Le fonds de retraite de l’Etat chinois, le National Social Security Fund (NSSF) a reçu le feu vert de la commission consultative CPPCC (Chinese People’s Political Consultative Conference), la plus haute instance de conseil du pouvoir chinois, pour porter son exposition aux actions à 60% contre 40% actuellement, rapporte le site Asian Investor. Ces 20 points de pourcentage d’augmentation concernent les actions chinoises mais également les actions étrangères, précise-t-on. Selon Jiang Yang, cette décision devrait encourager les fonds de long terme à investir sur le marché des capitaux chinois, lui assurant ainsi une plus grande stabilité. Le fonds de retraite serait également autorisé à investir dans des outils de gestion du risque tels que les contrats de futures sur indices boursiers et les options. Les actifs sous gestion du fonds de retraite, qui assure les versements des retraites des 23 provinces chinoises et d’autres régions spéciales, s’élevaient à 2.220 milliards de RMB, soit environ 319,6 milliards de dollars, à fin 2017. Le fonds est géré par le National Council for Social Security Fund, qui gère également des mandats de fonds de pension publics provinciaux. EJ.
Sahar Ghrab Vigneron a rejoint au début de l’année les effectifs de l’ERAFP au poste de chargée de mission ISR. Elle constituera un support à l’équipe ISR de l’institution pendant le congé maternité de Pauline Lejay, qui reste responsable ISR de l’ERAFP. La nouvelle recrue a plus de 10 ans d’expérience dans l’investissement responsable, principalement à l’Agence Française de Développement (AFD) où elle a d’abord travaillé en tant que responsable des investissements pour de grands projets d’infrastructure (2008-2013), poste qui lui a valu de coordonner des équipes composées notamment d’experts en gouvernance et en questions environnementales et sociales. Elle a ensuite rejoint la division Evaluation et capitalisation (2013-2018) pour examiner les impacts de ces investissements. Avant de rejoindre l’AFD, Sahar Ghrab Vigneron a été analyste ISR chez AXA IM et a travaillé chez Fortis IM en tant qu’analyste financier et gestionnaire d’actifs sur les actions européennes (2004-2008). Elle est titulaire d’un MBA de la HEC Business School et de la Richard Ivey School of Business (Western University, Ontario). Elle a également obtenu une bourse d’excellence et a consacré sa thèse de maîtrise à l’impact de la responsabilité sociale des entreprises sur la performance de ces dernières. AB.
Dans sa nouvelle lettre d'information, l'Af2i fait la part belle au digital avec un retour sur son Club des Prospectives organisé fin 2018. L'association met aussi en lumière plusieurs événements tenus fin 2018, et présente de nombreuses études ainsi que sa nouvelle Commission Investissement Responsable.
Le groupe suédois de retraites AMF, gérant l’équivalent de 65 milliards d’euros, a nommé Tomas Flodén responsable de la gestion d’actifs. L’intéressé est actuellement directeur de cabinet et vice-président de Finansinspektion, l’autorité suédoise des marchés financiers. Il prendra ses fonctions en avril 2019. AMF gère les retraites d’environ 4 millions de clients. LM.
Après la révélation du Canard Enchaîné de la forte hausse de rémunération du président de la Macif, le journal satirique dévoile le parachute doré de 300.000 euros net (soit 12 mois de salaire) de Patrick Bézier, ex-directeur général d’Audiens, le groupe de protection sociale des métiers de la culture et des médias. Parti fin juin 2018, Patrick Bézier a pu toucher au cours de l’année un total de 1,9 million d’euros, en comptant le parachute doré, son salaire (420.000 euros brut en 2017), les indemnités légales de départ à la retraite et le solde pour tout compte. Après 15 ans à la tête du groupe, le dirigeant doit également profiter de deux retraites chapeaux. Audiens, groupe à but non lucratif géré par les partenaires sociaux, s’occupe de la retraite complémentaire des professions du spectacle et des médias (dont des journalistes pigistes précaires) pour le compte de l’Agirc-Arrco, propose des offres de soins et prévoyance et règle également les indemnités de congés payés des intermittents du spectacle. Patrick Bézier explique qu’Audiens regroupe une dizaine d’institutions de retraites et de prévoyance et qu’il touche un salaire pour diriger chacune d’elles. « Ramené à chaque société, ça fait des montants très raisonnables (…) par exemple pour diriger la mutuelle d’Audiens, j’étais payé 5.000 euros par mois », indique-t-il. « On fait le même métier que des groupes d’assurances où les dirigeants touchent, eux, des stock-options », ajoute-t-il. Odile Tessier a été nommée directeur général d’Audiens le 30 juin 2018. Elle était jusqu'à présent directeur général adjoint du groupe. Patrick Bézier est resté conseiller spécial d’Odile Tessier et président d’Audiens Care, l’offre de soins et de prévention du Groupe Audiens, « à titre bénévole », indique-t-il au journal. TV
L’âge moyen de départ à la retraite des salariés du secteur privé a augmenté l’an passé en France pour atteindre 62,7 ans, deux mois de plus qu’en 2017, selon les données publiées lundi par la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse). En 2018, le nombre de nouveaux retraités a atteint 666.423, soit 5,3% de plus qu’un an plus tôt. S’y ajoutent 170.660 nouvelles pensions de réversion. A fin 2018, l’assurance retraite versait des pensions de retraite personnelles ou de réversion à 14,35 millions d’anciens salariés du privé, contre 14,14 millions un an plus tôt, pour un total de 118 milliards d’euros (+2,9%).
L’âge moyen de départ à la retraite des salariés du secteur privé a augmenté l’an passé en France pour atteindre 62,7 ans, deux mois de plus qu’en 2017, selon les données publiées lundi par la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse). En 2018, le nombre de nouveaux retraités a atteint 666.423, soit 5,3% de plus qu’un an plus tôt. S’y ajoutent 170.660 nouvelles pensions de réversion.
C’est du sérieux. Le comité d’investissement du fonds de pension californien CalPERS pourrait très prochainement donner son feu vert à la création d’un programme d’investissement direct dans le private equity de 20 milliards de dollars. « Nous devons toucher un maximum d’acteurs dans la communauté financière pour bien marquer que nous sommes sérieux sur ce dossier », a déclaré Marcie Frost, directrice générale de CalPERS au site spécialisé CIO, à l’issue d’une réunion du fonds de pension, le 28 février, où avait été présenté le projet. Marcie Frost a précisé que le vote sur ce programme pourrait intervenir à l’occasion du prochain comité d’investissement de CalPERS, programmé pour le 18 mars. Marcie Frost a indiqué qu’elle travaillait avec Bill Slaton, président du comité d’investissement de CalPERS, pour élaborer la résolution sur la création des programmes « Innovation » et « Horizon ». Le programme « Innovation » investirait plus spécifiquement dans le capital risque « late stage » tandis que le programme « Horizon » prendrait des participations de long terme dans des sociétés bien établies. L’enjeu est de taille puisqu’il porte sur un encours qui pourrait s’élever jusqu’à concurrence de 20 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. La plupart des membres du comité d’investissement, qui sont également membres du conseil d’administration de CalPERS, sont favorables au projet mais le vote du 18 mars ne sera qu’une première étape. Marcie Frost a indiqué qu’un second vote serait nécessaire pour lancer l’activité. EJ
PensionDanmark (31,6 milliards d’euros d’encours) souhaite accorder davantage d’importance aux investissements immobiliers et en infrastructures cette année, révèle l’IPE, expliquant que l’institution danoise a été confortée par les solides rendements de ces actifs en 2018. Lui aussi impacté par les conditions difficiles sur les marchés des investissements l’année dernière, le fonds de pension du marché du travail danois a enregistré une perte d’investissements de 1,7%, indique PensionDanmak dans son rapport annuel 2018. Toujours selon ce document, les infrastructures ont généré un rendement de 12,5%, et l’immobilier 10,1%. À l’inverse, les actions cotées du fonds ont enregistré une perte de 9,6%, tandis que les obligations corporate et les prêts ont clôturé l’année avec une perte de 3,4%.
Les turbulences boursières de l’année 2018 ont masqué des évolutions positives pour le secteur des hedge funds.Alors que les fonds spécialisés sur les actions ont subi des pertes (-5,40%) sur l’ensemble de l’année, les stratégies macro, crédit et relative value ont bouclé l’année sur des gains, il est vrai modestes, de respectivement 0,98%, 2,09% et 0,82%, selon le «2019 Preqin Global Hedge Fund Report». Sur le plus long terme, les hedge funds ont enregistré des performances comparables à celles du S&P 500 (9,22% contre 10,75%), avec beaucoup moins de volatilité (5,59% contre 13,60%). En outre, compte tenu du fait que la majorité des investisseurs dans les hedge funds estime que le cycle de marché se trouve à son pic, nombre d’entre eux envisagent de s’appuyer sur les hedge funds pour leur offrir de la diversification afin de protéger leur capital dans la perspective d’une correction imminente. En fait, les investisseurs sont plus nombreux à vouloir accroître leurs investissements dans les hedge funds (26%) plutôt que les diminuer (21%), souligne Preqin. La proportion des investisseurs envisageant de maintenir ou accroître leur exposition atteint 79%, la plus importante depuis 2014.