La Caisse des Dépôts a réussi mercredi une nouvelle émission obligataire durable de 500 millions d’euros pour une maturité de 5 ans (coupon 3%, notation Aa2/AA). Avec l’aide de CACIB, JPMorgan, La Banque Postale, Natixis, Natwest Markets et SGCIB, l’établissement public a obtenu jusqu’à 790 millions de demande en provenance de 40 investisseurs une fois le dernier prix fixé (99,748%), qui a permis de réduire le rendement à l’émission à 3,053%, soit OAT+ 57 pb au lieu de OAT+58 pb initialement ou encore 13 pb de moins que le swap de référence.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a indiqué mercredi que les ONG l’ayant assigné en justice pour ses projets en Ouganda et en Tanzanie avaient refusé la médiation proposée par le Tribunal judiciaire de Paris, qui a donc renvoyé les plaidoiries dans cette affaire au 7 décembre.
L’activité de gestion d’actifs du groupe américain Principal a fait évolué sa dénomination. Le groupe a annoncé en début de semaine qu’il transformait la marque Principal Global Investors en Principal Asset Management. Le gestionnaire américain comptait plus de 507 milliards de dollars d’actifs sous gestion fin juin et des clients dans plus de 80 pays.
La société de capital investissement Andera Partners a annoncé mardi la nomination dedeux nouveaux gérants dans le cadre du renouvellement de ses organes de gouvernance.Laurent Tourtois (Andera MidCap), qui a rejoint le groupeen 2006,et RaphaëlWisniewski (Andera Life Sciences), dans la maison depuis2001,ont été désignés gérants pour une période de deux ans. «Cette nouvelle gérance aura pour principale mission de poursuivre et accélérer la dynamique de développement de la sociétéde gestion, avec un objectif de doublement de ses actifs sous gestion à horizon 5 ans», explique le groupe, qui a pris son indépendance d’Edmond de Rothschild en 2018. Andera gérait 3,6 milliards d’euros à fin juin.
Le fondateur du hedge fundsGreenlight Capital, David Einhorn a peur pour le devenir des stratégie «value». Dans un entretien à Bloomberg TV il dit ne pas savoir si elle sera à nouveau en vogue un jour car la plupart des investisseurs «value» sont en train d'être mis sur la touche, en raison «de sérieux changements dans la structure du marché.». Il estime qu’il n’en reste que très peu et que la plupart des acteurs du marché ne sont pas formés ou expérimentés en matière d’investissement de type «value», ou se sont tournés vers les stratégies passives ou quantitatives. Pour lui, moins d’acteurs signifie qu’il n’y a personne pour faire attention à ce qui arrive à ces entreprises et «personne ne sait ce que vaut quoi que ce soit», a déclaré Einhorn. «Il y a donc un nombre énorme d’entreprises qui sont dramatiquement mal valorisées et cela d’une manière que nous n’avons jamais vue auparavant.»
C’est fait. Bank of New York Mellon, la plus grande société au monde de conservation et administration d’actifs, a annoncé aujourd’hui que sa plateforme spécialisée sur les crypto-actifs et baptisée Digital Asset Custody était opérationnelle aux États-Unis. Elle indique avoir sélectionné quelques clients institutionnels capables de détenir et de transférer des bitcoins et des éthers pour cette plateforme. L'établissement, fondé il y a plus de deux siècles, a formé une division d’actifs numériques en 2021 pour développer des solutions technologiques sur les actifs numériques. Elle l’avait fait dans le sillage de son entrée au capital de Fireblocks, une start-up qui crée des outils pour le stockage et le transfert sécurisés de bitcoins et autres cryptomonnaies. BNY Mellon indique avoir aussi utilisé les technologies de la société Chainalysis. Le groupe avait alors pour ambition «de lancer la première plateforme multi-actifs du secteur qui fait le lien entre la conservation des actifs numériques et traditionnels», explique un communiqué. «Touchant plus de 20% des actifs investissables dans le monde, BNY Mellon a l’envergure nécessaire pour réimaginer les marchés financiers grâce à la technologie blockchain et aux actifs numériques», a déclaré Robin Vince, directeur général et président chez BNY Mellon.
Amplegest vient d’accueillir Gilles Constantini en tant que directeur de la gestion actions et gérant du fonds Amplegest Pricing Power. Son recrutement fait suite au départ de Gérard Moulin, qui occupait ces postes, a appris NewsManagers. Gérard Moulin avait rejoint Amplegest fin 2013 après avoir travaillé plusieurs années chez Delubac Asset Management. Il y avait importé sa méthode de gestion axée sur le pricing power des entreprises. Le pricing power consiste pour une entreprise à être dans un rapport de force favorable vis-à-vis de ses clients, expliquait-il à NewsManagers il y a quelques années. Son successeur, Gilles Constantini, vient de Montpensier Finance où il travaillait depuis 2017. Il y gérait le fonds d’actions zone euro Best Business Models SRI, classé article 9 et labellisé ISR et Towards Sustainability. Il a également passé quelques années à La Financière de l’Echiquier. Gilles Constantini gérera le fonds avec Maxime Durand, analyste actions pricing powerdepuis dix ans. Ce dernier travaillait déjà sur le fonds avec Gérard Moulin. Lancé en 2006, puis remanié en 2014 avec l’arrivée de Gérard Moulin, le fonds Amplegest Pricing Power, investi sur des entreprises de la zone euro, totalise un encours de 272 millions d’euros. « Le processus du fonds ne change pas », assure Jean-François Castellani, directeur du développement Asset Management chez Amplegest, interrogé par NewsManagers. Mais bien évidemment,« le nouveau gérant pourra imprimer sa marque». Parallèlement, Amplegest a recruté Julie Jourdan, qui sera chargée de déployer la gestion pricing power sur le marché d’actions américaines. La gérante vient de Mansartis où elle pilotait le fonds Mansartis Amérique ISR. Elle a aussi été pendant treize ans spécialiste actions américaines chez Raymond James. Julie Jourdan va concrètement reprendre un fonds international d’Amplegest, qui sera repositionné pour accueillir la nouvelle stratégie sur les actions américaines avec un biais pricing power. Le fonds nouvelle version, qui sera aussi géré avec des critères ESG, devrait être disponible d’ici à la fin de l’année.
Les problèmes de liquidité des fonds immobiliers britanniques reviennent sur le devant de la scène pour la troisième fois en six ans. Touchés par le Brexit en 2016 puis par la pandémie de Covid en 2020, nombre de fonds immobiliers locaux avaient dû être suspendus voire liquidés en raison de fortes demandes de rachats des investisseurs mais aussi d’incertitudes sur les valorisations des actifs en portefeuille. L’origine de ce nouvel épisode de crise diffère cependant. Ces derniers mois, les gérants de fonds immobiliers britanniques se retrouvent confrontés à des demandes massives de rachats d’institutionnels inquiets de la hausse des taux, qui a récemment détruit leur coussin de liquidité pour beaucoup, et de la volatilité des marchés. Face à ces demandes, certains (BlackRock, CBRE et Schroders) ont différé le paiement des rachats ou ont troqué la liquidité quotidienne de leurs fonds pour une liquidité mensuelle comme c’est le cas de Columbia Threadneedle. Ce qui a donné lieu à des restrictions sur le montant pouvant être retiré de leurs fonds par les institutionnels britanniques actuellement en mal de cash. D’ailleurs, du côté des fonds retail, une première suspension a été annoncée ce mardi par ce même Columbia Threadneedle qui a suspendu les transactions de son fondsCT UK Property Authorised Investment Fund, d’une valeur de 453 millions de livres et ouvert aux particuliers, et de celles de son fonds nourricier. Leurs rendementscontinueront néanmoins d'être versés pendant la suspension des transactions. Schroders indiquait en septembre que les demandes de rachats atteignaient 65,1 millions de livres (74,3 millions d’euros) pour son fonds Capital UK Real Estate aux encours de 2,6 milliards de livres. La firme a choisi de payer 7,8 millions de livres le 3 octobre puis le reste soit au 3 juillet 2023 soit avant à une date restant à déterminer. «Les fonds touchés jusqu'à présent sont des fonds institutionnels axés sur l’investissement dans l’immobilier commercial (bureaux, industries et commerces). Les niveaux de liquidités des fonds BlackRock, CBRE et Threadneedle variaient de 2 à 6% au deuxième trimestre 2022 selon les données de l’indice MSCI/AREF UK Quarterly Property Fund Index», précise Sara Malinowsky, analyste senior chez Fitch Ratings, à L’Agefi. Difficile équilibre à trouver sur les rachats L’agence de notation considère le fait de détenir des actifs de long-terme et d’offrir la possibilité de rachats à court terme comme «une faille structurelle» du marché des fonds immobiliers britanniques. Le risque est grand selon elle que les suspensions de rachats (gates) fassent leur retour dans ces fonds comme en 2016 et en 2020 si les gérants manquent de liquidités pour répondre aux demandes de rachats ou si la volatilité rend difficile la cession d’actifs. «Le risque de contagion a été contenu jusqu’à présent mais l’augmentation des demandes de rachats pourrait amener certains fonds à réaliser des ventes forcées, faisant baisser le prix des actifs. Cela pourrait avoir un effet d’entraînement sur d’autres fonds, par le biais de rendements plus faibles, ce qui pourrait déclencher des retraits plus généralisés», observe l’agence dans une note consacrée au secteur. La pression est d’autant plus grande pour les fonds concernés que leurs problèmes d’illiquidité sont dans le viseur du régulateur Financial Conduct Authority, ce qui ajoute de l’incertitude au secteur. La FCA propose depuis mars 2021 qu’un délai de préavis de 90 à 180 jours soit introduit pour les demandes de rachats. La proposition est toujours en discussions. Le régulateur a aussi lancé une structure de fonds dédiée aux actifs illiquides, le long-term asset fund (LTAF), qui impose une période de préavis de 90 jours pour les rachats et dont l’adoption par les fonds immobiliers pourrait s’accélérer selon Fitch si les problèmes de liquidité persistent. Fitch estime qu’un cadre réglementaire sur les délais de préavis pour les rachats «améliorerait tant la gestion de la liquidité que la stabilité financière des fonds immobiliers britanniques». Cependant, la possibilité d’obtenir rapidement du cash en se retirant des fonds reste un facteur clé dans les décisions d’allocation des investisseurs, note l’agence. Dès lors, des délais de préavis plus longs pour les rachats pourraient les dissuader d’abonder les fonds immobiliers britanniques, amenant par conséquent à de nouvelles fermetures de produits. «La réaction du marché à un nouveau cadre réglementaire dépendra de ses spécificités. Les réactions reçues lors de la consultation de la FCA l’ont illustré : les positions à l'égard de la proposition de délai de préavis étaient très nuancées», observe Sara Malinowsky.
Devenue société à mission en juin dernier, Epsor annonce s'être fixée cinq objectifs sociaux et environnementaux. La compagnie spécialisée dans l’épargne des salariés souhaite dans un premier temps continuer de promouvoir le partage de la valeur et la démocratisation de l'épargne au sein del’entreprise. Par conséquent, elle s’engage à assurer un accompagnement individualisé basé sur le projet de vie de chacun. De ce fait, la société digitale ambitionne de participer à une transition solidaire et faire partie d’un mouvement d’acteurs engagés «autour des valeurs d’inclusion, de diversité et mobilisé sur des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux». «Un comité de mission sera mis en place et sera chargé du suivi de l’exécution de la mission. Chaque année, il présentera un rapport joint au rapport de gestion à l‘Assemblée Générale Ordinaire», précise Epsor dans un communiqué. Sur la voie du responsable Epsor s’est également rapproché de Greenly pour la réalisation de son bilan carbone pour l’exercice 2021. Celui-ci fait état de 182t de CO2 émises, soit 2,1t par collaborateur.Peu exhaustif pour le moment, Epsor et Greenly souhaitent aboutir l’an prochain à un bilan carbone plus accompli, qui comprendra les émissions produites par les encours détenus. En revanche, son étude sur l’épargne responsable a donné naissance à un outil en ligne accessible aux épargnants afin de comparer les fonds labellisés ou non. Ce dernier indique également l’empreinte carbone de chacun des fonds. A titre d’exemple, le fonds EdR Sicav Tricolore Rendement émet, pour 1.000 euros investis,295 kg de CO2 (l'équivalent de 1 500 kilomètres en voiture). Bien qu’il exclut le secteur du charbon, du tabac et de l’armement, on retrouve entre autres dans le top cinq des entreprises financées au sein du fonds,TotalEnergies, LVMH et Airbus. Ce dernier obtient par Epsor un score impact de 57/100, malgré sa double labellisation ISR et Relance.
Le groupe d’assurance néerlandais NN Group a annoncé, ce mardi, être parvenu à un accord pour la vente de l’activité de gestion d’actifs en Pologne de MetLife à Rockbridge, société de gestion présente depuis 24 ans sur le marché polonais. La société de gestion polonaise de Metlife, qui compte quelque 230 millions d’euros d’encours sous gestion, faisait partie des anciennes activités locales de l’assureur acquises par NN en avril dernier. Cette vente entre dans la stratégie de long-terme de NN qui avait déjà revendu sa gestion d’actifs, NN Investment Partners, à Goldman Sachs en avril. La clôture de la transaction doit intervenir au premier trimestre 2023. Le montant n’a pas été dévoilé.
La société de gestion allemande Golding Capital Partners vient d’annoncer le lancement d’un fonds de fonds de 300 millions d’euros axé sur la transition énergétique. Dénommé Golding Energy Transition 2022, ce fonds investira dans des véhicules dédiés aux infrastructures de la transition énergétique. Cela couvre l’énergie solaire et éolienne ainsi que les technologies du stockage d’énergie et la décarbonation. Ce fonds est domicilié au Luxembourg comme un véhicule RAIF «Reserved Alternative Investment Fund» et catégorisé sous Article 8 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) Le portefeuille comprendra une dizaine de fonds ainsi que 20% des coinvestissements. Le fonds se concentrera sur l’Europe (60%) et l’Amérique du Nord (40%), avec une répartition égale entre les projets brownfield (des infrastructures qui existent actuellement) et greenfield (des infrastructures à construire). Golding cible un rendement de 6 à 7% de taux de rendement interne net par an. La première clôture de ce fonds sera achevée d’ici la fin d’année. Destiné aux investisseurs institutionnels avec un engagement minimum de 5 millions d’euros, ce fonds aura une durée de vie de 15 ans ainsi qu’une extension optionnelle. Golding Capital Partners gère près de 12 milliards d’euros.
Andera Partners a annoncé le closing final du fonds BioDiscovery 6, avec 456 millions d’euros collectés. La levée s’est faite auprès des investisseurs institutionnels historiques des fonds BioDiscovery ainsi que des fonds de fonds, des compagnies d’assurances, des mutuelles, des institutions de prévoyance, des family offices, des investisseurs privés ainsi que par des sociétés de l’industrie pharmaceutique. Le fonds va investir en capital-risque dans le domaine des sciences de la vie en Europe. La politique d’investissement sera focalisée sur la construction d’un portefeuille équilibré de sociétés innovantes développant des produits thérapeutiques et des technologies médicales, à tous les stades de leur développement, en Europe et aux Etats-Unis. A ce jour, BioDiscovery 6 a déjà réalisé six investissements dans les sociétés Evommune, Amolyt, TargED, Tubulis, Mineralys et Imcheck. Le fonds BioDiscovery 6 est classé Article 8 selon le «European Sustainable Finance Disclosure Regulation(SFDR)», et contribue à l’objectif de développement durable de l’ONU en lien avec la «Santé et Bien-être».
Gay-Lussac Gestion a annoncé ce 11 octobre la réouverture des souscriptions pour le fonds Gay-Lussac Microcaps, à partir du 28 octobre 2022. Le fonds accepte de nouvelles souscriptions à partir du moment où il descend en-dessous de 90 millions d’euros d’encours. Au 28 septembre, ceux-ci s'élevaient à 88,12 millions, a déclaré Gay-Lussac. La part était valorisée à 550,71 euros le 30 septembre 2022.
La société de gestion française Amundi vient de recruter Senait Asgede en tant que responsable client senior en Suède, selon AMWatch. Basée à Stockholm, elle sera responsable du développement de l’activité commerciale sur le marché suédois. Senait Asgede arrive de Neuberger Berman, où elle occupait le même poste depuis 2021. Auparavant, elle a été senior client director chez Schroders entre 2015 et 2021 ainsi que vice-présidente chez Credit Suisse Asset Management entre 2012 et 2014. Elle a été responsable client pour les nordiques chez Aviva Investors entre 2011 et 2012. Elle a aussi été chargée de la distribution externe chez SEB entre 2008 et 2011. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme responsable client chez Handelsbanken Asset Management depuis 2000, avant d’être promu en tant que responsable commerciale pour les clients institutionnels de 2006 à 2007.
La Française vient de promouvoir Antoine Curchod au poste de directeur adjoint de la gestion actions, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il est gérant du fonds La Française Actions France PME depuis 2018. Il a commencé sa carrière comme analyste actions pour ce même fonds un an plus tôt.
Certains gérants de fonds immobiliers britanniques ont décidé de reporter le paiement des demandes de rachats et de limiter les montants des sorties par manque de liquidité.
L’Agefi organise ce jeudi 20 octobre à Paris, sa nouvelle édition du Forum ETF & Indexing qui couvre l’actualité et les enjeux de la gestion indicielle. Gestion passive, active, fonds et ETF… la convergence est en marche : les fonds cotés inspirent aux gérants l’envie de faire évoluer leurs processus, tandis que le développement des ETF actifs nous réinterroge sur la notion de portefeuille géré activement. Par ailleurs, comme en gestion active, les critères ESG deviennent des leviers de sélection incontournables pour les investissements en ETF et la demande des investisseurs pour la gestion passive durable ne se dément pas. Comment se structure et évolue l’offre autour des indices PAB (Paris-Aligned Benchmark)? Est-il possible d’ouvrir la « boîte noire » des indices ESG/ISR ? Comment aligner promesses et réalité de l’indice ? L’actualité du marché est également marquée par un fort dynamisme des ETF thématiques ainsi qu’une restructuration des gammes, qui a pour conséquence un focus sur des ETF thématiques plus gros. A quelles thématiques s’exposer et qu’en attendre pour les portefeuilles ? Bien sûr, la question de l’inflation et de la hausse des taux sera abordée en se demandant à quels objectifs d’investissement et d’allocation répondre avec les ETF obligataires ? Une partie sera enfin dédiée aux crypto-monnaies via les ETP avec un décryptage de l’offre et des critères de sélection. Investisseurs institutionnels, multi-gérants et sélectionneurs de fonds dans les sociétés de gestion et banques privées, nous espérons avoir le plaisir de vous retrouver le jeudi 20 octobre 2022 au Cloud Business Center à Paris. Réservez votre matinée et inscrivez-vous dès à présent! Les abonnés de NewsManagers sont invités! Cliquez ici.
Allspring Global Investments vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau à Singapour. La société de gestion a nommé Tan Song Chao (Gary Tan) en tant que directeur exécutif et directeur général de cette nouvelle entité. Au sein de ce poste, il sera chargé de la supervision des opérations quotidiennes ainsi que du renforcement de l’activité dans cette région. Gary Tan sera également gérant au sein de l’équipe actions dénommée «Intrinsic Emerging Markets Equity team», qui comprend Derrick Irwin, Richard Peck et Prashant Paroda. Les gérants sont rattachés à Jerry Zhang, gérant senior et directeur de cette équipe. Gary Tan arrive de Natixis Investment Managers, où il était gérant des stratégies actions asiatiques. Il a également été research coordinator et analyste principal pour la Chine, l’Asie du Nord et l’Australie ainsi que responsable ESG pour des marchés émergents chez Natixis IM. Allspring Global Investments gérait 476 milliards de dollars au 30 juin 2022.
Robeco Switzerland, la filiale suisse du gérant d’actifs néerlandais éponyme,vient d’annoncer la nomination de Rachel Whittaker, directrice de la recherche d’investissement durable, au sein du comité exécutif, à partir du 1er octobre. Basée à Zurich, elle rejoindra David Hrdina, président et business manager en Suisse et Sandra Cafazzo, directrice commerciale et du marketing dans cette région, qui font partie de ce comité. Cette nomination attend toujours le feu vert du régulateur financier suisse, la FINMA. Rachel Whittaker occupe son poste actuel depuis 2021, après avoir déjà travaillé chez RobecoSAM entre 2015 et 2017 comme responsable de la recherche d’investissement durable. Entre temps, elle a été directrice de la recherche en investissement durable à la direction des investissements d’UBS Global Wealth Management. Auparavant, elle a occupé des postes sur l’investissement durable chez Vontobel Asset Management et l’activité du conseil de Mercer à Londres. Au début de sa carrière, elle a été analyste actions chez Merrill Lynch et Morgan Stanley. Robeco gérait 178 milliards d’euros au 30 juin 2022.
AllianceBernstein vient de nommer Fabrizio Capati directeur de la distribution en Italie. Depuis Milan, l’intéressé suivra les activités de conseil pour le marché retail aux côtés de Giovanni de Mare, responsable Italie d’AB, auquel il sera rattaché. Nicola Meotti continuera à suivre le segment institutionnel italien. Fabrizio Capati vient de Lazard Fund Managers où il était responsable de la distribution retail. Avant cela, il a travaillé 13 ans pour Vontobel Asset Management.
HSBC Asset Management vient d’embaucher Pierin Menzli en tant que directeur des investissements pour les actions thématiques, à partir du 30 septembre. Basé en Suisse, il sera rattaché à Vis Nayar, directeur mondial des investissements actions. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé du développement des nouvelles solutions d’investissement thématique. Pierin Menzli arrive de Bank J. Safra Sarasin, où il était directeur des actions thématiques depuis 2018. Il est entré chez la banque en 2013 comme directeur de la recherche d’investissement durable. Auparavant, il a été directeur de la recherche chez Robeco Sustainable Asset Management (SAM) entre 2008 et 2011, après l’avoir rejoint en 2003 comme analyste senior des actions.
Pourquoi le titre de Tikehau, une société de gestion française spécialisée sur le non coté, progresse d’environ 8% depuis le début de l’année alors que les titres de ses pairs en gestion alternative perdent en moyenne 40%? A cette question, l’analyste de Degroof Petercam, Joren Van Aken, n’a pas vraiment de réponse. " La liquidité du titre étant limitée, quelques gros acheteurs peuvent fausser le cours de l’action pendant un certain temps, émet comme hypothèse l’analyste de Degroof Petercam. Nous pensons que le cours de l’action se négocie au-dessus de la valeur liquidative, ce qui se traduit par une prime de 7,2%. Nous pensons que cette prime est excessive compte tenu de l’environnement de marché actuel (par exemple, Eurazeo a une décote de plus de 50 %)».Performances boursières de quelques gérants alternatifs depuis début 2022Même si le portefeuille de Tikehau Capital semble présenter des fondamentaux solides, les défis auxquels la société de gestion doit faire face «ne diffèrent pas tant que cela de ceux rencontrés par ses pairs». Degroof Petercam s’inquiète donc d’un impact potentiel de l’environnement actuel «retardé» dans les secteurs de l’immobilier et du capital-investissement. Ce retard est évalué à 12 ou 18 mois.L’analyste va même jusqu'à noter qu’aux Etats-Unis, les investisseurs commencent à réfléchir à deux fois avant de souscrire à des levées de fonds et que cela pourrait bien nuire, à terme, aux objectifs de Tikehau d’atteindre 65 milliards sous gestion d’ici 2026. A la fin du deuxième trimestre, Tikehau gérait un peu moins de 37 milliards.Degroof Petercam a donc revu à la baisse son objectif de cours sur Tikehau à 24 euros, contre 25 euros auparavant, soit une baisse de 5%. Sa recommandation passe de «conserver» à «alléger».A noter que d’autres bureaux d'études sont plus positifs sur le titre estimant que Tikehau a publié des résultats globalement supérieurs aux attentes pour le premier semestre. Oddo BHF à «surperformance» avec un objectif de cours de 32 euros, estime aussi que le portefeuille de Tikehau «reste sous contrôle». Mais la plupart des analyses datent de fin juillet, dans le sillage de la publication des résultats du groupe. Celle de Degroof Petercam date de vendredi dernier 7 octobre.Le titre Tikehau en brefFondée en 2004 par Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, Tikehau Capital est entrée en Bourse sur Euronext en mars 2017. Elle gérait alors une dizaine de milliards d’euros.Le prix avait été fixé à 21 euros par action et la capitalisation boursière s'élevait à environ 1,5 milliard d’euros.Au 10 octobre 2022, le titre évoluait autour de 24,5 euros pour une capitalisation boursière de 4,3 milliards.Depuis son IPO, le titre a enregistré un plus haut à 29,3 euros et un plus bas à 15,45 euros.Lire aussi notre article «Gérants d’actifs : la saison des soldes est ouverte».
Fineco Asset Management, la société de gestion irlandaise de l’italien FinecoBank, vient de lancer ses onze premiers ETF à la Bourse de Milan. Il s’agit, selon le communiqué, du premier émetteur italien d’ETF. L’équipe de Fineco AM a conçu elle-même en interne six ETF actions et cinq ETF obligataires. Sur ce total, huit sont classés article 8, dont tous les fonds obligataires.Les six ETF actions couvrent des secteurs traditionnels, comme les matières premières, la finance et la consommation durable, ou bien liés à l’innovation, dont la sécurité informatique et la technologie. L’offre obligataire concerne des obligations d’entreprises durables. Liste des six ETF actions Innovation: Technologie durable: Fineco AM MSCI World Information Technology ESG Leaders 20% Capped UCITS ETFSécurité informatique : Fineco AM MSCI ACWI IMI Cyber Security UCITS ETFSemi-conducteurs: Fineco AM MSCI World Semiconductors and Semiconductor Equipment UCITS ETFSecteurs traditionnels :Consommation durable: Fineco AM MSCI World Consumer Staples ESG Leaders UCITS ETFFinance mondiale durable : Fineco AM MSCI World Financials ESG Leaders UCITS ETFMatières premières : Fineco AM MSCI World Metals and Mining UCITS ETFListe des cinq ETF obligataires : Fineco AM MSCI USD HY SRI Sustainable Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 4Fineco AM MSCI EUR HY SRI Sustainable Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 4Fineco AM MSCI EUR IG SRI Sustainable ex Fossil Fuel (1-3y) Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 2Fineco AM MSCI EUR IG SRI Sustainable ex Fossil Fuel Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 3Fineco AM MSCI USD IG Liquid SRI Sustainable Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 3
Une nouvelle société de gestion norvégienne cherche à percer en France, après DNB. Il s’agit de Skagen. Cette société fondée en 1993, basée à Stavanger, gère environ 7 milliards d’euros. Elle est détenue depuis 2017 par Storebrand, l’une des principales banques et sociétés de gestion de Norvège, dont les encours avoisinent les 100 milliards d’euros. Pour couvrir la France, Skagen a recruté le Franco-norvégien Hussein Hasan dès la fin 2019. Ce n’est qu’en 2021 que le nouveau responsable des marchés d’Europe francophone s’est attaqué sérieusement au marché français, le Covid et les multiples confinements l’ayant ralenti à ses débuts. Hussein Hasan a toutefois profité de cette période pour faire enregistrer quatre compartiments de la Sicav luxembourgeoise de Skagen en France. Il s’agit de Skagen Global, Skagen Kon-Tiki, Skagen Focus, et de Skagen m2. A cela s’ajoutent deux fonds de Storebrand. Le premier, Skagen Global, est le fonds phare de la société de gestion, avec plus de 3 milliards d’euros d’encours pour sa version norvégienne. Lancé en 1997, il est investi sur un univers mondial avec un biais value. Kon-Tiki est aussi l’un des fonds emblématiques de la maison nordique, avec plus de 1,2 milliard d’euros d’encours pour la version norvégienne. Il s’agit d’un fonds marchés émergents, aussi géré avec une approche value. Plus petits, les fonds m2 et Focus sont investis respectivement sur l’immobilier coté et les petites et moyennes valeurs. Les stratégies sont proposées via la Sicav luxembourgeoise, créée en 2019 pour développer l’international, et dont les compartiments, qui répliquent les stratégies norvégiennes, affichent une centaine de millions d’euros. Un expert de la gestion value Malgré une vive concurrence en France, Hussein Hasan est convaincu que Skagen peut trouver sa place, grâce à plusieurs atouts. Le premier est d’être un expert de la gestion value, alors qu’il n’y a plus que peu d’acteurs spécialisés sur cette gestion en France. Il cite également son identité norvégienne, et les valeurs de transparence que cela véhicule. Le responsable mentionne aussi le fait d’être localisé à Stavanger. «C’est une force. Nous sommes loin du bruit de Londres et Paris. Cela nous permet d’être contrarian», dit-il. «Les bientôt 30 ans d’existence et donc de track record avec des rendements annualisés à deux chiffres sont aussi un avantage de taille», ajoute-t-il. Hussein Hasan a vocation à s’adresser à tous les clients qui souhaitent travailler avec Skagen. Il privilégie toutefois dans un premier temps les conseillers en gestion de patrimoine, qui sont moins contraints en termes de taille de fonds. Pour cela, il travaille au référencement des fonds sur les plates-formes. Le responsable était aussi présent aux deux dernières éditions de Patrimonia. Hussein Hasan a également des contacts avec des family office et des sélectionneurs de fonds de grandes banques. Cette incursion de Skagen en France s’inscrit dans le cadre d’un projet de croissance en Europe porté par Storebrand. Dès 2019, Jan Erik Saugestad, le directeur général de Storebrand Asset Management, annonçait à NewsManagers avoir la volonté de se développer en Europe, au-delà de la Scandinavie que le groupe couvre déjà. Pour cela, le groupe norvégien s’appuie sur sa filiale Skagen, qui disposait déjà d’un bon réseau international et dont l’identité forte est susceptible de susciter l’intérêt des investisseurs étrangers. Ainsi, Skagen est déjà présent au Royaume-Uni depuis plusieurs années et a ouvert un bureau à Francfort. En France, l’ouverture d’un bureau n’est pas à l’ordre du jour, mais si les encours grandissent, le dossier pourra être étudié.
Martin Gilbert a été prié de démissionner du conseil d’administration de deux fonds majeurs gérés par Abrdn, selon le Financial Times. Cela concerne deux Sicav luxembourgeoise, ainsi que certains fonds américains. La demande a été faite en raison de «conflits d’intérêts», selon des porte-paroles d’Abrdn. Martin Gilbert avait fondé Aberdeen Asset Management, l’un des composants d’Abrdn, et il préside actuellement AssetCo, une société qui acquiert des sociétés de gestion.
Le groupe bancaire brésilien Itaú Unibanco a établi un nouveau département qui chapeautera l’ensemble de ses activités liées à la gestion d’actifs dont les encours s’élèvent à plus d’un milliard de réals brésiliens (206 milliards d’euros), rapporte Citywire Brasil sur la base d’une note interne. Cette nouvelle unité sera dirigée par Carlos Augusto Salamonde qui était jusqu’alors directeur général de Itaú Asset Management au Brésil, une fonction qui n’existera plus avec la mise en place de la nouvelle structure. Cette dernière couvre la gestion de portefeuille, l’unité de fonds de fonds dirigée par Pedro Barbosa, la gestion de mandats discrétionnaires et personnalisés. La gestion de mandats sera supervisée par Charles Ferraz, actuel directeur général d’Itaú USA Asset Management in New York. Le document interne à Itaú consulté par Citywire Brasil indique qu’Eduardo Camara Lopes demeurera directeur des investissements pour la gestion d’actifs qui gère quelque 110 milliards d’euros. Arlindo Penteado reste responsable de l’équipe de performance absolue d’Itaú.
Le gérant d’actifs privés Pantheon vient de recruter deux directeurs pour couvrir la clientèle privée en Europe et aux Etats-Unis. Le premier marché est confié à Alex Denny, ancien directeur de l’unité investment trust chez Fidelity International, et le second à Nicole Parker, jusqu’ici vice-présidente et spécialiste senior des investissements alternatifs chez Goldman Sachs Asset Management. Alex Denny travaillera à Londres, et Nicole Parker à San Francisco. Pantheon comptait 87,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin mars 2022.
BlackRock tente de se sortir de la polémique politique qui l’oppose à des Républicains aux Etats-Unis concernant l’ESG. Les Etats de Louisiane, de l’Utah et de l’Arkansas ont annoncé ces dernières semaines désinvestir plusieurs centaines de millions de dollars de ses fonds, accusant la firme de promouvoir un agenda politique orienté à gauche. Ils vont être bientôt rejoints par la Caroline du Sud, dont le trésorier Curtis Loftis a déclaré plus récemment vouloir liquider 200 millions de dollars d’ici la fin d’année. Les trésoriers de tous ces Etats ont notamment justifié leur opposition à la politique ESG du géant mondial de gestion qui aurait un impact négatif sur le secteur des combustibles fossiles. Face à cette vague des désinvestissements souverains, BlackRock vient de publier sa défense. Le géant américain cherche d’abord à rassurer les trésoriers républicains. La société de gestion a précisé qu’elle était investie à hauteur de 170 milliards de dollars dans des entreprises cotées dans le secteur énergétique aux Etats-Unis, notamment dans des pipelines et des installations de production d’électricité. « Nous ne boycottons pas l’industrie énergétique. Les clients de BlackRock comptent parmi les plus grands investisseurs du secteur de l’énergie », a souligné la société dans un document publié à la suite des réactions négatives des républicains. BlackRock a également ajouté que son « focus » sur les risques climatiques et la transition énergétique était un outil pour certains clients de mieux gérer leurs risques. « Les entreprises qui gèrent mieux leur exposition au risque climatique et tirent parti des possibilités offertes obtiendront de meilleurs résultats financiers à long terme », a déclaré la société. BlackRock accusée d’hypocrisie La société de gestion a également été accusée par John M. Schroder, le trésorier d’Etat de Louisiane, d’avoir une politique ESG publique qui diffère des déclarations privées. Le désinvestissement de la Louisiane fait suite à une réunion avec des représentants de BlackRock, « qui ont fait des déclarations contraires aux messages publics de Larry Fink, y compris les lettres aux actionnaires et autres documents de communication de BlackRock », a précisé le trésorier. L’Etat de Louisiane a déjà liquidé 560 millions de dollars et vise à retirer 794 millions de dollars d’ici fin d’année. L’Utah, pour sa part, a retiré 100 millions de dollars des fonds de BlackRock tandis que Arkansas a déjà liquidé 125 millions de dollars cette année. Avec la Caroline du Sud, la somme de ces désinvestissements réalisés et à venir atteint à peine un milliard de dollars, soit 0,014% des 8.487 milliards d’encours à fin juin. Mais, dans un pays politiquement fracturé, ces prises de positions pourraient engendrer un effet domino, à droite certes, mais aussi à gauche. L’absence de clarté, jusqu’ici, de BlackRock, permet à chacun de voir ce qu’il veut bien comprendre de l’ESG. Le contrôleur de la ville de New York, Brad Lander, s’est lui récemment inquiété d’un éventuel rétropédalage de la firme de Larry Fink sur ses engagements climatiques. La dernière prise de position de BlackRock devrait finalement le convaincre que ses doutes étaient surement fondés.