Les commissaires aux comptes français craignent que la rotation régulière des cabinets, débattue à Bruxelles dans le cadre de la réforme de l’audit, nuise à la qualité de leur travail. Les propositions qui circulent au Conseil des ministres ne sont pas faites pour les rassurer.
La banque collabore avec le gendarme boursier américain dans le cadre d’une enquête ouverte par ce dernier pour soupçons de délits d’initiés dans le cadre du rachat de Heinz par Berkshire Hathaway et 3G Capital. La SEC a porté plainte contre des courtiers ayant utilisé un compte en Suisse pour acheter des options Heinz avant l’annonce du projet de rachat. La SEC ne mentionne pas Goldman Sachs mais se réfère au compte en Suisse avec la mention «Compte GS».
La Banque centrale de Singapour et les banques concernées songent à signer l’acte de disparition du taux interbancaire local en dollar, le Sibor (Singapore interbank offered rate), sur fond de poursuites à travers le monde au sujet de soupçons de manipulation de tels taux.
Julien Le Louët, responsable du service financier et immobilier de l’OCIRP dans un article paru dans Option Finance numéro 1208 : Nous gérons actuellement 1.9 milliard d’euros, essentiellement en produit de taux afin de maintenir constamment un rendement comptable conforme à nos engagements. Nous détenons un peu plus de 73% de produits de taux, 20% d’actions, 5% d’immobilier en direct. Les 2% restants sont constitués en liquidités. Compte tenu de nos engagements assez longs et de la faible rémunération de placements à court terme, nous essayons à l’heure actuelle de limiter au maximum nos placements en monétaire. Sur la partie obligataire, nous investissons uniquement dans des émetteurs de la zone euro. Cette poche à beaucoup évolue avec le temps. En 2007, nous détenions très majoritairement des emprunts d’Etats Français. Mais, dès 2009, nous avons pris le virage du crédit en introduisant une part importante d'émetteurs corporates notés investments grade. De ce fait ces derniers représentent aujourd’hui environ 40% de notre poche obligataire. L’an passé, nous y avons même intégré le segment du crossover - émetteurs situés à la marge entre l’investment grade et le high yield -, que nous avons investi au travers d'émetteurs industriels français. Cette stratégie très opportuniste n’aurait pas pu être possible si nous avions adopté trop tôt un positionnement sur le segment du crédit. Nous sommes particulièrement préoccupés par la cherté du crédit. Pour acheter aujourd’hui des obligations d’entreprise qui dégagent un bon rendement, il faut accepter de prendre plus de risques que par le passé. Or, nous sommes un investisseur traditionnellement prudent et nous ne souhaitons pas accroître le risque global de notre portefeuille. Plus globalement, la valorisation actuelle des marchés, nous préoccupe. Nous assistons à un rallye très fort sur l’ensemble des marchés et, dans ce contexte, certaines classes d’actifs, comme les dettes souveraines ou encore les obligations à haut rendement, nous apparaissent chères.
La demande étrangère d’actifs américains à long terme a augmenté en décembre, à la fois sur les emprunts d’Etat et les actions, a annoncé le Trésor des Etats-Unis. Les étrangers ont acheté en net 64,2 milliards de dollars de valeurs mobilières américaines à long terme en décembre, après 52,4 milliards (révisés) le mois précédent. Les achats de titres du Trésor ont augmenté à 29,9 milliards de dollars contre 26,4 milliards.
La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a annoncé vendredi qu'à l’issue d’un appel d’offres ouvert, elle avait sélectionné pour assurer la notation de sa dette les seules agences Moody’s et Fitch, ce qui exclut Standard & Poor’s. Depuis sa création en 1996, la Cades, qui bénéficie de la garantie implicite de l’Etat, était notée par ces trois grands agences. En janvier 2012, Standard & Poor’s a été la première à dégrader la note de la France, privant la Cades de son triple A dans la foulée, ce qui avait valu à l’agence de notation les protestations publiques de la Caisse d’amortissement, qui contestait ses critères.
Le Trésor espagnol a annoncé qu’il émettrait jeudi prochain trois types d’obligations, arrivant à maturité le 31 mars 2015, le 31 octobre 2019 et le 31 janvier 2023. Les obligations seront respectivement assorties de coupons à 2,75%, 4,30% et 5,40%.
D’après The Telegraph relayé par Investment Europe, Newton Investment Management (49,6 milliards de livres d’encours), une filiale britannique de BNY Mellon, serait en négociations exclusives avec Standard Life en vue de céder à cette dernière son activité clients particuliers (private clients) pour un montant maximum de 90 millions de livres. Les deux sociétés ont refusé de commenter.
A l’occasion de ses résultats 2012, BNP Paribas a annoncé qu’elle compte réaliser deux milliards d'économies annuelles à partir de 2015 au prix d'1,5 milliard d’investissements sur trois ans, rapporte L’Agefi. La banque a également précisé ses ambitions en Asie-Pacifique. La région devra drainer plus 3 milliards de revenus en 2016 dans la BFI et Investment solutions, contre 2 milliards en 2012 (soit 12,5% de l’activité des deux pôles). Le groupe veut passer de 8.000 à 9.300 collaborateurs locaux dans ces deux métiers mais ne chiffre pas ses investissements totaux, précise le quotidien.
Spécialiste de l’ISR et des actions, La Financière Responsable a terminé 2012 avec un encours d’environ 52 millions d’euros pour ses fonds, dont près de 39 millions pour le LFR Euro Développement Durable, qui a collecté en net quelque 10 millions d’euros l’an dernier. Un an plus tôt, les actifs gérés de ce produit se situaient aux alentours de 26 millions d’euros. Le portefeuille comporte une bonne trentaine de lignes et le taux de rotation est tombé pour sa part à 35-40 %, contre 50 % en 2011, ont indiqué le 14 février Olivier Johanet, président et Stéphane Prévost, directeur général.Le LFR Actions Solidaire est passé pour sa part de 2,7 millions à 4 millions d’euros avec des rentrées nettes d’un million, grâce principalement à l’épargne salariale.Quant à la poche actions du Diamant Bleu Responsable (passé de 19,5 millions à 22 millions), que gère La Financière Responsable, ses actifs se sont accrus de quelque 2,1 millions pour arriver à 8,5 millions avec une performance de 21,5 %, contre environ 18 % affichée par l’EuroStoxx 50 dividendes nets réinvestis. L’allocation aux actions du diamant Bleu Responsable se situait en fin d’année à 39 % contre 31 % douze mois plus tôt.
L’Agefi rapporte que Jacques Ripoll qui va quitter la direction du pôle gestion d’actifs et services aux investisseurs de la Société Générale, devrait prendre la tête des activités de marchés de Santander au Royaume-Uni (Global Banking & Markets), selon les déclarations à Reuters de trois sources proches du dossier, jeudi 14 février.
Peter Fisher quitte son poste de responsable de la puissante division fixed income de BlackRock et cède sa place à la nouvelle génération, rapporte le Financial Times, citant une note interne du directeur général Larry Fink. Agé de 56 ans, Peter Fisher va devenir un administrateur senior au sein du BlackRock Investment Institute, un think tank interne et forum pour les professionnels de l’investissement. Rick Rieder et Kevin Holt ont été nommés co-responsables obligataire pour les Amériques, sous la direction de Quintin Price.
Scott Bessent, directeur des investissements de Soros Fund Management depuis octobre 2011, vient de susciter les applaudissements de la profession, parce qu’il a fait gagner 1,2 milliard de dollars à l’entreprise en trois mois, dont 1 milliard en pariant sur la baisse du yen et 200 millions en misant sur certaines actions japonaises, rapporte The Wall Street Journal.En 2012, le fonds Soros a gagné 10 %, soit plus que ses concurrents, mais moins que le marché actions et, depuis le début de2013, la performance est de l’ordre de 5 %.Die Welt indique que d’autres gestionnaires alternatifs ont gagné beaucoup d’argent en pariant contre le yen, qui s’est déprécié de 20 % contre dollar ces quatre derniers mois. Le journal allemand cite ainsi Greenlight Capital, Third Point et Hayman Capital.
L’Agefi rapporte que le fonds de pension des enseignants du secteur public californien, CalSTRS, a indiqué qu’il s’opposerait à l’occasion de la prochaine assemblée des actionnaires prévue le mois prochain à la combinaison au sein du groupe de divertissement Walt Disney Co des rôles de président et de directeur général. Le fonds de pension a également clamé sa désapprobation du plan de rémunération de la direction qui doit être soumis pour validation aux actionnaires. CalSTRS détient environ 0,3% du groupe, précise le quotidien.
Faisant droit à une exigence de la division gestion d’actifs de Blackstone, qui menaçait de retirer ses 550 millions de dollars si elle n’avait pas le temps d’attendre l’issue de l’enquête dont fait l’objet SAC Capital pour un éventuel délit d’initié, le gestionnaire alternatif (14 milliards de dollars) a fait une proposition à ses investisseurs, rapporte The Wall Street Journal. Mercredi soir, SAC a écrit à ses clients qu’ils disposent de trois mois supplémentaires par rapport à la limite de jeudi 14 février minuit pour décider s’ils veulent sortir complètement des fonds d’ici à la fin de cette année.
Le responsable mondial du trading pour compte propre de JPMorgan, Deepak Gulati, quitte la société pour créer un hedge fund en Suisse, rapporte le Financial Times. Argentière Capital verra le jour probablement au deuxième ou troisième trimestre de cette année, selon deux personnes proches du dossier. L’équipe de Deepak Gulati chez JPMorgan, qui travaille à Zurich, partira avec lui. Argentière devrait pouvoir lever 500 millions de dollars.
En 2012, Gérifonds a enregistré des rachats nets de 300 millions d’euros, dont 100 millions concernant les fonds alternatifs. La filiale à 100% de la Banque Cantonale Vaudoise a toutefois atténué ses sorties grâce à l’effet marché, souligne Le Temps. Il a permis d’augmenter les encours de 1,2% à 8 milliards de francs suisses au 31 décembre. Ce sont les fonds obligataires, aidés par l’environnement des taux d’intérêt, qui ont attiré le plus d’investisseurs. Ils représentent désormais 31% de l’encours total géré, contre 29% à la fin 2011.
La Chine devrait lancer ses premiers ETF adossés à de l’or physique cette année, ce qui devrait doper la demande pour le métal jaune, rapporte le Financial Times, citant le World Gold Council.
La société de gestion écossaise Aberdeen Asset Management a annoncé jeudi l’acquisition de 100 % du gestionnaire américain coté en Bourse Artio Global Investors, gérant 14,3 milliards de dollars, pour 175 millions de dollars environ.Ce dernier dispose d’une activité obligataire importante, représentant 9,8 milliards de dollars. Cela permet donc à Aberdeen, dont les encours se montent à 193,4 milliards de livres, de renforcer son offre dans ce domaine, en plus d’étendre sa présence commerciale aux Etats-Unis, un marché qu’elle considère comme stratégique.Le montant de la transaction sera payé en numéraire et sera puisé dans les ressources du groupe.Le même jour, Aberdeen a annoncé l’acquisition d’une participation de 50,1 % dans SVG Advisers, une société de private equity basée à Londres, pour 17,5 millions de livres. L’entité, qui gère 4 milliards de livres, sera combinée avec l’activité de capital investissement existante d’Aberdeen, de 0,7 milliard de livres, afin de former un ensemble de fonds de fonds de private equity d’environ 5 milliards de livres sous gestion.L’ensemble, baptisé Aberdeen SVG Private Equity, sera dirigé par Lynn Fordham, le directeur général de SVGC. Anne Richards, directeur des investissements, et John Brett, responsable de la distribution, représenteront Aberdeen au sein du conseil d’Aberdeen SVG Private Equity. Aberdeen aura une option pour acquérir le reste du capital de SVGC dans trois ans.
Oddo Asset Management a annoncé le 14 février le lancement d’un nouveau fonds daté principalement investi en titres obligataires internationaux à haut rendement, Oddo Haut Rendement Monde 2018.Oddo Haut Rendement Monde 2018 est investi dans des titres de créances d’une maturité inférieure au 30/06/2019 (obligations et obligations convertibles) dont les émetteurs sont situés principalement en Europe et jusqu'à 50% en dehors de l’Europe, notamment dans les pays émergents.CaractéristiquesCode isin : Part A : FR0011378520/ Part D : FR0011378546/Part B : FR0011378538Commission de souscription : 4% TTC maximum non acquise au fondsFrais de gestion fixes : Parts A et D : 1.40% TTC – Part B : 0.6% TTCCommission de surperformance : 10% TTC de la surperformance au-delà d’une performance annualisée du fonds de 5.5%Période de souscription : Jusqu’au 30 août 2013Commission de rachat acquise au fonds : 1% TTC pendant la période de commercialisation, néant à l’issue de la période de commercialisation
Marc van Heel a démissionné du poste de managing director de Goldman Sachs Asset Management (GSAM) qu’il a occupé ces trois dernières années après avoir été directeur pays pour Pimco. Il prend un congé sabbatique jusqu'à mai, avant de rejoindre un autre employeur, indique Fondsnieuws. Il communiquera à une date proche de la prise de ses nouvelles fonctions.Le nom de son successeur chez GSAM n’a pas encore été dévoilé.
La BaFin a délivré en janvier son agrément à Towers Watson Pensionsfonds AG pour le lancement en Allemagne d’un fonds de pension, qui est selon le consultant le premier plan d'épargne retraite proposé en Allemagne à des entreprises de tous secteurs et de toutes tailles et qui soit indépendant de toute grande entreprise ou prestataire de services financiers.Cette plate-forme intégrée d'épargne retraite d’entreprise comporte à la fois un fonds de pension, une fiducie (contractual trust agreement ou CTA) et une caisse de retraite qui complètent l’offre de conseil et d’administration de Towers Watson.Le directoire de Towers Watson Pensionsfonds AG se compose de Michael Karst et Alfred-E. Gohdes.
KKR et Permira ont vendu mercredi soir la totalité des actions préférentielles qu’ils détenaient dans le groupe allemand de média ProSieben-Sat.1. La transaction s'élèverait selon la Börsenzeitung à près de 500 millions d’euros. Les deux investisseurs conservent leurs actions ordinaires (88 %), réunis au sein de la holding Lavina.
Composé d’experts dédiés et indépendants dont l’activité principale consiste à gérer et optimiser l’administration de grands patrimoines, Reyl Private Office, filiale du groupe genevois Reyl & Cie, se renforce avec le recrutement annoncé le 14 février d’un nouveau senior wealth planner, en la personne de Guillaume Micolau.L’intéressé a commencé sa carrière en 2000 au sein d’un cabinet de conseil en gestion de fortune franco-suisse. A partir de 2004, il a ensuite exercé à Paris, au sein de deux études de notaires, Monassier & Associés puis l’Office notarial Althémis, où il a été responsable du département clientèle internationale, dédié aux problématiques transfrontalières, tant civiles que fiscales, de gestion de patrimoine.
Le britannique Newton Asset Management aurait engagé des négociations exclusives avec Standard Life pour la cession de ses activités de gestion de fortune, rapporte le quotidien The Telegraph.Le pôle de gestion de fortune de Newton gère quelque 49,6 milliards de livres.