Le départ de Francisco Garcia Paramés, directeur des investisseurs de Bestinver (7,5 milliards d’euros d’encours) après 25 ans de bons et loyaux services au sein de la société de gestion, continue de faire couler beaucoup d’encre en Espagne. Son remplacement par Beltran de la Lastra, qui compte 18 ans de carrière au sein de J.P. Morgan, n’a visiblement pas été de nature à rassurer le marché. Pour cette raison, Luis Rivera Novo, président de Bestinver, s’est permis d’adresser un courrier aux investisseurs afin de les rassurer sur la situation actuelle de la société. Dans cette lettre datée du 26 septembre, que s’est procurée NewsManagers, le président assure ainsi que le départ de Francisco Garcia Paramés «n’a pas interféré dans la bonne marche opérationnelle quotidienne» de la société, évoquant l’expérience, la qualité et l’excellence des professionnels qui forment Bestinver. Il estime même que ce départ «n’a pas non plus provoqué des demandes importants de remboursements». Et pourtant, à en croire le site d’information Cinco Dias qui avance des chiffres compilés par Morningstar, les investisseurs ont retiré quelque 611 millions d’euros de Bestinver, équivalent à une perte de 7% de ses actifs sous gestion. Des chiffres à prendre toutefois avec précaution puisqu’il ne s’agit pas de données officielles.
T. Rowe Price accélère son développement en Europe. Le gestionnaire d’actifs américain, dont les encours s’élèvent à 738,4 milliards de dollars à fin juin, vient en effet de nommer Alfonso del Moral au poste de responsable de son activité en Espagne et au Portugal dans le cadre de l’ouverture d’un nouveau bureau en terre espagnole. L’intéressé était jusque-là co-fondateur et directeur de Dicania Investment Partners. Avant cela, il avait travaillé chez Aviva Investors en qualité de directeur des ventes pour l’Espagne et le Portugal, après avoir officié pendant 9 ans chez Schroders comme responsable des ventes également.
Legg Mason Global Asset Management vient de recruter Lorenzo Gallardo au poste de responsable des relations avec les clients (« client relatioship manager »), rapporte Funds People. L’intéressé travaillera en étroite collaboration avec l’équipe de Javier Mallo et Bernardo Rivero de Aguilar, co-responsables des ventes de Legg Mason Global AM pour l’Espagne et le Portugal. Jusque-là, Lorenzo Gallardo officiait au sein de l’équipe obligataire de Banco Popular, établissement où il travaillait depuis quatre ans.
Pictet Alternative Advisors, entité indépendante du groupe Pictet en charge des investissements en hedge funds, en private equity et en fonds immobiliers, va assurer la gestion d’un portefeuille actions long/short pour le compte de la clientèle privée d’ABN Amro, a annoncé le groupe suisse ce 29 septembre. Dans le détail, le fonds Pictet Select-Global Long/Short Equity, géré par l’entité Pictet Alternative Advisors (PAA), sera initialement offert au travers d’une sélection de canaux de distribution internationaux d’ABN AMRO. « Depuis son lancement le 29 août dernier, il a déjà attiré quelque 200 millions d’euros », précise Pictet dans un communiqué. Ce véhicule est investi dans 10 à 15 hedge funds conformes à la directive OPCVM, sélectionnés parmi des stratégies long/short equity et event-driven. Le portefeuille offre une liquidité hebdomadaire et prévoit une allocation diversifiée en termes de secteurs, de régions et de types de gestion, de manière à fournir une exposition efficiente aux marchés actions. « Il permet aux investisseurs de participer aux mouvements de hausse des marchés actions, tout en limitant le risque de baisse via une gestion active de l’exposition et la sélection des positions long et short », souligne Pictet.
HSBC Life, la compagnie d’assurance vie du groupe bancaire éponyme, a externalisé 1,8 milliard de livres d’actifs portant sur son régime de retraite à prestations définies («defined contribution») à la plateforme d’investissement Fidelity Worldwide Investment, révèle Financial Times fm. Grâce à cette opération, l’activité retraite «defined contribution» de Fidelity voit ses actifs sous gestion passer de 13,8 milliards de livres à fin juillet à 18,1 milliards de livres actuellement.
Selon Finews, TCMG Asset Management (TCMG AM) vient d’acquérir une participation majoritaire au capital de CEAMS. Spécialisée dans la gestion pour le compte d’institutionnels et créé en 2003 par Philipp Weckherlin et Markus Hepp, cette dernière gère 1,6 milliard de francs suisses. La galaxie TCMG AM comptait jusqu’à présent 4 sociétés : Dynapartners, Dynagest, 1741 Asset Management et Vescore.
Interrogé par le Financial Times fund management sur les rumeurs de fusion avec Credit Suisse, le patron de Julius Baer, Boris Collardi, répond : “Je pense que ni Julius Baer, ni moi-même ne sommes la solution à la situation de Credit Suisse aujourd’hui (…)». Pour lui, « être gros n’est pas un atout à l’heure actuelle, parce que plus vous êtes gros, plus vous attirez l’attention des régulateurs, plus votre activité est complexe et plus vous êtes volatils. Cela rend juste les choses plus compliquées ». En revanche, Julius Baer privilégie les petites opérations. La banque a ainsi plus que doublé sa participation dans la société de gestion de fortune brésilienne GPS à 80 %. Et Boris Collardi prévoit de nouer des accords similaires sur des marchés émergents ciblés, en privilégiant des banques privées avec environ 5 milliards de dollars d’encours.
Sedco Capital, la société de gestion basée en Arabie saoudite, va offrir aux investisseurs un accès direct au pays grâce à son premier fonds MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) géré en interne, GCC Equity, rapporte Investment Europe. Ce fonds de droit luxembourgeois, qui bénéficiera de capitaux d’amorçage de 30 millions de dollars, sera géré par Yazan Abdeen, qui travaillait précédemment chez ING Investment.
Talence Gestion a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau dans la région lilloise. L’équipe locale est composée de trois membres: Paul Dupont, directeur associé dédié à la gestion sous mandat; Alain Mroziewicz, directeur associé dédié également à la gestion sous mandat; et, enfin, Florence Consille qui assistera ce binôme.
Le gestionnaire d’actifs britannique Ashmore Group, spécialiste des marchés émergents, a recruté John Sfakianakis afin de piloter le développement de la société au Moyen-Orient, rapporte Bloomberg qui cite deux sources proches du dossier. La société de gestion, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 75 milliards de livres (112 milliards de dollars), a en effet ouvert un bureau à Riyad, en Arabie Saoudite, pour servir comme fer de lance de son activité dans la région. John Sfakianakis officiera donc en qualité de directeur («director») et supervisera donc l’activité dans les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CGC), qui inclut l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, le Koweït, Oman et Bahreïn. Auparavant, John Sfakianakis était directeur de la stratégie d’investissement de MASIC, une société d’investissement basée à Riyad, et conseiller économique en chef du Ministre des finances d’Arabie Saoudite.
Kairos Partners vise une croissance de ses encours de 10-15 % par an, a indiqué Paolo Basilico, président directeur général de la société de gestion italienne, cité par Funds People Italia. La structure, qui fête ses 15 ans d’existence, a vu ses encours augmenter de plus de 50 % sur l’année et demie écoulée, à 6,5 milliards d’euros. Avec une collecte d’environ 1 milliard d’euros en 2014, les encours sont déjà en progression de 20 %. Paolo Basilico annonce par ailleurs le lancement d’un fonds, Kairos Real Return, pour profiter de la hausse des taux. En 2015, Kairos Julius Baer Sim, fruit d’un partenariat avec Julius Baer, sera transformé en banque.
Sortie en février 2013 du giron d’Amundi au profit du fonds Carlyle, la société de gestion américaine TCW, acquise par Société Générale en 2001, n’a pas pour autant opéré un repli vers les Etats-Unis. Avec une gestion reconnue en dette émergente, ainsi que dans les obligations et les actions américaines - biais croissance et value – la société qui gère 142 milliards de dollars, essentiellement issus du monde institutionnel, a conservé des relations sur le vieux Continent. Avec le groupe Amundi notamment. En pratique, elle assure le pilotage de trois fonds du géant français - Amundi US Relative Value, Amundi US Concentrated Core et Amundi US Bond Global Corporate – ainsi que la gestion d’un fonds obligataire pour Morgan Stanley, MS TCW Unconstrained Plus Bond Fund. Mais les ambitions de TCW n’ont pas vocation à se limiter à ces délégations de gestion. Disposant également d’une gamme de six fonds Ucits, TCW entend creuser son propre sillon. Dans ce but, elle vient depuis le début de l'été de recruter Raphaël Grimaud pour lui confier la responsabilité de la marque sur les marchés français, monégasque, luxembourgeois et belge. Cet ancien responsable du développement commercial pour la France chez Invesco AM a détaillé sa feuille de route à Newsmanagers. «Il s’agit clairement d’implémenter le nom TCW sur l’Europe», a-t-il expliqué. Dans les faits, il partagera cet objectif avec Heinrich Riehl, son responsable qui couvre les autres grands pays d’Europe, basé à Londres où TCW a élu domicile après avoir fermé son antenne à Paris. Pour affirmer la marque, «la société va tout d’abord se concentrer sur les institutionnels et la distribution comme les family office, les multigérants et les banques privées», a détaillé Raphaël Grimaud. Dans ce contexte, des partenariats avec des petites banques à réseau, notamment en Belgique, peuvent être envisagés, de même que le recours à des tierce party marketer ou la participation à des appels d’offres. «En revanche, les plateformes dédiées aux conseillers sont écartées», a ajouté le responsable qui entend mettre en avant l’expérience de TCW sur la dette émergente, en relevant l’intérêt des investisseurs pour cette classe d’actifs ainsi que sur les taux américains. Une remontée des taux en 2015 serait le bon scenario pour mettre en avant les compétences de la gestion de TCW, admet Raphaël Grimaud, même s’il s’attend à une forte concurrence dans ces classes d’actifs. «Quoi qu’il en soit, pour l’instant, aucun chiffre, aucun résultat n’a été évoqué en matière d’encours», a insisté Raphaël Grimaud. Ce dernier se cantonne à la volonté de la société de faire monter le poids des capitaux issus de l’international. Sur l’Europe et aussi sur l’Asie à partir du bureau que possède TCW à Hong Kong.
Le fonds d’investissement privé Springwater Capital basé à Genève est l’acquéreur de l’entité de voyage et tourisme Espirito Santo Viagens du groupe bancaire Espirito Santo, rapporte L’Agefi suisse. Avec un chiffre d’affaires estimé à 350 millions d’euros, la holding ESV détient les marques Top Atlântico et Mundo VIP Madeira. Contacté par L’Agefi, le co-fondateur, Martin Grushka, a affirmé que la volonté de Springwater Capital est de créer un groupe leader dans l’activité du tourisme entre l’Europe méditerranéenne et l’Amérique du Sud. Le fonds d’investissement est déjà fortement positionné en Espagne.
Union Investment a lancé deux nouveaux fonds obligataires, UniEuroRenta Unternehmensanleihen EM 2021, qui offre un accès aux obligations d’entreprise des marchés émergents, et UniEuroRenta EM 2021 qui offre un accès à obligations souveraines des marchés émergents, rapporte InvestmentEurope. Les deux fonds investissent dans des obligations libellées en euro et en dollar et ils arrivent à échéance en décembre 2021.
Barbara Rupf Bee va renforcer le directoire de Deutsche Asset & Wealth Management Investment (DeAWM). L’intéressée est nommé responsable de la distribution auprès des institutionnels et de la clientèle privée, indique Das Investment. Elle sera toujours responsable des relations avec la clientèle sur les marchés allemand, européen, proche-oriental et africain, poste qu’elle occupait jusqu'à présent.
La filiale du secteur concurrentiel de la Caisse des dépôts a indiqué avoir cédé le 31 juillet le contrôle du distributeur français à prix discount la Foir’Fouille, acquis en 2010. Qualium a souhaité conserver une part minoritaire au nouveau tour de table, qui regroupe «plusieurs investisseurs financiers minoritaires», à savoir CM-CIC Capital Finance, Nord Capital Investissement, Turenne Investissement et Société Générale Capital Partenaires, ainsi que l’équipe dirigeante menée par Ivan Rapoport.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a mis mardi sur la table ses propositions de réforme des indices de change, pour couper court aux tentatives de manipulation qui valent aujourd’hui à plusieurs grandes banqeus d'être visées par des enquêtes des autorités financières. Le FSB préconise notamment d'élargir la plage de temps pour les transactions prises en compte autour du fixing de l’indice WM/Reuters, tous les jours à 16 heures (heure de Londres). Cette plage de temps passerait à 5 minutes, contre une minute aujourd’hui. «Cinq minutes constitue un bon équilibre entre la réduction des incitations à la manipulation et le fait d’assurer que le fixing engendre un prix de marché qui puisse être répliqué», souligne le FSB.
Morningstar a abaissé sa notation du fonds Pimco Total Return Fund, qui passe de la catégorie «or» à la cote «bronze», évoquant la décollecte et les incertitudes liées au remaniement de l'équipe dirigeante après le départ du co-fondateur Bill Gross. L’ex-directeur des investissements a démissionné vendredi de son poste chez Pimco, qu’il a fondée il y a plus de 40 ans, pour rejoindre Janus Capital Group. La responsabilité de la gestion du fonds vedette Total Return, de 222 milliards de dollars, a été reprise par trois gérants: Scott Mather, Mark Kiesel et Mihir Worah.
Pékin a annoncé mardi des mesures de soutien au marché immobilier, destinées aux ménages qui achètent un deuxième bien. Ceux-ci auront droit à un rabais de 30% sur le taux de leurs crédits immobiliers. La contrainte d’apport minimal a elle aussi été abaissée, le bien pouvant être financé à crédit jusqu'à 70% contre 60% avant cette réforme. Seuls les primo-accédants bénéficiaient jusqu'à présent de ces conditions.
L’inflation en zone euro a décéléré à 0,3% en rythme annuel en septembre, comme attendu par les économistes, contre 0,4% le mois précédent, en raison de baisses des prix dans l’alimentation et l'énergie, selon l’estimation rapide publiée mardi par Eurostat. Les prix des produits alimentaires frais ont baissé de 0,9% par rapport à septembre 2013 et ceux de l'énergie de 2,4%. Mais en excluant ces deux catégories volatiles, l’inflation de base a elle aussi ralenti, à 0,7% contre 0,9% en août. L’annonce de ces mauvais chiffres a entraîné un nouveau recul de la monnaie unique, brièvement passée sous le seuil de 1,26 dollar avant midi, alors qu’elle avait clôturé à 1,2685 dollar hier.
L’organisme de gestion de l’assurance chômage maintient ses prévisions de déficit d’ici à 2015 malgré une dégradation des perspectives de la croissance française. «Le déficit de 2014 s'élèverait à 3,8 milliards d’euros, portant la dette cumulée à 21,4 milliards d’euros en fin d’année», a indiqué hier l’Unedic. Dans ses prévisions de mai, il prévoyait un déficit de 3,75 milliards pour 2014 (après 3,8 milliards en 2013), et une dette cumulée de 21,33 milliards. Pour 2015, il table sur une stabilisation du déficit à 3,5 milliards (contre 3,6 milliards auparavant), portant la dette cumulée à 24,9 milliards en fin d’année. Les effets des mesures prises dans le cadre de la nouvelle convention d’assurance chômage conclue en mai 2014 semblent néanmoins limités. L’Unedic estime que sans cette convention, le déficit serait supérieur de 300 millions d’euros cette année et de 830 millions l’an prochain par rapport à ses nouvelles prévisions.
Le principal syndicat d’Italie, la CGIL, a menacé hier de déclencher une grève en raison de la volonté de Matteo Renzi de supprimer des mesures de protection de l’emploi, un aspect essentiel de la réforme du marché du travail promise par le président du Conseil. La menace a été proférée quelques heures seulement avant une réunion du Parti démocrate (PD), au cours de laquelle le chef du gouvernement doit affronter l’aile gauche de sa formation qui soutient les syndicats.
Technique d’optimisation fiscale plébiscitée au premier chef par les fonds alternatifs, l’arbitrage sur dividende, qui consiste à transférer provisoirement des titres vers des cieux fiscalement plus cléments lors du versement, attire l’attention des régulateurs américains.
Stable en 2014, le trou de la Sécurité sociale est attendu à 13,4 milliards d’euros, selon le PLFSS 2015. Le déficit zéro ne serait pas atteint avant 2019.
Stable en 2014, le trou est attendu à 13,4 milliards d'euros l'an prochain, selon le PLFSS présenté hier. Le déficit zéro ne serait pas atteint avant 2019