Dans une décision du 3 juillet 2020, la Commission des sanctions a prononcé à l’encontre de chacun des mis en cause, la société Groupe Consultant en Gestion Financière Internationale (CGFI) et son président et associé unique, M. Jacques Defemme, une sanction pécuniaire de 50 000 euros ainsi qu’une interdiction temporaire d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant 5 ans. Les griefs reprochés à CGFI, conseiller en investissements financiers, avaient trait aux conseils délivrés d’une part, à une congrégation religieuse et une coopérative agricole dans le cadre de son activité de CIF et, d’autre part, à des particuliers pour investir dans un fonds anglais dans le cadre de son activité de conseil en gestion de patrimoine. La Commission a d’abord retenu, à l’encontre de CGFI, des manquements relatifs aux règles de bonne conduite des CIF (obligation de recueil d’informations sur la situation du client, de recommandation adaptée à la situation du client, de remise du document d’entrée en relation, de la lettre de mission et du rapport écrit). Elle a également constaté que CGFI n’avait pas informé ses clients quant aux modalités de sa rémunération et plus précisément sur la perception de commissions. La Commission a, de plus, retenu à l’encontre de CGFI deux manquements à son obligation de diffuser une information claire, exacte et non trompeuse, dans le cadre de son activité de conseil en gestion de patrimoine, à défaut d’information sur les risques liés à l’investissement dans le fonds anglais et dès lors que CGFI avait diffusé des informations incohérentes, inexactes et imprécises dans des relevés de positions. Elle a, en outre, considéré qu’en encaissant l’investissement de plusieurs investisseurs dans le fonds anglais, CGFI avait manqué à l’interdiction faite aux CIF de recevoir des fonds autres que ceux destinés à rémunérer leur activité et qu’en s’abstenant de transférer ces sommes dans ce fonds, elle avait manqué à son obligation d’exercer son activité avec soin et diligence au mieux des intérêts de ses clients. Enfin, la Commission a sanctionné le manquement de CGFI à son obligation d’apporter son concours avec diligence et loyauté à la mission de contrôle en ayant remis des documents réglementaires CIF et des factures antidatés. La Commission a estimé que ces manquements étaient imputables à M. Defemme en sa qualité de président de CGFI. Cette décision peut faire l’objet d’un recours.
François-Louis Michaud va devenir le directeur exécutif de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Le Français a obtenu mercredi soir le feu vert du Parlement européen à sa nomination, avec 343 votes pour, 296 contre et 56 abstentions. Un scrutin relativement serré qui fait suite à des mois de tensions entre le Parlement européen et l’EBA, en raison du départ d’Adam Farkas, l’ex-numéro deux du régulateur bancaire, vers l’Association for financial markets in Europe (AFME) l’un des plus puissants lobbies du secteur.
Le rapport annuel de l’Autorité de la concurrence publié jeudi illustre l’intensité des actions menées par l’organisme en 2019. Au total, elle a rendu 316 décisions et avis pour 632 millions d’euros de sanctions prononcées. Le contrôle des concentrations, à lui seul, représente 270 opérations examinées.
Voilà quelque temps déjà que la Banque centrale européenne, dans son rôle de gendarme des grandes banques, appelle à une consolidation du secteur. Encore faut-il lever les nombreux obstacles qui se dressent devant les candidats au mariage. Après l’allègement des contraintes de capital et de liquidité en pleine pandémie, la BCE vient de fournir une nouvelle preuve de pragmatisme en proposant de mettre à jour sa doctrine sur les fusions et acquisitions.
La médiatrice Emily O’Reilly de l’Union européenne veut interroger la Commission sur sa décision d’attribuer un contrat pour la réalisation d’une étude sur les finances durables au groupe américain BlackRock. Cela fait suite à plusieurs plaintes dénonçant un «manquement à l’obligation de traiter correctement les questions de conflit d’intérêts» et de demander une rencontre avec la Commission, ainsi que l’accès à des documents, selon l’AFP. Mi-avril, plus de 80 députés européens avaient adressé une question écrite à l’exécutif européen après la désignation de BlackRock pour la réalisation d’une étude sur la prise en compte des facteurs sociaux et environnementaux dans la supervision bancaire.
La Carac se prépare à se lancer dans la gestion d’actifs pour compte de tiers. Entretien avec Fabrice Hammouche, directeur des investissements de la mutuelle et pilote du projet d’ouverture de la gestion financière.
Le Haut Comité juridique de la Place dévoile les conclusions de son rapport sur la modification de la définition de la société. Il invite à former des administrateurs sur ces sujets.
L'AMF, qui n'exclut pas une seconde vague de correction, estime qu'un recours aux fonds propres limiterait le déséquilibre créé par l'usage de la dette.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a présenté ce matin sa cartographie 2020 des marchés et des risques. Un exercice « particulièrement périlleux cette année tant les derniers mois appellent à la prudence et à la modestie », a souligné Robert Ophèle, le président de l’AMF.
Le marché des fonds espagnols a poursuivi sa reprise au mois de juin, enregistrant une collecte nette de 614 millions d’euros selon les données préliminaires d’Inverco, l’association des professionnels de la gestion d’actifs en Espagne. Sur l’ensemble du deuxième trimestre 2020, la collecte s'élève à 550 millions d’euros tandis que sur les trois premiers mois de l’année, les fonds espagnols avaient observé une décollecte nettede 2,23 milliards d’euros. Les fonds obligataires (+724,8M€) ainsi que la gestion passive (+111,5M€) ont été les principaux bénéficiaires des souscriptions nettes en juin. Les fonds garantis ont également été souscrits à hauteur de 2,5 millions d’euros. A contrario, toutes les autres classes d’actifs ont subi des sorties nettes, les plus élevées ayant été observées dans les fonds monétaires (-78,6M€) et les fonds de performance absolue (-39,3M€). Les encours de la gestion d’actifs en Espagne atteignaient 261 milliards d’euros fin juin 2020, en hausse de 1,3% par rapport à mai 2020 et en baisse de 5,6% sur le premier semestre 2020.
L’entrée en vigueur de la régulation sur le règlement-livraison de titres (CSDR) a été repoussée mais Bruxelles n’a toujours pas répondu aux questions ayant mené à ce report.
Le scandale Wirecard donne des sueurs froides aux régulateurs. Auditionné ce 1er juillet par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, Jean-Paul Faugère, candidat à la vice-présidence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), a qualifié le sujet Wirecard de « cauchemar » s’il devait être régulateur. « Ce serait ma hantise de passer à côté d’un sujet aussi énorme », a-t-il déclaré.