Le moral des investisseurs a atteint en mai son plus haut niveau depuis près d’une décennie et se situe bien au-dessus des attentes, porté par une évaluation optimiste de la conjoncture économique et par l’espoir de voir refluer l’incertitude politique. L’indice Sentix ressort ainsi à 27,7, un point haut depuis juillet 2007, après 23,9 en avril et un consensus Reuters de 25. Le sous-indice mesurant l'évaluation de la situation par les investisseurs pour la seule zone euro a atteint 34,5 contre 28,8 en avril, un sommet depuis janvier 2008. L’institut a interrogé a interrogé 1.063 investisseurs entre le 4 et le 6 mai.
La Commission européenne va réduire de 2,7% à environ 2% sa prévision de croissance de l'économie grecque en 2017, a appris Reuters vendredi auprès « d’un haut responsable européen ». Il y a quelques jours, la Grèce est parvenue à trouver un accord avec ces créanciers internationaux ce qui ouvre la voie au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide dans le cadre de son troisième plan de sauvetage de 86 milliards d’euros. La question de la soutenabilité de la dette grecque, déterminée, en autres, par la croissance du pays et sa capacité à dégager un excédent primaire, continue de diviser ses créanciers. Le FMI fait de l’avancée des discussions sur ce point une condition à sa participation au dernier plan de sauvetage.
Les rendements des obligations souveraines grecques se sont détendues aujourd’hui après que le ministre des Finances grec, Euclid Tsakalotos, a annoncé ce matin être parvenu à un accord de réformes avec les créanciers du pays. Le rendement des obligations à deux ans est tombé à 5,95%, en baisse de 43 points de base (pb), tandis que celui à dix a reculé de 26 pb pour atteindre 6,08%, leur niveau le plus bas depuis octobre 2014.
L’indice du sentiment économique de la Commission européenne s’est amélioré plus que prévu en avril à 109,6, après 108,0 en mars et 108,1 attendu par le consensus. Pour les ménages, l’indice est remonté à -3,6 contre -5,0 en mars. La Commission précise que l’indice du climat des affaires, qui suit les évolutions du cycle des affaires, a fortement progressé à 1,09 contre 0,83 en mars, alors qu’il était attendu à 0,82 seulement. L’indice du climat des affaires a doublé dans l’industrie, à 2,6, tandis qu’il a progressé un peu moins sensiblement à 14,2 contre 12,8 en mars dans les services. Les anticipations d’inflation des ménages ont fléchi à 13,9 contre 15,3 en mars, et celles des prix à la production à 8,2, contre 9,6.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus que prévu en avril et l’indice le mesurant a atteint son plus haut niveau en six ans, montrait hier l’enquête mensuelle de l’institut Ifo. Cet indicateur est ressorti à 112,9 contre 112,4 en mars, au plus haut depuis juillet 2011. Le consensus Reuters tablait en moyenne sur un indice à 112,5. Si le sous-indice mesurant les conditions actuelles a progressé plus fortement qu’attendu à 121,1 contre 119,5 en mars, celui des anticipations à 6 mois a reculé à 105,2 après 105,7, mais nettement moins que les 100,7 anticipés par les économistes.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus que prévu en avril et l’indice le mesurant a atteint son plus haut niveau en six ans, montre lundi l’enquête mensuelle de l’institut Ifo, qui suggère que les chefs d’entreprise sont plus optimistes sur la situation de la première économie d’Europe. Cet indicateur calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises est ressorti à 112,9 contre 112,4 en mars, au plus haut depuis juillet 2011. Le consensus Reuters tablait en moyenne sur un indice à 112,5. Si le sous-indice mesurant les conditions actuelles a progressé plus fortement qu’attendu à 121,1 contre 119,5 en mars, celui des anticipations à 6 mois a reculé à 105,2 après 105,7 en mars mais nettement moins que les 100,7 attendus par le consensus.
Publié vendredi, l’indice PMI composite IHS Markit mesurant l’activité au sein de la zone euro a atteint un niveau de 56,7 au mois d’avril, le plus élevé depuis avril 2011 et supérieur aux estimations de 56,3 fournies par le consensus Reuters. Ces données laissent présager une croissance de 0,7% au deuxième trimestre, bien supérieure à celle de 0,4% figurant jeudi dans une enquête Reuters. Si l’indice composite a reculé à 56,3 après 57,1 en mars en Allemagne, il a continué d’augmenter en France pour atteindre un niveau supérieur aux attentes de 57,4, le plus haut depuis mai 2011.
L’indice PMI composite IHS Markit mesurant l’activité au sein de la zone euro a atteint un niveau de 56,7 au mois d’avril, le plus élevé depuis avril 2011 et supérieur aux estimations de 56,3 fournies par le consensus Reuters. Ces données laissent présager une croissance de 0,7% au deuxième trimestre, bien supérieure à celle de 0,4% figurant jeudi dans une enquête Reuters, estime Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit. Si l’indice composite a reculé à 56,3 après 57,1 en mars en Allemagne, il a continué d’augmenter en France pour atteindre un niveau supérieur aux attentes de 57,4, le plus haut depuis mai 2011.
La Grèce a dégagé un excédent budgétaire primaire (qui exclut le service de la dette) de 1,068 milliard d’euros au premier trimestre, un montant supérieur de 76 millions d’euros à son objectif, montrent les chiffres du ministère des Finances publiés hier. Ce résultat a été obtenu par la baisse des dépenses publiques. Les revenus nets fiscaux s'élèvent à 10,76 milliards d’euros, soit 865 millions de moins que l’objectif fixé, mais les dépenses publiques ont atteint 12,41 milliards d’euros, alors qu’elles étaient prévues à 13,17 milliards. Cet excédent budgétaire diffère des données prises en compte par les créanciers internationaux de la Grèce mais donne des indications sur l'état des finances publiques du pays.
Des progrès ont été réalisés dans les négociations sur la dette grecque mais la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui s’est tenue ce matin à Malte n’a pas permis de déboucher sur un accord politique global. Les créanciers internationaux de la Grèce se sont mis d’accord sur les grandes lignes des réformes qu’Athènes doit mettre en oeuvre afin d’obtenir le versement d’une nouvelle tranche d’aide, a déclaré le président de l’Eurogroupe à l’issue de la réunion.
Athènes et ses créanciers devront trouver un accord sur le programme d’aide à la Grèce dès vendredi lors de la réunion de l’Eurogroupe, a déclaré hier le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Selon lui, le pays a largement dépassé les objectifs qui lui ont été fixés et a demandé que ses créanciers cessent de repousser la conclusion de leur évaluation. Un point de friction apparu sur la réforme des retraites a réduit les chances de conclusion d’un accord entre la Grèce et ses créanciers avant la réunion à Malte des ministres des Finances de la zone euro.
Athènes et ses créanciers devront trouver un accord sur le programme d’aide à la Grèce dès vendredi lors de la réunion des ministres des Finances de l’Eurogroupe, a déclaré mercredi le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Selon lui, le pays a largement dépassé les objectifs qui lui ont été fixés et a demandé que ses créanciers cessent de repousser la conclusion de leur évaluation. «L'économie grecque est prête à remiser la crise derrière elle. Pourtant, malgré des progrès budgétaires impressionnants, certains de nos créanciers s’obstinent», a déclaré Alexis Tsipras lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil européen, Donald Tusk. De son côté, Donald Tusk a fait part d’un optimisme prudent sur les chances de trouver un accord avec Athènes.
Soutenues par les achats de vêtements en dépit de la hausse des prix, les ventes au détail dans les 19 pays partageant la monnaie unique ont progressé de 0,7% en février par rapport à janvier, a indiqué hier l’office européen de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 0,5%. Le chiffre de janvier a été revu en hausse à +0,1% contre -0,1% précédemment annoncé. Sur un an, le volume des ventes au détail a progressé de 1,8% en février, un chiffre supérieur à la croissance de 1,4% anticipée par les analystes.
Les ventes au détail dans la zone euro ont augmenté plus que prévu en février, soutenues par les achats de vêtements en dépit de la hausse des prix, selon Eurostat. Les ventes au détail dans les 19 pays partageant la monnaie unique ont progressé de 0,7% en février par rapport à janvier, a annoncé aujourd’hui l’office européen de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,5%. Le chiffre de janvier a quant à lui été revu en hausse à +0,1% contre -0,1% précédemment annoncé. Sur un an, le volume des ventes au détail a progressé de 1,8% en février, un chiffre supérieur à la hausse de 1,4% anticipée par les analystes.
Le taux de chômage dans la zone euro a reculé de 0,1 point en février, pour atteindre 9,5%, au plus bas depuis mai 2009, a annoncé hier l’Office européen des statistiques Eurostat. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes interrogés par Factset. Ce taux était repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%. Le taux de chômage parmi les 28 pays de l’Union européenne atteint pour sa part 8,0%, niveau plancher depuis janvier 2009. Ce chiffre est en baisse dans 26 Etats membres, mais progresse au Danemark (de 6,0% à 6,4%) et en Lituanie (de 8,0% à 8,3%). En France, il reste inchangé depuis novembre 2016, à 10,0%.
Les entreprises industrielles de la zone euro ont eu du mal à faire face à la demande le mois dernier, alors même que leur rythme d’activité n’a jamais été aussi vif depuis près de six ans et qu’elles continuent d’augmenter leurs prix. L’indice PMI des directeurs d’achats de Markit ressort à 56,2 en mars, au plus haut depuis avril 2011, contre 55,4 en février. Il est conforme à l’estimation flash et bien supérieur à la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction. Le sous-indice de la production a atteint un pic de près de six ans de 57,5 contre 57,3 en février et 57,2 en estimation flash.
Le taux de chômage dans la zone euro a reculé de 0,1 point en février, pour atteindre 9,5%, son taux le plus bas depuis mai 2009, a annoncé lundi l’Office européen des statistiques Eurostat. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes interrogés par Factset. Ce taux était repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%. Il ne cesse de reculer depuis. Cette baisse continue cependant de cacher de grandes disparités entre les 19 pays qui ont adopté la monnaie unique.
Les 19 pays européens utilisant la monnaie unique ont enregistré un déficit de leur balance commerciale de 600 millions d’euros en janvier dernier, le premier depuis janvier 2014. Toutefois, celui-ci s’explique par un hiver assez rigoureux qui a entraîné une forte demande d'énergie, avec un ralentissement des exportations d’autres produits tels que les aliments et les boissons. Les exportations ont progressé de 13% par rapport à janvier 2016, à 163,9 milliards d’euros, le déficit étant lié à une hausse plus forte de 17% des importations, à 164,5 milliards, selon les données Eurostat.
Les 19 pays européens utilisant la monnaie unique ont enregistré un déficit de leur balance commerciale de 600 millions d’euros en janvier, le premier depuis janvier 2014. Toutefois, les déficits s’expliquent par un hiver rigoureux qui a entraîné une forte demande d'énergie, avec un ralentissement des exportations d’autres produits tels que les aliments et les boissons.