L'économie de la zone euro a enregistré une croissance de 0,6% au premier trimestre et de 1,9% en rythme annuel, légèrement plus soutenue qu’initialement estimé et à son rythme le plus fort depuis un an, selon les données publiées hier par Eurostat. Jusqu’ici, Eurostat avait dit que la croissance sur la période avait été de 0,5% d’un trimestre à l’autre et de 1,7% par rapport au premier trimestre 2016. La consommation des ménages a contribué à hauteur de 0,2 point de pourcentage à la croissance du PIB du premier trimestre, la formation brute de capital fixe à hauteur de 0,3 point et les dépenses publiques à hauteur de 0,1%. L’effet des stocks et celui du commerce extérieur sont restés neutre sur la période.
Le FMI a assuré hier pouvoir éviter une nouvelle crise en Grèce avec un compromis de circonstance acceptable par les Allemands, au moment où Bruxelles appelle les créanciers du pays à ne pas «jouer avec le feu». Concrètement, le Fonds donnerait son «accord de principe» à sa participation au plan de 86 milliards d’euros accordé par la zone euro en 2015, mais sans débourser le moindre centime et sans déclarer la dette du pays «soutenable» contrairement à ses pratiques habituelles. Cette solution, utilisée dans les années 1980 pour des pays pauvres, permettrait de «préserver les progrès réalisés sur les réformes» par les autorités grecques et d'«éviter une situation financière potentiellement désordonnée en juillet», a plaidé jeudi Gerry Rice, le porte-parole du FMI.
Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a appelé ce matin les créanciers de la Grèce à ne pas jouer avec le feu concernant le programme d’aide du pays. «Mon sentiment est que la Grèce est allée au bout de ses engagements», a ajouté Pierre Moscovici lors d’un point presse à Paris. Athènes a appelé hier ses créanciers à dépasser leurs différends sur la situation financière grecque, alors que les ministres des Finances de la zone euro se réunissent le 15 juin pour décider du versement d’une nouvelle tranche d’aide dont la Grèce a besoin pour rembourser environ 7 milliards d’euros de prêts arrivant à échéance en juillet. L’Allemagne souhaite voir le FMI participer au troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros accordé à la Grèce, mais le Fonds conditionne sa participation à un allègement de la dette grecque.
L'économie de la zone euro a enregistré une croissance de 0,6% au premier trimestre et de 1,9% en rythme annuel, légèrement plus soutenue qu’initialement estimé et à son rythme le plus fort depuis un an, selon les données publiées ce matin par Eurostat. Jusqu’ici, Eurostat avait dit que la croissance sur la période avait été de 0,5% d’un trimestre à l’autre et de 1,7% par rapport au premier trimestre 2016. La consommation des ménages a contribué à hauteur de 0,2 point de pourcentage à la croissance du PIB du premier trimestre, la formation brute de capital fixe à hauteur de 0,3 point et les dépenses publiques à hauteur de 0,1%. L’effet des stocks et celui du commerce extérieur sont restés neutre sur la période.
En mai la hausse des prix en zone euro a atteint 1,4%, loin de la progression de 1,9% le mois précédent. L'inflation sous-jacente se replie quant à elle à 0,9% contre 1,2%.
La Bourse de Milan a terminé en nette baisse hier alors que les autres places européennes sont restées quasi stables, la perspective d’élections anticipées pesant particulièrement sur les valeurs bancaires. L’indice Footsie MIB a terminé en baisse de 2,01%, alors que Ubi Banca perdait 4,7%, Banco BPM 3,9% et Unicredit cédait 4,3%. Les obligations souveraines italiennes ont également souffert, le rendement à 10 ans grimpant de 9 points de base à 2,17% quand son équivalent allemand se resserrait de 3,5 pb à 0,29%. Le Mouvement 5 étoiles (M5S) s’est rallié ce week-end à la mise en place d’une proportionnelle pour les prochaines élections, proposition déjà acceptée par les autres grands partis, ce qui pourrait accélérer le calendrier alors que les élections sont pour le moment prévues en mai 2018.
La Bourse de Milan a terminé en nette baisse aujourd’hui alors que les autres places européennes sont restées quasi stables, la perspective d’élections anticipées pesant notamment sur les valeurs bancaires. L’indice Footsie MIB a clôt en baisse de 2,01%, alors que Ubi Banca perdait 4,4%, Banco BPM 4,2% et Unicredit cédait 4%. Les obligations souveraines italiennes ont également souffert, le rendement à 10 ans grimpant de 8,5 points de base à 2,16% quand son équivalent allemand se resserrait de 3,5 pb à 0,29%.
L’Allemagne, souvent critiquée pour son excédent commercial jugé excessif et pénalisant pour ses partenaires commerciaux, compte accélérer les investissements publics dans ses infrastructures dans les années à venir, selon le rapport mensuel du ministère des Finances paru lundi. Après avoir augmenté en moyenne de 3,8% par an entre 2005 et 2016, les investissements publics (de l’Etat fédéral, des Etats régionaux et des communes) devraient progresser «d’environ 5% dans les années à venir» jusqu'à 2021, selon le document. «Les nouvelles commandes dans le bâtiment et les travaux publics, infrastructures routières comprises, évoluent à un niveau qui n’a pas été vu» depuis le début du 21e siècle, indique le ministère. «Les nouvelles commandes dans la construction routière sont même inédites depuis la Réunification allemande» du début des années 1990, ajoute-t-il. «Le reproche souvent formulé (...) selon lequel l’Allemagne assainit son budget aux dépens de ses investissements publics n’est donc pas fondé», selon le ministère.
Bruno Le Maire a rappelé à Berlin la promesse de campagne d’Emmanuel Macron, alors que Bruxelles a de nouveau mis en garde la France sur sa trajectoire de déficit.
L’Allemagne, souvent critiquée pour son excédent commercial jugé excessif et pénalisant pour ses partenaires commerciaux, compte accélérer les investissements publics dans ses infrastructures dans les années à venir, selon le rapport mensuel du ministère des Finances paru lundi. Après avoir augmenté en moyenne de 3,8% par an entre 2005 et 2016, les investissements publics -de l’Etat, des Etats régionaux et des communes- devraient progresser «d’environ 5% dans les années à venir» jusqu'à 2021, selon le document, qui évoque un «boom» à venir dans ce domaine.
La BCE souhaite relancer l’intégration des marchés financiers avec l’Union bancaire et des marchés de capitaux et en favorisant l’émergence de banques paneuropéennes.
Les ministres des Finances de la zone euro pourraient franchir une étape importante vers une nouvelle tranche d’aide, permettant au FMI de revenir et à Athènes d'affronter les échéances de juillet.
Les prix de détail ont augmenté de 1,9% annuellement en avril dans la zone euro, a annoncé Eurostat mercredi, confirmant sa première estimation publiée à la fin du mois dernier.Les prix de détail ont augmenté de 0,4% en avril d’un mois sur l’autre.Hors énergie et produits alimentaires non conditionnés, les prix de détail ont augmenté de 1,2% annuellement, ce qui confirme là encore la première estimation.
L’Italie a connu au premier trimestre une croissance modeste, conforme aux attentes et toujours inférieure à celle de la plupart de ses partenaires de la zone euro, montrent les données publiées hier par l’institut national de la statistique (Istat). Le produit intérieur brut (PIB) italien a augmenté de 0,2% par rapport aux trois mois précédents, comme au dernier trimestre 2016. Sur un an, la croissance s’est établie à 0,8% au premier trimestre contre 1,0% au trimestre précédent. L’Istat a précisé que l’activité à fin mars avait été soutenue par la demande intérieure mais freinée par les échanges commerciaux.
La Grèce songe à lancer dès juillet son premier emprunt souverain depuis 2014, soit avant l’arrivée à échéance, mi-2018, de son dernier programme d’aide international. «Nous envisageons de remplacer un emprunt à cinq ans émis en 2014 par un nouvel emprunt à cinq ans, avec peut-être la possibilité de lever un peu plus que le précédent», a dit hier à Reuters un haut fonctionnaire du gouvernement grec. L’emprunt de 2014 était de 3 milliards d’euros. La décision dépendra des créanciers internationaux et de ce qu’ils diront sur la manière de restructurer une dette atteignant 179% du PIB.
La Grèce envisage de lancer dès juillet son premier emprunt souverain depuis trois ans, soit avant l’arrivée à échéance, mi-2018, de son dernier programme d’aide international, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. La Grèce avait émis deux emprunts en 2014, un an avant une crise qui s'était caractérisée, entre autres choses, par un bras de fer entre ses bailleurs de fonds et un gouvernement de gauche nouvellement élu qui entendait en finir avec l’austérité qui avait accompagné deux précédents plans de renflouement. La crise avait été partiellement dénouée grâce à la signature d’un nouveau plan d’aide, le troisième depuis 2010, de 86 milliards d’euros.
L’Italie a connu au premier trimestre une croissance économique modeste, conforme aux attentes et toujours inférieure à celle de la plupart de ses partenaires de la zone euro, montrent les données publiées mardi par l’institut national de la statistique (Istat). Le produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie de la zone euro a augmenté de 0,2% par rapport aux trois mois précédents, soit le même rythme qu’au dernier trimestre 2016. La zone euro dans son ensemble a connu une croissance de 0,5% au premier trimestre, selon les premières estimations publiées le 3 mai.
La conclusion du deuxième examen du plan de sauvetage de la Grèce aidera celle-ci à dépasser la prévision d’une croissance de 2,1% établie par l’Union européenne pour 2017, a déclaré hier un porte-parole du gouvernement grec alors que la Commission européenne a réduit hier sa prévision de croissance de 2017 à 2,1% contre 2,7% auparavant. La Grèce parviendra à un excédent primaire de 2% de son PIB cette année, un chiffre supérieur à l’objectif de 1,75%, a-t-il indiqué.
Le Fonds monétaire international (FMI) devrait bien participer au financement du troisième plan de sauvetage de la Grèce, a déclaré hier le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir, lors de l’assemblée générale de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). «Le montant n’est pas important, (mais) il est vraiment symbolique. Techniquement, le FMI doit participer», a-t-il ajouté, tout en rappelant que la zone euro a toujours dit qu’elle n’envisagerait d’alléger la dette qu'à partir de 2018.
Le directeur de la BaFin, le gendarme allemand des marchés financiers, s’est inquiété hier des réformes annoncées sur le clearing visant à contraindre les opérateurs à quitter Londres pour s’installer en Europe ou à les soumettre à une supervision renforcée. «Il s’agit d’un débat complexe et difficile, et je crains qu’introduire des réformes apparemment intéressantes trop rapidement entraîne beaucoup de dommages collatéraux protectionnistes», a déclaré Felix Hufeld.