En 2018 a été l’une des années de placement les plus faibles depuis la crise financière de 2008, révèle Swisscanto dans son Moniteur des caisses de pension. Les institutions de prévoyance ont réalisé un rendement pondéré en fonction de la fortune évalué à -3,53%. Toutes les catégories d’actifs, hormis les obligations en francs suisses et l’immobilier suisse direct, on livré une contribution négative au rendement en 2018. Conséquence directe de ces pertes sur les placements : les réserves en pourcentage des engagements des institutions de prévoyance suisses ont presque diminué de moitié en 2018, passant de 14,4% à 7,7% en moyenne. «Toutefois, avec un taux de couverture moyen estimé à 107,7%, les institutions de prévoyance privées sont toujours plus qu’entièrement couvertes», estime Swisscanto. Fin 2018, 91,6% des institutions de prévoyance privées et 74,4 des caisses publiques à capitalisation totale enregistrent d’une couverture d’au moins 100%. AB.
Ben Meng, responsable des investissements (CIO) du fonds de pension californien CalPERS a indiqué qu’il allait mettre en œuvre un examen complet des activités d’investissement du fonds au cours des six prochains mois. Cet examen comprendra notamment une analyse d’attribution de la performance afin de bien identifier les moteurs de la rentabilité de CalPERS, a précisé le responsable à l’occasion d’un séminaire interne, rapporte le site spécialisé chief investment officer. Ben Meng, qui a pris ses fonctions le 2 janvier dernier, a par ailleurs confirmé l’approche d’investissement responsable du fonds et la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le fonds de pension, dont les actifs sous gestion s’élèvent à quelque 356 milliards de dollars, a été notamment l’un des premiers à s’intéresser plus particulièrement aux problématiques du changement climatique ou encore de la diversité dans les conseils d’administration. Le fonds de pension californien a dégagé une plus-value latente de 8,6% pour l’année fiscale au 30 juin 2018 mais son taux de couverture est de seulement 71%. EJ
En 2017, le fonds souverain norvégien franchissait le seuil des 1000 milliards de dollars d’encours. Depuis, les hommes politiques norvégiens sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à ses investissements et à tenter de les infléchir. Selon les déclarations à Bloomberg d’Henrik Asheim, à la tête de la commission des finances du Parlement, les règles éthiques applicables au fonds sont devenues «trop lourdes», lui faisant craindre que le fonds ne finisse par être utilisé comme un outil politique. Pour pallier cela, le gouvernement serait en train de mettre en place une commission d’experts chargée de passer en revue les lignes directrices du fonds. D’après Henrik Asheim, le résultat pourrait aboutir à une politique plus stricte en matière d’investissement éthique, mais l’objectif est avant tout de rendre le processus de révision de l’univers d’investissement du fonds moins «chaotique». Cette décision survient après une série d’initiatives politiques qui ont limité le mandat du fonds. Récemment, le Parlement a fait interdire les investissements dans le secteur du jeu et des paris. Cela s’ajoute aux restrictions existantes sur les investissements dans des domaines tels que le tabac, le charbon et les entreprises associées à des violations des droits de l’homme.
Le fonds de pension des fonctionnaires bataves, ABP, a annoncé un investissement de 800 millions d’euros dans des prêts hypothécaires de Vista Hypotheken, une filiale de Rabobank. Sur cette somme, 500 millions d’euros seront investis par ABP dans des prêts hypothécaires « verts ». Dans les faits, les clients de Vista Hypotheken qui choisissent les prêts hypothécaires durables ont droit à un rabais sur leurs intérêts hypothécaires, à la condition que leur habitation soit labellisée A sur le plan éco-énergétique ou qu’elle le devienne à la suite d’une rénovation. Le directeur général d’ABP, Corien Wortmann, voit dans cet investissement l’occasion pour le fonds de pension d'élargir et de rendre plus écologique son portefeuille hypothécaire tout en contribuant à rendre les habitations plus durables aux Pays-Bas. ABP investit près de 19 milliards d’euros dans des prêts hypothécaires à l’échelle internationale dont 4 milliards aux Pays-Bas. APV
En fin de semaine dernière, la perspective d’une embellie dans les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ont redonné des couleurs aux marchés mais durant la semaine au mercredi 16 janvier, les investisseurs ont privilégié l’obligataire. Selon l’étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research, les fonds obligataires ont attiré 2,8 milliards de dollars alors que les fonds actions ont subi des sorties nettes de 4,8 milliards de dollars. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («IG») ont affiché des dégagements de 1,3 milliard de dollars mais les fonds d’obligations high yield ont enregistré une collecte nette de 2,8 milliards de dollars, la plus élevée depuis avril 2017. Les fonds de dette émergente continuent d’avoir la faveur des investisseurs avec des flux nets positifs de 2,5 milliards de dollars, les plus importants des douze derniers mois, selon l’étude hebdomadaire qui reprend des données du spécialiste de l’évolution des flux dans le monde EPFR Global. Côté actions, la situation en Europe, toujours anxiogène en raison des incertitudes entourant le Brexit et la montée des populismes, et les perspectives dans les émergents, jugées favorables par de nombreux gestionnaires en raison notamment de leur anticipation d’un affaiblissement du dollar, ont produit les mêmes effets. Les fonds d’actions européennes ont encore affiché des sorties nettes de 0,8 milliard de dollars alors que les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont engrangé 3,4 milliards de dollars, enregistrant ainsi une quatorzième semaine de flux nets positifs. En revanche, les fonds d’actions américaines ont subi des sorties substantielles de 7,7 milliards de dollars.
Le CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance) a changé sa présidence suivant le principe de l’alternance paritaire. Son conseil d'administration est par ailleurs en partie renouvelé.
Martin Coiteux est nommé économiste en chef de la Caisse de dépôts et de placement du Québec (CDPQ), fonctions qu’il assume depuis ce vendredi 18 janvier. À ce titre, Martin Coiteux «aura la responsabilité de procurer à la caisse tout le leadership en matière d’intelligence économique et d’affaires nécessaire au succès de sa stratégie d’investissement, en réalisant des analyses économiques de calibre mondial qui permettront de bien identifier les zones de risques et d’opportunités dans les différents marchés sur la scène internationale», souligne la CDPQ dans un communiqué. Martin Coiteux est titulaire d’un baccalauréat à l’Université de Sherbrooke et d’une maîtrise à Queens en sciences économiques, en plus d’un doctorat en économie internationale de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Au cours de sa carrière, il a été professeur d’économie mondiale et de gestion internationale aux HEC pendant près de 20 ans. Il a également été représentant de la Banque du Canada au Québec. Ces dernières années, il a occupé les fonctions de président du Conseil du trésor du gouvernement du Québec et différents postes de ministre. AB.
Comme elle l’a fait pour l’ensemble des caisses du régime général de sécurité sociale et certains régimes spéciaux, l’Igas a évalué la convention d’objectifs et de gestion signée entre l’État et la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF (CPRPSNCF) pour la période 2014-2017, afin d’éclairer la préparation de la convention suivante (2018-2021).