La société de gestion suédoise Catella va lancer fin novembre un fonds obligataire flexible à performance absolue, Catella Credit Opportunity, géré par Magnus Nilsson et Fredrik Tauson. Le produit pourra être investi sur l’ensemble du spectre fixed income et dans des obligations faiblement ou bien notées. Les gérants pourront utiliser des dérivés pour protéger le capital du risque de taux et du risque de crédit. Le portefeuille, libellé en couronnes suédoises, est aussi couvert contre le risque de change. Le fonds a un objectif de performance de 6-8 % et un écart-type de 5-7 %.
En octobre, les fonds d’actions commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 15,7 milliards de couronnes suédoises, soit 1,7 milliard d’euros, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Toutes les catégories de fonds actions ont été dans le rouge à l’exception des produits d’actions nord-américaines. Mais la plus forte décollecte a été enregistrée par les fonds d’actions suédoises (-7,4 milliards de couronnes ou 800 millions d’euros). Ce phénomène a fait plonger le solde souscriptions/rachats des fonds vendus en Suède en octobre dans le rouge, à -2,5 milliards de couronnes (300 millions d’euros). Et ce, malgré une collecte positive sur les fonds diversifiés (6,4 milliards de couronnes), obligataires (5,1 milliards de couronnes) et monétaires (1,6 milliard de couronnes). Il s’agit du premier résultat négatif du secteur depuis le début de l’année, qui jusqu’ici avait enregistré chaque mois une collecte supérieure à 7 milliards de couronnes.De même, cela efface la collecte réalisée sur les fonds actions depuis le début de l’année. Ainsi, depuis janvier, les fonds actions voient sortir 12,1 milliards de couronnes (1,3 milliard d’euros). L’ensemble des fonds enregistre des souscriptions nettes de 109,3 milliards de couronnes (12 milliards d’euros). A fin octobre, les actifs des fonds suédois ressortaient à 2.861 milliards de couronnes (311 milliards d’euros), dont environ 55 % dans des fonds actions.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Assets under management in Ucits format hedge funds as of the end of September totalled EUR161bn, compared with EUR147.5bn at the end of June 2014, according to statistics from MondoAlternative. Ucits hedge funds posted inflows of EUR8.5bn to the single manager sectors, bringing total inflows since the beginning of the year to a record EUR31.2bn. In the quarter under review, alternative bond strategies attracted USD4.3bn, putting them well ahead of long/short equity and event-driven products, which saw inflows of EUR943m and EUR920m, respectively. In fixed income, three strategies saw inflows of about EUR3bn in the quarter: Goldman Sachs Global Strategic Income Bond Portfolio, BlueBay Investment Grade Absolute Return Bond Fund and Ignis Absolute Return Government Bond Fund. Over nine months, long/short equity strategies posted inflows of EUR11.2bn, most of which was invested in Europe (EUR6.8bn), followed by the United States (EUR2.3bn) and the United Kingdom (EUR933m).
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The investment company and ETP provider Source on 10 November announced the launch of the Source NASDAQ Biotechnology UCITS ETF, the first ETF to be listed in Europe to aim to replicate the NASDAQ Biotechnology index. The NASDAQ Biotechnology UCITS ETF is denominated in USD, and trades on the London Stock Exchange. It is also licensed for sale in Germany, Austria, Finland, France, Ireland, Italy (reserved for institutional invetors), Luxembourg, the Netherlands, Norway (reserved for institutional investors), Switzerland (reserved for institutional investors) and Sweden.
The number of alternative and multi-asset fund launches have increased 15% since 2010, according to new research from Cerulli Associates. «The market crisis was highly disruptive, temporarily halting new product introductions as budgets were slashed, but in the longer term it triggered creative disruption,» explains Cindy Zarker, director at Cerulli. «Five hundred new mutual funds have been created on average each year since 2010. Three of the most prominent areas of product innovation have been alternative investments, multi-strategy funds, and index-based strategies.» «With the market crisis behind them, investors approach portfolio construction differently. They are more attuned to fund expenses, highly aware of the need to manage risk, and more open to investment opportunities beyond U.S. borders,» Zarker continues.The top-five investment strategies that financial advisors are requesting in 2014 include income, multi-strategy alternative, global/international equity, single-strategy alternative, and global tactical asset allocation.
La société de gestion norvégienne Skagen a annoncé le 11 novembre réfléchir à une évolution de son actionnariat, ainsi que le départ de son CEO.« Les fondateurs de Skagen travaillent actuellement avec le conseil d’administration pour explorer des options pour une transition de l’actionnariat de la société », annonce un communiqué en date du 11 novembre. Cette évolution devra garantir l’indépendance de Skagen et permettre d’attirer et de retenir les meilleurs talents sur le long terme. Davantage d’informations sur le sujet seront publiées au premier semestre 2015.Dans le même temps, Skagen a annoncé le départ d’Harald Espedal, qui était CEO et directeur des investissements de la société de gestion. Ses fonctions seront désormais divisées en deux. Leif Ola Rød le remplacera en tant que CEO, à compter du 1er janvier 2015. L’intéressé est l’actuel responsable du business support et de la conformité de Skagen, qu’il a rejoint en 2012 en provenance d’Odin Fund Management dont il était CEO. Ole Søeberg a été nommé directeur des investissements. Il restera co-responsable de la gestion du fonds Skagen Vekst.Par ailleurs, Knut Gezelius a été nommé gérant principal du fonds Skagen Global, en remplacement de Kristian Falnes, qui quitte également la société de gestion. L’intéressé, qui fait déjà partie de l’équipe de gestion du fonds, a rejoint la société en mai 2014 en provenance de Goldman Sachs Asset Management. Knut Harald Nilsson va de son côté devenir co-responsable de la gestion du fonds Skagen Kon-Tiki, aux côtés de Kristoffer Stensrud.Enfin, Filip Weintraub va rejoindre Skagen en janvier 2015 pour piloter un nouveau fonds. L’intéressé, qui a déjà travaillé au sein de la société nordique entre 2001 et 2010, va gérer un fonds actions monde de conviction. Il sera épaulé par Jonas Edholm, CEO et gérant du Labrusca Family Office.
La Banque d’Angleterre a annoncé mercredi qu’elle avait licencié son responsable des opérations sur les changes, après une enquête ayant révélé qu’il n’avait pas respecté certaines procédures internes. L’intéressé avait été suspendu de ses fonctions au mois de mars. La BoE a cependant précisé que cette décision n’avait pas de rapport avec le règlement intervenu ce jour sur les manipulations des taux de change, qui a conduit les autorités britanniques à sanctionner cinq banques.
L’inflation au Royaume-Uni devrait passer sous 1% dans les six prochains mois, a déclaré mercredi la Banque d’Angleterre dans son rapport trimestriel sur l’inflation. Cette dernière est tombée à un plus bas de cinq ans de 1,2% au Royaume-Uni, s'éloignant de l’objectif de 2% de la BoE. «Le principal risque à la baisse provient de la baisse d’activité dans la zone euro, qui pèserait sur les exportations britanniques et pourrait être associée à un regain de volatilité sur les marchés financiers», indique le rapport. Dans ce contexte, la banque centrale prend note que les marchés ont, depuis ses dernières projections économiques en août, repoussé à octobre 2015, au lieu du début 2015, la date à laquelle il la voient amorcer son cycle de hausse des taux.
Le président de l’exécutif régional de Catalogne, Artur Mas, a proposé hier au gouvernement espagnol d’ouvrir un dialogue permanent sur l’indépendance de la Catalogne. Il veut aussi que Madrid prenne des mesures économiques de sorte que la région autonome profite davantage des dépenses publiques du pays. Si Madrid ne répond pas favorablement à ces demandes, il provoquera des élections régionales anticipées qu’il transformerait en référendum d’indépendance par procuration.
Selon un document du ministère des Finances allemand consulté par Reuters, Berlin envisage de réduire ses participations dans Deutsche Telekom et Deutsche Post afin de profiter de leur forte valorisation boursière, permettant ainsi à l’Etat de dépenser davantage afin de relancer une économie allemande en voie de ralentissement. La vente d’actions de la Deutsche Bahn est aussi évoquée dans ce document.
Le Labor Market Conditions Index, un indice construit par la Fed pour synthétiser les mouvements de 19 indicateurs sur le marché du travail américain, s’est amélioré en octobre. Le changement est évalué à +4,37 points d’indice, toute hausse étant équivalente à une amélioration des conditions du marché.
Unibail-Rodamco a annoncé lundi avoir conclu un accord avec Allianz, afin de lui céder sa part dans le complexe Nicétoile, situé à Nice. La part du groupe dans l’actif comprend 15.389 mètres carrés commerces et 2.018 m2 de bureaux ainsi que 1.852 places de parking. Le montant total de la transaction s'élève à 312,5 millions d’euros représentant un taux de rendement initial de 5,0%. Le centre commercial sera géré par Hammerson qui co-investira aux côtés d’Allianz à hauteur de 10%. La réalisation de la transaction devrait intervenir au premier trimestre 2015.
Le gouvernement entend compenser le dérapage budgétaire lié notamment aux opérations extérieures de la France par environ 2,2 milliards d’euros d’annulations de crédits cette année, selon le site internet des Echos. Ces mesures d'économies supplémentaires devraient être inscrites dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté aujourd’hui par Bercy, ajoute le journal.
Interrogée par le quotidien à quelques jours d’un vote décisif du conseil de Paris, la maire Anne Hidalgo défend le projet de la tour Triangle, en expliquant qu’il s’inscrit dans un territoire à forte dominante économique, à côté du Parc des expositions et de Balard et qu’il répond à un besoin de bureaux neufs. Elle ajoute que «5.000 salariés travailleront sur place et des milliers d’emplois seront créés de manière directe et indirecte par les travaux», sans oublier les retombées liées à la fiscalité acquittée par les entreprises. Enfin, «cela ne coûte rien aux Parisiens puisque c’est Unibail-Rodamco qui finance les 500 millions d’euros du projet».
Un panel d'économistes conseillant le gouvernement allemand prévoit une croissance de la première économie d’Europe de 1% l’an prochain et va réviser ses prévisions pour cette année à +1,2% contre +1,9% précédemment, selon le quotidien. Il ajoute que ce panel, qui doit dévoiler ses dernières prévisions aujourd’hui, a tenu compte des risques géopolitiques et des difficultés économiques au sein de la zone euro.
Les gouvernements risquent de sous-estimer le coût de la fermeture des centrales nucléaires arrivées en fin de vie, qui pourrait dépasser les 100 milliards de dollars (80 milliards d’euros) à l’échelle mondiale, rapporte le quotidien qui se fonde sur la dernière édition du rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à paraître aujourd’hui.
Pour Christian Dargnat, le président de l'Efama, l'infrastructure nécessaire à la désintermédiation du financement des entreprises reste «balbutiante».
Christian Dargnat, président de l’Efama, le lobby des gérants européens, juge balbutiante l’infrastructure nécessaire à la désintermédiation du financement.
Christel Bapt est Président de Cedrus Partners, société de conseil stratégique opérationnel en gestion d'actifs financiers qui vient de reprendre l'activité de conseil en épargne salariale et retraite collective d'Altedia Investment Consulting.
GAREAT (Gestion de l’Assurance et de la Réassurance des risques Attentats et actes de Terrorisme) a lancé, lors du second trimestre 2014, un appel d’offres en vue de sélectionner un gérant sur la gestion diversifiée monde afin de protéger le capital (objectif de rendement net de frais : minimum 2.5%). L’appel d’offres concerne un lot de 20 millions d’euros. Le véhicule d’investissement est un mandat de gestion.
Entretien Olivier ROUSSEAU, membre du directoire, executive director du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR)Newsmanagers: Après huit ans d’existence, comment le portefeuille du Fonds de Réserve pour les Retraites est-il structuré? Olivier Rousseau: Nous avons profondément changé notre politique depuis 2010. Et bien sûr, la crise de 2008 n’est pas étrangère à cette évolution. Avant la réforme des retraites de 2010, notre horizon de placement était fixé à 2040. Autrement dit, on pouvait alors compter sur un plan d’alimentation de l’ordre de 2 milliards d’euros par ans, des produits comme ceux des licences UMTS ou encore liés à des opérations de privatisation. Les premiers débours étaient programmés pour 2020. La réforme des retraites a complètement changé la donne. Tout d’abord, notre horizon de placement est désormais borné à 2024, avec l’impératif d’assurer le versement d’un coupon annuel de 2,1 milliards d’euros. Par ailleurs, nous avons fait évoluer la structure de notre allocation. D’une répartition classique de «60/40», nous sommes passés à des poches de 55% pour les obligations, de 35% pour les actions, le solde de 10% étant réservé à des produits alternatifs comme les matières premières ou l’immobilier. NM: Votre mission s’en trouve-t-elle modifiée? O.R.: Notre première mission est désormais d’être toujours en mesure de pouvoir payer la Cades. Notre second impératif est de mener à bien une gestion actif/passif par le biais de nos grandes poches d’actifs, les actifs de couverture et les actifs de performance. NM: Commençons alors par les actifs de couverture. De quoi s’agit-il? O.R.: Nous avons légèrement dévié par rapport à une approche rigide qui nous aurait conduit à une couverture à 100% avec pour l’essentiel des actifs sans risque, c’est-à-dire des OAT. Nous avons toujours des OAT mais pas seulement. Outre les Bund ou les Gilts, nous avons des obligations italiennes ou espagnoles, qui toutes génèrent des rendements supérieurs aux OAT. Nous avons même eu des obligations grecques que mon prédécesseur a su vendre à temps. Enfin, nous avons aussi dans cette poche du crédit «investment grade». NM: La classe d’actifs n’est-elle pas un peu risquée pour le gestionnaire prudent que vous êtes? O.R.: Si l’on observe le taux de défaut, cette classe d’actifs est peu risquée. Un sinistre, très peu probable, ne vous coûtera que quelques points de base. Non, le véritable écueil n’est pas là. Il tient au risque de liquidité. En effet, en cas de cession, vous allez débourser au moins 30 centimes, deux fois dans le cadre d’un aller-retour. Or, la rémunération du crédit en catégorie d’investissement n’est supérieure que de 100 points de base au Bund qui lui-même offre seulement 30 pb de moins que l’OAT. Le calcul est vite fait: vous jouez là sur un écart de 10 pb. NM: Quelle est alors que le poids de la poche de couverture? O.R.: En 2013, la poche de couverture représentait 56,2% du portefeuille du FRR. Cette année, la part de la couverture est tombée à 54%. Parallèlement, la poche de performance représente 46%. Mais nous ne sommes pas davantage en risque. En effet, nous réalisons des simulations de Monte Carlo et nous menons en parallèle des stress tests sur chaque classe d’actifs. L’objectif étant, je vous le rappelle, d’être toujours en mesure de payer le passif. Nous sommes donc très prudents. Le paradoxe est que nous avons pourtant la possibilité d’augmenter encore la poche de performance. C’est un phénomène mécanique compte tenu de notre obligation de verser le coupon annuel qui débouche sur une augmentation du ratio de financement. A la veille de payer le dernier coupon en 2024, nous serons ainsi à la tête de 20 milliards d’euros. NM: Comment préparez-vous cette échéance? O.R.: Nous devons être en mesure de rendre les clés du FRR aux pouvoirs publics à cette échéance dans le respect total de nos missions. Dans ce cas de figure, notre capacité à prendre du risque va se réduire comme peau de chagrin. Ce que nous déplorons. Le Président de la République souhaite disposer d’une enveloppe de 5 milliards d’euros pour le financement à long terme de l’économie. Nous avons largement les moyens d’apporter un tel montant mais à deux conditions préalables. Premièrement, 2024 ne doit plus être une date-butoir qui marquerait notre disparition. Deuxièmement, le FRR ne doit pas être soumis à des prélèvements intempestifs. Aux termes de la nouvelle législation sociale, une conjoncture défavorable nous contraindrait à participer à un effort supplémentaire qui reste dans le flou. NM : Votre politique d’appels d’offres vous donne-t-elle satisfaction? O.R.: Premier point à souligner, le FRR a contribué à la professionnalisation du monde de la gestion institutionnelle dans les procédures de sélection par appel d’offres. L’essentiel de nos actifs sont gérés sous forme de mandats, 15% seulement du total étant réservés à des OPC ouverts ou fermés. Nous espérons d’ailleurs que ce seuil des 15% sera prochainement revu à la hausse. La gestion des mandats nous occupe donc tout au long de l’année, d’autant plus le cadre des marchés publics est des plus stricts et que nous avons une lecture très conservatrice de la directive européenne. Nous avons à ce titre observé que les institutionnels nordiques prennent parfois des libertés avec les textes que nous ne nous autorisons pas. Il faut compter environ 9 mois pour la plupart des appels d’offres que nous lançons. NM: Pourrait-on parler d’une guerre des prix dans le cadre des appels d’offres? O.R.: Les prix sont bas. Nous nous en félicitions et nous n’avons jamais eu à le regretter. La concurrence sur les prix ne nuit pas à la qualité. Les OPC sont beaucoup plus chers mais on négocie pour obtenir des conditions tirées. Cela dit, certaines classes d’actifs sont de toute façon plus onéreuses, comme les actions émergentes ou le crédit high yield, et peuvent difficilement faire l’objet d’une négociation. Par ailleurs, un mandat dure en général 4 ans mais peut faire l’objet d’une prolongation d’un an. NM: La gestion française bénéficie-t-elle d’un traitement privilégié? O.R.: Je me suis beaucoup battu pour la gestion française. Elle a de vraies qualités et on doit lui donner ses chances. C’est notamment le cas des sociétés de gestion spécialisées dans les petites et moyennes capitalisations où nous avons récemment attribué quatre des cinq mandats à des acteurs hexagonaux – Oddo, Sycomore, CPR et CIC. Il en va de même pour les fonds de prêts à l’économie dans lesquels nous pouvons encore investir pendant six mois pour respecter la date-butoir de 2024. Nous avons récemment sélectionné Tikehau et Idinvest. Toutefois, si je devais formuler un grief à l’encontre de la gestion française qui, j’insiste, est de qualité, j’insisterais sur son manque de diversification. NM: Êtes-vous avec l’idée selon laquelle l’allocation d’actifs est le véritable moteur de la performance? O.R.: Absolument. Conformément aux résultats de la recherche académique, l’allocation stratégique contribue à 90% de la performance et l’allocation tactique à 10%. Encore faut-il préciser que l’attribution de la performance est liée à hauteur de 50% environ à la performance des marchés et à 40% aux bons choix du gérant. NM: Comment utilisez-vous la gestion passive? O.R.: Pour nous, la gestion passive fait partie du droit commun. Elle est peu coûteuse mais dans certains cas, la gestion active s’impose tout naturellement lorsque la surperformance est confortable. Ce qui est le cas des actions émergentes par exemple ou des obligations high yield. NM: Quid des ETF? O.R.: Nous considérons que les ETF ne font pas partie de la gestion passive car nous payons moins cher dans le cadre des mandats que nous signons. Nous ne pouvons pas négocier les frais sur les ETF, ce qui est cas avec tous les produits classiques comme les OPCVM. NM: Nous n’avons pas encore évoqué une caractéristique consubstantielle au FRR, à savoir votre approche ISR. O.R.: Depuis l’origine, nous avons une approche ISRmais nous ne pouvons pas être tout ISR car nous ne pouvons pas imposer nos critères à des fonds ouverts. Dans le cadre des mandats, nous sommes assez pragmatiques. Nous expliquons notre approche aux gérants, nous leur donnons des indications mais nous les laissons libres de décliner à leur façon les critères ESG. Nous ne pratiquons pas le «best-in-class» comme l’ERAFP mais nous mettons en œuvre une politique d’exclusion avec l’aide de notre consultant Eiris qui nous présente des allégations. A charge alors pour notre comité d’investissement responsable de conserver ou d’exclure les sociétés visées. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en œuvre une politique d’engagement directe avec les dirigeants des sociétés pour une raison bien simple: nous n’en avons pas les moyens. En revanche, nous demandons toujours aux gérants de voter aux AG. NM: Vous vous êtes aussi engagés récemment sur la voie de la décarbonisation… O.R.: Nous avons décidé de décarboner notre portefeuille et d’investir dans des indices de ce type. Nous sommmes d’ailleurs le seul investisseur institutionnel, avec le suédois AP4, à avoir investi dans le carbone basse intensité, pour un montant de 1 milliard d’euros. Nous avons également signé récemment les engagements de Montréal. Enfin, nous menons deux autres modules expérimentaux, un premier sur des mandats de fonds thématiques, l’autre sur les sociétés qui affichent une volonté d’amélioration dans le domaine de l’investissement responsable.