Les objectifs de réduction de déficit ne seront pas tenus, juge la Commission, qui s’inquiète d’un effet déstabilisateur de la France sur le reste de la zone euro
Les objectifs de réduction de déficit ne seront pas respectés, juge la Commission européenne, qui s’inquiète pour la première fois d’un effet déstabilisateur de la situation française sur le reste de la zone euro. Le pas d'éventuelles sanctions n’a cependant pas encore été franchi.
D’après les informations de H24 Finance, la compagnie d’assurance Suravenir possèderait maintenant plus de 3% des 27 milliards d’encours sur des produits structurés. Suravenir a accéléré l’achat de produits structurés en 2013 puisque sur une collecte d’environ 1 milliard d’euros pour le fonds en euros, le gestionnaire aurait décidé d’investir plus de 300 millions d’euros sur des produits structurés simple avec un taux d’intérêt « élevé » et des barrières de protection à -40% sur l’Eurostoxx. Est-ce un cas isolé ou une véritable tendance de fond pour les autres compagnies d’assurance qui recherchent du rendement dans un monde à taux durablement faible ? s’interroge le site d’informations.
Le passage du versement trimestriel au versement mensuel des retraites n’a pas de véritables impacts sur la stratégie de B2V, hormis sur le court terme. Auparavant, nous utilisions des livrets d'épargne plus rémunérateurs que les OPCVM monétaires court terme, or le passage à la mensualisation depuis le 1er janvier dernier ne nous permet plus d’employer ce support. La période d’investissement étant trop courte dorénavant, nous allons donc revenir sur une gestion monétaire traditionnelle avec des OPCVM ouverts, développe Henri Jacks. Sur la partie retraite, le portefeuille d’actifs de B2V comprend selon le responsable financier de B2V : 60% d’obligations d’Etats et corporate et 40% d’actions pour l’institution ARRCO. Le passif étant plus court pour l’institution AGIRC, notre allocation est plus proche des 70% de taux et 30% d’actions et assimilées. La poche de diversification limitée à 10% est principalement investie en OPCVM convertibles. Dans l’environnement actuel, nous pensons que la reprise économique mondiale tirée par le redémarrage des pays développés devrait profiter encore aux actifs risqués. Quant au portefeuille d’actifs de la prévoyance, nous sommes investis à hauteur d’environ 15% en actions, 10% en convertibles, et le solde en obligations détenues en direct. Si B2V est très investi sur les actifs risqués, son directeur financier appelle à la prudence sur les taux d’intérêt. J’hésite à augmenter mon exposition obligataire au regard des niveaux bas dans cette phase du cycle, précise-t-il Je demeure en attente d’une remontée des taux long terme de l’ordre de 0,50% aux Etats-Unis. En Europe, nous devrions certainement suivre pour partie. A ce moment-là, j’interviendrai à nouveau sur cette classe d’actifs en privilégiant des maturités longues. C’est pourquoi, j’ai déjà demandé à mes gérants d'être plus prudents en intégrant une poche monétaire dans les indices de référence à hauteur de 10% de l’allocation en obligations. En dehors de ces ajustements tactiques à la marge, l’allocation stratégique, en cours de discussion avec le conseil d’administration, devrait être arrêtée prochainement.
Flexcoin, intermédiaire spécialisé dans l'échange et le stockage de bitcoins basé au Canada, a annoncé sa fermeture après avoir été victime d’un vol de l'équivalent de 600.000 dollars de cette monnaie virtuelle par des pirates informatiques. Dans un message en date du 3 mars publié sur la page d’accueil de son site internet, Flexcoin annonce sa fermeture après le vol, dimanche, des 896 bitcoins qu’il stockait en ligne.
La Banque d’Angleterre a annoncé la mise à pied de l’un de ses salariés dans le cadre de l’enquête en cours sur les informations dont aurait disposé la BoE sur les manipulations présumées du marché des changes par certains traders d’institutions privés. La banque centrale déclare qu’une enquête interne n’a à ce jour révélé aucune preuve de collusion impliquant ses salariés ou de partage indu d’informations confidentielles. La BoE a confié une enquête externe au cabinet d’avocats Travers Smith. Un porte-parole de la banque s’est refusé à toute précision sur l’identité du salarié suspendu ou sur les motifs précis de sa mise à pied. Une vingtaine de traders intervenant sur le marché des changes ont d’ores et déjà été suspendus, mis en congé forcé ou licenciés par des banques ces derniers mois.
L’Aspim (Association française des sociétés de placement immobilier) publie une collecte nette quasi stable pour les SCPI en 2013, en repli de 0,2% à 2,50 milliards d’euros. L’exercice écoulé a été marqué selon l’association par «le niveau élevé du montant de capitaux investis en SCPI, aussi bien sur le marché primaire que sur le secondaire». A 3,03 milliards (+4,8%), la collecte brute des sociétés civiles de placement immobilier «est proche de son record historique».
L’Association internationale des marchés de capitaux (Icma) a publié une version actualisée de son guide de bonnes pratiques sur le marché européen de la pension livrée. Ce marché faisant intervenir avant tout des banques de divers pays, il est essentiel selon l’Icma de disposer de standards internationalement reconnus.
Afin de «réaffirmer les ambitions du groupe», Meeschaert adopte une nouvelle identité visuelle, reposant sur «un logo contemporain» et traduisant «sa capacité à anticiper et accompagner chacun de ses clients dans un environnement en mutation». Il s’agit d’aider à «conquérir de nouvelles cibles de clientèle». La nouvelle signature est l’œuvre de l’agence ComNext.
Selon le classement annuel des rémunérations du magazine «Forbes», les 25 gérants de hedge funds les mieux payés ont gagné 24,3 milliards de dollars en 2013, soit deux fois plus qu’en 2008 durant la crise économique (11,6 milliards), rapporte Les Echos. En moyenne, ils ont gagné chacun autour de 1 milliard de dollars, mais avec d’amples variations de 4 milliards pour George Soros, à 280 millions pour Chase Coleman. Le quotidien économique souligne que, comme les années passées, le classement 2013 reste largement dominé par les acteurs américains expérimentés (15 à 30 ans d’ancienneté), et ne compte aucune femme. C’est George Soros, qui termine en tête du classement avec une performance de 22 % pour son « family office », lui ayant permis d’engranger une rémunération de 4 milliards de dollars. Suivent David Tepper, le fondateur d’Appaloosa, qui a gagné 3,5 milliards en 2013, puis Steve Cohen (SAC Capital) qui a gagné 2,3 milliards de dollars.
Dan Doyle, managing director chez Neuberger Berman, a été nommé, avec effet immédiat, co-gérant du fonds Neuberger Berman High Yield Strategies Fund. Il travaillera aux côtés d’Ann Benjamin, chief investment officer pour le crédit hors catégorie d’investissement, Tom O’Reilly et Russ Covode.Dan Doyle, qui a rejoint Neuberger Berman en 2012, est membre du comité de crédit de Neuberger pour les obligations high yield et les prêts bancaires.
Legg Mason vient d’annoncer l’acquisition de QS Investors, un fournisseur de solutions sur mesure et d’actions quantitatives mondiales basé à New York, affichant un encours sous gestion de 4,1 milliards de dollars et des encours sous conseil de 100 milliards de dollars.A l’issue de la transaction, la société de gestion quantitative actions de Legg Mason, Batterymarch Financial Management, et sa plate-forme de solutions, Legg Mason Global Asset Allocation, seront intégrées au sein de QS Investors. L’entité issue de la fusion sera nommée QS Investors et dirigée par Janet Campagna en tant que CEO et Rosemary Macedo en tant que CIO. L’acquisition devrait être bouclée au premier trimestre 2015.
Après plus de 5 années d’existence, Pléiade Asset Management veut donner un coup d’accélérateur à son développement en ouvrant ses produits à la distribution. La société de gestion française créée par Olivier de Trogoff et Louis de Montalembert, qui pèse actuellement 90 millions d’euros, ciblera dans un premier temps la clientèle des banques privées et de la multigestion, les family offices et caisses de retraite professionnelles. Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants pourront être abordés dans un second temps.Pléiade Asset Management dispose de deux fonds au sein de sa gamme, notamment Pléiade SIB, créé en 2009 et investi dans les petites et moyennes entreprises. L’autre produit, Pléiade Select, mise plutôt sur les capitalisations moyennes.La société de gestion «voit dans le lancement du PEA-PME une opportunité de s’ouvrir à la commercialisation, disposant d’un des seuls fonds sur les actions européennes, correspondant aux critères du nouveau PEA-PME», souligne-t-elle dans un communiqué. L’objectif de souscriptions nettes a été fixé à 100 millions d’euros sur ce fonds, à horizon deux à trois ans. Afin de soutenir son développement, Pléiade AM a récemment embauché un responsable des relations investisseurs.
Invesco Real Estate vient d’acquérir la Tour Prisma, tour de bureaux à Paris La Défense auprès d’Ivanhoé Cambridge. Il s’agit d’une première acquisition réalisée par Invesco Real Estate pour le compte d’un nouveau client asiatique, dans le cadre d’un mandat dédié, indique le communiqué. La tour compte 22 étages et une surface de 23.152 m2. Elle accueille le siège social de nombreuses entreprises internationales. «La Tour Prisma répond parfaitement aux critères du mandat d’investissement de notre client grâce à ses fondamentaux immobiliers solides. Il s’agit d’un actif de grande qualité, moderne, très accessible et qui a été entièrement rénové en 2011. La tour est louée à des locataires fiables et bénéficie d’une durée moyenne des baux de plus de huit ans, garantissant à nos investisseurs des cash flows sécurisés et un rendement attractif ", commente Stéphanie Bensimon, directrice des transactions France et Belgique d’Invesco Real Estate.La société de gestion d’actifs immobiliers a précisé qu’elle étudiait d’autres opportunités en Europe, «en privilégiant d’abord la France et l’Allemagne, afin que notre client puisse se constituer un portefeuille immobilier européen de grande qualité», ajoute Stéphanie Bensimon.
L’aura de Pimco est toujours intacte. Le géant mondial de la gestion obligataire vient ainsi de lever 5,5 milliards de dollars pour son fonds Bank Recapitalization and Value Opportunities II (dit Bravo II), selon une source anonyme citée par eFinancial News. Dirigé et géré par Dan Ivascyn, directeur adjoint des investissements, ce véhicule a vocation à racheter des actifs indésirables des bilans des groupes bancaires en Europe et aux Etats-Unis, y compris des actifs immobiliers résidentiels et commerciaux.Pimco n’en est pas à son coup d’essai. De fait, le fonds Bravo II fait suite au précédent véhicule Bravo I, lancé en 2011, qui avait levé 2,4 milliards de dollars.
Richard Plackett, chez BlackRock, va prendre à compter du 1er avril un congé sabbatique de six mois et confier ses portefeuilles aux autres membres de l’équipe, rapporte Investment Week. L’intéressé est responsable de l’équipe petites et moyennes capitalisations britanniques au sein du groupe stratégies alpha.
Les encours distribués en France par Schroders totalisaient 3,7 milliards d’euros à fin décembre 2013 contre 3,5 milliards d’euros un an plus tôt, a indiqué le 4 mars Nuno Teixeira, directeur général de Schroders France, à l’occasion d’un point de presse. La collecte nette s’est élevée à 100 millions d’euros et les revenus ont progressé de 30%.Nuno Teixeira a souligné l’intérêt croissant des investisseurs, en France comme ailleurs dans le monde, pour les stratégies multi-classes d’actifs, notamment pour la stratégie Global Multi Asset Income qui figure d’ailleurs en bonne place dans les classements Lipper.Le groupe Schroders devrait publier ses résultats dans les tout prochains jours mais, selon le consensus, la collecte nette pourrait s'établir autour de 9,4 milliards de livres, avec une progression des revenus de 20% et une hausse du résultat de l’ordre de 30%.
La société de hedge funds Algebris Investments, créée il y a huit ans par Davide Serra de Morgan Stanley, a recruté Stephen Hynes, rapporte Financial News. Le nouveau venu fournira des analyses dédiées de thèmes macro dans le secteur financier.
Très forte progression des marchés en février. De quoi largement effacer le «coup de pompe» du mois précédent. Compte tenu de la vigueur de la reprise, un nombre limité de portefeuilles est parvenu à battre l’indice de référence de leur univers d’investissement - zone euro ou Europe. Dans le premier mandat, face à un Eurostoxx NR en hausse de 4,94 %, cinq portefeuilles sur dix-huit font mieux tandis que sur le marché européen, avec un Stoxx 600 NR en hausse de 5 %, huit portefeuilles ont été plus performants sur un ensemble de 23 représentants. La situation est très différente au sein du mandat Global Equities. L’indice Stoxx 1800 NR progresse de 2,52 % et sept portefeuilles sur onze ont été meilleurs. Une analyse plus détaillée des portefeuilles en haut de classement ne permet pas de mettre en évidence une main mise d’un type de gestion particulière. Le «quant» Swiss Life AM (+6,54 %) est arrivé en tête sur la zone euro devant Ecofi Investissements (+5,60 %) et un value pur, AllianceBernstein (+5,46 %). Dans les faits, Swiss Life AM affiche un beta inférieur à un sur trois mois (0,94 %) mais présente un ratio d’information élevé (6,53 %). A titre de comparaison, Ecofi Investissements affiche une surexposition au marché (beta supérieur à un) mais un ratio d’information de 0,67%. En bas de tableau, les styles cohabitent également : les gérants adeptes de l’analyse fondamentale – EdRAM et Aberdeen AM (4,16 % et 4,14 % respectivement) devancent Theam à la dernière place (3,47 %). Au sein du mandat Europe, la situation est similaire. Piloté par Martin Kolrep, le portefeuille ‘quant’ d’Inveso AM domine (+6,13 %) devant AllianceBerstein (+5,93 %) et Roche-Brune AM (+5,92 %). Côté données et ratio, le portefeuille d’Invesco se distingue par une sensible sous-exposition au marché (0,86 %) et un ratio d’information de 6,46 %. AllianceBerstein est plus exposé mais affiche un ratio d’information moindre (3,25 %). En bas de tableau, le portefeuille «deep value» de Bestinver ferme la marche (+2,88 %) tandis que Swiss Life AM occupe l’avant dernière place (+3,03 %). Le mandat Global Equities fait résolument bande à part. Aux premières places figurent Ecofi Investissements (+3,96 %), Petercam (+3,77 %) et AllianzGI (3,66 %) dont les gestions sont dites de conviction. Avec cependant des comportements très différents. Le portefeuille d’Ecofi Investissements est surexposé au marché (+1,03 %), comme celui d’AllianzGI (+1,06), mais contrairement à celui de Petercam (+0,96 %). Allianz affiche le meilleur choix de valeurs devant celui de Petercam et Ecofi Investissements. En bas de tableau, les trois derniers – Ossiam (+1,81 %), Roche-Brune (+1,97 %) et EdRAM (+1,99 %) - se singularisent par des sous-expositions au marché inférieurs – beta à un.
La société de gestion californienne RS Investment Management a annoncé le 3 mars le lancement d’un fonds de petites capitalisations dédié aux marchés émergents.Le fonds sera géré par Michael Reynal, gérant de portefeuille et responsable de l'équipe d’investissement dédiée aux marchés émergents. Le fonds RS Emerging Markets Small Cap s’adresse à l’ensemble des investisseurs, tant retail qu’institutionnels.
Le Crédit Mutuel Arkéa qui présentait mardi 4 mars ses comptes pour l’exercice 2013 affiche un résultat net part du groupe ressort à 213 millions d’euros, en progression de 27% par rapport au résultat 2012. Retraité des effets exceptionnels et de périmètre - notamment la cession l’an dernier de la BPE - le PNBA à 1,62 milliards d’euros affiche une progression de près de 4%. Sur le terrain de l’épargne, le groupe affiche une collecte de 5,8 milliards d’euros, en hausse de 22% par rapport à 2012 portant l’encours total d’épargne à 73,8 milliards d’euros (+10% vs 2012). En épargne assurance, la collecte s’est élevée à 1 milliard d’euros et en épargne financière à 1,5 milliard d’euros.
Goldman Sachs et la Banque Mondiale lancent un fonds qui vise à lever 600 millions de dollars de capitaux pour 100.000 femmes entrepreneurs dans les pays en voie de développement, rapport le Financial Times. L’initiative sera dévoilée mercredi à Washington. La banque va y investir 50 millions de dollars et la Banque Mondiale, 100 millions de dollars.
En novembre, Orange County Employees Retirement System, le fonds de pension du comté abritant la ville du siège de Pimco, Newport Beach, a décidé de confier un mandat de 100 millions de dollars en obligations à la société de gestion suisse GAM, rapporte The Wall Street Journal. Ce choix montre que les petites sociétés de gestion profitent des difficultés de Pimco sur le marché obligataire. Le fonds de pension américain investissait régulièrement auprès d’autres sociétés de gestion, mais Pimco était son principal gestionnaire obligataire en novembre. Il y a peu, GAM n’aurait jamais envisagé marcher sur les plates-bandes de Pimco. Mais maintenant la société démarche activement les fonds de pension fortement investis chez la société de Newport Beach. L’équipe marketing de Loomis Sayles étudie aussi la manière de cibler les clients de Pimco.
L’Eglise d’Angleterre va augmenter l’exposition de son fonds de 6 milliards de livres aux placements alternatifs, comme les hedge funds et le private equity, rapporte le Financial Times. Les investissements alternatifs représentent déjà environ un tiers du fonds. L’une des options envisagée est de renforcer la part des hedge funds. La proportion allouée à cette classe d’actifs a été multipliée par trois depuis 2009 à 10 %.
Banca Albertini Syz a nommé Giovanni Fracasso comme nouveau responsable de sa filiale de Bologne en Italie, rapporte Funds People Italia. L’intéressé était depuis plusieurs années banquier privé au sein de la banque dans la région de l’Emilie-Romagne.
La société de gestion italienne Anima Sgr se présente en grande forme pour sa prochaine introduction en Bourse, rapporte Bluerating. Anima Holding a dégagé en 2013 un bénéfice net consolidé de 120 millions d’euros, soit trois fois plus qu’en 2012. Les encours ont atteint 46,6 milliards d’euros, en hausse de 14 % par rapport à fin 2012, grâce notamment à des souscriptions nettes de 3,4 milliards d’euros.