau fonds de situations spéciales (TSS II) ainsi que le deuxième fonds de dette mezzanine (TMZ II).
Novethic a publié le 5 juillet, avec le soutien de l’Ademe, les résultats d’une enquête inédite sur les pratiques des principaux gestionnaires de fonds immobiliers en matière d’enjeux énergétiques, ainsi que ceux de la 5ème édition du Baromètre du reporting des promoteurs et foncières sur l’éco-performance des bâtiments. On retrouve les mêmes tendances pour ces trois catégories de professionnels : quelques acteurs ont fait de l’éco-performance des immeubles un axe stratégique, tandis que d’autres s’organisent progressivement pour anticiper le durcissement des règlementations environnementales. Enfin, il reste ceux qui ne se sont pas encore emparés du sujet.L’enquête montre que 68% des sociétés de gestion interrogées ne connaissent pas encore la performance énergétique réelle de leur patrimoine immobilier sous gestion. En effet, la mesure de la performance se résume pour l’essentiel au Diagnostic de Performance Energétique (DPE) rendu obligatoire, qui fait encore l’objet de discussions entre les professionnels. Il manque des outils efficaces de mesure de la performance pour ces acteurs qui n’ont pas d’accès directs aux consommations réelles des immeubles.Le manque de valorisation financière de la performance énergétique des bâtiments dans les loyers et les valeurs d’expertise est, selon 77% des répondants, le principal obstacle à l’intégration de critères d’éco-performance dans leur stratégie d’investissements immobiliers. De plus, les professionnels attendent des précisions règlementaires sur l’année de référence et le périmètre concerné pour déployer les mesures nécessaires à l’atteinte de l’objectif de réduction de 38% des consommations énergétiques du patrimoine existant d’ici 2020 fixé par le Grenelle.Pour la quasi-totalité du panel, la prévention des risques est le premier facteur de prise en compte de la performance énergétique, qu’ils concernent la non-conformité à la réglementation thermique ou la dévalorisation d’actifs devenus obsolescents.Il est intéressant de souligner que 67% des sociétés interrogées ont observé une demande d’investisseurs institutionnels désireux d’intégrer des critères d’éco-performance dans leur politique d’investissement immobilier. Cette demande n’a pourtant pas encore généré une offre équivalente de fonds sur la thématique de l’immobilier responsable. On en recense seulement 4 sur un marché qui compte plus de 200 fonds.Le Baromètre 2011 du reporting sur l'écono-peformance des bâtiments compare cette année la qualité de la communication de huit promoteurs et quinze foncières cotés sur les performances énergétiques et CO2 des actifs immobiliers qu’ils produisent ou détiennent avec une méthodologie renforcée. Si l’amélioration des pratiques de reporting est manifeste, les notes moyennes tant des promoteurs que des foncières n’atteignent pas les 50%. Les pratiques les plus avancées de quelques acteurs ne contrebalancent pas les contreperformances de ceux dont la communication sur l’éco-performance reste lacunaire.
A la suite du départ au 30 juin de Frances Chang, qui était CEO Grande Chine et Asie du Sud-Est, Robeco a nommé Tony Edwards comme CEO de Robeco Asie-Pacifique à compter du 1er septembre. Il sera basé à Hong-Kong.Depuis octobre 2009, l’intéressé était le directeur général de Neuberger Berman pour l’Asie-Pacifique hors Japon. Sa nomination chez Robeco s’entend sous réserve de l’agrément qui doit lui être délivré par la Securities and Futures Commission (SFC).
La banque chinoise China Development Bank (CDB) est de plus en plus active à l’international, rapporte le Financial Times. Avec son fonds d’investissement doté de 10 milliards de dollars, elle prend des participations notamment dans des fonds de capital investissement et dans des hedge funds. Elle s’intéresse désormais aux petites et moyennes entreprises asiatiques, indique le quotidien britannique.
Sans communiquer le montant de la transaction, l’allemand Commerz Real indique avoir acheté à nexity le troisième immeuble (12.000 mètres carrés) du complexe Edison Park Center dans le quartier de bureaux Sesto San Giovanni de Milan. Cet actif est affecté au portefeuille du fonds immobilier offert au public hausInvest, dont 6 % des encours sont désormais investis en Italie.Commerz Real précise avoir déjà conclu des transactions avec nexity à Madrid, Bruxelles et Milan.
Le groupe américain Prudential Financial a annoncé le bouclage de vente de ses activités de «global commodities» à Jefferies Group pour un montant de 419,5 millions de dollars. Cette cession, annoncée le 7 avril dernier, comprend FCM, Prudential Bache Commodities LLC, Prudential Securities LLC, Bache Commodities Limited et Bache Commodities (Hong Kong Ltd.
Conformément à l’accord conclu il y a deux mois, BNY Mellon a bouclé l’acquisition des activités de gestion de fortune de Thalon Asset Management (lire notre dépêche du 2 mai) et nommé Michael DiMedia regional president de la nouvelle implantation à Chicago. L’intéressé demeure administrateur de BNY Mellon Trust Delaware.Cette transaction, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés, ajoutent plus de 800 millions de dollars à l’encours de BNY Wealth Management qui représente 171 milliards de dollars.Les anciens associés de Talon Terry Diamond, Alan Wilson et Edwin Ruthman, rejoignent BNY Mellon Wealth Management à Chicago. Ils seront accompagnés de Steven Appell, senior director nouvellement nommé, qui représente les activités de family office dans la région.
Le fonds de John Paulson devrait engranger plus d’un demi-milliard de dollars grâce au nouvel accord sur le plan de liquidation de Lehman Brothers, rapporte le Financial Times. Le règlement, qui a été approuvé par une trentaine de groupes financiers, va permettre à Paulson& Co. de récupérer 550 millions de dollars grâce à ses rachats d’obligations fortement décotées (autour de 7,3 cents pour un dollar) au moment de la faillite de la banque. Selon l’accord final, les détenteurs d’obligations Lehman vont recevoir 21,1 cents sur chaque dollar en valeur faciale, contre une proposition initiale de 17,4 cents. Un gain bienvenu pour le fonds de John Paulson (38 milliards de dollars d’actifs sous gestion) qui a subi de nombreuses déconvenues ces derniers mois.
Le fonds de pension californien Calstrs a connu une période difficile sur le marché de l’immobilier de Manhattan. Mais il vient de réaliser une confortable plus-value en vendant pour 341 millions de dollars sa part de 65 % dans l’Equitable Building (120 Broadway) à UBS Realty Investors, rapporte The Wall Street Journal. Cette participation avait été acquise pour 240 millions de dollars en 2004.
Alvaro Setién va quitter l'équipe espagnole de BlackRock dirigée par Armando Senra pour devenir directeur des ventes institutionnelles et retail pour l’Amérique du Sud hors Brésil, ce pays étant couvert par le bureau de Santiago du Chili. Il reste subordonné à la fois à Armando Senra comme responsable mondial des marchés hispaniques et à Axel Christensen, directeur général au Chili, rapporte Funds People.Ricardo Comín, qui a rejoint BlackRock Ibérie voici deus mois, succède à Alvrao Setién comme directeur des ventes.Actuellement, BlackRock affiche un encours de 5,1 milliards d’euros en Espagne et au Portugal. L’ensemble des actifs du groupe en Ibérie et en Amérique latine se situent à 42 milliards de dollars contre 35 milliards fin 2010, le Mexique représentant à lui seul 16 milliards de dollars.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) s’est adjoint les services de deux collaborateurs clés qui viennent étoffer ses équipes de vente en Europe dans l’optique de développer ses activités en se rapprochant de sa clientèle.Frédéric Cruzel a été nommé responsable des ventes en France pour LOIM, basé à Paris, et Donato Savatteri, responsable des ventes en Italie, dans un nouveau bureau basé à Milan, sous réserve d’approbation par les autorités compétentes. Frédéric Cruzel, 49 ans, était auparavant directeur des ventes adjoint pour la France chez Amundi Asset Management. Le dernier poste occupé par Donato Savatteri a été celui de directeur commercial de Franklin Templeton Investments en Italie. Tous deux travailleront sous la direction de Marius Wuergler, responsable des ventes européennes. Quant à Géraud Dambrine, il s’occupera désormais des clients stratégiques de la Maison en Europe et demeurera directeur général de Lombard Odier Darier Hentsch & Cie Gestion France S.A. Frédéric Cruzel s’appuiera dans ses nouvelles fonctions sur Patrick Lajoinie, qui joue un rôle stratégique dans le développement de l’activité de LOIM en France. Donato Savatteri travaillera pour sa part avec Alessandro Fonzi qui joue un rôle déterminant dans le développement de l’activité stratégiquement importante de LOIM en Italie à partir du bureau de Londres. A fin mars, LOIM, l’unité de gestion institutionnelle de Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, dont le siège est à Genève, gérait plus de 28 milliards d’euros pour le compte de ses clients.
Merchant House Group a lancé le Russian Phoenix Ucits fund, qui prend qui postions long/short sur les actions russes, rapporte Citywire.Le fonds, qui a été lancé avec 40 millions de dollars d’actifs sous gestion, réplique le Spectrum Russian Phoenix fund, une stratégie long/short offerte par Spectrum Partners Group. Le fonds, lancé sur la plate-forme Ucits de la société, offre une liquidité hebdomadaire. Il est disponible en dollar, en euro et en sterling, avec un investissement minimum de 20.000 dollars, euros ou livres. Ce fonds est le premier d’une série de cinq, les quatre prochains devant être lancés d’ici au mois d’octobre.
Ce fonds d’incubation rassemblera les principaux investisseurs de la Place pour apporter des capitaux à gérer aux jeunes sociétés de gestion basées en France, ou souhaitant s’y implanter, et accélérer leur développement dans leurs premières années d’existence. Emergence fournira entre 25 millions et 50 millions à chaque gestionnaire retenu pour trois ans, le partenariat devant durer entre 7 et 10 ans. L’objectif d’Emergence est d’offrir aux investisseurs la performance des fonds incubés et une participation aux revenus futurs des sociétés de gestion. Le fonds leur permettra d’identifier les équipes de gestion les plus prometteuses et de contribuer à leur croissance en leur confiant des capitaux à gérer. La priorité a en outre été donnée à l’attrait du fonds pour les investisseurs, en les plaçant au c??ur de la gouvernance (participation au conseil d’administration, définition des objectifs, désignation d’un comité d’investissement), en choisissant le partage de revenus (sans prise de participation au capital), et en optimisant les contraintes de Solvabilité II (« transparisation » du portefeuille). Emergence prendra la forme d’une SICAV contractuelle à compartiments, permettant d’envisager différentes thématiques (performance absolue, actions long-only, ISR, obligations d’entreprises, etc.), avec des gérants délégataires appropriés, un par compartiment, a indiqué Alain Leclair, membre du comité de direction de Finance Innovation et président d’honneur de l’AFG. Le fonds mettra en oeuvre de nombreuses innovations réglementaires (gouvernance partagée avec les investisseurs, partage de revenu des sociétés de gestion incubées, statuts de SAS pour constituer la SICAV), qui sont soumises à l’approbation de l’AMF et de la Direction Générale du Trésor.
Cette année, la CPEV, Caisse de Pensions de l’Etat du Vaud (7,4 milliards de Francs Suisses d’actifs) étudie la possibilité d’investir dans l’infrastructure en Suisse et investira pour la première fois dans l’immobilier international. L’allocation en matières premières avait déjà augmenté en Mars 2010, suivi d’une hausse de l’exposition aux obligations convertibles deux mois plus tard puis un premier investissement en microfinance au mois de Novembre. En 2011, le régime prévoit, pour l’investissement en microfinance, d’accroitre le nombre de gérants pour obtenir une diversification du portefeuille plus optimale. Les placements alternatifs, en 2010, ont atteint des performances et des apports en capitaux nets positifs. Les placements alternatifs ont ainsi retrouvé une place plus importante dans les portefeuilles des investisseurs par rapport aux années précédentes. La CPEV maintiendra parmi ses priorités une politique d’investissements socialement responsables, restant ainsi dans la continuité de ces dernières années. Concernant les classes d’actifs traditionnelles, la Caisse de Pensions débat des problèmes de devises affectant les obligations en devises étrangères face au Franc Suisse. Dans le sillage de l’année 2009, la Caisse a continué à privilégier les obligations d’entreprises ainsi que la dette des pays émergents en monnaies locales. L’exercice 2010, pour les obligations en Francs Suisses, a été marqué d’une part par la mise en place d’investissements visant à protéger le portefeuille contre l’inflation et les hausses de taux. Fin Mars 2011, l’allocation d’actifs se structurait ainsi : 2,63% de liquidités, 0,06 % de créances diverses à court et moyen terme, 12,08% d’obligations en Francs Suisses, 15,51% en obligations étrangères, 12,44% en actions de sociétés Suisses, 11,79% en actions internationales, 10,47% en titres de gages immobiliers, 24.77% en immobilier Suisse, 6.63% en alternatifs, 2.65% en private equity et 0.97% en actifs diversifiés.
Le premier compartiment d’Emergence sera un produit de performance absolue lancé en septembre (le deuxième devrait être lancé début 2012), avec NewAlpha AM (filiale d’OFI) comme gérant délégataire pressenti, compte tenu de son expérience reconnue dans ce domaine (incubation pour le compte de tiers, profit sharing acquis au fonds, produits OPCVM). Quelque 30 premières cibles d’incubation ont été identifiées. A ce stade la levée de capitaux estimée pour ce premier compartiment se situe entre 150 et 250 millions d’euros. Selon nos informations, les engagements portent d’ores et déjà sur 150 millions d’euros.
Depuis le début de l’année 2011, le FRR a décidé d’augmenter ses investissements sur les actions émergentes au sein de sa poche de performance, en passant de 2.4% à 5.1% des actifs. Une part significative de l’exposition économique aux marchés émergents est recherchée en utilisant comme supports d’investissement des entreprises des pays développés exposées à la croissance de ces marchés. A ce titre, de même que pour les obligations émergentes, le FRR préfère investir dans des fonds ouverts gérés par des sociétés de gestion, sans conditionner son choix au respect de critères ISR dans la gestion. En effet, il est apparu au FRR que l’univers de ces fonds émergents ISR était trop réduit pour permettre une mise en concurrence des gérants. Après une phase de due diligence s’accompagnant de la rencontre systématique avec les gérants des fonds pré sélectionnés, le FRR s’attache seulement à ce que les sociétés de gestion respectent la philosophie de l’investissement responsable de manière globale.
La société de gestion a clôturé le premier semestre avec plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion, grâce à plus de 300 millions d’euros de collecte. Sur le seul segment des FCP, Tikehau IM a plus que doublé ses actifs, en collectant plus de 130 millions d’euros.
Le groupe «infrastructure de Place» a officialisé hier la mise en place d’un service de gestion tripartite des pensions livrées en euro où les transactions, exécutées sur des paniers de titres standardisés, sont dénouées de façon totalement automatisée par un agent tripartite. Ce service développé et opéré par Euroclear France sera ouvert à la compensation par LCH.Clearnet et aux opérations de refinancement de l’Eurosystème via la Banque de France.
Dominique Cerutti, directeur général adjoint de Nyse Euronext, a confirmé que la compensation des produits dérivés de la future Bourse issue de la fusion avec Deutsche Börse se ferait sur Eurex, filiale de la Bourse allemande. Il a également confirmé que si les discussions en cours entre le fournisseur de données Markit et la chambre de compensation LCH.Clearnet aboutissaient, Nyse Euronext accroîtrait sa participation minoritaire dans LCH.Clearnet qui assurerait alors la compensation des marchés au comptant du nouveau marché.
Afin de lutter contre une volatilité excessive sur les marchés de matières premières, notamment agricoles, «la priorité devrait être donnée à la collecte et à la dissémination des informations», a plaidé hier l’ancien président de l’AMF, Michel Prada, lors d’une table ronde organisée par Paris Europlace. «Les participants devraient être identifiés et supervisés de manière proportionnée», a-t-il ajouté. Le dernier G20 Agriculture a fait un pas dans cette direction en confiant à la FAO le soin d’exploiter un système d’information sur les marchés agricoles (AMIS).
Faute d’un accord entre Etats membres de l’UE et eurodéputés, les nouvelles règles européennes d’encadrement des produits dérivés et des ventes à découvert n’entreront pas en vigueur avant l’automne. Le Parlement européen a campé hier sur ses positions en votant en première lecture en session plénière des versions de ces deux textes qui s’inscrivent en porte-à -faux avec les positions défendues par les Vingt-Sept. Sur les ventes à découvert, les eurodéputés se sont prononcés pour interdire les CDS à nu sur dette souveraine. Sur les dérivés, le dossier est plus complexe encore car les Etats membres ne parviennent pas à se mettre d’accord entre eux et la version votée par le Parlement se rapproche de celle défendue par une minorité de pays, dont l’Allemagne. Les eurodéputés se sont prononcés pour que seuls les échanges de dérivés de gré à gré soient concernés par une obligation d’enregistrement dans des registres centralisés.