Le poids de l’industrie manufacturière dans l'économie européenne a sensiblement reculé entre 1995 et 2015, un phénomène qui a touché tous les grands pays à l’exception de l’Allemagne, selon une étude publiée hier par l’Insee. La valeur ajoutée du secteur a progressé de 2,4% en moyenne annuelle sur ces vingt années, un rythme inférieur à la croissance de l’ensemble de l'économie (+3,5%), ce qui fait qu’au bout du compte son poids est passé de 19,6% à 15,9% sur la période. Le recul a été marqué pour le Royaume-Uni (17,5% à 9,8%), la France (16,2% à 11,2%) et l’Italie (20,9% à 15,8%), plus limité en Espagne (17,6% à 14,2%). L’Allemagne, première économie européenne, a sauvé les meubles avec une proportion stable à 22,8%.
Les négociations à Athènes entre la Grèce et ses créanciers sur la sortie de crise du pays se sont conclues hier sans accord en dépit de «progrès», a indiqué une source gouvernementale grecque à l’AFP. «Cette phase des discussions est terminée, il y a eu de bons progrès mais il reste encore des difficultés, que nous allons tenter de régler d’ici la réunion, le 20 mars, des ministres des Finances de la zone euro», a indiqué cette source. Les blocages portent sur le marché du travail, dont le FMI réclame plus de dérégulation, et sur le dosage de la politique budgétaire du pays à partir de 2019, a-t-il précisé. Le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a répété dans la matinée qu’Athènes tablait sur un accord «technique» à l’Eurogroupe du 20 mars, pour rester sous perfusion et préparer son retour sur les marchés.
La Grèce et ses créanciers internationaux sont proches d’un accord concernant le plan de sauvetage du pays, mais des divergences subsistent en ce qui concerne le marché du travail, a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement. D’après Dimitris Tzanakopoulos, un accord global intégrera des modifications dans la politique budgétaire à partir de 2019 et une clarification sur les mesures d’allègement de la dette à moyen terme.
Dans une note publiée hier, l’agence de notation Moody’s estime que «la probabilité de sortie d’un pays autre que la Grèce de la zone euro reste très faible, mais a le potentiel d’augmenter fortement cette année compte tenu de la montée des partis anti-européens au sein de la zone». La tenue d’élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne au cours des prochains mois a accru les tensions sur les marchés obligataires, avec un spread entre le rendement de l’OAT française à 10 ans et du Bund allemand qui est légèrement remonté depuis le début de la semaine à 65 points de base tout en restant loin de ses points hauts de plus de 80 pb atteints fin février.
Les institutions étrangères ont placé des montants record de liquidités auprès de la banque centrale allemande, montrent des données publiées hier qui laissent penser qu’elles sont à la recherche d’un refuge pour leurs euros dans un contexte de regain des incertitudes sur l’avenir de la monnaie unique européenne. Le passif de la Bundesbank vis-à -vis de déposants situés en dehors de la zone euro est passé de 16 milliards d’euros en janvier 2016 à 94 milliards d’euros au 2 février 2017, après avoir atteint un plus haut record à la fin décembre. Cette dernière se taille la part du lion dans les avoirs des institutions étrangères, suivie de la Banque de France avec 25,8 milliards d’euros, puis de la banque centrale des Pays-Bas avec environ la moitié de ce montant.
Dans une note publiée ce matin, l’agence de notation Moody’s estime que «la probabilité de sortie d’un pays autre que la Grèce de la zone euro reste très faible, mais a le potentiel d’augmenter fortement cette année compte tenu de la montée des partis anti-européen au sein de la zone». La tenue d’élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne au cours des prochains mois a accru les tensions sur les marchés obligataires, avec un spread entre le rendement de l’OAT française à 10 ans et du Bund allemand qui est légèrement remonté depuis le début de la semaine à 65 points de base tout en restant loin de ses points hauts de plus de 80 pb atteints fin février.
L'économie grecque s’est contractée bien plus que prévu durant les trois derniers mois de 2016, après deux trimestres consécutifs de croissance, montrent les données publiées hier par l’institut grec de la statistique Elstat. Le produit intérieur brut (PIB) corrigé des variations saisonnières est ressorti en repli de 1,2% au quatrième trimestre, alors que la première estimation donnée en février chiffrait la contraction à 0,4%. «La révision des données indique une croissance du PIB réel en 2016 de -0,1% par rapport à une croissance de 0,3% suggérée par les estimations préliminaires précédentes», commente l'économiste d’Eurobank, Platon Monokroussos.
Le gouvernement italien envisage de modifier la structure actionnariale de la Poste, dont il est l’un des principaux actionnaires, a déclaré hier Francesco Caio, l’administrateur délégué du groupe. Le journal économique Il Sole 24 Ore a rapporté ce week-end que le Trésor avait décidé de reporter la cession prévue de sa participation de 30% dans Poste Italiane.
L'économie grecque s’est contractée bien plus que prévu durant les trois derniers mois de 2016, après deux trimestres consécutifs de croissance, montrent les données publiées lundi par l’institut grec de la statistique Elstat. Le produit intérieur brut (PIB) corrigé des variations saisonnières est ressorti en repli de 1,2% au quatrième trimestre, alors que la première estimation donnée en février chiffrait la contraction à 0,4%.
Les bailleurs de fonds de la Grèce devraient revoir à la baisse leurs exigences en matière fiscale, permettant ainsi au pays d’exploiter au mieux son potentiel de croissance, a déclaré samedi le gouverneur de la banque centrale. L’objectif fixé d’un excédent primaire de 3,5% du produit intérieur brut devrait être abaissé à 2%, a estimé Yannis Stournaras. «Un allègement de cet objectif d’excédent primaire, associé à la mise en place des réformes structurelles convenues, fournirait les conditions requises à un abaissement progressif des taux d’imposition, avec à la clé des effets multiplicateurs sur la croissance économique», a-t-il fait valoir.
Les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats publiés ce matin confirment que la croissance de l’activité dans la zone euro en février a atteint son rythme le plus soutenu depuis avril 2011. L’indice PMI composite a atteint 56,0 en février, avec une composante emploi qui a augmenté à 53,8, son plus haut niveau depuis octobre 2007. L’indice composite a augmenté à un niveau de 56,1 en Allemagne, et de 55,9 en France, son plus haut niveau depuis août 2011.
La Grèce tentera de parvenir à un accord provisoire avec ses créanciers internationaux d’ici la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) de mars, a déclaré le ministre des Finances Euclide Tsakalotos. Le gouvernement et ses créanciers ont repris hier à Athènes leurs discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d’Alexis Tsipras dans le cadre du plan d’aide international. Le ministre a ajouté que le gouvernement s'était entendu avec les créanciers pour que toute mesure supplémentaire soit de nature structurelle et que le Fonds monétaire international était disposé à discuter d’une réforme du marché du travail.
La Grèce tentera de parvenir à un accord provisoire avec ses créanciers internationaux d’ici la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) de mars, a déclaré mardi le ministre des Finances Euclide Tsakalotos. Athènes et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d’Alexis Tsipras dans le cadre du plan d’aide international. «Les institutions resteront à Athènes une semaine, 10 jours. Nous tentons de parvenir à un accord technique d’ici le prochain Eurogroupe, en mars», a dit Euclide Tsakalotos au Parlement.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a défendu ce matin devant les députés le dernier accord en date sur un plan d’aide conclu avec l’Eurogroupe parlant de «compromis honorable». Une page est tournée dans les relations entre la Grèce et ses bailleurs de fonds, a-t-il estimé, car ils ont, selon lui, accepté après sept ans de cesser l’application de «perpétuelles politiques d’austérité» dans le pays.
Le budget de l’Allemagne, excédentaire depuis trois ans, a dégagé un solde positif de 23,7 milliards d’euros en 2016, au plus haut depuis la réunification de 1990, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique publiés jeudi. Cela représente un matelas confortable pour financer le logement et l’intégration de centaines de milliers d’immigrés dans le pays, les dépenses de l’Etat jouant un rôle important de soutien de la croissance, qui a atteint 1,9% en 2016. Selon la législation budgétaire allemande, l’excédent de 7,7 milliards d’euros dégagé par l’Etat fédéral sera transféré dans un fonds dédié aux réfugiés.
Avec un indice PMI au plus haut depuis six ans, la croissance se renforce et pourrait ouvrir la porte à une remise en cause de la politique accommodante de la BCE.
La croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro a enregistré en février une accélération inattendue et atteint un pic de près de six ans, montrent mardi les premiers résultats de l’enquête Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI composite de la région calculé par IHS Markit a augmenté à 56,0, son plus haut niveau depuis avril 2011, après 54,4 en janvier, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en recul à 54,3. Cette amélioration, si elle se confirmait, pourrait se traduire par une croissance de 0,6% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au premier trimestre, selon Markit. A 54,3, le sous-indice mesurant l’emploi s’affiche à un plus haut de 9 ans.
La Grèce n’aura pas probablement pas besoin de la totalité des 86 milliards d’euros de fonds de secours négociés dans le cadre du troisième plan de renflouement, déclare lundi Klaus Regling, directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), dans un entretien au quotidien Bild.
Le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, s’est prononcé lors d’un discours prononcé hier à Munich pour la mise en place d’une «capacité budgétaire limitée de la zone euro». Conscient des réticences allemandes, il précise dans son discours qu’un tel budget «est possible sans mutualisation des dettes des membres de la zone euro». Lors de ce discours, Klaus Regling a également appelé à la mise en place d’un mécanisme européen d’assurance des dépôts pour compléter l’Union bancaire, une autre proposition qui rencontre l’opposition de l’Allemagne. Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques et financières, s’est également prononcé hier en faveur d’un budget de la zone euro, accompagné d’un ministre des Finances et d’un Trésor.
Le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, s’est prononcé lors d’un discours prononcé aujourd’hui à Munich pour la mise en place d’une «capacité budgétaire limitée de la zone euro». Conscient des réticences allemandes, il précise dans son discours qu’un tel budget «est possible sans mutualisation des dettes des membres de la zone euro». Lors de ce discours, Klaus Regling a également appelé à la mise en place d’un mécanisme européen d’assurance des dépôts pour compléter l’Union bancaire, une autre proposition qui rencontre l’opposition de l’Allemagne.