La Réserve fédérale américaine a sommé hier la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) et sa filiale aux Etats-Unis de se conformer aux règles anti-blanchiment. La Fed a identifié «des failles importantes» dans la façon dont la banque chinoise suit les réglementations concernant le secret bancaire et la lutte contre le blanchiment d’argent. La banque ICBC a 60 jours pour soumettre par écrit un plan d’amélioration de la gestion des données de sa clientèle et de remontée de ces informations aux autorités. D’ici un mois, la banque chinoise et sa filiale new-yorkaise doivent engager une équipe d’audit indépendante, qui soit acceptée par la Réserve fédérale, pour examiner leurs activités de chambre de compensation en dollars intervenues de juillet 2016 à décembre 2016 «pour déterminer s’il y a eu des activités douteuses».
La Réserve fédérale américaine a sommé mardi la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) et sa filiale aux Etats-Unis de se conformer aux règles anti-blanchiment. La Fed a identifié «des failles importantes» dans la façon dont la banque chinoise suit les réglementations concernant le secret bancaire et la lutte contre le blanchiment d’argent, selon un communiqué publié mardi.
Après les déclarations de Jerome Powell, le marché anticipe désormais quatre hausses des Fed funds cette année. Le dollar est remonté à 1,22 pour un euro.
Le nouveau président de la Fed, Jerome Powell, qui était auditionné pour la première fois par le Congrès américain avait transmis, avant son intervention, un discours prudent sur la politique monétaire américaine, dans la lignée de sa prédécesseure Janet Yellen. Un discours évoquant une « hausse graduelle des taux », qui n’a pas fait bouger les marchés. Interrogé ensuite par les parlementaires, il a déclaré percevoir des « indicateurs pointant vers un renforcement de l’économie », ses « projections personnelles » s’étant « améliorées depuis décembre » et s’est dit « plus confiant dans une hausse de l’inflation ».
La Réserve fédérale s’est montrée plus confiante sur les perspectives de croissance et d’inflation lors de sa dernière réunion, augmentant les chances de hausses de taux supplémentaires.
L’indice PCE mesurant les prix liés aux dépenses de consommation des ménages américains, l’indicateur préféré de la Réserve fédérale (Fed) pour l’inflation, a augmenté de 0,1% en décembre par rapport à novembre et de 1,7% sur un an, a annoncé hier le département américain du Commerce. L’indice PCE de base, qui exclut l’alimentation et l'énergie, a toutefois progressé de 0,2% en décembre par rapport à novembre, et de 1,5% sur un an. Le rapport indique également une progression de 0,4% des dépenses et des revenus des ménages en décembre par rapport au mois précédent. Le taux d'épargne des ménages américains est par ailleurs tombé en décembre à son niveau le plus bas depuis septembre 2005, à 2,4% contre 2,5% en novembre en données révisées.
Les tensions inflationnistes se sont révélées faibles aux Etats-Unis le mois dernier. L’indice PCE mesurant les prix liés aux dépenses de consommation des ménages américains, l’indicateur préféré de la Réserve fédérale (Fed) pour l’inflation, a augmenté de 0,1% par rapport à novembre et de 1,7% sur un an, a annoncé lundi le département américain du Commerce. Après avoir atteint l’objectif de 2% de la Fed en février 2017, le taux annuel d’inflation évolue sous cet objectif depuis dix mois. L’indice PCE de base, qui exclut l’alimentation et l'énergie, a toutefois progressé de 0,2% en décembre par rapport à novembre, et de 1,5% sur un an.
La Réserve fédérale a dégagé un bénéfice net de 80,7 milliards de dollars l’an dernier, en baisse de 11,7 milliards de dollars par rapport à 2016, et a versé, sur ce montant, 80,2 milliards de dollars au Trésor, selon des données financières préliminaires publiées hier. La Fed avait engrangé 92,4 milliards de dollars de bénéfices en 2016, dont 91,5 milliards de dollars avaient été transférés au Trésor. Cette baisse, largement anticipée, provient principalement de la hausse des paiements des intérêts que la Fed verse aux banques pour rémunérer leurs dépôts effectués auprès de la banque centrale.
Le président de la Réserve fédérale d’Atlanta, Raphael Bostic, qui votera pour la première fois au sein du comité de politique monétaire cette année, a indiqué hier que la Fed devra peut-être se montrer plus prudente que prévu en matière de relèvement des taux, si les anticipations d’inflation des ménages et des entreprises n’augmentent pas davantage et ce, même si l’inflation se rapproche de l’objectif de 2% de la banque centrale. Le président de la Fed d’Atlanta a également estimé qu’il était à l’aise avec l’idée de continuer à relever lentement les taux, mais en prévenant que «cela ne signifi(ait) pas nécessairement trois ou quatre hausses par an».
Si le rythme annuel de hausse des salaires horaires aux Etats-Unis a légèrement accéléré à 2,5%, il reste inférieur de 0,4 point à ses niveaux d'il y a un an.
Les dernières dots de décembre dévoilent un renforcement des perspectives de hausse de taux, avant même l’entrée en scène du nouveau comité de politique monétaire.
L'Agefi Actifs retrace une année sur les marchés financiers riche en événements. Politique des Banques centrales, croissance économique généralisée, baisse du risque politique... En 2017, les bonnes nouvelles l'ont finalement emporté sur les craintes.