Après l’effondrement de Bernard Madoff Investment Securities, la SEC et le Département de la Justice commencent à s’intéresser au directeur financier Frank DiPascali jr; qui a travaillé 33 ans pour Madoff, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cependant aucune plainte n’a pour l’instant été déposée contre ce collaborateur, même s’il paraissait jouer un rôle central dans la société.
Selon La Tribune, citant l"édition de samedi du «Sarasota Herald», le patron du fonds d’investissement Scoop Management Inc., Arthur Nadel aurait disparu avec les 350 millions de dollars dont il avait la gestion.les clients du Scoop Management Inc. sont aussi bien des particuliers que des institutions, précise la Tribune.
Les fonds de fonds sont dans la ligne de mire d"Irving Picard, l"administrateur nommé par le Securities Investor Protection Corp pour récupérer l"argent des investisseurs actuels de Bernard Madoff, rapporte le Financial Times. L"intéressé étudierait le précédent créé par la fraude Bayou. Dans ce cas, les autorités avaient récupéré les gains réalisés par les investisseurs sur six ans, car ils étaient illusoires.
Vendredi, Bank of America Corp (BofA) a fait état d’une perte de 1,79 milliard de dollars pour le quatrième trimestre contre un bénéfice de 268 millions pour la période correspondante de l’an dernier. Elle a aussi annoncé que le Trésor va lui fournir 20 milliards de dollars d’aides fédérales supplémentaires ainsi qu’une protection sur les pertes concernant un portefeuille d’actifs toxiques de 118 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. BofA maintient qu’elle a dû se représenter au guichet à cause des pertes de Merrill Lynch. Cependant le directeur financier Joe Price a reconnu que 25 % du portefeuille d’actifs protégés appartenaient à BofA. Merrill Lynch a pour sa part annoncé qu’il va payer 550 millions de dollars pour obtenir l’arrêt des procédures engagées par des actionnaires qui lui reprochent de ne pas avoir averti les investisseurs des risques liés à son activité sur le marché des subprime.
Alors qu"elles se remettent à peine de l"affaire Madoff, les sociétés de gestion font face à de nouvelles déconvenues avec la fraude orchestrée par l"Indien B. Ramalinga Raju, fondateur et président de Satyam, rapporte Ignites Europe du 16 janvier. Cette société, rebaptisée le #Enron indien#, est présente dans les paniers d"indices de nombreux gérants. Par exemple, le pôle Pioneer Cim de Pioneer était exposé à Satyam à hauteur de 1,36 million d"euros à fin juin 2008, selon Finanza&Mercati, cité par Ignites.
Selon l"Agefi, faute d’accord sur le prix, les arbitrages prévus en 2007 par les propriétaires de certaines tours, dont Opus12, propriété d’Axa, et Pacific, détenue par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, n’ont pu aboutir et elles ont été retirées de la vente. Certains investisseurs estiment qu"il faut que les prix baisse d"un tiers pour que les ventes redémarrent dans ce quartier d"affaires, relate le quotidien numérique.
Selon La Tribune, citant une étude l"Edhec réalisée auprès de 214 gérants de hedge funds, de fonds de fonds de hedge et d’investisseurs (institutionnels et privés) avant que l"affaire Madoff n"éclate, il ressort que #les investisseurs ne sont donc pas satisfaits, du moins sur certains points, de la qualité des reporting qu’on leur communique# et qu"ils #aimeraient disposer de plus d"informations sur les sur les risques de liquidité, les risques opérationnels (fraudes, faillites), l’exposition aux différents risques financiers (crédit, volatilité) et sur la composition des portefeuilles#.De leur côté, #les gérants de hedge funds surestiment la qualité de leur reporting. 59 % pensent qu’ils fournissent suffisamment d’informations mais seulement 18 % des investisseurs pensent la même chose#, précise notamment la Tribune.
Selon le site Boursorama, citant l"AFP, le trader Jérôme Kerviel, 32 ans, est convoqué jeudi par les magistrats Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset pour ce qui pourrait être son ultime audition. A ce jour deux personnes sont mises en examen dans ce dossier : le trader Jérôme Kerviel, notamment poursuivi pour #abus de confiance# et son assistant, Thomas Mougard, accusé d’avoir passé des ordres irréguliers en connaissance de cause.
Souffrant particulièrement de la crise boursière, la gestion de conviction «paraît en déclin tendanciel», affirme Les Echos, au bénéfice notamment des gestions indicielles et benchmarkées. «Sur 43 pays analysés, 38 ont ainsi connu entre 2000 et 2004 une baisse du poids maximal du stock-picking sur leurs marchés boursiers», révèle le quotidien, ajoutant que ce style d"investissement est plus important sur les marchés émergents que sur les marchés des pays développés, même s’il y est aussi en recul.
Selon La Tribune, «l’utilisation des chambres de compensation pour réduire les risques sur le marché des produits dérivés, la rémunération des opérateurs de marché et la réforme de la supervision», sont au programme du Haut Comité de Place qui se réunit ce lundi 19 janvier.S"agissant de la supervision, des propositions seront notamment faites quant aux modalités de rapprochement de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) et de la Commission bancaire, suite au rapport Deletré, dévoilé aujourd’hui, indique le quotidien.
Selon Les Echos, avec la crise et les contre-performances de nombre de gérants, la gestion «benchmarkée», qui suit étroitement un indice de référence, revient en force. Yves Choueifaty, président de Tobam, la société de gestion constituée par les 16 collaborateurs de Lehman Brothers Asset Management (LBAM) France, a choisi de se concentrer sur l’amélioration des indices de référence. Pour bien se différencier, il a baptisé son indice de référence un «anti-benchmark», «construit pour être le plus diversifié possible, sans biais de style (petites ou grandes valeurs...)», souligne-t-il.
Selon La Tribune, «le cabinet parisien d’avocats Lartigue-Tournois & Associés a assigné en référé, ce jour, aux moins trois banques françaises, dont BNP Paribas, pour le compte d’une douzaine de ses clients ayant investi dans la Sicav luxembourgeoise Luxalpha».Les plaignants cherchent à a être reconnus comme actionnaires de la Sicav afin de pouvoir se retourner contre UBS, explique le quotidien.
Le gouvernement irlandais a nationalisé Anglo Irish Bank, le troisième établissement de crédit du pays, rapporte le Financial Times. La banque a vu son cours s"effondrer ces derniers jours alors qu"elle faisait l"objet d"importants retraits de la part de déposants, rapporte le Financial Times.
Les indices suivant la valeur des milliers de milliards d"actifs #distressed» qui continuent à polluer les bilans des banques ont chuté lourdement cette semaine, rapporte le Financial Times. Le déclin, qui annonce d"éventuelles nouvelles dépréciations, laisse à penser que les banques pourraient encore souffrir au premier trimestre de cette année.
Selon La Tribune, la Banque centrale européenne a de nouveau baissé son principal taux directeur jeudi de 2,5 à 2% pour lutter contre la récession et elle pourrait à nouveau le diminuer au mois de mars.
Selon BGI, l’encours à fin décembre des 632 ETF européens se montait à 142,82 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 11,2 % sur l’ensemble de 2008, indique Barclays Global Investors (BGI, précisant que, selon Lipper Feri, les ETF ont enregistré en janvier-octobre des rentrées nettes de 61,6 milliards de dollars alors que toutes les autres catégories de mutual funds accusaient des rachats nets de 505,7 milliards de dollars. BGI a recensé 219 nouveaux lancements d’ETF l’an dernier. Le volume moyen de transactions s’est situé à 2,03 milliards de dollars par jour l’an dernier, ce qui représente un gonflement de 21,6 % sur 2007.
Selon L"Echo qui reprend des informations de l"AFP, la facture Madoff s’annonce plus salée que prévu pour la place financière luxembourgeoise. Les fonds d’investissement au Luxembourg sont exposés à hauteur de 5 à 7 milliards d’euros dans l’affaire de fraude du financier américain Bernard Madoff, a indiqué hier à l’AFP un député luxembourgeois, membre d’une commission parlementaire sur la crise financière. L’exposition concerne principalement les actifs de trois fonds luxembourgeois: Lux Alpha, Lux Invest et Herald Fund Luxembourg. Les fonds Lux Invest et Lux Alpha ont pour dépositaire la banque UBS Luxembourg, filiale locale de la banque suisse UBS. Pour le fonds Herald, c’est la filiale au Luxembourg de la britannique HSBC, HSBC Luxembourg.
Le secteur européen de la gestion d"actifs a connu une légère accalmie en novembre, indique Lipper FMI dans sa dernière publication. Les fonds ont ainsi enregistré des souscriptions nettes de 10 milliards d"euros, après avoir vu s"échapper pas moins de 278 milliards d"euros sur les deux mois précédents.Les flux ont été principalement le fait de fonds monétaires, souligne Lipper FMI. Les fonds actions ont aussi enregistré un solde positif, à 589 millions d"euros, mais les investisseurs se sont surtout dirigés vers les ETF (+4 milliards d"euros en net). En revanche, la catégorie taux continue d"être cannibalisée par le besoin urgent des banques de doper les dépôts, indique Lipper FMI. Les rachats ont certes ralenti, mais sont restés à 11 milliards d"euros. Malgré ce mois positif, depuis le début de l"année, le secteur européen de la gestion accuse des rachats nets pour 305 milliards d"euros. Et les encours sont redescendus, à fin novembre, à un peu plus de 4.000 milliards d"euros, un niveau qui n"avait plus été atteint depuis mi-2005. En novembre, la société ayant enregistré les plus fortes souscriptions nettes est Barclays, avec 2,4 milliards d"euros (hors fonds monétaires et fonds de fonds). Sur la seule catégorie actions, c"est Société Générale qui se distingue, probablement grâce aux ETF, avec 855 millions d"euros.
Selon le Financial Times, Citigroup devrait annoncer une perte comprise entre 6 et 10 milliards de dollars au quatrième trimestre et la perspective de devoir recourir une nouvelle fois à l"aide de l"Etat se rapproche dangereusement. Cela ne ferait que renforcer la position du gouvernement et entraînerait sans doute de fortes pertes pour les investisseurs. La révélation mercredi de la cession de la filiale de courtage et de gestion d"actifs de Citi n"a fait que renforcer les craintes quant à l"avenir de la banque.
The Wall Street Journal rapporte que les Démocrates à la Chambre des représentants ont publié le détail du plan de relance de 825 milliards de dollars qui est censé selon eux de combattre la crise la plus grave depuis la Grande Dépression. Toutefois, l’impact économique immédiat est incertain, et le plan sera probablement amendé par le législateur avant d'être promulgué. Les gagnants seront les constructeurs de maisons et les bailleurs de crédits hypothécaires ainsi que les producteurs d'énergies renouvelables, les perdants les banques, les constructeurs automobiles et les credit unions. Il s’agit d’un programme de deux ans qui s’articule grossièrement sur 550 milliards de dollars de dépenses nouvelles et sur 275 milliards d’allègements fiscaux.
Jeudi, le Sénat a donné le feu vert nécessaire pour que le président élu, Barack Obama, puisse accéder à la seconde moitié du fonds de sauvetage financier de 700 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Afin de surmonter les objections, l’administration Obama entrante s’est engagée à consacrer 50-100 milliards de dollars à un programme permettant d'éviter les expropriations. La nouvelle équipe a aussi indiqué qu’elle va imposer des modalités plus contraignantes aux banques bénéficiant de l’aide. Elles seront tenues de prêter de l’argent, d’adopter des restrictions plus sévères sur la rémunération de leurs dirigeants et de réduire leurs dividendes.
Plombée par des pertes de Merrill Lynch qui n’avaient pas été dévoilées, Bank of America (BofA) a obtenu en urgence une injection de 20 milliards de dollars de la part du Trésor, rapporte the Wall Street Journal. L’annonce des pertes de Merrill a fait en tous cas plonger l’action BofA de 18 %, à son niveau le plus bas depuis 1991, ce qui ramène la capitalisation de la banque à 41,8 milliards de dollars, soit moins que les 46 milliards offerts initialement pour l’acquisition de Merrill. Sur les sept dernières séances, le titre a chuté de 40 % et les actionnaires mécontents se demandent pourquoi le CEO Ken Lewis n’a pas découvert le pot aux roses avant l’annonce de l’opération le 15 septembre et aussi pourquoi il ne les a pas révélées avant l’AGE du 5 décembre ou avant le bouclage de la transaction au 1er janvier.
Officiellement pour une indisposition alimentaire, Josef Ackermann, président du directoire de la Deutsche Bank, a été brièvement admis à l’hôpital de la Bundeswehr de Berlin, indique Die Welt. Le malaise s’est produit quelques heures après que l’intéressé ait annoncé une perte record de la banque.
Le constructeur de machines d’imprimerie Manroland, l’ancienne MAN Roland dont Allianz Capital Partners détient depuis peu 65 % tandis que MAN en conserve 35 %, va procéder selon le président du comité central d’entreprise à la suppression de 1.000 de ses 8.800 emplois, rapporte le Handelsblatt. La société est impactée par la déprime conjoncturelle, notamment dans la publicité. Les licenciements vont toucher les sites d’Offenbach et de Mainhausen, spécialistes des rotatives à feuilles, alors que les usines d’Augsbourg et de Plauen, spécialistes des machines pour les journaux, ne seront que peu touchées.