Le président de la Réserve fédérale de Minneapolis Neel Kashkari, seul membre du Comité de politique monétaire (FOMC) à avoir voté contre la décision de la banque centrale américaine de relever ses taux mercredi dernier, a expliqué vendredi avoir fait ce choix en raison des interrogations sur la baisse récente du taux d’inflation. La Fed, a-t-il écrit, pourrait prévoir «de manière erronée» une hausse de l’inflation basée sur un resserrement du marché du travail, commettant ainsi une erreur qui pourrait bloquer l'économie américaine dans une situation d’inflation basse pour longtemps.
Les coupons de Treasuries et MBS arrivant à maturité cesseront d’être réinvestis systématiquement avant la fin d’année mais la diminution du bilan sera lente.
La Réserve fédérale américaine a relevé d'un quart de point ses taux directeurs. L'institution a également donné des éléments chiffrés sur son prochain programme de réduction de bilan.
Les taux américains et le dollar étaient fortement touchés mercredi après la publication des statistiques des prix à la consommation américaine en mai et des ventes de détail, à quelques heures de la décision très attendue d’une deuxième hausse de taux cette année de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Après le resserrement de 0,25% qui semble acquis ce mercredi, le marché anticipe un statu quo d'ici la fin d'année et l'annonce d'une réduction du bilan.
La Réserve fédérale a annoncé hier qu’elle diffuserait les résultats des tests de résistance des banques américaines les 22 et 28 juin prochains après la clôture de Wall Street. Comme l’an dernier, la Fed publiera dans un premier temps pour chaque banque les résultats de l’examen destiné à évaluer la solidité des bilans en fonction de plusieurs scénarios macroéconomiques. Dans la deuxième partie, la semaine suivante, la banque centrale fera savoir si elle autorise ou non les plans de rachat d’actions et de versement de dividendes des banques.
Un plafond mensuel révisable tous les trois mois au-delà duquel la Fed réinvestira les tombées de titres en dollars détenus dans son bilan pourrait être fixé.
Le vice-président de la Fed, Stanley Fischer, a indiqué hier soir que les banques centrales étrangères étaient désormais aptes à réagir aux hausses des taux à venir aux Etats-Unis pour en réduire les effets néfastes sur leurs conditions monétaires locales. «L’activité étrangère semble plus favorable, et les risques baissiers bien plus faibles que ces dernières années. Il se pourrait même que les économies étrangères emboîtent le pas des Etats-Unis», a ajouté Stanley Fischer.
D’après Credit Suisse, la Réserve fédérale pourrait devoir maintenir son bilan à un niveau élevé pour ne pas risquer une pénurie de dollars au niveau mondial.
Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, le président américain a pour la première fois laissé la porte ouverte à la reconduction de Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale (Fed) après la fin de son mandat l’année prochaine, et même indiqué qu’il la respectait. Donald Trump a ajouté, concernant la politique monétaire des Etats-Unis, qu’il est favorable à une politique de taux bas, effectuant ainsi un virage à 180 degrés par rapport à ses précédentes déclarations.
Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, le président américain a pour la première fois laissé la porte ouverte à la reconduction de Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale (Fed) après la fin de son mandat l’année prochaine, et même indiqué qu’il la respectait. Donald Trump a en outre ajouté concernant la politique monétaire des Etats-Unis qu’il est favorable à une politique de taux bas, effectuant ainsi un virage à 180 degrés par rapport à ses précédentes déclarations sur le sujet prononcée lors de sa campagne électorale durant laquelle le candidat républicain avait alors accusé la présidente de la Fed de faire le jeu des démocrates et assuré qu’elle devrait avoir «honte d’elle-même».
Le président de la Réserve fédérale de St-Louis, James Bullard, a indiqué dans un entretien accordé à Bloomberg qu’il anticipe une deuxième hausse des taux cette année mais ne se «battra» pas pour une troisième. Le banquier central s’est prononcé pour une réduction progressive du portefeuille de titres de la Fed même si la banque centrale conserve des taux bas, afin d’induire un ajustement plus «naturel» de la courbe des taux. En effet, contrairement aux attentes, la courbe des taux américaine s’est aplatie après les dernières hausses de taux de la Fed, alors qu’elle aurait dû se pentifier.
Le président de la Réserve fédérale de St-Louis, James Bullard, a indiqué dans un entretien accordé à Bloomberg qu’il anticipe une deuxième hausse des taux cette année mais ne se «battra» pas pour une troisième. Le banquier central s’est prononcé pour une réduction progressive du portefeuille de titres de la Fed même si la banque centrale conserve des taux bas, afin d’induire un ajustement plus «naturel» de la courbe des taux. En effet, contrairement aux attentes, la courbe des taux américaine s’est aplatie après les dernières hausses de taux du Fed, alors qu’elle aurait dû se pentifier.
Neel Kashkari, seul membre à avoir voté contre le relèvement des taux la semaine dernière, souhaite dégonfler le bilan avant de poursuivre la hausse des Fed funds.