La recrudescence de l’épidémie de Covid-19 et les mesures de restriction prises par certains pays en Europe n’affectent pas pour le moment l’activité dans la zone euro. La croissance de l’activité du secteur privé a même enregistré une accélération inattendue en novembre, montrent les premiers résultats des enquêtes d’IHS Markit. La principale inquiétude reste l’inflation. Les pressions à la hausse sur les prix ont continué de s’accumuler.
Selon le budget final du gouvernement dévoilé vendredi, les autorités grecques s’attendent à ce que l’économie progresse de +6,9% en 2021 grâce à un rebond de la consommation, au retour du tourisme, et au soutien des aides d’Etat. La dette publique devrait s’établir 197,1% du PIB en 2021. Pour 2022, le budget prévoit une croissance de +4,5%. La dette publique reculerait alors à 189,6% du PIB. Selon ce même budget, le pays prévoit de récupérer 2,2 milliards d’euros en plus en 2022 grâce à la privatisation des ports, des actifs immobiliers et des autoroutes nationales.
Troisième révision à la hausse. Selon le budget final du gouvernement dévoilé vendredi, les autorités grecques s’attendent à ce que l’économie progresse de +6,9% en 2021 grâce à un rebond de la consommation, au retour du tourisme, et au soutien des aides d’Etat. En octobre, le budget soumis au Parlement prévoyait une croissance, déjà revue à la hausse, de +6,1%. La dette publique devrait s’établir 197,1% du PIB en 2021.
Le président italien Sergio Mattarella a étouffé les spéculations selon lesquelles il pourrait rester pour un second mandat, laissant le Premier ministre Mario Draghi devenir le principal candidat au poste pour le début de l’année prochaine.
Les ventes au détail dans la zone euro ont enregistré une baisse inattendue de 0,3% en septembre sur un mois (+2,5% sur un an), pénalisées par le ralentissement de la consommation en Allemagne et la faiblesse des ventes de produits non alimentaires, selon les statistiques Eurostat. Les ventes de produits non alimentaires ont en revanche diminué de 1,5%, avec un repli de 1,4% pour les ventes par correspondance et en ligne. L’Allemagne, première économie de la zone euro, a enregistré la plus forte baisse des ventes au détail, soit 2,5%, suivie de la Finlande et des Pays-Bas, également en recul.
Les ventes au détail dans la zone euro ont enregistré une baisse inattendue de 0,3% en septembre sur un mois (+2,5% sur un an), pénalisées par le ralentissement de la consommation en Allemagne et la faiblesse des ventes de produits non alimentaires, montrent les statistiques publiées vendredi par Eurostat.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de croître en octobre mais à son rythme le plus faible en six mois. Le secteur manufacturier est affecté par les goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement et les problèmes logistiques liés à la pandémie de Covid-19 tandis que l’activité dans les services commence à s’essouffler après le rebond consécutif à la réouverture des économies.
Malgré des perspectives de croissance revues à la hausse par le FMI, à 5 %, et quelques tensions sur le marché de l’emploi, la zone euro semble échapper à la boucle « prix - salaire ».
Freins. Les chiffres de la croissance du troisième trimestre en zone euro sont éloquents. Si la consommation a porté l’activité et permis à la France de faire mieux que ses voisins (+3 % d’un trimestre à l’autre), les tensions sur les chaînes d’approvisionnement expliquent sans doute la relative contre-performance de l’Allemagne (+1,8 %). Et le phénomène risque de s’amplifier sur le trimestre en cours. Les indicateurs avancés PMI pour octobre, publiés le 2 novembre, témoignent d’un essoufflement. L’indice d’activité du secteur manufacturier mesuré par IHS Markit a reculé à 58,3 contre 58,6 le mois précédent. Le sous-indice mesurant la production est tombé à 53,3, son plus bas niveau depuis juin 2020, après 55,6 en septembre.
Les goulets d’étranglement affectent l’industrie, en raison de la pénurie de composants et de matières premières ou de délais de livraisons longs qui pèsent sur la production. Ces difficultés se reflètent toujours davantage dans les indices PMI d’octobre, publiés ce mardi. C’est le cas dans la zone euro où la croissance de l’activité manufacturière décélère. L’indice d’activité PMI du secteur manufacturier mesuré par IHS Markit a reculé à 58,3 contre 58,6 le mois précédent et moins que l’estimation «flash» de 58,5. Un indice mesurant la production est tombé à 53,3, son plus bas niveau depuis juin 2020, après 55,6 en septembre. Les délais de livraison d’intrants ont augmenté à un rythme quasi-record. Cette tendance s’est répercutée sur les prix des achats et les prix de vente: l’indice des prix des intrants est passé de 86,9 à 89,5, son plus haut niveau depuis le début de l’enquête en 1997.
Les goulets d’étranglement affectent doublement l’industrie. D’une part en raison de la pénurie de composants et de matières premières ou de délais de livraisons longs qui pèsent sur la production. D’autre part en raison de la hausse des prix des intrants qui augmente les coûts de production.
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021). La croissance du troisième trimestre avait été plus faible qu’attendu en Allemagne (+1,8%) et en Espagne (+2%), mais plus forte qu’anticipé en Italie (+2,6%) et surtout en France (+3%). L’Autriche se distingue aussi avec une croissance du PIB plus soutenue encore de +3,3% d’un trimestre sur l’autre. Le ralentissement inattendu en Allemagne (+1,8% au T3-2021 après +1,9% au T2-2021), s’explique par les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement qui freinent la reprise, notamment dans l’industrie automobile.
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021).
La croissance des nouveaux prêts aux entreprises de la zone euro s’est accélérée en septembre pour la première fois depuis février, selon les données de la Banque centrale européenne (BCE). Les prêts aux entreprises ont augmenté de 2,1% en septembre, après +1,5% en août, le flux mensuel de prêts corrigés des ventes et des titrisations ayant bondi à 23 milliards d’euros, son taux le plus élevé depuis mars. La croissance des prêts aux ménages a, pour sa part, légèrement ralenti à +4,1% le mois dernier, après avoir atteint son plus haut niveau en 13 ans à +4,2% le mois précédent. Le taux de croissance annuelle de la masse monétaire M3 est ressorti à 7,4%, contre 7,9% précédemment.
L’indice GfK du climat de confiance des consommateurs en Allemagne a augmenté de manière très inattendue dans l’environnement actuel de hausse des prix, à 0,9 pour novembre, contre une révision à la hausse de 0,4 pour octobre. Mais les attentes économiques et de revenus ont chuté. Mercredi, le gouvernement allemand a, en effet, revu en baisse sa prévision de croissance économique à +2,6% pour 2021, contre +3,5% précédemment. Il a toutefois relevé sa prévision de croissance à +4,1% pour 2022, contre +3,6% prévu en avril. La confiance des consommateurs est en revanche tombée en France, à 99 pour octobre, après 101 (révisée à la baisse) pour septembre, et donc au-dessous de la moyenne de long terme (100), selon l’indicateur synthétique publié mercredi par l’Insee.