Le deuxième stress test révèle la vulnérabilité des fonds de pension en cas de choc financier. Cela pourrait se propager à l’économie réelle et peser sur les générations futures.
Un arrêt de la Cour de cassation du 1er févr. 2017 (1) dernier est venu préciser que si ce contrat a été alimenté par des deniers communs, une récompense est due à la communauté lorsque le divorce fait perdre au conjoint de l’époux souscripteur sa qualité de bénéficiaire en cas de décès. Un arrêt du 15 novembre 2017 (2) aboutit aux mêmes conclusions mais cette fois-ci, dans le cadre du régime matrimonial de participation aux acquêts.
Cette situation, liée à un départ à la retraite à presque 60 ans, ne devrait pas perdurer au cours des années à venir, avec l'allongement de la durée de cotisation.
Dans le cadre de ses travaux récurrents d’amélioration des méthodologies de provisionnement, Humanis prévoyance (HP) va renforcer ses provisions en matière de prévoyance afin de mieux prendre en compte les écarts de liquidation des provisions observés lors de la clôture des comptes 2016 et de mieux couvrir ses engagements. Cet ajustement du niveau des provisions renforce les garanties offertes aux clients d’Humanis Prévoyance et aura un impact sur le résultat de l’exercice 2017. Aucun impact n’est à prévoir pour les clients et Humanis Prévoyance continuera d’afficher un solide niveau de solvabilité. Dans la continuité de la clôture des comptes 2016 et dans le cadre de ses travaux récurrents d’amélioration des méthodologies, dès mai 2017, Humanis Prévoyance (HP) a passé en revue l’ensemble de ses méthodologies de provisionnement des risques sur les provisions techniques de Prévoyance, soit près de 2,4 milliards d’euros. Les résultats de ces analyses conduisent à une révision des méthodologies de provisionnement pour sinistres inconnus en prévoyance. L’application de ces méthodologies au 31/12/2016 aurait conduit à un renforcement des provisions d’environ 120 millions d’euros net de réassurance. Pour les provisions 2017, l’ajustement méthodologique pourrait nécessiter un provisionnement complémentaire pour un ordre de grandeur comparable. L’impact précis sur les comptes 2017 n’est pas encore établi, l’exercice n’étant pas terminé. Des travaux complémentaires sont menés actuellement pour confirmer précisément les montants et prendre en compte certains facteurs positifs qui pourraient atténuer les effets de ces ajustements en prévoyance. Il est important de souligner que : aucun impact n’est à prévoir pour les clients, les tarifs en prévoyance étant stables en moyenne pour 2018. Humanis Prévoyance continue d’afficher un bon niveau de solidité financière. Le ratio de solvabilité S2 pour l’exercice 2017 est estimé à un niveau supérieur à 150%. aucune mesure de solidarité financière pour les membres d’Humanis Développement Solidaire n’est envisagée. Dès les premières analyses, l’autorité de contrôle et les commissaires aux comptes ont été informés. Des travaux complémentaires ont été menés visant à affiner l’analyse de la situation. « L’amélioration de nos méthodologies de provisionnement et les mesures correctrices associées traduisent notre volonté d’améliorer la couverture de nos engagements et la solidité financière de nos institutions même si cela impacte notre résultat d’exploitation à court terme. Nous avons pris, avec diligence et dans la transparence, toutes les mesures nécessaires pour limiter l’impact de ces mesures techniques sur nos comptes. Les travaux que nous avons conduits pour 2017 montrent qu’il n’y aura pas de conséquence pour nos clients et que cela ne remet pas en cause notre solidité financière. Nous resterons durablement au-dessus des 150% de ratio de solvabilité S2. », ajoute Olivier Mesnard, directeur général du groupe Humanis et d’Humanis Prévoyance.
La France figure parmi les pays où un recul de l'âge de la retraite est possible, suggère l’OCDE, alors qu'à ce stade, le gouvernement ne prévoit pas de mesure en ce sens dans la réforme qu’il envisage. Dans son Panorama des pensions 2017 publié mardi, deux semaines après le lancement des consultations sur la réforme des retraites avec les partenaires sociaux, l’Organisation de coopération et de développement économiques souligne que malgré un rattrapage, l'âge de la retraite en France restera inférieur à la moyenne de l’OCDE à l’horizon 2060.
Êtes-vous investi en ABS ? Il y a incontestablement un regain d’intérêt de la part des investisseurs pour les ABS (asset-backed securities). Néanmoins, pour l’heure, nous nous tenons éloignés de ce type de papiers, à la fois pour de bonnes et de mauvaises raisons. Pour des raisons subjectives : ces sous-jacents souffrent encore d’une mauvaise presse. Pour des raisons rationnelles : leur complexité nous pousse à les éviter. Par exemple, ces émissions sont parfois remboursables par anticipation. Elles sont dans ce cas assorties d’une option d’achat (call). Or, nous ne disposons pas, en interne, des outils nécessaires pour valoriser cette option au plus juste. Si le produit n’est pas rachetable, il n’en demeure pas moins que son risque peut ne pas être maîtrisé. Malgré la granularité du portefeuille sous-jacent ? Dans le cadre d’une émission obligataire, il s’agit en effet d’analyser le risque émetteur. Dans celui d’un ABS, le portefeuille titrisé est composé d’une multitude de créances. Le risque est donc statistique. C’est notamment pourquoi il est difficile, selon moi, de panacher des titres de créances traditionnelles et des prêts titrisés dans un même portefeuille. Cela revient à mêler des notations fondamentales à des notations statistiques. Ce n’est pas tout, le produit reste à mon sens soumis à des aléas non maîtrisés. De nouvelles lois nationales peuvent modifier substantiellement les règles du jeu. L’anticipation d’une mesure législative restrictive sur l’utilisation des automobiles pourrait conduire les émetteurs d’une créance de financement automobile à suspendre leur remboursement, préférant remettre les clés de leur voiture… Pourquoi ne pas imaginer une région (la Catalogne par exemple) qui modifierait son cadre législatif sur le recours en cas de défaut (créance hypothécaire) ; en cas d’effondrement du prix de l’immobilier, on assisterait à une cascade de défauts et une absence de recours pour les prêteurs… un coup dur pour les investisseurs de l’ABS concerné.
Selon nos informations, Patricia Forest, directrice du service financier de la CRPN a quitté l’institution, ainsi que Bruno Pagès, directeur du service immobilier. Ils seront respectivement remplacés par Olivier Grolleau et François Sergent à compter du 1er janvier prochain.